Digital clock

Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

lundi 29 décembre 2014

Bonne année 2015







Tous mes voeux de bonheur, de paix et de sérénité pour

cette Nouvelle Année ainsi que la réalisation de

vos souhaits les plus chers!

Acharnement contre Katumbi : Vano Kiboko bloqué à l’aéroport de Ndjili





























(KINSHASA)- L’ancien député Vano Kiboko s’est vu confisquer son passeport à l’aéroport international de Ndjili alors qu’il voulait s’envoler pour Paris et Washington. Les agents de la DGM lui ont ravi le passeport quand il l’a présenté, a indiqué un de ses proches. Pourtant, ils ont laissé sa femme et ses enfants passer. Aucun motif ne lui a été signifié. Ses interlocuteurs lui ont dit uniquement qu’il n’était pas autorisé à quitter le pays. Samedi passé, le leader katangais avait tenu un point de presse à Lubumbashi au cours duquel il a demandé à la famille présidentielle de désigner un successeur au président Kabila. Lui-même s’est dit favorable à la candidature du
gouverneur Moise Katumbi. Cette prise de position lui a valu cette réprimande des caciques du pouvoir, laisse-t-on entendre dans son entourage.

http://7sur7.cd/new/acharnement-contre-katumbi-vano-kiboko-bloque-a-laeroport-de-ndjili/

Manœuvres politiques : Minaku bloque le 3ème penalty de Kabila






Manœuvres politiques : Minaku bloque le 3ème penalty de Kabila















L’ouverture de la session extraordinaire du Parlement a effectivement eu lieu le samedi 27 décembre, au Palais du peuple, dans la commune de Lingwala. Le président du bureau de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, a assuré qu’au cours de cette session, il ne sera pas question d’une éventuelle révision de la Constitution. Il a également affirmé que son bureau ne disposait pas d’un texte sur la loi électorale en état d’être présenté en plénière. Mais, cette opération de « déminage » répétée du speaker de la chambre basse du Parlement ne rassure pas pleinement l’opposition.
Il n’en est pas à son premier geste de sapeur-pompier, Aubin Minaku, depuis que le pays vit dans le remous d’une éventuelle révision constitutionnelle, qui permettrait au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Il le déclare à qui veut bien l’entendre. Et le samedi 27 décembre, il a réaffirmé qu’ « il ne serait pas question d’une révision constitutionnelle ».
Voilà une énième déclaration qui ne rassure toujours pas les acteurs politique de l’Opposition. Les groupes parlementaires MLC, UDPS et UNC ont « repris acte » des déclarations d’Aubin Minaku, mais notent toutefois l’ambiguïté notée dans les propos du président de l’Assemblée nationale sur la loi électorale « dont il a reconnu l’absence de toute proposition ». L’Opposition ne veut donc méfiante et déclare qu’elle ne participera pas à « une quelconque séance de travail de l’Assemblée national visant la discussion sur la révision de la loi électorale ».
Du côté du bureau de la Chambre base, son président estime qu’il n’y aura pas de manipulation de la loi électorale. Alors que l’ordre du jour de cette session extraordinaire, tel que publié sur le site internet de l’Assemblée nationale, prévoit l’examen de la proposition ou du projet de loi modifiant et complétant la loi n°006/006 du 09 mars 2006 telle que modifiée par la loi n°011/003 du 25 juin 2011 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.
Du coup, une bonne partie de l’opinion s’interroge sur l’objet précis de la convocation, illico presto, de cette session. Est-ce pour analyser, entre autres, la proposition de loi sur la caisse nationale de péréquation ? A y regarder de près, il n’y a pas d’urgence pour qu’une telle loi mérite une convocation de la session extraordinaire. La métaphore sportive du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, sur le troisième penalty imaginaire a-t-il influencé le discours du président de l’Assemblée nationale qui depuis près d’une année, ne cesse de « désamorcer » une crise politique dont le principal élément catalyseur reste la tentative de la révision de la Constitution.
Pour nombre d’observateurs, le gouverneur du Katanga, un féru du sport-roi et dont l’allusion faite à un troisième penalty n’a souffert d’aucun problème de décryptage pour ceux qui suivent le débat sur la révision ou non de la loi fondamental, aurait joué pour beaucoup dans le discours d’ouverture de la session extraordinaire.
Penalty bloqué ?
Les déclarations répétées d’Aubin Minaku sur le respect de la Constitution par la Majorité présidentielle sont suivies et décryptées par des médias aussi bien nationaux qu’internationaux. Malgré la « bonne intention », l’Opposition redoute que la Majorité Présidentielle profite de l’examen d’un projet de loi électorale pour toucher les dispositions légales qui empêchent l’actuel chef de l’Etat de briguer un troisième mandat en 2016.
« C’est lui [Joseph Kabila, ndlr] qui a amené le peuple, par référendum, à adopter les dispositions constitutionnelles, du premier au dernier article. Il en est le garant, il les respecte et les fera toujours respecter », avait-il insisté dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique.
En plus, dans son discours d’ouverture de cette session extraordinaire, Aubin Minaku est revenu sur cette polémique : « Il n’est pas question ni d’une quelconque révision constitutionnelle, ni d’une quelconque manipulation de la loi électorale aux fins de révision constitutionnelle ou de prolongement de nos différents mandats respectifs ». Pour Aubin Minaku, il sera plutôt question « d’améliorer le cadre électoral rapidement afin que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) puisse rapidement organiser les échéances électorales futures, notamment les élections locales ». Si l’on s’en tient à sa ligne de défense, Minaku va-t-il bloquer le fameux troisième penalty ? Ce, après avoir concédé ou toléré deux faux penalties ayant permis à une équipe de football dont seul Moïse Katumbi connaît le nom d’aligner deux victoires contestables et des risques d’implosion dans un stade dans l’hypothèse d’un troisième.
CONGO NOUVEAU

mardi 23 décembre 2014

Katumbi et kabila c’est la rupture


Katumbi et kabila c’est la rupture


(LUBUMBASHI)- Moise Katumbi a franchi la ligne rouge. Le gouv du Katanga s’est mis dans la posture des présidentiables en s’éloignant de Kabila dans son discours lors de son retour triomphal à Lubumbashi.

Katumbi a indiqué de manière claire qu’un troisième penalty injuste ne sera pas toléré. Une maxime qu’il a laissé aux lushois de bien intérioriser. Il est parti d’un exemple interrogeant la foule si les léopards de la Rd-Congo jouaient la finale de la coupe d’Afrique des nations Guinée Equatoriale 2015 et que deux penalties sont injustement accordés à l’équipe adverse, est-ce qu’un troisième serait-t-il accepté ? 

