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mercredi 12 mars 2014

RDC : Kamerhe appelle Kabila à confirmer aux congolais sa non-participation à la présidentielle 2016

RDC : Kamerhe appelle Kabila à confirmer aux congolais sa non-participation à la présidentielle  2016


L’opposant congolais Vital Kamerhe, le président du parti l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a appelé mardi le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila à respecter la constitution congolaise et de ne pas se présenter aux élections à la fin de son deuxième mandat comme l’exige la constitution qui dispose que le mandat présidentiel est de 5 ans renouvelable une seule fois.
Vital Kamerhe relance ainsi, le débat sur l’éligibilité de Joseph Kabila pour l’élection présidentielle de 2016. La question est au centre de tous les débats ces derniers jours en République Démocratique du Congo (RDC) aux lendemains de la sortie de Lambert Mende, le ministre porte-parole du gouvernement qui a indiqué à plusieurs reprises, la dernière en date était dimanche dans l’émission Internationale de TV5Monde, Rfi et le Monde, que Joseph Kabila quittera le pouvoir en 2016 comme l’exige la constitution qui limite le mandat présidentiel à deux.
Vital Kamerhe a pour sa part jugé les déclarations du ministre de sans foi. Dans une interview accordée à Radio France internationale (Rfi), le président de l’UNC a déclaré que le ministre Lambert Mende est mal placé pour évoquer ces choses.
« C’est un engagement public, mais le porte-parole du gouvernement n’est pas porte-parole du président de la République. Nous aurions voulu que le président de la République le dise lui-même », exige M. Kamerhe. Il affirme que Lambert Mende n’a pas à rassurer le peuple congolais sur ce détail inscrit dans la Constitution.
Ainsi, il appelle Joseph Kabila à se prononcer sur la question et à respecter la Constitution. Vital Kamarhe compte sur la pression populaire pour contraindre l’actuel Chef d’Etat congolais à respecter l’engagement de ne pas modifier la constitution pour se présenter.
Revenant sur la question des élections locales et provinciales annoncées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour cette année 2014, M. Kamerhe a demandé à l’institution électorale de coupler les élections locales avec les élections provinciales. « On ne peut pas commencer par les élections locales, alors que nous avons des arriérés depuis novembre 2011 », a-t-il dit dénonçant au passage une stratégie destinée de retarder les échéances en portant un coup d’estocade sur le calendrier électoral.
« Nous craignons deux choses : le retard bien sûr, une prolongation qui ne dit pas son nom, mais aussi que les gouverneurs qui sont en place maintenant, et tous les territoriaux, de la base jusqu’au sommet, tous membres de la majorité présidentielle, multiplient la tricherie, comme ce fut le cas en novembre 2011 », a précisé Vital Kamerhe. Selon, il n’est pas non plus question de faire élire les futurs députés provinciaux au suffrage indirect. C’est une façon de préparer la tricherie. De la même façon, il remet en cause la neutralité et l’indépendance de la CENI qu’il de se rallier aux positions exprimées par le chef de l’État.
L’opposant n’est pas du tout d’accord avec le ministre porte-parole du gouvernement lorsqu’il disait que les droits de l’opposition et de la presse sont respectés. Vital Kamerhe rappelle les rapports des organisations des droits de l’Homme traitant de la question, sa dernière visite au nord et sud Kivu émaillée d’incidents. Des faits qui prouvent selon lui que les droits de l’opposition ne sont pas respectés.
Abordant la loi sur l’amnistie votée par les deux chambres et couvrant la période 2006-2013, M. Kamerhe pense que ceux qui sont en prison depuis 2001 à l’occasion de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila et ceux qui avaient été arrêtés au moment de la confrontation de la Garde républicaine et la garde de Jean-Pierre Bemba sont des oubliés de cette loi.
Écrit par Alain Serge
© Copyright Congo24

