Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

lundi 19 septembre 2011

Pénurie d’eau dans certains quartiers de Kinshasa



L’eau ne coule plus depuis plus de trois mois au quartier Mbanza-Lemba, dans la commune de Lemba à Kinshasa. Les quartiers Salongo, Righini, Manza-Lemba ainsi que le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin) connaissent aussi des difficultés dans l’approvisionnement en eau potable.
Le directeur provincial de la Régie de distribution d’eau (Regideso)/Kinshasa attribue cette situation à des problèmes techniques, notamment aux coupures intempestives d’électricité  dans les stations de pompage d’eau. 
Selon un habitant du quartier Livulu, l’eau coule au robinet en  moyenne deux fois par semaines, pendant quelques heures seulement.
Un étudiant de l’Unikin affirme, lui, que l’eau ne coule qu’entre 23 heures et une heure du matin:
«C’est vraiment difficile de cuisiner, d’étudier et de préparer la session. Très tôt matin, nous descendons dans des quartiers environnants pour chercher de l’eau.»
Gervais Ntariba, directeur provincial de la Regideso assure qu’une solution est en voie d’être trouvée:
« Nous avons trois forages à Mbanza-Lemba. Un est en service, deux ont connu des pannes. La direction générale est saisie de la situation.»
La même source indique que suite au manque d’électricité, l’hôpital Sanatorium de Makala est privé d’eau depuis trois jours.
                                                                             

REACTION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE AU DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SORTANT, JOSEPH KABILA



Chers compatriotes,Vous avez assisté, malgré vous, le mercredi 14 septembre à un auto-satisfecit prononcé par le Président de la République sortant, Monsieur Joseph KABILA lui- même, en guise de bilan de la gestion à la tête du pays, et en présence de sa famille politique qu’il a désavouée en se présentant comme candidat indépendant à l’élection présidentielle prochaine et, en mobilisant à Kingankati les Ministres, les Parlementaires, les Mandataires publics et tous les Services de l’Etat, notamment la Radio télévision Nationale Congolaise, RTNC, et ce au mépris des lois de la République. 
L’opposition Politique constate que Monsieur Joseph KABILA s’est présenté face au peuple congolais non pas comme le Chef de l’Etat mais plutôt comme le candidat à sa propre succession alors que la législation en vigueur en la matière a fixé la campagne électorale à un mois avant le scrutin et que la loi régissant le Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la Communication (CSAC) consacre la stricte parité d’accès aux médias d’Etat entre tous les compétiteurs. L’opposition politique congolaise note avec regret que le Président de la République sortant, autorité morale de la MP et du PPRD, en prononçant son discours bien avant le début de la campagne électorale, a par ce fait, non seulement violé la loi, mais aussi le code de bonne conduite signé par sa famille politique. Qu’à cela ne tienne, l’auto-satisfecit décrété par le Président sortant laisse perplexe notre peuple qui se demande aujourd’hui si Monsieur Kabila vit dans le même Congo que nous et s’il connaît réellement les problèmes des Congolais; car il nous  peint un Congo à lui, tel que vu dans les salons huppés, en déphasage avec le Congo du peuple.


Chers compatriotes, Face à ce discours électoraliste et démagogique, s’il nous était donné dé dresser à notre tour un bilan sommaire et non exhaustif des cinq chantiers que Monsieur Kabila et sa famille politique considèrent comme programme de reconstruction du pays, lequel a du reste fait l’objet de cette campagne d’autosatisfaction, considérée à juste titre par nos concitoyens comme un signe de mépris du peuple congolais, nous nous contenterons de rappeler que ledit programme est un échec patent.En effet, les congolais savent que tous les domaines de la vie sociale se sont dégradés pendant les dix dernières années et plus particulièrement sous le mandat 2006-2011 qui arrive à terme comme en témoignent les statistiques ci-après : - Plus de 71% des congolais vivent avec moins de 1$ par jour; - Les prix des denrées de première nécessité qui demeuraient relativement constants en dollars américains ont doublé depuis le début du mandat à ce jour. Il s’agit par. exemple du sac de riz de 50 kgs qui est passé de 25 à 50 $, de carton des chinchards de 30 à 70 $, du carton de poisson salé de4O à 70 $, du sachet de sucre de 5 kgs de 5 à 8$;- La clochardisation dés agents de la Police Nationale, des Forces Armées de la République et des autres nombreux services de sécurité ; 62% seulement d’enfants en âge de scolarité vont à l’école;- Aucune politiqué de santé publique na été mise en oeuvre, et par conséquent, aucun hôpital public ne reçoit des subsides de l’Etat;- 16% seulement des congolais ont accès à l’eau potable alors qu’ils étaient plus que la moyenne subsaharienne en 1990;- L’électricité est devenue un luxe même dans les villes jadis alimentées 24/24 ;- La désarticulation des entreprises publiques par la reforme du COPIREP :- Le Congo fait partie de trois pays au monde, avec la Zambie et le Zimbabwe, où l’on vit moins bien aujourd’hui qu’en 1970. Cela est confirmé par l’indice du développement humain du PNUD qui classe le Congo 168ème sur les 169 ;- Le Congo, sous Joseph Kabila, est le 5ème pays le plus corrompu du monde et se situe dans le peloton des 5 pays peu recommandables pour les affaires. Le pays est à ce jour exclu des avantages de l’AGOA, un ancien-ministre du gouvernement Kabila a même déclaré : « jamais au cours des vingt dernières années,’ l’intérêt collectif n’a été foulé aux pieds au profit des intérêts’ égoïstes et particuliers d’un petit nombre de dirigeants» ;- 95% de’ la, population active ne dispose pas d’un emploi formel et seulement 6% des jeunes diplômés ont accès à un emploi décent;- L’année 2010 annoncée avec fracas comme année du social avec un budget d’un milliard quatre cents millions de dollars américains est passée inaperçue, se terminant par la piteuse image, de partage d’un poulet pour quatre familles en guise de treizième mois.


