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lundi 11 avril 2016

RDC: Le Parlement et les autorités judiciaires congolais invités à enquêter sur les révélations des «Panama papers» (2646)








RDC: Le Parlement et les autorités judiciaires congolais invités à enquêter sur les révélations des «Panama papers» (2646)

Environ cinq ONG de défense des droits de l’homme basées à Lubumbashi demandent aux autorités judiciaires et  au Parlement congolais d’ouvrir une enquête sur les révélations des Panama Papers.


Une centaine de médias dans 76 pays ont travaillé sur des documents (« Panama papers ») qui présentent le fonctionnement de la firme panaméenne de domiciliation de sociétés offshore Mossack Fonseca.
Selon le journal français Le Monde qui a participé à ce travail, ces documents permettent parfois de dévoiler les véritables propriétaires et activités de ces sociétés, inaccessibles au public, et même souvent aux autorités, en raison de l’opacité qui règne dans ces juridictions offshore.

Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes, de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.
Dans cette optique, quelques noms des responsables  congolais ont été cités dans la foulée ded personnalités ayant caché leurs avoirs dans ce paradis fiscal.
C’est ainsi que dans un communiqué publié jeudi 7 avril à Lubumbashi, cinq ONG de défense des droits de l’homme dont  ONG ACIDH, ASADHO, CDH, HDH et IRDH estiment que des enquêtes devraient être menées au sujet des personnalités congolaises citées dans les « Panama papers ». 

« Les 5 organisations demandent aux autorités parlementaires et au parquet général de la République d’approfondir les informations sur base des indications que la presse internationale a dénoncées et que nos organisations ont relayées », indique Me Hubert Tshiswaka, directeur de l’Institut des recherches en droits humains (IRDH).

Il précise que les personnalités citées dans les « Panama papers » sont innocentes jusqu’à ce que la justice établisse leur culpabilité.

« Ces personnes sont innocentes jusqu’à ce qu’on puisse prouver leur culpabilité. Ce ne sont que des indications que nous mettons à la disposition des autorités judiciaires et parlementaires de sorte qu’on puisse soit les innocenter soit les inculper. Nous insistons parce que ce sont de très hautes personnalités dans le pays et ce sont de grands hommes d’affaires qui ont de grande réputation. Et quand on les cite sur la place publique internationale, il ne faudrait pas que l’Etat puisse se taire là-dessus », souligne Me Hubert Tshiswaka.  
Mise en garde de Lambert Mende
Au cours d’une conférence de presse tenue vendredi 8 avril à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a fait savoir que les auteurs des « Panama papers » ont eux-mêmes précisé que l’ouverture des comptes bancaires au Panama n’est pas nécessairement liée à des activités criminelles.
Il a mis en garde la presse contre la publication des noms des personnes qui disposeraient des comptes offshore.
« Je sais qu’il y a des personnes physiques comme vous et moi qui ont peut-être participé à des opérations financières dans des sociétés où elles étaient administrateurs ou ceci ou cela. Lesquelles sociétés avaient ouvert un compte, d’après des renseignements que nous avons eus, et qui ont été cités, et qui attendent toute griffe dehors toute citation dans un journal, dans une chaîne de télévision ou dans une radio, pour déclencher une procédure judiciaire parce que ces personnes disent ne pas avoir de comptes », a expliqué Lambert Mende.

RDC : les conditions sont réunies pour le Dialogue, selon Lambert Mende (2318)










RDC : les conditions sont réunies pour le Dialogue, selon Lambert Mende (2318)



























Le dialogue annoncé par le chef de l’Etat va avoir lieu, a déclaré vendredi 8 avril le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, estimant que toutes les conditions sont remplies pour que cette rencontre soit organisée.

Il a évoqué notamment la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU qui, selon lui, soutient la tenue d’un dialogue national en RDC, alors que l’Union africaine a désigné mercredi 6 avril Edem Kodjo comme le facilitateur de ce dialogue.

«Je pense, à mon avis, que ce qu’a dit le président de l’Assemblée nationale va se confirmer. Le dialogue va avoir lieu, parce que les conditions sont remplies. Les dernières hésitations viennent d’être rencontrées par la communauté internationale », a affirmé Lambert Mende.

«On peut décider soi-même de ne pas participer à un exercice comme celui-là », a-t-il noté.

Le chef de l’Etat Joseph Kabila a annoncé depuis l’année dernière la convocation d’un dialogue pour discuter notamment du processus électoral en vue de permettre la tenue d’élections apaisées. Le processus électoral congolais bute sur des questions techniques, comme la révision du fichier électoral, et de financement.