L’impossible percée de l’homosexualité en Afrique

L’impossible percée de l’homosexualité en Afrique


L’acceptation de l’homosexualité passe mal sur la terre africaine. C’est le moins que l’on puisse dire, car, elle y est davantage considérée comme une pratique contre-nature, voire animalière.
Et si hier les concernés se faisaient discrets, aujourd’hui, leurs revendications soutenues avec moult pressions politiques et économiques par des états occidentaux, rencontrent une farouche opposition. D’autant plus que le diktat occidental est accompagné d’une agressive propagande médiatique.
En réalité, même en Europe, les résistances au mariage homosexuel sont légion et passées sous silence par la vulgate dominante. En France, à Fontgambault par exemple, le maire Jacques Tissier, soutenu par le conseil municipal a fait voter une délibération qui interdit la célébration de ce type d’union sur son territoire. « Il existe une loi naturelle, supérieure à la loi humaine. Car ces personnes quelle que soit leur dignité d’êtres humains, il y a lieu de reconnaître qu’elles sont radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union », soutient l’édile. Allant jusqu’à croiser le fer avec le préfet du département d’Indre-et-loire devant le Tribunal administratif de Limoges.
Disons que si la question avait été posée au peuple français par référendum, il aurait majoritairement dit non. D’aucuns estiment que la voie parlementaire a permis de contourner la volonté populaire. En Croatie, 65,76 % des croates ont dit non au mariage gay lors du référendum du 1er décembre 2013. Et à ce jour, sur les 28 pays de l’Union Européenne 20 d’entre eux n’autorisent pas ce genre d’union.
Au Sénégal les MSM ( Men having sex with men) comme on les appelle et les lesbiennes sont souvent rejetés par la société et, pour certains, obligés de se cacher. D’ailleurs, en juin dernier à Dakar, le président Macky Sall ne s’est pas privé d’affirmer son refus du mariage homosexuel face au président Barack Obama. « Ici, il existe une forme de pression sociale qui pousse la justice à sévir fortement », concédait l’actuel Garde des sceaux, maître Sidiki Kaba. La loi n’autorise pas non plus cette union au Zimbabwe. Et le code pénal de 2006 interdit la « sodomie » sous peine d’amende et d’un an d’emprisonnement. Répondant dernièrement aux ONG, le président Robert Mugabe, affirmait : « Le droit de l’homme que l’on a en tant qu’homme est celui d’épouser une femme, pas un homme, nous refusons ça ». Au Gabon, Sidonie Flore Ouwé, procureur de la république indiquait dernièrement que 6 gays avaient été interpellés pour avoir organisé un mariage coutumier illégal.
Et si au Congo Brazzaville les autorités semblent laxistes sur les actes sexuels publics entre gens du même sexe à Kintélé, du coté de la République Démocratique du Congo, le député national Steve Mbikayi est en croisade contre l’homosexualité. Il est l’auteur d’une proposition de loi interdisant ce comportement en RDC. Pour lui, celui-ci est un danger contre la pérennisation de l’espèce humaine et les valeurs africaines.
Que ce soit devant les étudiants de l’Université protestante du Congo le 25 février dernier ou de l’Unikin à Kinshasa, il a insisté : « Il faut commencer par pénaliser l’homosexualité pour anéantir les antivaleurs et protéger le peuple congolais contre la dépravation des mœurs. Après avoir accepté le mariage homosexuel, aujourd’hui, en Europe il y a un débat pour commencer à apprendre la sexualité aux enfants à l’école primaire, la masturbation à 6 ans, à choisir son sexe...Certains pédophiles réclament que leur penchant soit reconnu comme une orientation sexuelle. En Suisse, on entend parler d’une légalisation de l’inceste...Il y a une dérive ».
En Afrique centrale, les rituels de sodomisation dans les cercles de la franc-maçonnerie, la contrainte homosexuelle dans les universités ou encore les orgies imposées par les autorités à ceux qui aspirent à une élévation sociale, sont rejetés avec force par les populations.
A y voir de près, l’Afrique du Sud où le mariage gay est légal demeure l’exception africaine. Nonobstant la fébrilité des états d’Afrique francophone, habitués à quémander l’aide internationale multiforme, le reste du continent s’oppose franchement à la dépénalisation de l’homosexualité. Menacé par les États-unis, l’Union Européenne et les ONG suite à l’adoption récente de la loi anti-homosexualité criminalisant cette pratique et sa promotion, le chef de l’État ougandais, Yoweri Museveni, est resté de marbre. « la bouche sert uniquement à manger et embrasser, le sexe oral transmet des vers, quelque chose ne va pas chez les homosexuels et l’homosexualité est suscitée par des groupes occidentaux. On connaît l’adresse du sexe, cette adresse (la bouche) n’est pas pour le sexe », rappelle-t-il. A propos des risques de sanctions économiques occidentales contre l’Ouganda, il soutient que l’Afrique n’a pas besoin de l’aide occidentale pour se développer.
Du reste, à travers le monde 77 états pénalisent les relations entre personnes de sexe identique. Sur le continent, les sanctions généralement prévues sont les coups de fouet, la peine de prison, souvent longue, et la peine de mort. L’Afrique croyante fait également obstacle aux « infâmes pasteurs homosexuels » tolérés sous d’autres cieux. Elle ne peut les comprendre dans la mesure où Dieu a toujours parlé du couple comme étant l’association d’un homme et d’une femme. « Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ...ni les efféminés, ni les homosexuels,...n’hériteront le royaume de Dieu », écrira l’apôtre Paul dans une missive à l’attention des membres de l’église de Corinthe.
Ainsi, pour les dirigeants vertueux, il en va même de la survie de l’espèce humaine, estimant que si les parents des homosexuels s’étaient comportés comme eux, ces derniers n’auraient pas pu naître. D’où l’impérieux devoir de porter l’estocade à cette tentative éhontée d’imposition des comportements déviants dans leurs pays. D’ailleurs, en guise d’avertissement, en Gambie, le président Yahya Jammeh a prévenu : « Si on vous prend, vous regretterez d’être nés ».
Franck CANA
© Copyright Cameroonvoice