Chers compatriotes, Dans le domaine des infrastructures, le seul qui est utilisé à ce jour comme produit de maquillage par excellence, il se constate qu’à part les routes financées par les partenaires internationaux, notamment l Banque Mondiale et l’Union Européenne  qui sont réalisées selon le standards, les autres c’est- -dire celles construites par les 5 chantiers procèdent d’une opération de charme, de saupoudrage, de prédation et sont hors normes. Par ailleurs, la quasi-totalité de celles-ci ne sont pas encore achevées en cinq ans de gestion du gouvernement et dix ans de pouvoir.En ce qui concerne les investissements, les contrats signés, entré la République et les autres partenaires se passent dans un opacité qui laisse perplexe le peuple.C’est le cas notamment de l’octroi des concessions pétrolières tant dans le Graben Albertine que dans le Graben Tanganyika qui n’a obéi à aucune règle en matière.Que dire de la gestion de notre environnement ?Alors que le protocole de Kyoto arrive à terme en 2012, la RD.C, couvrant près de 50% de la forêt du bassin du Congo qui est le deuxième poumon de la planète, devait prendre le leadership africain pour négocier un nouveau protocole en matière d’environnement qui tienne à compte des impératifs de développement de notre pays. Nous avons, malheureusement assisté à un 4lésintéressernent du Président de la République sortant qui s brillé par son absence à Copenhague et à Cancun.


Chers compatriotes, la, justice, l’enfant pauvre de toutes les institutions Publiques, n’a connu aucune embellie contrairement à ce qu’affirme Monsieur Joseph Kabila. En effet, non seulement les Magistrats congolais travaillent dans des conditions déplorables, leur traitement n’a jamais atteint le montant de 1600 $. Car le salaire de base du Magistrat congolais est fixé à 400.000 Fc soit 450 $. L’Opposition Politique demande à ces derniers de réclamer la différence de 1.150 $ par mois sur toute la période que ce barème a été mis en place d’autant plus que cela constitue purement et simplement un détournement si cela est ,réellement le cas.Quant au fonctionnement de la justice dans notre pays, tout Congolais attentif et consciencieux aura sans doute constaté que depuis l’avènement de l’actuel régime, ce secteur fonctionne à deux vitesses selon qu’il s’agit des membres de la famille politique de Monsieur Joseph KABILA que d’une autre tendance. On retiendra à cet effet entre autres les arrêts contradictoires de la Cour Suprême de Justice qui, en l’espace de trois mois seulement, aura rendu deux décisions différentes en s’appuyant sur l’article 162 alinéa 2 de la constitution sur un même objet (demande en annulation des résolutions d’une assemblée provinciale) émanant du même organe législatif (Assemblée provinciale). 
La conséquence de ces épisodes rocambolesques a permis d’une part de limoger l’ancien Vice-Gouverneur du Maniema et d‘autre part de maintenir en fonction le Président de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Aussi, l’Opposition Politique souligne les violations délibérées de la constitution par le refus du Président de la République sortant de mettre en place la Cour Constitutionnelle.