La foule a dit non. Le président du TP Mazembe tranche. Nos ennemis ne nous vaincrons pas parce que nous sommes unis. Il a appelé les congolais à l’unité et surtout à prêcher l’amour du prochain. Le gouv ne s’est pas contenu en voyant la foule qui l’a escorté de l’aéroport de la Luano jusqu’à la place de la poste. Merci pour votre soutien, dit-il. Les images que j’ai vu aujourd’hui, c’est plus que le Burkinafasso, s’est félicité Katumbi.

 L’homme est parti plus loin. Burkinafasso ou tsunami à la congolaise, s’est demandé un politique congolais. Pour la toute première fois, Moise Katumbi a ignoré de citer le nom du chef de l’état comme à ses habitudes. Le relayant, Kyungu wa kumwanza appelé affectueusement gardien du temple ou baba- papa, a carrément dévoilé le vrai message. Il a demandé à Malu malu d’organiser rapidement les élections pour en finir une fois pour toute. En finir avec qui et pourquoi ? Baba a enchainé en disant que ceux qui racontent que Moise Katumbi et moi, sommes finis politiquement, se trompent. A cette occasion, Kyungu a remercié les lushois pour avoir démontré que le Katanga a ses vrais leaders. Moise Katumbi, le triomphe d’un leader

http://7sur7.cd/new/katumbi-et-kabila-cest-la-rupture/

dimanche 14 décembre 2014

Jean-jacques Mbungani's post.

Jean-jacques Mbungani's post.
L'ancien SG avait juste MENTI à Kabila (le Yesman) que Le Président BEMBA était d'accord pour la participation du MLC au gouvernement kabiliste...








Lettre ouverte à Adolphe Muzito, ancien Premier ministre


Monsieur,

J’ai suivi, avec une très profonde indignation, votre intervention sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son Indépendance, à Béatrice Hôtel, ce samedi 29 novembre 2014 à Kinshasa. Cet événement s’est tenu, dans le cadre du jubilé d’or, concernant les 50 ans d’existence du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) votre parti politique, devenu un allié principal de la Majorité Présidentielle. Ce qui est pourtant légitime pour vous, ainsi que pour tous les autres membres de votre parti. Seul regret, le nom sacré de Lumumba est mêlé dans des combines maffieuses et malsaines, avec des partis politiques d’oppression, dont la vision et l’idéologie n’ont rien de commun, avec le passé glorieux de Patrice Emery Lumumba, notre héros national. Il s’agit là, d’une escroquerie politique monumentale à l’endroit des vrais Lumumbistes.

Loin de moi l’idée de m’attaquer à votre alliance contre nature, bien qu’à mon sens, celle-ci ait largement contribué à pulvériser le socle, le fondement, la dignité et l’espoir de votre parti, PALU en sigle, dont le Chef Antoine Gizenga était considéré au sommet de sa gloire, comme un mythe, craint presque de tout le monde, est redevenu depuis son alliance avec Joseph Kabila, l’ombre de lui-même. Un oublié de l’histoire contemporaine du Congo.

Enfin, j’ai tenu, pour l’essentiel, de vous faire remarquer que votre discours sur l’évaluation de l’économie congolaise contient des contre-vérités flagrantes, qui ne vous honorent point. Vous qui vous dites économiste, homme de terrain, et disposant d’une expérience suffisante en économie, et dans la gestion des finances publiques. Vous ayant entendu, je constate malheureusement que vous avez préféré vous mettre au service du mensonge plutôt que de vous taire.

Ceci explique qu’on est tous surpris par votre déclaration mensongère, expliquant que, « sous Joseph Kabila, le PIB (produit intérieur brut) est passé de 4 milliards de dollars à 40 milliards sur 15 ans ». « Le Raïs a donc multiplié la richesse du pays par dix. » Ce qui revient à dire que si le Congolais moyen qui devait vivre avec 1 dollar par jour, aujourd’hui, on pourrait donc estimer qu’il dispose de 10 dollars ? Ce qui est totalement faux et aberrant. Une simple affirmation donc, utile simplement pour amuser la galerie.

En réalité, comme on le sait, sous le règne de Joseph Kabila, la RDC est descendue au bas de l’échelle et est considérée parmi les pays les plus pauvres au monde. Et, selon le rapport 2014 publié par l’organisation non gouvernementale « Transparency International », le Congo démocratique du duo Kabila-Matata n’a pas fait un grand pas en avant sur le chemin de la lutte contre la corruption. Le pays occupe la même place qu’en 2013 dans le peloton de queue des Etats les plus corrompus du monde.

Et ce, malgré les immenses potentialités du sol et sous-sol, dont dispose le pays, le Congo peine à recouvrer son équilibre alimentaire. N’est-il pas évident que les familles congolaises, pour la grande majorité mangent par un système, dit de « délestage » ?

S’il est vrai que le Congo connaît une croissance réelle et absolue, sous le régime de Joseph Kabila, pourriez-vous en toute honnêteté m’avancer combien touche un fonctionnaire de l’Etat, y compris les enseignants ? Dans la même perspective, pourquoi les magistrats congolais sont-ils en grève illimitée ? Par ailleurs, combien d’écoles le gouvernement congolais a-t-il pu construire à travers le pays en dix ans ? De même, pourquoi le niveau de l’enseignement congolais, au lieu l d’aller dans le sens du progrès, marche-il à reculons ? Pour quelle raison majeure, le diplôme d’Etat congolais est-il rabaissé au niveau de 4 ans du secondaire, par le Service des Equivalences, en Belgique ?

Et que dire des diplomates, qui sont restés impayés pendant plusieurs années, et dont certains sont devenus des clochards, sans domicile fixe, et d’autres qui sont morts dans le froid sur des bancs publics, en Europe ? Enfin, que dire des Agents et cadres d’Air-Congo (ex Air-Zaïre), également restés impayés et dont certains sont devenus des fous, par le poids d’anxiété ?

Ensuite le Congo dispose-t-il d’un Bureau national de la main d’œuvre pour contrôler les mouvements des travailleurs en activité, et ceux livrés au chômage technique ? Connaissez-vous du moins, le salaire d’un général de l’armée ou de la police ? Connaissez-vous également la solde d’un soldat ou d’un policier congolais ? Par contre, connaissez-vous, du moins, le salaire et le train de vie que mène, un simple soldat rwandais, tanzanien, ougandais ou zimbabwéen, affecté à la Présidence de la République, pour assurer la garde rapprochée de Joseph Kabila ?

De qui se moque-t-on alors ?

Enfin, combien d’hôpitaux ou de centres de santé que le gouvernement a-t-il pu construire ou réhabiliter en dix ans ? Combien de routes de dessertes agricoles votre gouvernement a-t-il pu réhabiliter expressément dans votre Bandundu natal ? Et combien d’écoles votre gouvernement a-t-il construit ou réhabilité au Bandundu ? Quelle est finalement la politique sociale que votre Gouvernement a-t-il mis en place au bénéfice des Congolais ?

