Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

mercredi 26 octobre 2011

Dolly Ibefo, directeur exécutive de la VSV à la presse :


La communauté  internationale continue à appuyer les acteurs du mouvement associatif congolais des droits de l'homme dans le dossier de l'assassinat de Floribert Chebeya en République Démocratique du Congo (RDC), a indiqué dimanche le directeur exécutif de la Voix des Sans Voix VSV), Dolly Ibefo.
« La communauté internationale ne nous a pas abandonnés. En septembre 2011, il y avait un forum africain sur la démocratie, tenu à Kampala en Ouganda. La communauté internationale a rappelé le dossier Che baya. Elle continue à demander que la lumière soit faite dans le dossier Chebeya », a-t-il confié, lors d'une conférence de presse tenue au siège de la VSV.

« Nous avons le droit et le devoir de savoir ce qui s'est réellement passé avec le double assassinât de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ? », a-t-il martelé.

« La VSV est inquiète du silence suspect de la Haute Cour militaire (HCM) concernant le dossier de l'assassinat de ses deux membres effectifs dans la nuit du 1er au 2 juin 2010 » a rappelé la porte-parole de l'ONGDH, Laurette Misenga.

M. Dolly Ibefo a précisé que la délégation de la VSV s'est rendue il y a quelque temps à la Haute cour militaire pour savoir s'il y a eu des injonctions tombées pour le classement du dossier.

« Le dossier ne peut être classé sans suite perce qu'il y a eu mort d'homme », a répliqué le chargé administratif du Premier président de la Haute cour militaire, le colonel Ekofo qui a évoqué « un délai raisonnable » lié à un calendrier à suivre, selon l'ordre d'arrivée des dossiers.

La VSV a déploré que plus de 3 mois après, l'affaire n'ait jamais été fixée. Elle a également exprimé ses craintes sur ce qu'elle considère comme « des raisons politiques » qui sont à la base, selon elle, « du gel de ce dossier devant la HCM au moment où l'opinion tant nationale qu'internationale continue à attendre d'être éclairée sur les circonstances réelles de ce double et ignoble assassinat ».

Le gel de ce dossier constitue « une interpellation pour nous tous », a affirmé le directeur exécutif de la VSV. « Lorsque le responsable de l'Etat profitant de sa compétence commence à tuer dans le bureau, on ne i5eut pas accepter cela », a souligné M. Ibefo, dénonçant « une grande impunité qui est en train de se restaurer et de s'implanter » à l'échelle nationale.

La VSV est d'avis que la démocratie est de plus en plus menacée par l'impunité en RDC, comme en témoigne, selon elle, la systématisation des répressions brutales et sanglantes des manifestations pacifiques.

« Aucune manifestation publique n'est subordonnée à l'autorisation préalable de l'autorité administrative sur' les voies publiques ou en plein air», a noté la VSV.

« En observant de près et minutieusement ce qui se passe lors des manifestations pacifiques, l'on est tenté de relever que les causes réelles des répressions des manifestations pacifiques sont entre autres la volonté politique de favoriser un climat de terreur et de psychose générale au sein de la population et des partis politiques, afin de réduire ceux-ci au silence et de les empêcher de jouir de leurs droits et libertés fondamentales. Pire encore, pendant toutes les marches pacifiques, les professionnels des médias deviennent la cible privilégiée des auteurs des répressions brutales, alors qu'ils sont en plein exercice de leur travail », a-t-elle noté. La VSV a cité, à titre illustratif, la répression des manifestations pacifiques organisées en juillet, août, septembre et octobre 2011 par l'UDPS et ses alliés.

« La RDC ne peut pas évoluer en dehors des droits humains », a souligné de son côté le directeur exécutif adjoint de La VSV, Rostin Manketa. « Toutes ces répressions violentes et sanglantes sont loin de consolider l'Etat de droits et de démocratie en RDC », a-t-il fait savoir.

La VSV demande à la Cour pénale internationale (CPI) de suivre de près, « pour toutes fins utiles » le déroulement du processus électoral en RDC.

 Jay Kumuaf