RDC: l’Asadho déplore les conditions carcérales des opposants


RDC: l’Asadho déplore les conditions carcérales des opposants


L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) déplore les conditions carcérales des opposants politiques et des femmes en RDC. Cette organisation citoyenne l’a dénoncé dans son rapport publié, le week-end dernier, à Kinshasa. Dans ce document, l’Asadho cite entre autres les cas du pasteur Kuthino Fernando, Eugène Diomi Ndongala et Eddy Kapend.
Condamné à 10 ans de servitude pénale principale, le chef spirituel de l’église Armée de Victoire n’a pas bénéficié de la grâce présidentielle accordée en septembre dernier à plusieurs prisonniers à travers le pays par le chef de l’Etat à la suite des concertations nationales.
Kuthino qui purge sa peine à la prison de Makala a été admis en août dernier au service des soins intensifs du centre hospitalier Nganda, Kinshasa, suite à un accident vasculaire cérébral.
Le responsable de l’église Armée de victoire avait été arrêté en mai 2006, puis condamné en octobre 2008 pour tentative d’assassinat sur le pasteur Ngalasi, chef de l’église La louange, une autre église de réveil de Kinshasa. Un jugement que ses avocats avaient jugé décevant. Pour eux, les preuves apportées par la Cour n’étaient pas rigoureuses.
Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne (DC), lui, est en prison depuis 2013. D’abord poursuivi pour une affaire de viol, il lui est également reproché la préparation d’un mouvement insurrectionnel au lendemain de la présidentielle de 2011.
Dans un communiqué de presse, l’Asadho avait exigé le respect du principe de la présomption d’innocence dans ce dossier:
«Nous croyons que si Monsieur Diomi Ndongala se présente devant la justice congolaise, sa condamnation est certaine. Le fait que le Procureur général de la République ait mis, de manière publique, les éléments d’accusation à la disposition de la presse, il a manifestement violé la loi de la République démocratique du Congo relative à l’instruction pénale et en même temps la présomption d’innocence.»
Cette ONG de défense des droits humains avait même invité le chef de l’Etat à s’impliquer dans l’affaire Diomi.
Eddy Kapend, est en prison depuis 2001 parce qu’accusé de complicité dans l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, tué en janvier 2001.
Dans son rapport, l’Asadho a regretté que les femmes, détenues dans les prisons de la RDC, ne bénéficient non plus d’aucun traitement de faveur et elle est revenue sur le cas de Tuite Nelly.
C’est la seule femme condamnée dans l’affaire de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila. Elle avait écopé de 20 ans de servitude pénale en 2001 mais pendant 2 ans, de 2001 à 2003, elle est restée détenue dans le même pavillon que les hommes à la Prison de Makala avec notamment pour conséquence des nombreuses atteintes à son intimité.
Ce rapport de l’Asadho a également déploré le mauvais état des prisons congolaises.
© Copyright Radio Okapi

RDC: le procès Diomi fait du surplace



RDC: le procès Diomi fait du surplace


Exceptions et récusation des juges, c’est la caractéristique du procès de l’opposant Eugène Diomi devant la Cour suprême de justice à Kinshasa. Ce lundi 10 mars encore, les avocats du président de la Démocratie chrétienne ont évoqué l’incompétence du tribunal qui siège en qualité de Cour de cassation.
C’est en début de soirée qu’Eugène Diomi Ndongala est arrivé à la Cour suprême de justice à bord d’une jeep du parquet général de la République, escorté par des éléments de la police d’intervention rapide. Soutenu par l’un de ses avocats, l’opposant a monté une à une les marches qui mènent vers la salle d’audience. Ses proches affirment qu’il est malade, même très malade.
D’entrée de jeu, le tribunal, comme d’habitude depuis le début de cette affaire de viol, a décrété le huis clos. Environ deux heures après, les portes de la salle se sont rouvertes mais il n’y a pas d’avancée, on continue à faire du surplace. Diomi, en prison depuis plus d’un an, qualifie ce procès de stratégie pour décapiter l’opposition.
Ses avocats ont évoqué l’incompétence du tribunal : il n’y a que cinq juges au lieu des sept exigés par la loi en ce qui concerne la Cour de cassation. Exception sans valeur, selon la partie adverse, qui a estimé que la Cour de cassation n’est pas encore mise en place. Rendez-vous donc mercredi pour la réponse du tribunal.
© Copyright RFI