Toutes ces questions posées exigent des moyens financiers importants et des ressources humaines disponibles pour monter un vaste programme de développement du pays basé prioritairement sur l’économie des besoins et qui devra entraîner l’émergence autocentré de l’économie nationale ?

Dommage que l’on perçoive dans votre discours, irrationnel et peu pragmatique, que le Congo, notre pays, va dans une autre direction. Celle de la défense des intérêts partisans, c’est-à-dire, ne faisant le bonheur que des prédateurs et à une poignée de « collabos » dont vous-même, Adolphe Muzito qui êtes la véritable incarnation du mal.

In fine, comment avez-vous pu accumuler des richesses si colossales, avec votre modique salaire de fonctionnaire de l’Etat, durant votre piètre et triste mandat de deux ans, comme Premier ministre, en remplacement de votre oncle Antoine Gizenga, fatigué par le poids de l’âge et de trahisons ? Reconnaissez-vous du moins, avoir engagé à la Primature, plus de 600 agents, issus presque tous, de votre tribu et dont certains parmi eux, n’étaient que de simples figurants et donc, sans aucune profondeur pour un fonctionnement raisonnable ?

Si Joseph Kabila a, selon vous, multiplié le PIB par dix en quinze ans, au lieu de 13 ans d’exercice reconnu, pourriez-vous m’indiquer, à l’usage de l’opinion, le tableau récapitulatif reprenant les statistiques de la production de nos produits agricoles, leur consommation intérieure, et la quantité exportée en dix ans ? Etes-vous apte à me reproduire le prix de revenu de chaque produit et quelle en est l’incidence sur le pouvoir d’achat des Congolais ? Pourriez-vous également, me fournir, pour l’opinion, les mêmes explications, en ce qui concerne les activités minières et celles de l’or noir ?

A ma connaissance, je puis affirmer, sans crainte d’être démenti, que la République démocratique du Congo n’a rien produit dans le temps, sauf le pillage sauvage et scandaleux, du bois du Mayombe dans le Bas-Congo, de l’Equateur et dans la Province Orientale, - des minerais du Katanga ainsi que des matières précieuses, diamant dans le « Grand Kasaï », le Coltan, l’or et le pétrole dans la partie Est et Ouest du Congo, que l’Etat congolais a cédé, sans l’aval, ni le contrôle du Parlement, à des prédateurs venus de tout bord, pour le compte de Joseph Kabila, qui, à lui seul, est parvenu à réaliser un placement de 15 milliards de dollars américains dans des paradis fiscaux, à l’étranger, argent qui appartient pourtant au contribuable congolais, qui broie du noir au quotidien !

Monsieur,

Je ne pourrais terminer cette lettre ouverte, sans vous rappeler, cher Adolphe, que vous avez été fort habile pour multiplier vos propres richesses par dix, lors de votre défaillante prestation en tant que Premier ministre dans l’Exécutif précédent, et celui actuellement en exercice. La suite est connue, vous êtes devenu, en si peu de temps, l’un des riches parmi les riches au Congo Kinshasa, grâce à votre allégeance à Joseph Kabila qui ferme les yeux, face à l’opulence insolente de vos avoirs, obtenus par miracle, de la corruption institutionnalisée.

Par conséquent, je considère votre déclaration sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son indépendance, comme un clin d’œil enchanteur, lancé à Joseph Kabila pour qu’il vous soit clément en tant que chômeur, et que ce dernier vous trouve rapidement un job au sein de son entourage, où trônent déjà, des thuriféraires comme Gaspard Mugaruka Bin-Mubibi, Lambert Mende Omalanga, et Tryphon Kin- Kiey Mulumba, en vue de faire face, aux nombreuses critiques formulées savamment par des patriotes congolais en éveil, contre Joseph Kabila et son système politique anachronique, et qui mettent en déroute sans coup férir, les kleptomanes qui nous gouvernent, et qui se transforment pour les besoins de la cause, en prédicateurs illuminés d’une croissance abstraite, et pourtant fondamentalement nulle, et intolérable !

Bamba di Lelo

Docteur en Sciences politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo
jbadil@hotmail.be

© Congoindépendant 2003-2014

Koyagialo n’est plus !


Feu Louis-Alphonse Koyagialo Ngbase te Ngeregbo 

Le gouverneur élu de la province de l’Equateur Louis-Alphonse Koyagialo Ngbase te Gerengbo est décédé dimanche 14 décembre 2014. Comble de l’ironie, la nouvelle officielle a été donnée par...Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement. Pour la petite histoire, Mende a acquis sa "célébrité médiatique" suite à l’affaire dite du "massacre des étudiants de l’université de Lubumbashi" révélée dès le 18 mai 1990 par le quotidien bruxellois "Le Soir". A l’époque, Koyagialo était le gouverneur de l’ex-Shaba. Au cours d’un point de presse, lundi 24 novembre dernier, soit vingt-qautre années après, "Lambert" a fait couler des larmes de crocodile en avouant qu’en fait de "massacre", il s’agissait d’un "montage" concocté par des Organisations non gouvernementales du genre Human Right Watch. Un montage que Mende avait relayé en tant que leader de l’opposition en fournissant des "bilans" fantaisistes aux médias : 50, 150 voire 347 étudiants égorgés.

«Malheureusement, je dois confirmer le décès du gouverneur Koyagialo en Afrique du Sud aujourd’hui. Nous sommes ravagés par cette triste nouvelle. Le gouverneur Koyagialo comme homme politique et comme administrateur était l’un des meilleurs d’entre nous. C’est quelqu’un que j’ai fréquenté, que j’ai appris à connaître. C’est une très triste nouvelle pour ce pays». C’est la déclaration faite par le porte-parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga sur les ondes de radio Okapi.

Louis Alphonse Koyagialo, est décédé dimanche 14 décembre en Afrique du Sud. Aucun programme n’est arrêté en ce qui concerne le programme des obsèques.

Elu gouverneur de la province de l’Equateur en juin 2013, Louis-Alphonse Koyagialo a été victime, trois mois après, d’une attaque cérébrale assez sévère. Admis successivement à Ngaliema Center et au Centre Médical de Kinshasa, il sera finalement transféré dans un hôpital à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour recevoir des "soins appropriés". Après six mois d’absence, il regagne sa juridiction le 15 mars dernier.

Au mois d’avril, on assiste à une "rechute". Dans une annonce faite le 15 avril à Mbandaka, Jeanine Otoho Makado, ministre provinciale chargée de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement provincial, dira que le chef de l’exécutif provincial avait regagné le pays de Nelson Mandela pour un "contrôle médical de routine". Contrôle de routine? Il s’agit ni plus ni moins que d’un mensonge d’Etat. "Dans l’entretemps, soulignait la ministre, le gouvernement provincial invite la population au calme et à vaquer librement à ses occupations". Les observateurs, eux, y avaient vu une aggravation de l’état de santé de l’illustre patient.