En matière de respect des droits de l’homme, l’Opposition Politique Congolaise affirme que notre pays a connu un recul déplorable. En conséquence, elle dénonce les massacres des populations civiles observés dans les Provinces du Bas Congo, de l’Equateur et au Nord Katanga. . Elle condamne les assassinats des personnalités politiques telles que l’ancien Vice-Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa Daniel BOTETI, des journalistes comme Serge MAHESHE, Didace NYAMUJIMBO, le couple Franck NGYKE et des défenseurs de droits de l’Homme dont Floribert CHEBEYA, Fidèle BAZANA, Salvator MUHINDO, Armand TUNGULU, Serge LUKUSA ainsi que les militants de l’UDPS Junior NGAMAKE, Lady ELALA et dont on s’est même permis de soustraire frauduleusement les cadavres des morgues au mépris du droit élémentaire de la personne humaine.


La sécurité à l’Est de la République, cheval de bataille de la campagne 2006 de Kabila, a été complètement oubliée et remplacée par des négociations qui ont affaibli l’autorité de l’Etat. Les groupes armés du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda sont éparpillés dans tout l’Est de notre pays au vu et au su du gouvernement en place qui s’en accommode, compromettant ainsi non seulement la souveraineté nationale, mais également la tenue des élections crédibles et apaisées dans cette partie de la République. Ces groupes qui se financent sur notre sol par le pillage de nos ressources se distinguent dans des actes d’assassinats, de viol, d’enlèvement et de déplacement massifs de notre population, créant ainsi une situation de non droit.Cependant, le Président de la République sortant, candidat de la Majorité présidentielle qui se présente en Indépendant comme en 2006, continue à se prévaloir indûment de la qualité d’artisan de la paix et de la démocratie en RDC. C’est ici l’occasion pour l’Opposition Politique de rappeler que la paix est une réalité globale; à moins d’un cynisme malsain, lorsqu’un homme n’a pas mangé pendant deux jours, peut-on affirmer qu’il est en paix? Par ailleurs et par souci de vérité historique, il importe de rappeler également que la cessation, sans vainqueur ni vaincu, de la guerre et des rebellions en RDC est l’oeuvre de la classe politique congolaise tout entière dont les négociations ont été sanctionnées par la signature de l’Accord Global et Inclusif de Sun city, suivi de la mise en place, du gouvernement d’union nationale et de l’organisation des élections de 2006 avec l’appui de la communauté internationale.


 Au sujet de la démocratie, il sied de rappeler au Président de la République sortant que la dynamique de ce processus avait commencé en 1982 par la lettre des treize Parlementaires, suivie des consultations populaires de 1989 et du discours du 24 avril 1990 prononcé par feu le Maréchal MOBUTU SESE SEKO. La Conférence Nationale souveraine avait d’ailleurs impulsé un élan remarquable au pays, lequel, hélas a été brusquement interrompu par la prise de pouvoir de l’AFDL, défini à juste titre par Laurent-Désiré KABILA lui-même comme étant un conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes et dont l’une des premières mesures avait été de suspendre toutes les activités politiques.


Chers compatriotes, Le Président sortant a été tout au long de son mandat champion des slogans creux et pompeux du type :- Finie la récréation;- Les cinq chantiers;- Je ne dispose pas de 15 personnes compétentes pour gérer le Congo;- Les portes des prisons seront grandement ouvertes;- La tolérance zéro;- La réduction du train de vie des institutions de l’Etat...
Aujourd’hui rien de tout cela n’a été réalisé. Il ne dispose toujours pas de 15 personnes pour l’aider à gérer .le pays comme le témoigne son discours suranné de Kingankati. Les prisons attendent toujours les affameurs du peuple. Aucune compassion pour les Congolais qui ont perdu leur argent suite à l’escroquerie du siècle occasionnée par la faillite de la Banque congolaise. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau slogan plus pompeux que les précédents vient d’être lancé, à savoir : « faire du Congo un pays émergent. L’opposition politique est indignée dé constater que le président de la république sortant, garant de la paix et de la sécurité du pays, ne puisse condamner les agissements de la police nationale qui réprime sans cesse les manifestations pacifiques des opposants, notamment la dernière marche organisée par l’UDPS et toute l’opposition politique pour réclamer la transparence du processus électoral. Dans le même .ordre, aucun mot ni aucun signe de compassion n’a été enregistré de sa part sur les attaques et incendies de la permanence de l’UDPS, du RCDN et de la chaîne de radio- télévision LISANGA, RLTV, perpétrées par les hommes en uniformes associés à la milice dite « Pomba » dont les têtes d’affiche se sont dévoilées au grand public.


