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SACREBOPOL

samedi 27 octobre 2012

des ONG réclament une protection pour le médecin visé par une tentative d'assassinat




Un groupe d'organisations non gouvernementales a demandé samedi aux autorités de République...


Un groupe d'organisations non gouvernementales a demandé samedi aux autorités de République démocratique du Congo (RDC) de protéger le gynécologue Denis Mukwege, réputé pour son aide aux femmes violées, qui a échappé jeudi à une tentative d'assassinat dans l'est du pays.
"La Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit appelle le gouvernement" congolais à "prendre des mesures immédiates pour protéger le docteur Mukwege et sa famille", demande ce mouvement, dans un communiqué.

Le gynécologue a été "évacué" samedi de Bukavu "mais on ne sait pas encore pour quelle destination", a déclaré à l'AFP un membre de l'équipe de communication du Dr Mukwege. Un médecin proche du gynécologue a pour sa part affirmé à l'AFP qu'il était parti "avec sa famille".
La société civile du Sud-Kivu prépare une journée "ville morte", mercredi, pour protester contre la tentative d'assassinat du Dr Mukwege et l'insécurité à Bukavu où l'on a recensé au moins quatre assassinats ces derniers jours.

Jeudi soir, des hommes armés et en civil - quatre ou cinq personnes, selon les sources - s'étaient introduits chez le médecin, directeur de l'hôpital Panzi qui soigne chaque année environ 3.000 femmes victimes de violences sexuelles à Bukavu, capitale de la province instable du Sud-Kivu.
Un "domestique" avait été tué dans cette attaque, selon une source policière. Le gynécologue en était sorti indemne bien que psychologiquement affecté, selon ses proches.

Le Dr Mukwege est membre fondateur du comité consultatif de la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit qui, depuis son lancement en mai 2012, a réuni des centaines d'organisations à travers le monde.
Les membres de la Campagne craignent que la "tentative d’assassinat" de jeudi "puisse avoir un lien avec les activités du Dr Mukwege qui, en septembre, avait soutenu le plaidoyer pour la Campagne à l’ONU où il a mis en lumière la montée des viols et de la violence fondée sur le genre dans l’Est", indique le texte.

Vendredi, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait appelé "les autorités congolaises à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la sécurité du Dr Mukwege, pour rapidement présenter les auteurs de cette attaque à la justice".
Le Dr Mukwege a créé l'hôpital et la fondation Panzi pour les femmes violées dans l'Est congolais par des groupes armés locaux et étrangers, et par certains soldats de l'armée. Ses activités lui ont valu plusieurs nominations pour le Prix Nobel de la paix et il a notamment reçu le prix de l'ONU pour les droits humains.

© 2012 AFP

http://www.starafrica.com/fr/actualites/detail-news/view/rdcongo-tentative-dassassinat-dun-med-258763.html




Le drame du Dr MUKWENGE évité de justesse, son témoignage !