On ne le dira jamais assez, qu’il est temps que les gouvernants congolais s’approprient cette règle d’or en communication de crise : dire la vérité et toute la vérité. La santé d’un homme public ne relève nullement de la sphère privée.

Ancien gouverneur du Katanga, alors Shaba, dans les années 80, Louis-Alphonse Koyagialo a été victime d’une grave injustice qui lui a valu plusieurs années d’embastillement à la prison centrale de Makala. Accusé de complicité dans le "massacre" des étudiants de l’université de Lubumbashi, il a été révoqué de ses fonctions et condamné à mort. Plusieurs membres de la famille de l’ancien gouverneur mourront de chagrins. C’est le cas notamment de sa mère mais aussi de sa première épouse.

"Un massacre imaginaire", écrira le journaliste belge Eric de Bellefroid dans le quotidien "La Libre Belgique". L’"affaire Lubumbashi" n’a été finalement qu’une manipulation politico-médiatique montée par des opposants dits "radicaux" au régime de Mobutu Sese Seko. Des opposants qui dénonçaient à l’époque, à raison d’ailleurs, l’absence de démocratie et les violations des droits humains. Les mêmes opposants servent aujourd’hui avec zèle un système politique qui n’est ni meilleur ni pire que celui qu’ils avaient honni hier. Parmi ces opposants, il y a un certain Lambert Mende Omalanga qui a avoué le 24 novembre dernier que le "massacre des étudiants de Lubumbashi" n’était qu’un montage. "Il n’y avait qu’un seul mort", a-t-il déclaré sans sourciller.

Louis-Alphonse Koyagialo est, sans conteste, une des victimes collatérales, de la bêtise humaine et de la "folie collective" qui s’étaient emparées de la société zaïroise au lendemain du discours présidentiel du 24 avril 1990 annonçant le retour au pluralisme politique. Cette affaire marque sans aucun doute le point de départ de la descente aux enfers du pays. Le Congo-Kinshasa continue à payer au prix fort les affabulations criminelles de ses pseudo-hommes d’Etat.

La rédaction de Congo Indépendant présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt gouverneur Louis-Alphone Koyagialo.

B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2014

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9496

vendredi 28 novembre 2014

Hollande met Kabila en garde:

 «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»




























Le président français François Hollande a mis en garde jeudi, à deux jours d’un sommet de la Francophonie à Dakar, les dirigeants africains qui seraient tentés de modifier la Constitution de leur pays pour rester au pouvoir, prenant l’exemple de la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso.
Le départ forcé du pouvoir de Blaise Compaoré, « peut servir de leçon à beaucoup de chefs d’Etat, pas seulement en Afrique », a déclaré M. Hollande aux chaînes de télévision France 24 et TV5 Monde et à Radio France Internationale (RFI). « On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel », a-t-il lancé. Le président était interrogé notamment sur la situation de la République démocratique du Congo (RDC), du Congo (Brazzaville) ou du Rwanda.
« Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina », a-t-il insisté.
« La France n’est pas en tutelle des pays africains »

Des manifestations populaires ont provoqué le 31 octobre la démission de M. Compaoré qui avait l’intention de réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, après 27 années de règne. M. Hollande a rappelé qu’il avait mis en garde M. Compaoré, et lui avait écrit pour lui proposer son soutien pour qu’il puisse prendre des responsabilités internationales en quittant le pouvoir dans son pays.
Interrogé sur les pays où les dirigeants peuvent rester en place sans limitation de temps, tels que le Tchad, le Cameroun, le Gabon ou le Togo, M. Hollande a estimé que dans ce cas, il fallait s’assurer que les élections soient « libres, plurielles et démocratiques ».
« La France n’est pas en tutelle des pays africains », a-t-il dit, citant comme exemple de bonne gouvernance la Tunisie, qui élit actuellement un nouveau président

jeudi 27 novembre 2014

Violences électorales du 26 novembre 2011 à Kinshasa :





 L’Opposition demande à la CPI de se saisir du dossier


26 novembre 2011- 26 novembre 2014 : il y a trois ans depuis que la ville de Kinshasa était plongée dans l’horreur, avec les violences électorales qui avaient émaillé la fin de la campagne de la présidentielle du 28 novembre 2014 en RDC.
Pour commémorer le troisième anniversaire de cette tragédie, qui a assené un coup dur à la jeune démocratie congolaise, les membres des Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Actions se sont retrouvés avec leurs militants hier mercredi 26 novembre 2014 dans la commune de Kinshasa, à l’espace « Stadium », sur la route du cimetière de cette municipalité.
A cette occasion, le Secrétaire Général de I’UDPS, Bruno Mavungu, a demandé au nom de ses pairs de’ l’Opposition, à la CPI (Cour Pénale Internationale), dont les délégués étaient à Kinshasa à l’époque des faits, d’ouvrir un dossier judiciaire à charge des commanditaires et auteurs de ces tueries et violences physiques sur des militants sortis pour faire la fête à leurs candidats.

Tirant les leçons de cet épisode triste de l’histoire politique de la RDC, le Secrétaire Général de I’UDPS a exigé la convocation d’un dialogue national inclusif, conformément à l’Accord- cadre d’Addis-Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations — Unies, pour que les élections à venir soient apaisées et se passent selon un calendrier global concerté.
Dans sa déclaration de circonstance, Bruno Mavungu a rappelé que le 26 novembre 2011, le pouvoir avait donné l’ordre aux services de sécurité d’empêcher les candidats présidents de la République, Tshisekedi et Kamerhe, de clôturer leur campagne en beauté.
Le Secrétaire Général de I’UDPS a précisé que les militants de I’UDPS qui avaient fait le déplacement de l’aéroport de Ndjili pour accueillir le sphinx de Limete avaient été froidement abattus.

«Ces massacres se poursuivirent pendant les élections, même après la publication des résultats », a-t-il souligné, avant de déplorer le fait que les marches organisées par l’église catholique pour réclamer la vérité des urnes furent sévèrement réprimées, des églises vandalisées, des prêtres battus en plein culte, des lieux saints saccagés avec des pertes en vies humaines.
Mavungu a rappelé que la MONUSCO, Human Rights Watch ainsi que les ONG congolaises de défense des droits de l’homme avaient fait état de Congolais décapités, éventrés et jetés dans lé fleuve Congo ou dans des égouts, tandis que d’autres sont portés, disparus jusqu’à ce jour.
Ce haut cadre de ‘UDPS a martelé qu’en mémoire de toutes ces victimes, les Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Actions ont décidé de décréter la date du 26 novembre de chaque année « Journée Nationale du Souvenir ».
Bruno Mavungu a saisi l’occasion pour dresser un tableau sombre de la situation sécuritaire de la RDC, gravement menacée à l’Est par des forces négatives venues des pays voisins, et au Katanga par des Bakata Katanga, un groupe armé instrumentalisé par des leaders de cette province.