Germain Katanga reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI

Germain Katanga reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI


Le couperet de la CPI tombe aux procès de deux chefs de guerre congolais déférés devant cette juridiction internationale qui vent d’une part de reconnaître Germain Ntanganda coupable de crime de guerre et crime contre l’humanité tandis que, d’autre part, Bosco Ntanganda se voit refuser la liberté provisoire qu’il sollicitait
Germain Katanga, chef milicien congolais a été reconnu vendredi 7 mars coupable de quatre crimes de guerres (meurtre, attaque contre une population civile, destruction de biens et pillage et d’un crime contre l’humanité (meurtre) par la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI). Il était poursuivi pour l’attaque du village de Bogoro, dans le district de l’Ituri, en RDC, commise le 24 février 2003. La juge Christine Van den Wyngaert a joint au jugement une opinion dissidente.
Celui que l’on surnomme le « lion » de l’Ituri a été reconnu coupable, vendredi 7 mars, de complicité de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale. Germain Katanga, 35 ans, un ex-chef de milice congolais, était accusé d’avoir réduit à néant Bogoro, un village de l’Ituri, en Province Orientale, une région en proie à des conflits interethniques depuis quinze ans.
« La chambre à la majorité déclare Germain Katanga coupable (...J de complicité des crimes commis le 24 février 2003 », a déclaré le juge Bruno Cotte, soulignant que Germain Katanga avait été déclaré innocent d’avoir utilisé des enfants soldats ou d’avoir utilisé le viol comme une arme de guerre.
L’accusation désirait que l’ancien milicien de 35 ans soit condamné en tant que « co-auteur direct » de ces crimes, mais les juges ont estimé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour décider que Germain Katanga était effectivement en charge de l’attaque contre le village de Bogoro.
L’ex-milicien a cependant eu un rôle « significatif » en fournissant des armes : « sans cet important apport d’armes à l’échelle de la communauté Ngiti, les commandants et combattants de la collectivité n’auraient pas disposé des même atouts ni n’auraient pu commettre avec autant d’efficacité les crimes commis à Bogoro, a assuré le juge.
Au vu des dépositions des témoins et des différents éléments de preuve produits devant la Chambre, a indiqué un communiqué de la CPI rendu public dernièrement, il a été établi au-delà de tout doute raisonnable, que Germain Katanga avait contribué de manière significative à la commission des crimes par la milice Ngiti dans le village de Bogoro.
Des décisions sur la fixation de la peine puis sur les réparations pour les victimes seront rendues prochainement “, a précisé la même source citée par radiiokapi.net.
Selon la Chambre de première instance de la CPI, Germain Katanga avait agi tout en ayant connaissance du projet criminel contre les membres de l’ethnie Hema vivant à Bogoro. Le jugement de la CPI a précisé que Germain Katanga avait été l’intermédiaire privilégié entre les fournisseurs d’armes et de munitions et les auteurs matériels des crimes qui feront usage de cet armement à Bogoro ».
« Germain Katanga avait été Initialement accusé d’être auteur principal avant d’être finalement reconnu complice des crimes commis à Bogoro après une requalification de sa responsabilité dans la commission de ces crimes.