La question du dialogue divise la classe politique congolaise. La Majorité et une frange de l’opposition sont favorables à ce dialogue alors que d’autres partis, à l’instar de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, conditionnent jusqu’à présent leur participation au dialogue à la présence d’un facilitateur nommé par l’ONU.

http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14360:rdc-les-conditions-sont-reunies-pour-le-dialogue-selon-lambert-mende&catid=90:online-depeches&Itemid=679

LE G7 N’ACCEPTERA PAS UN « 3ÈME FAUX PENALTY »












LE G7 N’ACCEPTERA PAS UN « 3ÈME FAUX PENALTY »
















La présidente de l’Union africaine a confirmé Edem Kodjo comme facilitateur dans le dialogue politique convoqué en RDC. Curieusement, Mme Zuma a superbement ignoré la résolution 2277. Pour quelle raison ? Cela appelle analyse et commentaire. Rassurée que les participants au dialogue accepteront de prolonger le bail du président Kabila, en créant une nouvelle source de légitimité à travers la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Cour constitutionnelle, la Majorité présidentielle se croit tout permis. Elle a poussé son outrecuidance jusqu’à déclarer que les Etats membres du Conseil de sécurité ont fait preuve d’irresponsabilité.  

Quel est ce pays irresponsable ? Les cinq permanents, à savoir les USA, la France, la Grande-Bretagne, la Russie ou la Chine ? Ou encore les  dix non permanents : Angola, Egypte, Uruguay, Venezuela, Espagne, Espagne, Malaisie, Nouvelle Zélande, Sénégal, Ukraine. L’énervement de Kinshasa est la conséquence du désaveu cinglant enregistré à New York. Les 15 membres, à l’unanimité, ont refusé de suivre la MP dans sa démarche suicidaire de s’accrocher au pouvoir par une violation expresse de la Constitution. Par ailleurs, l’attitude de la MP est la preuve qu’elle élabore des plans visant à plonger le pays dans une situation confuse d’instabilité. Les autorités congolaises ont pensé obtenir du Conseil de sécurité la même complicité que celle des applaudisseurs achetés pour orner la tenue du dialogue national. En se mettant à dos la communauté internationale et l’opposition,  elles s’inscrivent dans une logique d’affrontement qui mettra en mal le pays avant de débarrasser le plancher.            
Le G7, qui fait le décryptage de la stratégie de la Majorité, a donné de la voix pour rejeter le dialogue qu’il juge sans objet et extraconstitutionnel.  En revanche, il s’inscrit dans la logique de la R 2277 et réaffirme le respect de la Constitution et l’organisation des élections dans les délais qu’elle prescrit. Selon le G7, le peuple congolais n’acceptera jamais un 3ème faux penalty. 