Tout en dénonçant les manœuvres de la Majorité, qui cherche à s’éterniser au pouvoir à travers la proposition de la loi de Sessanga et la création de l’ONIP (Office National d’identification de la Population), Bruno Mavungu a mis en garde contre toute tentative d’opérer un glissement dans le calendrier électoral.
Le précité a condamné le musèlement de l’Opposition et de la presse à travers la répression des manifestations publiques pacifiques, des arrestations arbitraires des politiciens, des journalistes, des défenseurs des droits humains, et la fermeture des médias privés, dont récemment la radio Watanshi à Lubumbashi.
Il faut noter que la marche de l’Opposition initialement prévue pour le samedi 29 novembre2014, a été reportée à une date ultérieure.

Eric WEMBA
http://7sur7.cd/new/violences-electorales-du-26-novembre-2011-kinshasa-lopposition-demande-la-cpi-de-se-saisir-du-dossier/

mercredi 26 novembre 2014

Manœuvres politiques : Moïse Katumbi, démission du PPRD programmée !




Manœuvres politiques : Moïse Katumbi, démission du PPRD programmée !






















Absent de la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province, Moïse Katumbi séjourne depuis plus de deux mois à Londres, en Grande-Bretagne. Selon son entourage, il est en convalescence après avoir été l’objet d’un empoisonnement. A en croire la même source, son retour au pays est prévu d’ici la fin de l’année. La République Démocratique du Congo (RDC) qu’il pourra retrouver en changeant de « couleur politique ».
Le 31 octobre 2014, le jour de la fuite de Biaise Compaoré, le président du Burkina Faso, le site congoindependant.com, sous la plume de Baudouin Wetshi écrivait : « Lubumbashi, où est passé Moïse Katumbi ? » Il débutait son article avec cette phrase : « Selon plusieurs sources lushoises, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe n’a pas été vu en public au chef-lieu de l’ex-Shaba depuis un mois. D’aucuns le disent aux soins intensifs dans une clinique spécialisée en Europe.
D’autres laissent entendre qu’il serait en vacances. La rédaction de Congo Indépendant a tenté sans succès de joindre le ministre de l’Intérieur Richard Muyej, en séjour à Beni. Membre de la Majorité présidentielle, Moïse Katumbi est suspecté par ses amis politiques de nourrir des ambitions pour 2016. Dans la MP, il passe pour un adversaire. Une source n’a pas hésité à murmurer ces quelques mots lourds de sens : « Moïse Katumbi a été victime d’un empoisonnement au cyanure ». Cette information a été confirmée quelques jours par la presse belge qui a rapporté que l’empoisonnement du gouverneur du Katanga a été confirmé par un ministre congolais dont le nom n’a pas cité. Selon ce dernier, « l’empoisonnement de Moïse Katumbi a été diagnostiqué lors d’un check-up à Londres et il a passé un mois aux soins intensifs ».
Le son contraire de Kinshasa
A Kinshasa, on se dit être étonné par cette nouvelle. En effet, certaines autorités gouvernementales indiquent que le gouverneur du Katanga aurait adressé une lettre de demande de sortie pour voyager à l’étranger. Lettre dans laquelle Moïse Katumbi ne parlait pas des soins médicaux.
En attendant que des informations précises soient fournies par rapport à ce feuilleton, il y a lieu de parier que cette affaire ne restera sans conséquences sur le plan politique. «Si I‘empoisonnement de Moïse Katumbi est confirmé, ii y a lieu d’affirmer qu’il provoquera un tsunami politique au sein de sa formation politique, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie – PPRD -, nais au-si de la Majorité Présidentielle», avoue un cadre de la famille politique du chef de l’Etat, sous le couvert de l’anonymat.
Distances avec son parti
Selon certaines indiscrétions, il se murmure que Moïse Katumbi, le président interfédéral du PPRD/Katanga, pourrait prendre ses distances vis-à-vis de cette dernière formation aussitôt revenu au pays. Dans l’entourage du gouverneur du Katanga, l’on explique que le président du TP Mazembe ne serait plus chaud de faire route ensemble que ceux qui, à tort ou à raison, le considère comme un adversaire alors que l’homme s’est toujours coupé en mille et un morceaux pour défendre la vision politique de Joseph Kabila dans sa juridiction.
Certes, cette information est à prendre avec des pincettes, mais l’entourage de celui qui passe pour l’un des hommes les plus riches de la RDC, on digère très mal ce qui est arrivé à leur «champion». Où ira Moïse Katumbi si jamais il démissionnait du PPRD ? Va-t-il suivre Me Jean-Claude Muyambo, cadre de la MP/Katanga, qui vient de rejoindre l’Opposition ?
Une chose reste sûre : un départ de Moïse Katumbi du PPRD et de la MP, pourrait changer la donne politique et au Katanga et au sein de la famille politique du chef de l’Etat. Sinon, sur l’échiquier national.
CONGO NOUVEAU
http://7sur7.cd/new/manoeuvres-politiques-moise-katumbi-demission-du-pprd-programmee/

Kabila fragilisé par la guerre des clans !






Profond malaise à la majorité présidentielle : Kabila fragilisé par la guerre des clans !