Le Dr Denis Mukwege échappe à la mort


« Vivre, c’est relatif… Vaut-il la peine de vivre jusque 80 ans en voyant ce que je vois chaque jour… »Lundi dernier à Bruxelles, le Dr Denis Mukwege, médecin-chef de l’hôpital de Panzi à Bukavu, concluait par cette phrase désabusée une soirée-débat où, une fois de plus, il avait témoigné du sort des femmes du Kivu victimes de violences sexuelles et s’était interrogé sur l’impuissance de la communauté internationale.
Deux jours plus tard, soit jeudi soir, alors qu’il venait de rentrer à Bukavu, quatre hommes en civil, lourdement armés, le guettaient dans sa maison du quartier de Muhumba, commune d’Ibanda. Peu avant 18 heures, il avaient forcé la porte, menacé les deux filles du médecin et leur ami, les obligeant à se coucher sur le sol en attendant le retour de leur père. Trente minutes plus tard, alors que la voiture approchait, les deux hommes se mirent en position de tir et se dirigèrent vers la porte de la maison. C’est alors que la sentinelle se précipita vers le véhicule, hurlant au docteur qu’il était menacé. Le malheureux gardien fut abattu sur le champ. Quittant la maison, les tueurs s’approchèrent alors du Dr Mukwege, l’arrachèrent de sa voiture en prenant les clés du véhicule. Le médecin se jeta au sol, tentant d’échapper aux tirs. C’est de justesse qu’il eut la vie sauve. En effet, les cris de la sentinelle, le bruit du coup de feu avaient alerté le quartier et les voisins se précipitèrent sur les lieux. Les deux assaillants prirent alors la fuite dans le 4X4 de leur victime et l’ abandonnèrent peu après pour un autre véhicule après y avoir mis le feu.
Sous le choc, le Docteur Mukwege appela alors ses amis et collègues de Bruxelles, qu’il avait quitté la veille, en particulier Louis Michel. Ce dernier poussa la Monusco à dépêcher vers Ibanda des équipes de protection tandis que le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Cishambo, s’activait de son côté. Dans les heures qui suivirent, les Casques bleus, qui n’avaient jamais accordé de protection particulière à un homme particulièrement menacé, s’affairèrent à prendre des photos des lieux du crime et à préparer des rapports.
Ce soir là, la sentinelle du Dr Mukwege ne fut pas la seule victime : des sources locales nous ont rapporté un autre assassinat dans le quartier populaire de Kadutu tandis que plus au sud, la ville d’Uvira, voisine du Burundi, était déclarée ville morte à cause de l’insécurité.
Si l’on ignore l’identité des tueurs en civil, équipés d’armes de guerre, la population du Sud Kivu redoute d’être victime à son tour d’une stratégie de la tension, à l’instar de Goma, la capitale du Nord Kivu, endeuillée par une vague d’assassinats jusqu’à ce que les autorités se décident à fermer la frontière avec le Rwanda.
Les circonstances de l’agression, manquée de justesse, contre le Dr Mukwege rappellent la manière dont d’autres personnalités de premier plan furent assassinées à Bukavu, dont l’évêque Mgr Munzihirwa, qui avait dénoncé, lors de la première guerre du Congo, les menées d’intérêts étrangers désireux de prendre le contrôle des ressources du pays.
Le médecin-chef de l’hôpital de Panzi était, lui aussi, devenu de plus en plus précis dans sa dénonciation de la stratégie de la terreur, expliquant comment le viol est utilisé comme arme de guerre, pour démoraliser, humilier et finalement soumettre une population.
C’est que Denis Mukwege, gynécologue formé à Angers en France, estimait qu’il ne suffisait pas, inlassablement, de porter secours aux femmes détruites par les violences sexuelles, de les guérir de la fistule et de traiter leurs atroces blessures : il avait décidé d’utiliser sa notoriété, les nombreux prix internationaux ( Prix Olof Palme, prix de la Fondation Roi Baudouin, prix Jean Rey et bien d’autres) qui avaient couronné son action, pour prendre à témoin l’opinion internationale. Cette année encore, le Docteur Mukwege s’était adressé à l’Assemblée générale de l’ONU, il avait voyagé dans les pays scandinaves où son nom avait été cité pour le Prix Nobel, il avait été reçu en 2011 par le roi Albert II qui, dans une démarche tout à fait inhabituelle, s’était adressé personnellement au secrétaire général de l’ONU pour lui demander de prendre en compte le témoignage du médecin-chef de Panzi.
Le seul à n’avoir jamais reçu en audience particulière l’un des plus connus des Congolais est le président Kabila, qui, à plusieurs reprises, a cependant visité l’hôpital de Panzi et fait des dons privés à certaines de ses sections, dont la maternité, tout en refusant de se rendre dans les salles réservées aux femmes victimes de violences sexuelles. C’est que le Docteur Mukwege ne dérange pas seulement les voisins du Congo et en particulier le Rwanda, considéré comme la matrice de la violence qui déferle sur la région depuis 1994. Il dérange aussi le pouvoir de Kinshasa, qui, depuis les accords de paix conclus avec Kigali en 2009, aurait voulu faire croire que la région allait retrouver la paix et faisait preuve d’un optimisme que les populations locales ne partageaient guère.
La guerre menée aujourd’hui au Nord Kivu par les mutins du M23, soutenus par le Rwanda, les tentatives de déstabilisation du Sud Kivu, confirment, tragiquement, les mises en garde du Docteur Mukwege qui a failli être victime du fait d’avoir eu raison car il répercutait, lui, le cri de désespoir des victimes et non les impératifs de la raison d’Etat.

Affaire Chebeya:








Les défenseurs des droits humains en appellent aux instances internationales

Les avocats des collectifs des ONG de défense des droits de l'homme lors d'une audience, le 17 juillet 2012 à Kinshasa.
Les avocats des collectifs des ONG de défense des droits de l'homme lors d'une audience, le 17 juillet 2012 à Kinshasa.
AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

Par RFI

En RDC, le collectif des ONG de défense des droits de l'homme réagit après la décision de la Haute cour de ne pas poursuivre le général Numbi, l'ancien chef de la police, pour le meurtre de Floribert Chebeya ; un homme pourtant accusé par le policier Paul Mwilamwe. Face à la presse ce vendredi 26 octobre à Kinshasa, le collectif a annoncé son intention de ne pas en rester là et réfléchit désormais au moyen de porter l'affaire devant des juridictions étrangères.