Le Potentiel

Point de presse du G7
Mesdames et Messieurs de la presse,
Le G7 salue chaleureusement votre présence en son siège et vous en remercie. La conférence de presse à laquelle nous vous avons conviés portera sur les thèmes suivants :
- La Résolution 2277 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 30 mars 2016 Le Dialogue politique
- La nomination de Mr. Edem Kodjo par Mme la présidente de la Commission de l'Union
- Africaine en qualité de facilitateur du Dialogue global
DE LA RESOLUTION 2277 DU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES
Le G7 salue à nouveau l'adoption à l'unanimité des membres du Conseil de Sécurité de la résolution 2277 qui rencontre sans aucun doute les préoccupations du peuple congolais notamment en ce qui concerne le respect de la Constitution et l'organisation des élections dans les délais constitutionnels. Le G7 réitère son engagement de s'impliquer activement dans la mise en œuvre de toutes les dispositions de cette résolution. Il partage la profonde préoccupation du Conseil de Sécurité en ce qui concerne le rétrécissement de l'espace politique dans le pays, le
niveau constamment élevé des violences, des violations des droits de l'homme et du Droit international, ainsi que des atteintes qui sont portées aux libertés fondamentales garanties par la Constitution congolaise et les instruments internationaux pertinent s.
Le G7 rappelle que la RDCongo est signataire de la Charte des Nations Unies. L'article 2S de la Charte dispose ce qui suit : « Les membres de l'Organisation conviennent d'accepter etd'appliquer les décisions du Conseil de Sécuritéconformément à la présente Charte». Le G7 stigmatise ladésinvolture avec laquelle le Gouvernement traite cette résolution à l'instar du mépris qu'il affiche à l'endroit de la Constitution et des lois de la République. Quoi qu'il en soit, pour le G7, si le gouvernement persiste dans son attitude réfractaire, il prend le risque de l'isolement diplomatique de la RDCongo. Le peuple congolais se souvient encore des conséquences dramatiques de l'isolement auquel notre pays avait été exposé en 1989 à la suite de l'entêtement des dirigeants de l'époque à défier la Communauté Internationale.
Par ailleurs, le G7 souligne que le respect de la Constitution et l'organisation des élections dans les délais qu'elle prescrit relève de la responsabilité du Gouvernement.
Où se trouve donc l'irresponsabilité dont parle le gouvernement?
Est-ce dans le chef des Nations Unies dont la France qui a initié la résolution; les Etats Unis, la Chine, la Grande Bretagne, la Russie, l'Angola pays frère et voisin, l'Egypte et les autres membres du Conseil de Sécurité qui ont rappelé au Gouvernement son obligation de veiller à l'organisation des élections conformément à la Constitution?
Est-ce dans le chef de l'Opposition qui réclame depuis plus d'une année le respect des textes constitutionnels?
Ou est-ce dans le chef du Gouvernement qui s'illustre par desmanœuvres planifiées de blocage du processus électoral notamment à travers le découpage précipité du pays et les mises en place qui s'en sont suivies, la non-mise à disposition du financement du processus électoral, l'affection de nos ressources à des dépenses non prévues et totalement farfelues, la surcharge du calendrier électoral?
Le G7 rappelle qu'en son temps il avait actionné à plusieurs reprises la sonnette d'alarme. Se faisant, nous avions été accusés de procès d'intention. Aujourd'hui, l'histoire nous donne raison!
Et cela ne peut être terni par l'arrogance et le mépris dont témoigne le gouvernement à l'endroit de la Communauté Internationale et du peuple congolais.
Et finalement, aujourd'hui, est-il responsable pour le gouvernement de demander à corps et à cris - et pour quel but? - le retrait de la MONUSCO alors que se multiplient à l'Est les actes de barbarie quiendeuillent chaque jour la communauté nationale?
DE LA TENUE DU DIALOGUE
S'agissant du dialogue, le G7 réaffirme son rejet catégorique du Dialogue National convoqué par le Président de la République car sans objet et extra-constitutionnel. Le peuple congolais n'acceptera jamais un troisième faux penalty.
Le G7 s'inscrit dans la logique de la résolution 2277 du Conseil de Sécurité qui réaffirme le respect de la Constitution et l'organisation des élections dans les délais qu'elle prescrit. Lesquels peuvent encore être respectés.
DE LA DESIGNATION DE MONSIEUR EDEM KODJO COMME FACILITATEUR DU DIALOGUE GLOBAL
Le G7 note que Monsieur Edern Kodjo vient d'être nommé par Madame la Présidente de la Commission de l'Union Africaine en qualité de facilitateur du Dialogue en RDCongo.
Le G7 relève que dans le communiqué de l'Union Africaine y afférent, il n'est nullement fait mention de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il souligne que la mission confiée à Monsieur Kodjo n'a de chance de réussir que si elle s'intègre dans la résolution 2277 du Conseil de Sécurité.
En tout état de cause le G7 espère que Monsieur Edem Kodjo ne vient pas ici pour remettre en cause la résolution 2277 du Conseil de Sécurité, ni pour aider la majorité présidentielle actuelle à créer une nouvelle légitimité extra-constitutionnelle, ni pour cautionner l'organisation d'une énième transition qui durerait trois ou quatre ans, encore moins pour transformer la grand messe voulue par la majorité présidentielle en assemblée constituante qui élaborerait une nouvelle constitution et instituerait un nouvel ordre politique sur le modèle de la Deuxième République.
Si tel devait être le cas, nous en déduirions que Monsieur Edem Kodjo est tout simplement venu souffler sur les braises de la contestation non éteintes du 19 et 20 janvier 2015.
Nous ne pouvons clôturer ce point de presse sans évoquer certaines questions spécifiques qui préoccupent la population. Elles ont été évacuées avec légèreté par ceux qui nous gouvernent. Il s'agit particulièrement de la sécurité des personnes et des biens. A ce sujet, contrairement à ce qui nous est affirmé, le lieu d'entraînement ou de formation pour les engins lourds et même pour les militaires armés ne peut être des agglomérations urbaines à forte densité de population. A moins que cela ne serve à d'autres fins inavouées.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Permettez que nous terminions sur un sujet plusieurs fois évoqué dans ce pays quant à l'existence d'un papa créateur face à ses créatures. De prime abord, reconnaissons que tous les être humains ont été créés par Dieu et par Lui seul.
En ce qui concerne le G7, nous pensions que l'époque des créateurs et des créatures étaient depuis le 24 avril 1990 révolue en RDCongo. Et que chacun d'entre nous l'avait appris et compris. Il semble que non! Dans tous les cas, s'il y en a qui continuent à croire qu'ils sont créatures de quelqu'un, et qu'ils le resteront toujours, au G7 nous ne sommes créatures de personne. Et nous ne souhaitons à ce sujet aucune polémique car nous en connaissons tous l'issue.

http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14361:le-g7-n-acceptera-pas-un-3eme-faux-penalty&catid=85:a-la-une&Itemid=472