Au-delà des apparences étouffées, plus rien ne va à la majorité présidentielle. Au cœur du malaise, une bataille pour la succession divise les caciques du régime qui gravitent tantôt autour d’Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale et Coordonnateur de la MP tantôt autour de Matata Ponyo, le Premier ministre. Selon des sources dignes de foi, des réunions se multiplient ces derniers jours sur l’avenue du Flambeau, à l‘Hôtel de Fleuve et dans certaines résidences huppées de la Gombe pour monter des stratégies de survie du régime et voir l’orientation à donner aux recommandations des concertations nationales.
La cohésion menacée
L’opinion se souviendra qu’à l’issue des concertations nationales, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku était désigné pour représenter la majorité présidentielle au Présidium chargé du suivi de la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales et Léon Kengo, géniteur de l’invisible gouvernement de cohésion, devait représenter les forces de l’opposition.
Des indiscrétions révèlent que dans la quête de l’homme providentiel pour conduire le fameux gouvernement, la plupart de bonzes de la majorité présidentielle était tombée d’accord sur une personne de confiance de l’Autorité morale et qui devrait reconnaître les recommandations des concertations nationales.
C’est la personne d’Aubin Minaku qui, selon certaines langues, devrait prendre la conduite de l’Exécutif au nom du PPRD et laisser ainsi au Secrétaire général du parti présidentiel de prendre la tête de l’hémicycle. Les dés étaient ainsi joués pour fédérer toutes les forces politiques du pays autour de l’ « objectif ultime ».
Cependant, cette option a rencontré une ferme résistance d’un autre camp de conservateurs fidèle à Matata. Ce camp a mené un lobbying sans précédent pour faire échec à l’exécution des recommandations des concertations nationales. L’enjeu serait de garder le fauteuil de l’Exécutif que lui contestent cependant, bon nombre de bonzes de la famille présidentielle. « Matata n’a aucun poids ni dans le PPRD ni dans la majorité ; on ne peut pas comprendre qu’il bénéficie d’une si haute fonction stratégique pour l’avenir de Joseph Kabila », a martelé sous le sceau de l’anonymat un cadre de la majorité présidentielle.
Des motions pour tomber Matata
En dépit de l’appel à la cohésion lancé dernièrement par le chef de l’Etat à Kingakati, la guerre est déjà ouverte et le compte à rebours a commencé. Des motions de défiance vont se multiplier à l’Assemblée nationale pour mettre la tête de Matata à prix, indiquent des sources concordantes. Même si la motion Busa vise Patrice Kitebi, le ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des Finances, des observateurs avisés pensent qu’il s’agit du chef du gouvernement qui est dans l’œil du cyclone. Comment peut-on comprendre que des documents brandis par les députés motionnaires Lucien Busa, Clément Kanku, Awenze pour enfoncer Matata Ponyo viennent des entreprises gérées par les cadres de la majorité ? Complicité !
Des sources de la présidence indiquent que la motion de défiance aurait atteint ses effets si le président de la république n’avait pas éloigné Minaku à Lusaka pour le représenter aux funérailles de son homologue zambien.
Face à ce qui précède, force est de constater que le président de la République est fragilisé par ses propres collaborateurs. Là où les uns se préoccupent de conserver leurs positions, les autres voient les lendemains. Il appartient donc à l’autorité morale de prendre la balle au bond afin d’éviter l’expérience burkinabé. Le 06 décembre 2014, c’est déjà dans deux semaines. La Nation attendra sans doute des options claires face aux résultats des concertations nationales.
Martinez Ngyaluka
http://7sur7.cd/new/profond-malaise-la-majorite-presidentielle-kabila-fragilise-par-la-guerre-des-clans/

mercredi 19 novembre 2014

Majorité présidentielle : Muyambo dit adieu à la "ferme de Kingakati". Une première.

Majorité présidentielle :
Muyambo dit adieu à la "ferme de Kingakati". Une première.

L’avocat Jean-Claude Muyambo Kyassa, président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode)


La ferme de Kingakati est ce «ranch» situé à 80 kilomètres de Kinshasa où «Joseph Kabila» a l’habitude de réunir les «manitous» de sa mouvance dite «Majorité présidentielle» (MP) pour cogiter sur les intérêts de l’oligarchie en place. Devenu opposant, Muyambo n’y sera plus invité. Le problème? Depuis le mois de juin 2013, un seul sujet occupe les esprits : la révision constitutionnelle. Les proches de «Kabila» ne parlent plus que de ça. L’intéressé, lui, n’a jamais pris position en public. Au grand dam de l’opinion. Un silence qui ne trompe personne sur le "rêve" du locataire du Palais de la Nation de briguer un troisième mandat. Le 30 août dernier, à la surprise générale, Jean-Claude Muyambo Kyassa (JCMK), président du parti «Scode» (Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement), créait l’événement en annonçant l’hostilité de sa formation politique à toute modification de la charte fondamentale. «Il n’a jamais été question dans nos engagements que le président Kabila brigue un troisième mandat, dit-il. En 2016, il faut qu’il y ait l’alternance». Une prise de position accueillie comme une "déclaration de guerre" du fait notamment de la symbolique. Natif de la province du Katanga laquelle passe, à tort ou à raison, pour le «fief» du « raïs », Muyambo n’est donc pas n’importe qui. Pire, c’est la première fois que le pouvoir kabiliste est "défié" dans son «environnement naturel». Le «clan» accuse des fissures à un moment crucial. Samedi 15 novembre, «JCMK» est revenu à la charge en claquant purement et simplement la porte de la majorité. En cause, l’interdiction, par les autorités du Kasaï Oriental, d’un meeting qu’il devait animer à Mbuji Mayi. Dimanche 16 novembre, le très bouillant président de Scode a répondu à quelques questions de Congo Indépendant depuis Lubumbashi. Entretien.
"Exhorter la population de Mbuji-Mayi à rejeter toute idée de révision constitutionnelle". "Exiger de la Commission électorale nationale indépendante la publication d’un calendrier électoral global". Ce sont les deux messages fondamentaux que le président de Scode escomptait décliner devant les militants de son parti à Mbuji-Mayi. Le voyage n’a pas eu lieu. Les autorités provinciales du Kasaï Oriental ont interdit l’atterrissage de l’avion qui transportait la délégation venue de l’ex-capitale du cuivre. La suite est connue : cette formation politique a décidé de quitter la "Majorité présidentielle".

Soixante-douze heures après ce coup de gueule de Jean-Claude Muyambo Kyassa, le pouvoir kabiliste se fait discret. Une "sagesse" pour le moins inhabituelle. Le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga, qui affectionne la posture d’«aboyeur de la République» est aphone. Il a sans doute besoin de quelques "pastilles" pour soigner sa gorge. Une «riposte foudroyante» serait-elle en préparation dans le camp présidentiel? Les «sages» de la «MP» auraient-ils convaincu les «durs» du régime de laisser passer l’ouragan afin de «banaliser» la prise de position de l’enfant terrible du Katanga ? Deux questions qui restent sans réponse. Pour l’instant. Reste que c’est un sacré pavé que Muyambo a jeté dans la mare du « clan kabiliste ». Sans vouloir jouer au devin, on peut gager que plus rien ne sera comme avant. Le "rais" est nu!

"Compaoré a quitté le pouvoir par la petite porte...

A Lubumbashi, «JCMK» ne trouve pas des mots assez durs pour fustiger ses
«ex-amis» de la majorité. Inutile de dire que l’ombre de «Joseph Kabila» est constamment en filigrane. Et ce, même si le locuteur clame "n’avoir rien contre le chef de l’Etat".

In tempore non suspecto, le président de Scode avait critiqué le projet du président Blaise Compaoré de modifier l’article 37 de la Constitution du Burkina Faso pour lui permettre de briguer un cinquième mandat. «C’est un conseil que je voulais donner au président Blaise Compaoré, dit-il. Je me demande aujourd’hui s’il avait de bons collaborateurs autour de lui. Je constate que l’ancien président avait préféré écouter les faucons de son entourage. Le résultat est là : il a quitté le pouvoir par la petite porte. Compaoré a eu tort de n’avoir pas compris qu’un vent nouveau souffle en Afrique et qu’il devait se contenter de terminer son mandat en décembre 2015».