« Il a contribué à renforcer les capacités de frappe de la milice Ngiti à l’origine des crimes commis à Bogoro le 24 février 2003. Il a contribué aussi, grâce à la position qu’il occupait à Aveba, seule localité de la collectivité disposant d’un aéroport apte à recevoir des appareils transportant des armes, à équiper cette milice et à lui permettre de fonctionner de manière organisée et efficace.. Son intervention a permis à la milice de bénéficier de moyens logistiques dont elle ne disposait pas qui lui ont permis d’assurer sa supériorité militaire face à leur adversaire indique la chambre première instance II.
Mais il n’a pas été démontré qu’il avait la capacité de donner des ordres, d’en assurer l’exécution ou de sanctionner les commandants de différents camps.
Le Procureur et la Défense ont un délai de 30jours pour faire appel de ce jugement. Reste à Germain Katanga d’attendre le nombre d’années de sa condamnation.
Des hauts responsables épargnés
Selon le bureau du procureur, l’attaque du 24 février 2003 ne visait pas uniquement le camp militaire, mais également la population civile du village. Le but était de prendre le contrôle de la route voisine « pour faciliter l’acheminement de marchandises ».
« Avec Lubanga, la CPI a établi une responsabilité dans le camp Hema, et je pense que beaucoup en Ituri attendent que la CPI dise qui était responsable dans l’autre camp », avait assuré à Géraldine Mattioli-Zeltner, de l’ONG Human Rights Watch (HRW), avant l’énoncé du verdict.
HRW a regretté toutefois que l’enquête du procureur de la CPI ne vise pas des plus hauts responsables que Katanga, « ceux qui ont financé et donné les ordres pour que les crimes soient commis ».
Katanga et Ngudjolo Chui accusés de 200 meurtres
Le procès de Katanga, qui avait été arrêté à Kinshasa en 2005 et transféré à la CP1 deux ans plus tard, s’est tenu en concomitance avec celui de son ancien co-accusé, Mathieu Ngudjoio Chui, acquitté en décembre 2012, pour faute de preuves suffisantes. Selon l’accusation, les troupes de Germain Katanga et celles de Mathieu Ngudjolo Chui, auraient lancé l’attaque au petit matin et pillé, violé les femmes et tué 200 personnes environ. Certaines victime ont été brûlées vives, selon France 24.
Les affrontements interethniques entre milices qui se disputent les terres de l’Ituri, riche en ressources naturelles, dont l’or, le pétrole ou les diamants, ont débuté en 1999. Selon l’accusation, les combats ont « dévasté » la zone. Quant aux victimes des violences, les ONG estiment leur nombre à plus de 60 000.
Bosco Ntaganda reste en prison
Par contre, Bosco Ntaganda s’est vu refuser la liberté provisoire par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) après l’appel que la défense de l’accusé avait introduit contre la décision de la Chambre préliminaire de la CPI en date du 18 novembre 2013.
En tant que présumé ex-sous chef d’état-major des Forces patriotiques pour la libération du Congo (Forces patriotiques pour la libération du Congo FPLC), Bosco Ntagenda est accusé de 13 chefs de crimes de guerre et cinq chefs de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Ituri, en RDC entre le 1er septembre 2002 et fin septembre 2003.
Dans sa décision confirmant celle de la Chambre préliminaire, la Chambre d’appel a souligné que l’appréciation des éléments de preuve pertinents pour la poursuite de sa détention dépendent d’abord de la Chambre préliminaire, a indiqué le communiqué cité par l’agence Pana.
La Chambre d’appel a examiné, en particulier, la confiance accordée par la Chambre préliminaire aux rapports des deux Groupes d’experts des Nations unies à la lumière du cadre juridique pour l’évaluation de la preuve, ajoute-t-il.
La Chambre d’appel a conclu que la Chambre préliminaire n’a pas commis d’erreur en se fondant sur les rapports des deux groupes d’experts des Nations unies pour appuyer les conclusions factuelles pertinentes à sa conclusion générale que la détention de Bosco Ntaganda s’imposait.
Kléber Kungu
© Copyright L' Observateur(RDC)