Chers compatriotes, Eu égard à tout ce qui précède, l’opposition Politique congolaise affirme que le bilan du Président de la République sortant est largement négatif. C’est pourquoi, l’opposition Politique congolaise renouvelle sa confiance à son candidat commun et unique, Monsieur Etienne TSHISEKEDI et demande solennellement au peuple congolais de se mobiliser massivement autour de ce dernier afin d’instaurer au Congo un Etat de Droit garantissant une équitable redistribution des richesses nationales.Elle exige la libération sans condition avant les élections de tous lés prisonniers politiques et d’opinion tels que le Pasteur KUTINO FERNANDO, Monsieur Gabriel MOKIA, Monsieur Eue KAPEND, Maître Firmin YANGAMI et consorts, les combattants de l’UDPS ainsi que les ressortissants de l’Equateur détenus sous le « code 32 ».

Fait à Kinshasa, le 16 septembre 2011 

Balkanisation du Congo




Jamais la République Démocratique du Congo n’aura été aussi fragile qu’en ce moment. La présidentielle du 28 novembre devient un enjeu autour duquel toutes les impossibilités tentées hier, semblent trouver soudain un champ d’expression. Pour qui sait bien y regarder, l’alignement des principaux protagonistes à ce grand rendez-vous aboutit à une arithmétique géopolitique donnant des frissons dans le dos.

Les grands ensembles naguère stables,’ subissent en ce moment l’insoutenable pression des vagues de fond. Le déplacement des plaques tectoniques se fait déjà ressentir. Les séismologues politiques les plus avertis, ne se font guère d’illusion sur la suite probable du processus entamé avec la mise en place du bureau de la Ceni.
Nous sommes vraiment loin de 2006 où la clause d’un second tour a permis de faire taire un dangereux volcan. L’unique tour imposé par la révision constitutionnelle de janvier 2011, prive la nation de toute capacité de jouer au sapeur-pompier. A l’heure des fractures des grands ensembles; ce qui est inévitable, il faudra beaucoup de tact au vainqueur pour éviter l’implosion. D’autant qu’entre les grands ensembles, les structures sociopolitiques intermédiaires et tampon n’obéissent plus à aucune logique.
De quoi donner en tout cas raison au cardinal Monsengwo qui avait eu le flair de tirer la sonnette d’alarme au lendemain de la révision constitutionnelle. De quelle assiette de légitimité aurait un président élu à 20 ou 25 pour cent des suffrages s’interrogeait-il alors.
Oui, si avec 44 pour cent au premier tour des présidentielles de 2006, Kabila fut obligé de composer avec le Palu pour éviter la fracture, qu’en serait-il aujourd’hui ?
Aujourd’hui où l’Est s’atomise et l’Ouest éclate en îlots menaçants ?

Le sésame
Un haut responsable des services de l’Union européenne en poste à Kinshasa prévient “ De toutes les façons, la réussite de l’expérience du Sud Soudan est de très mauvais augure pour vous, la RDC... “. La barbouze s’adressait à un autre haut responsable des services, mais congolais cette fois.
Toutes les tentatives de la balkanisation du Congo ont échoué pour une seule et fondamentale raison : les différents mouvements centrifuges créés ça et là à travers le pays,’ manquaient de leaders d’envergure et de poigne. Mais aujourd’hui, ces leaders qui ont cruellement fait défaut hier sont lancés dans la course de la présidentielle.
D’un côté, il y’a des Etats gloutons, les mêmes. De l’autre, l’a condition sine qua non qui leur faisait cruellement défaut se trouve enfin disponible. Faut-il dès lors s’étonner, par exemple, de la spontanéité avec laquelle deux anciens agresseurs du pays ont mis fin à toutes leurs divergences cette année ? En ce moment où justement, la RDC court de nouveau vers une crise de légitimité certifiée.
Notons que parmi les présidentiables en lice, il y en a qui ont déjà goutté à la gloriole de diriger un mini-Etat dans l’Etat congolais. Ils ont eu un des agresseurs réconcilié’ pour parrain. Qui a bu, refusera-t-il de boire de nouveau et d’entraîner les autres candidats malheureux du 06 décembre prochain dans une aventure « provincialo-souverainiste ?”
En tout cas, quel que soit le vainqueur du 06 décembre, il faudra urgemment penser à un plan fédérateur national. L’épaisseur de légitimité’ du vainqueur n’autorisera pas de tergiverser sur la question. A moins que l’on ne soit le complice actif du plan de démembrement du Congo. En effet, à en croire la barbouze de l’UE, si jamais ça cassait après le 06 décembre, les stratèges comptent faire éclater la RDC en quatre républiquettes. Comptez le nombre des candidats présidents viables sur les onze retenus par la Ceni. Comprenez-vous de quoi parle le missi dominici de l’Union européenne ?