Robert llunga Numbi, des Amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme a été le premier à prendre la parole, ce 26 octobre. Il a expliqué comment, au plan international, les défenseurs des droits humains se sont mobilisés pour faire la lumière sur le double assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. Selon Robert llunga Numbi, le policier Paul Mwilamwe, le « vrai » Mwilamwe, a-t-il insisté, s’est manifesté de lui-même pour dire sa vérité.

Au moins sept heures de témoignages de Mwilamwe seraient disponibles entre les mains des activistes des droits de l’homme, mais, devant la décision de la Haute Cour militaire de ne pas poursuivre le général John Numbi Banza Tambo, Maître Sylvain Lumu de la Ligue des électeurs, a fait part de la volonté des parties civiles de s’adresser désormais à des instances étrangères.

« Nous allons voir, dit-il, comment l’affaire peut être amenée dans les instances internationales, notamment la Commission africaine des droits de l’homme mais aussi au nom de l’universalité des droits de l’homme, faire émouvoir les mécanismes de compétence universelle des Etats comme la France ou la Belgique pour poursuivre M. John Numbi et consorts pour torture à l’égard de M. Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ».

http://www.rfi.fr/afrique/20121027-affaire-chebeya-defenseurs-droits-humains-appellent-instances-internationales




Antoine Ghonda ou l'inclination en politique







Ni Joseph Kabila, ni Antoine Ghonda, ni Augustin Matata,

 personne n'avait jamais entendu parler de Floribert Chebeya

 et/ou de la Voix des Sans Voix avant son assassinat!



La communauté Congolaise a été fortement émue hier en découvrant, une vidéo (http://youtu.be/My3Ip5Rlu4U) de l'honorable Antoine Ghonda et ambassadeur itinérant du chef de l'état dans laquelle, il vante les mérites de l'organisation du XIVème sommet de la francophonie à Kinshasa et s'en prend également au « Petit Journal » de canal + à propos de l'élément satirique diffusé sur cette chaîne faisant état du camouflet d'Hollande à Kabila.
L'attitude du président français vis à vis de son homologue RdCongolais est une réelle humiliation comme l'a aussi fait remarqué l'article du magazine « Jeune Afrique » en ces termes "Hollande Kabila l'affront : en snobant son hôte lors du sommet de Kinshasa, le président français est-il allé trop loin ?"

Pour rappel, Yann Barthes qui présente l'émission "Le Petit Journal" sur Canal+ est revenu sur le séjour de François Hollande à Kinshasa, et a notamment mis en exergue les moments où François Hollande faisait visiblement attendre son hôte quelque peu dépité...Vous pouvez voir cette séquence en cliquant sur le lien : http://youtu.be/4XgXJj4VlBo .

Visiblement, toutes ces critiques ont émoustillé la majorité présidentielle au Congo et a poussé, son imminent défenseur et proche du chef de l'état à prendre la défense de son mentor dans une forme malheureusement peu grammaticale avant de prétendre que ni lui, ni Joseph Kabila avaient entendu parler du défenseur des droist de l'homme, Floribert Chebeya tué dans des circonstances horribles alors qu'il répondait à une invitation du Général John Numbi à l'époque « Inspecteur général de la Police nationale ».Ghonda affirme avoir été informé de ce meurtre par l'ambassadeur belge de l'époque et être celui par qui le président de la République fût avisé. Quel mensonge de la part d'un ancien ministre des affaires étrangères, ancien député national et actuellement, envoyé spécial du chef de l'Etat. Comment peut-il débiter de telles âneries ? Qui ne connaissait pas cet illustre disparu?

Floribert Chebeya, président de l'ONG « La Voix des sans-voix », était une figure bien connue dans le giron politique congolais car il excellait dans son travail en tant qu'activiste de défense des droits de l'homme et bénéficiait d'une renommé internationale. Nier l'évidence et proclamer le mensonge, comme l'a fait Antoine Ghonda lui coûtera indéniablement la descente aux enfers car l'image du corps sans vie de Chebeya, allongé sur le siège arrière de sa voiture sans trace visible de violence, le 2 juin 2010 à Kinshasa, ne pourra en aucune façon être occultée par cette diatribe.

Qu'il sache que l'escalier rouge de la chute accueille avec joie les âmes des damnés; sur chaque marche est peinte une étincelle qu'allument les paumés, et les noms de toutes les victimes de la barbarie kabiliste scintillent tout au long de la passerelle.

Mais qu'il n'oubli guère que l'ascension politique douloureuse du caméléon qu'il est, lui sera certainement fatale un jour.

A cet exercice, l'on en sort soit calciné à jamais ou maudit de génération en génération. 

 

Jean-Jacques Mbungani

Représentant MLC Benelux

Sec Nat Adjoint MLC-Ext