Doute sur les prouesses des FARDC, scrutin indirect aux élections locales, alternative 2016, même le cas El-Béchir,

 L. Mende en balaye les zones d’ombre


Intervention médiatique musclée de plus du ministre Lambert Mende vendredi dernier pour rétorquer aux critiques des Evêques catholiques sur le mode de scrutin indirect aux élections locales considéré comme une privation de attributs du souverain primaire ainsi que pour élucider d’autres sujets d’actualité sur lesquels portent des doutes de l’opinion
Le mode de scrutin indirect n’est pas une invention congolaise. Il est même pratiqué dans des pays de vieille démocratie qui disposent de plus d’épaisseurs financières comme la France et la Belgique. Telle est l’une des principales articulations du point de presse de Lambert Mende Omalanga, Porte-parole du Gouvernement, tenu le vendredi 7 mars dernier, au Studio central de la RTNC2. Ce, en réplique au communiqué des Evêques catholiques réunis, le 28 février 2014, en comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) par rapport à la feuille de route de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sur le processus électoral 2013-2016. Ces derniers, il convient de le rappeler, s’insurgent contre les élections provinciales, urbaines, municipales et locales au suffrage universel indirect telles que proposées par la CENI.
Au regard des débats qui se sont multiplies au lendemain de la présentation des hypothèses sur la forme de l’organisation des scrutins, le Gouvernement note avec satisfaction, ces entrechocs qui sont, pour le mieux, à verser à l’actif de la santé démocratique de la RDC.
Pour le ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, les Evêques n’ont pas épluché tous les contours de la question avant d’apporter un tel jugement de valeur. Ils auraient pu se rendre compte, du coût exorbitant d’une élection au suffrage universel direct pour un grand pays comme la RDC, a-t-il clarifié. Et d’enchérir qu’il serait un véritable casse-tête, si les élections des Chefs de secteurs, bourgmestres, conseillers municipaux, et députés provinciaux se déroulaient au suffrage direct. Sans au préalable, tourner le regard vers les partenaires, a-t-il poursuivi, il sera question de disposer de centaines des millions de dollars que le pays n’a, pourtant pas.
Toutefois, le Gouvernement qualifie d’importante contribution citoyenne, l’interpellation faite par les responsables de l’Eglise catholique, de même que la plupart des organisations socioprofessionnelles adressées à la CENI. Pour l’instant, le Gouvernement est et demeure le premier financier de ces élections pour garantir la souveraineté du pays en matière du budget électoral. C’est pourquoi, encourage-t-il la démarche prospective et transparente de la CENI. Celle-ci consiste, en effet, à partager au préalable, les réflexions avec toutes tes couches socio-professionnelles nationales.
Par ailleurs, le Gouvernement corrobore le souci exprimé par les prélats catholiques lorsqu’ils en appellent à la volonté politique des gouvernants et à la mobilisation de toute la population congolaise pour que le processus électoral se passe dans la paix et la sécurité, la transparence et le respect des délais constitutionnels. En outre, demeure-t-il d’accord avec la CENCO, au sujet du caractère incontournable de l’apurement des arriérés électoraux 2006 et 2011.
Les FARDC continuent à briller des mille feux
Entre autres questions évoquées au cours du point de presse, figure la situation sécuritaire au Nord-Kivu. En effet, par la bouche de Mende Omalanga, le Gouvernement de la RDC salue les exploits des vaillants officiers, sous-officiers et soldats au front et leur réitère ses sincères félicitations.
Par ailleurs, il a bien pesé ses mots, pour remercier le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, Commandant suprême des FARDC pour sa détermination à mener à bonne fin, la campagne salutaire d’éradication des derniers bastions des fauteurs de guerre à l’oeuvre à l’Est du pays. Tout en appuyant la force de la Monusco pour son accompagnement à la traque des groupes terroristes qui écument les populations innocentes, le Gouvernement souhaite voir tous les signataires de l’Accord d’Addis-Abeba se mobiliser effectivement, pour la mise en oeuvre de leurs engagements. Contre toute attente, la RDC reste seule, à la première ligne à cet égard, déplore t-il.
Ayant compris les enjeux, en même temps que la problématique, consciente des manoeuvres de déstabilisation dont elle est victime, depuis plus de quinze ans, la RDC se fait violence et décide de prendre sa place de locomotive économique et géostratégique dans la région, tout en accélérant le rythme de sa révolution de la modernité, a soutenu Mende Omalanga.
S’agissant du dossier El-Béchir, président soudanais qui a participé au 17è Sommet du COMESA, il a été clair et concis. La RDC est en même temps membre de la SADC et de surcroît, signataire de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Et en tant que tel, il ne peut pas aller à l’encontre de cet Accord qui recommande le soutien mutuel entre Etats membres et aucun Etat ne peut déstabiliser son voisin ou servir de base arrière pour déstabiliser un pays frère et amie. Le président soudanais était en séjour au Congo sur invitation du Comesa et non de la RDC, a-t-il souligné.
Le suffrage indirect indiqué pour les prochaines élections locales en RDC parce que moins onéreux, selon le ministre Mende
Le porte-parole du gouvernement, le ministre Lambert Mende Omalanga, a affirmé vendredi, dans un point de presse, que l’une des hypothèses présentées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) consistant à organiser certaines élections prévues dans le cycle 2013-2016, décriée notamment dans le communiqué de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) du 28 février dernier, est de nature à minimiser le coût de l’ensemble des opérations.
« Multiplier des scrutins à plusieurs centaines de millions de dollars américains chacun est de toute évidence au-dessus des moyens financiers de la RDC », explique le ministre qui salue par ailleurs les différentes propositions formulées par les évêques comme une « importante contribution citoyenne de leur part ». La proposition d’organiser les élections des chefs de secteurs, des bourgmestres et des conseillers municipaux au suffrage universel direct est en contradiction avec la loi électorale en vigueur actuellement dans le pays, laquelle prévoit qu’elles se fassent au suffrage indirect.
« La question essentielle est de savoir à quoi pourraient bien nous servir des élections Rolls Royce si nous n’avions aucune assurance de leur financement à 100% », s’est-il exclamé. Le gouvernement, assure le ministre, a déjà versé à la CENI 9,5 millions de dollars américains, première tranche du financement des opérations pour l’année budgétaire en cours. Il s’agit d’un engagement sérieux qui procède d’une instruction formelle du Président de la République qui a annoncé les couleurs, en déclarant qu’avec ou sans soutien extérieur, la Constitution sera appliquée, a encore déclaré le porte-parole du gouvernement qui encourage la CENI à poursuivre avec sérénité ses concertations avec toutes les personnes morales et physiques concernées par le processus électoral.
La Prospérité
© Copyright La Prospérité