Pour Muyabo, la chute de Compaoré est un message adressé autres dirigeants africains incapables de résister à la tentation de s’accrocher au pouvoir. « Si la modification de la Constitution avait réussi au Burkina, les autres dirigeants du continent allaient considérer ce fait comme un incitant pour agir dans le même sens», souligne l’ancien bâtonnier du barreau de Lubumbashi avant de revenir sur la position qu’il a exprimée le 30 août contre la modification de la loi fondamentale au Congo-Kinshasa. Cette annonce traduit-elle l’opinion générale au Katanga comme l’avait écrit un journal local ? Pour l’avocat lushois, le refus de l’amendement des articles de la Constitution procède d’un sentiment général qui prévaut non seulement au Sud mais aussi au Nord, à l’Est et à l’Ouest du pays. «Tout le monde dit non à la révision constitutionnelle, c’est ça la vérité », dit-il. Et d’ajouter : « Des membres du gouvernement dépêchés dans l’arrière-pays pour sensibiliser la population sur l’idée de révision constitutionnelle sont rentrés bredouilles sans obtenir l’adhésion populaire ». « Pourquoi n’ont-ils pas eu le courage de dire la vérité au Chef ?», s’est-il interrogé en soulignant que la position prise par son parti procède de la "volonté populaire".

Pour amener Muyambo à expliciter sa pensée, il n’était pas sans intérêt de lui demander si l’opposition à la modification de la Constitution découle de l’interdiction contenue dans les articles 70 et 220 ou plutôt des déceptions du fait des promesses non tenues par «Joseph Kabila»? Réponse : «Il y a tout d’abord l’interdiction contenue dans la Constitution. Il y a ensuite la misère totale. Les gens ne mangent pas à leur faim. Trouvez-vous normal qu’il y ait des localités où la population ne peut même pas avoir du savon et du sel ?». «Le président Kabila a fait ce qu’il pouvait faire, poursuit-il. Il a arrangé des routes. Il a construit des hôpitaux. Mais, il n’a jamais été question dans notre engagement qu’il puisse briguer un troisième mandat. Il appartenait à la majorité présidentielle de désigner un candidat à la présidentielle de 2016. Dans le cas contraire, je considère qu’il s’agit d’une conspiration contre le peuple».

Le peuple congolais mange par « délestage »

Jean-Claude Muyambo se serait-il exprimé avec la même intransigeance s’il était encore aux affaires ? «Le problème n’est pas là, tonne-t-il. Dès que j’ai commencé à faire savoir mon opposition à la révision constitutionnelle, j’ai été contacté pour entrer au gouvernement. Je peux vous assurer que l’entrée dans l’exécutif n’a jamais été dans mes calculs. Je suis devenu ministre en 2007 grâce à feu Guillaume Samba Kaputo. Il est temps qu’on change les mœurs politiques dans ce pays. Il est temps également que les hommes politiques apprennent à dire la vérité et à se mettre du côté de la population». Il poursuit : «Pour moi, il est immoral que je puisse manger trois fois par jour, alors que la population mange par délestage. A midi, papa et quelques enfants passent à table ; le soir ou le lendemain c’est le tour de la maman et d’autres enfants de manger...».

Dans ses déclarations liminaires, « JCMK » a annoncé son entrée dans l’opposition. Peut-on devenir un opposant crédible après avoir appartenu à la majorité présidentielle durant une dizaine d’années ? Réponse : «Mon opposition ne date pas d’aujourd’hui. Tout en étant membre de la majorité, j’avais l’habitude de formuler des critiques. Je n’ai pas été entendu».

Revenant sur l’incident survenu le samedi 15 novembre, il raconte : «J’ai été particulièrement choqué par ce que j’ai vécu le samedi. En ma qualité de membre de la majorité présidentielle, j’ai introduit ma requête le 4 octobre à la mairie de Mbuji-Mayi pour tenir une matinée politique. J’ai reçu une réponse positive. J’ai même payé les frais exigés. Quatre jours avant la manifestation, le maire adjoint a le culot de me signifier l’impossibilité de tenir ce meeting. Au motif qu’il y avait un problème de bandits armés dans la ville. Selon la Constitution, les organisateurs d’une manifestation publique doivent informer les autorités compétentes. Ce qui a été fait. Notre parti était prêt à prendre en charge le maintien de l’ordre.» «Je ne peux en aucun cas accepter cette façon de se comporter. Voilà pourquoi j’ai décidé de quitter la majorité ».

"Moïse Katumbi est mon frère"

Quel est le message qu’il comptait transmettre aux habitants de Mbuji-Mayi ? La réponse tombe comme un couperet : « J’avais deux messages. Primo : refuser toute modification de la Constitution pour éviter au pays de sombrer dans le chaos. Secundo : exiger de la Commission électorale nationale indépendante la publication du "calendrier global" des élections ». Pour Muyambo, ce n’est qu’à ces deux conditions que le Congo-Kinshasa "pourra éviter" ce qui s’est passé au Burkina Faso.

Lors de sa prise de position le 30 août, "JCMK" avait laissé entendre que plusieus autres personnalités allaient lui emboiter le pas. Trois mois après, rien ne s’est passé. C’est le silence plat. Ne se sent-il pas «un peu seul» ? «Pas du tout, dit-il. Le temps va me donner raison». Quel est l’état de ses relations avec le gouverneur de la Province du Katanga Moïse Katumbi Chapwe ? «Le gouverneur Katumbi est avant tout mon frère, dit-il. Certes, nous avons eu quelques différends comme cela arrive dans toutes les familles. Ces problèmes appartiennent désormais au passé. Sur le plan politique, je suis désormais dans l’opposition alors que lui est au pouvoir». A-t-il des nouvelles de «Moïse» ? Réponse sans fioritures : «Il a eu des ennuis de santé. Il a été empoisonné. Je ne suis pas en mesure de vous dire qui a voulu attenter à sa vie. D’ailleurs votre journal a parlé d’empoisonnement. Pour le moment, le gouverneur Katumbi reçoit des soins à l’étranger. Aux dernières nouvelles, il va mieux ». Ces informations émanent-elles de sources crédibles ? Il conclut : « Je vous dis que Moïse Katumbi est mon frère… »


Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2014

Gouvernement avant le 30 novembre : Boshab, Kiakwama … Vice-premiers ministres





Attendu depuis le 23 octobre 2013, le Gouvernement dit cohésion nationale pourrait finalement voir le jour avant la fin de ce mois de novembre. Des sources proches du Palais de la Nation renseignent qu’il devrait être publié avant le déplacement du chef de l’Etat vers Dakar, au Sénégal, où il devra participer, à partir du 27 novembre, au prochain Sommet & la Francophonie.
Avant la publication du nouveau Gouvernement, quelques indices sont donnés en ce qui concerne le contour de la future équipe gouvernementale. Ainsi, il nous revient d’apprendre que le prochain gouvernement central, conduit probablement, par l’actuel Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, comprendra trois Vice-Premiers ministres.
Les trois personnes nommées aux postes indiqués ci-haut, seront chargées, chacune, de s’occuper d’un secteur donné de la vie. Il s’agit des secteurs politiques, économique et social. En plus, les trois Vice-Premiers ministres viendront du Kasaï-Occidental, Bas-Congo et du Bandundu.