RDC : où est passé Étienne Tshisekedi ?


RDC : où est passé Étienne Tshisekedi ?


À moins de deux ans de la présidentielle, l’opposition congolaise (RDC) cherche un nouveau souffle. Alors qu’Étienne Tshisekedi, le deuxième homme de l’élection de 2011, est en retrait, la relève ne semble pas encore assurée...
C’était sa dernière apparition publique. Le 9 décembre 2013, après les obsèques nationales du chanteur Tabu Ley Rochereau, au Palais du peuple de Kinshasa, Étienne Tshisekedi a déclenché un petit mouvement de foule en descendant le grand escalier pour rejoindre sa voiture. Fidèle à la discipline qu’il s’impose depuis deux ans, il n’a pas dit un mot. L’opposant congolais, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), arrivé en deuxième position derrière le président Joseph Kabila lors du scrutin contesté de 2011, n’a officiellement pas changé de position : il continue de s’autoproclamer président et attend que le pouvoir lui revienne. Mais sa stratégie pour parvenir à ses fins reste un mystère, même pour ses proches.
En attendant, aucune action visible n’est menée par son parti sur le terrain. L’homme de 81 ans passe son temps à sa résidence de Limete à Kinshasa et n’a pas quitté le pays depuis son voyage en Afrique du Sud en février 2013. Un déplacement en France, prévu en janvier (il avait même obtenu son visa), a été annulé "faute de moyens", d’après un collaborateur.
S’il continue de jouir d’une popularité incontestable, Tshisekedi campe sur des positions qui s’apparentent de plus en plus à de l’immobilisme. Personne dans son entourage ne semble discuter ce choix. Il paraît ainsi peu probable de le voir concourir à la prochaine élection présidentielle, prévue pour la fin de l’année 2016. Si son parti doit bientôt organiser un congrès, aucun dauphin n’a été désigné à ce jour. "Il ne le fera certainement pas, reconnaît un proche. Ça ne fait pas partie des habitudes des personnes de sa génération." Et un diplomate d’ajouter : "De toute façon, il a écarté beaucoup de ses proches compétents. L’UDPS est un champ de ruines..."
Y aura-t-il un candidat de l’opposition à soutenir ?
À Kinshasa, la direction du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’est pas plus fournie. Son leader, Jean-Pierre Bemba, est toujours en détention à La Haye sur ordre de la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour "crimes contre l’humanité et crimes de guerre" commis en Centrafrique entre 2002 et 2003. Quatre de ses proches, dont Fidèle Babala, son ex-bras droit, ont été arrêtés et devront répondre aux accusations de subornation de témoins et de falsification de documents. Le jugement de Bemba s’en trouve à nouveau retardé comme le reconnaît le secrétaire général du parti, Thomas Luhaka. "Jusqu’ici, on espérait qu’il soit libéré cette année. Aujourd’hui, nous ne sommes plus sûrs de rien." Bemba garde espoir d’être présent en 2016 et appelle "quotidiennement" Luhaka. Mais le parti, désormais mené par ce dernier, ne peut plus faire l’économie d’un débat interne concernant la présidentielle. "Devra-t-on présenter un autre candidat ? s’interroge-t-il. Y aura-t-il un candidat de l’opposition à soutenir ? Il est trop tôt pour trancher."
Chef de file de l’opposition ? Vital Kamerhe, le troisième homme de l’élection de 2011, s’y verrait bien. Depuis un mois, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) est la cible de diverses entraves de la part des autorités. Le 20 février, dans son fief de Bukavu, un rassemblement de ses partisans a été violemment dispersé sur la place de l’Indépendance, dont l’accès leur avait été interdit par la municipalité. En bon tacticien, Kamerhe n’évite pas toujours la confrontation. Et cette succession d’événements lui profite en partie. "La population craignait que personne ne prenne la relève de Tshisekedi, confie-t-il. Maintenant, ils savent que je suis là."
Féderer l’ensemble des électeurs est un défi difficile
Cette stratégie de la tension est à l’opposé de celle du président du Sénat, Kengo wa Dondo, nommé au poste "d’autorité morale" de son groupe appelé Opposition républicaine. Ce dernier rassemble bon nombre de prétendants au futur gouvernement de cohésion nationale. Si la réputation de Kamerhe est entachée de son passé de proche collaborateur de Joseph Kabila (il a été le chef du parti au pouvoir puis le président de l’Assemblée nationale jusqu’en 2009), son attitude offensive lui permet de marquer une rupture avec cette période. Par ailleurs, il profite amplement du vide médiatique laissé par ses rivaux de l’opposition.
Mais fédérer l’ensemble des électeurs lors d’un scrutin national est un défi plus difficile à relever. "Quel était le score de Vital Kamerhe en 2011 ? demande Samy Badibanga, le président du groupe parlementaire UDPS et alliés. Il a recueilli moins de 8 % des voix, alors que Tshisekedi, que l’on disait déjà fini à l’époque, en avait récolté 32 %." La route jusqu’à la présidentielle est longue. Et le temps ne joue pas en faveur du vieil opposant
Les risques du Calendrier
En principe, Joseph Kabila devrait quitter la présidence en 2016, puisque toute modification du nombre de mandats présidentiels est prohibée par la Constitution. Mais l’opposition craint un subterfuge, comme celui de jouer les prolongations en laissant advenir un "dérapage" du calendrier électoral pour ne pas organiser le scrutin dans les temps. Le président de la Commission électorale nationale indépendante, l’abbé Apollinaire Malu Malu, n’a pas réussi à rassurer le Parlement en présentant fin janvier sa "feuille de route". Avant que ne soit organisée la présidentielle de 2016, il propose d’actualiser les listes électorales grâce à un recensement "administratif", puis d’organiser les élections locales, début 2015, avant les provinciales au suffrage indirect. Or, la quasi-totalité de l’opposition est vent debout contre cette dernière option qui pourrait, selon elle, favoriser l’achat des voix. S’y ajoutent les incertitudes sur le financement du calendrier. Aucun apport national n’est assuré, alors que l’abbé Malu Malu n’a pas obtenu d’engagements fermes de la part des bailleurs de fonds lors de sa tournée européenne de janvier.
Par Pierre Boisselet
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Malgré les dernières déclarations de Lambert Mende sur cette échéance : J. Kabila doit fixer l’opinion concernant 2016

Malgré les dernières déclarations de Lambert Mende sur cette échéance : J. Kabila doit fixer l’opinion concernant 2016