Les trois élus
Selon plusieurs sources, Evariste Boshab, Secrétaire général du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), originaire du Kasaï-Occidental, devrait être nommé Vice- Premier ministre et ministre de l’intérieur, Comme on peut le noter. Il sera chargé du secteur politique et de la sécurité. Le second pourrait être Gilbert Kiakwama Kia Kiziki. Acteur politique de l’Opposition, coté proche de Léon Kengo, l’autorité morale de l’Opposition Républicaine (celle qui avait pris part aux travaux des Concertations nationales), cet originaire de la province du Bas-Congo devrait être nommé Vice-Premier et ministre de l’Economie.
Le troisième Vice-Premier ministre, comme renseignent les sources, devrait être originaire de la province du Bandundu. De quel parti politique viendra-t-il ? C’est celle-là la grande question. Mais à en croire plusieurs sources, le troisième Vice-Premier qui s’occupera du secteur social, sera désigné par le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) que dirige le patriarche Antoine Gizenga. Le nom de Godefroid Mayobo, ancien ministre près le Premier ministre Antoine Gizenga et député élu du Kwango, circule du côté du Palu. Il serait mieux positionné pour occuper ce poste pour le compte de son parti.

Willy Makiashi ou Sabin Mashini ?
Selon des indiscrétions, le parti d’Antoine Gizenga réclamait encore la Primature après l’avoir occupée entre 2007 et 2011. Ainsi, faute «avoir obtenu la direction du Gouvernement dit de cohésion nationale, le PALU aurait obtenu une Vice-Primature. En plus, le PALU aurait en plus récupéré le ministère du Budget alors que ce dernier département est dirigé par Daniel Mukoko qui se réclame du parti Gizenga.
En effet, Daniel Mukoko Samba, bien que vouant publiquement sa loyauté au patriarche Gizenga, est qualifié de cadre « tiède » par certains proches du leader historique du Palu. Dans les milieux du plus vieux parti de l’Opposition, on souligne même qu’il avait dirigé le cabinet d’Adolphe Muzito, alors Premier ministre, plus comme ami de ce dernier et non comme militant ou cadre du parti.
Pour diriger le ministère de Budget, deux noms sont cités du côté du Palu : il s’agit de Willy Makiashi (Secrétaire permanent et porte-parole du parti) et de Sabin Mashini, actuellement Directeur de cabinet de Daniel Mukoko.


CN

http://7sur7.cd/new/gouvernement-30-novembre-boshab-kiakwama-vice-premiers-ministres/

mardi 18 novembre 2014

RDC: 80 morts ou disparus dans une opération anti-banditisme à Kinshasa, selon HRW






RDC: 80 morts ou disparus dans une opération anti-banditisme à Kinshasa, selon HRW



L’ONG américaine Human Rights Watch a dénoncé mardi la mort ou la disparition de plus de quatre-vingts personnes victimes selon elle de violences policières lors d’une grande opération antibanditisme à Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014.

« En l?espace de trois mois, des policiers qui ont participé à ‘l’opération Likofi’ ['coup de poing', en lingala] ont exécuté de manière extrajudiciaire au moins 51 jeunes hommes et adolescents, et ont soumis 33 autres à des disparitions forcées », écrit l’organisation de défense des droits de l’Homme dans un rapport.

Entre novembre 2013 et février le gouvernement congolais a lancé une vaste opération antibanditisme visant à mettre fin aux crimes perpétrés par les membres de bandes organisées appelés « kuluna ». Nombre de critiques, au sein de la société congolaise, s’étaient alors élevées contre la brutalité de cette opération.

En octobre, Kinshasa avait expulsé le chef du bureau pour les droits de l’Homme de l’ONU en RDC, Scott Campbell, après la publication d’un rapport établi par son service et qui établissait à 41 au minimum le nombre des victimes de cette opération (neuf « exécutions sommaires » et 32 « disparitions forcées »).
Les policiers qui ont participé à l’opération Likofi ont souvent agi de façon « illégale et brutale », écrit HRW dans son rapport d’une soixantaine de pages.

Comme l’ONU, HRW note que des policiers en uniforme, « le visage dissimulé par des cagoules noires », ont traîné sous la menace des armes leurs victimes hors de chez eux, la nuit, sans mandats d?arrêt, avant de les abattre, souvent devant des membres de la famille et des voisins. D’autres ont été arrêtés et exécutés dans les marchés ouverts où ils dormaient ou travaillaient, ou bien sur des terrains à proximité ou dans des espaces isolés, ajoute le rapport.

« Au début, écrit l’ONG, la police semblait utiliser ses tactiques brutales comme avertissement pour les autres. De nombreuses victimes ont été battues et humiliées en public par la police avant d?être assassinées.  »

« Dans plusieurs cas, les policiers laissaient le corps dans la rue, peut-être pour effrayer les autres, et ne le récupéraient que plus tard pour le transférer aux morgues de la ville », ajoute HRW, pour qui le nombre des victimes de l’opération Likofi « est probablement supérieur » aux cas qu’elle dit avoir documentés à partir d’entretiens avec une centaine de personnes (témoins, proches des victimes, policiers).

Notant que l’opération Likofi avait pour but de mettre fin à la criminalité en bande à Kinshasa et que les « kuluna » s’étaient rendus responsables de nombreux crimes graves depuis plusieurs années, HRW déplore que celle-ci n’ait « pas fait progresser l?État de droit » en RDC, mais qu’elle « en a plutôt été la négation ».

L’ONG demande aux autorités de « suspendre immédiatement » le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, et « d’ouvrir une enquête judiciaire sur son rôle présumé dans les exactions commises lors de cette opération ».
En réponse aux accusations du rapport de l’ONU, le ministre de l’Intérieur congolais Richard Muyej avait déclaré que « le personnel de l’opération Likofi n’agissait pas en cagoule ».
Le ministre avait également communiqué la liste d’une trentaine de membres de la police condamnés pour leur comportement dans l’opération Likofi, dont cinq pour meurtre ou homicide involontaire, et 2 pour enlèvement ou détention arbitraire.

http://7sur7.cd/new/rdc-80-morts-disparus-operation-anti-banditisme-kinshasa-selon-hrw/