Les assurances données par le porte-parole du Gouvernement n’engageant pas le Chef de l’Etat ni sa majorité actuelle, le silence de l’actuel locataire du Palais de Nation sur les prochaines échéances entretient le doute sur sa volonté réelle de respecter la Constitution.
Les informations sur le départ définitif de Joseph Kabila de la présidence de la République après son mandat actuel qui expire en 2016 avaient du mal à circuler dans le grand public parce que beaucoup craignaient d’être accusés le “ crime de lèse-majesté” ! Heureusement, la semaine dernière il y a eu tout de même évolution parce que des journaux et périodiques proches du régime politique en place au pays ont pris sur eux la responsabilité de lever un coin du voile sur le sujet considéré jusque-là comme “tabou “ en parlant timidement d’un “ probable départ définitif” du précité !
Aussi, alors que l’opinion publique s’y attendait le moins, le ministre Mende, en Charge de l’Information et porte-parole du Gouvernement, a animé une conférence de presse le dimanche dernier pour entre autres parler des élections “ mais en mettant en relief la non éligibilité de Joseph Kabila à l’échéance de 2016, conformément aux prescrits de la Constitution !
Pour le ministre Lambert Mende, “il s’agit là d’un engagement sérieux qui procède d’une instruction formelle du président de la République qui a annoncé les couleurs en déclarant qu’avec ou sans soutien extérieur, la Constitution sera appliquée » !
Pour l’opinion publique qui, prend le ministre Lambert Mende au mot, la dernière phrase de ce dernier vaut un pesant d’or, nous citons : “ la Constitution sera appliquée “.
Il faut des signaux forts
Mais ii nous revient de faire remarquer que le ministre en charge de l’information et porte-parole du Gouvernement ne représente ni n’engage en quoi que ce soit la famille politique” Majorité présidentielle “ qui décide des orientations politiques à suivre et des stratégies de combat à mettre en œuvre au sein de celle-ci. Chaque fois que le besoin s’en fait sentir. D’où les affirmations de ce dernier concernant la non éligibilité de Joseph Kabila à l’échéance de 2016 ne peuvent en aucune manière être prises pour argent comptant, encore moins comme paroles d’Evangile.
A l’heure qu’il est, on peut se demander à juste titre si la vocation imprimée à la majorité parlementaire depuis sa formation en décembre 2011 - janvier 2012 pour “ faciliter les choses “ au régime politique en place n’a plus de raison d’être.
Qui peut garantir que cette majorité parlementaire créée de toutes pièces le besoin de la cause en 2006 ne sera pas mise à contribution aux fins d’obtenir une modification scélérate du texte constitutionnelle qui ouvrirait la voie à Joseph Kabila pour se présenter aux élections de 2016 ? Pourquoi pour annoncer ce qu’on pourrait considérer jusqu’à preuve du contraire comme une grande ouverture aux pratiques démocratiques en RDC on a préféré recourir aux offices du porte-parole du gouvernement au lieu d’inviter Joseph Kabila à engager directement sa responsabilité personnelle à la face du monde ?
Pour cela, l’actuel locataire du Palais de la Nation doit vite fixer d’opinion sur sa volonté de respecter la Constitution en 2016.
Sans ce signal fort en attendant tant d’autres, les Congolais qui en ont vu de toutes les couleurs dans les attitudes et comportements de leurs dirigeants dans un passé encore récent ne croiront jamais aux déclarations de leurs délégués à quelque niveau que ce soit !
Écrit par KAMBALE MUTOGHERWA
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Le torchon brule entre L’Ouganda et les États-Unis d’Amérique à propos de la signature de la loi anti-gay







Le torchon brûle entre L’Ouganda et les États-Unis 
d’Amérique  à propos de la signature de la loi anti-gay



Depuis peu, un projet de loi soumis à la signature du président de la République, exposerait les homosexuels à des peines de prison Ouganda. Ce projet de loi est la cause de brouilles entre les Etats-Unis d’Amérique et le premier pays cité.
Le premier citoyen Américain, a fait savoir publiquement aux dirigeants de ce pays son opposition à l’adoption d’une telle loi, la jugeant rétrograde. Remarque dont l’Ouganda n’a pas tenu compte en la promulguant le Lundi dernier.
Suite donc à la signature de la loi, source de controverse, le porte parole du Gouvernement Ougandais déclarait à l’agence Reuters que son pays, par un tel acte, a voulu démontrer toute son indépendance, vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique, du moins en matière de politique interne et surtout de bonne mœurs. Et le châtiment réservé aux personnes coupables d’acte d’homosexualité aggravé pouvait aller jusqu’à la réclusion à perpétuité. Des déclarations qui n’ont pas manqué de susciter des réactions au sein des communautés occidentales.
Loin de se laisser émouvoir par les déclarations des Américains le Président Ougandais Yoweri Museveni, dans une déclaration largement commentée à travers les réseaux sociaux confirmait la position de son pays sur la question de l’Homosexualité : « Je n’arrive toujours pas à comprendre qu’on ne puisse pas être attiré par toutes ces superbes femmes et qu’on soit attiré par un homme. Il y a quelque chose qui ne va vraiment pas chez (les homosexuels). Aucune étude n’a montré qu’on peut être homosexuel de nature. Oui, il y a quelques petites choses qui ne sont pas en ordre (chez certains homosexuels), mais si on n’est pas élevé ou encouragé en ce sens, on sera normal » (Yoweri Museveni, Président ougandais).
S’invitant au débat le Président Robert Mugabé, à travers des propos provocants à souhait, exprimait tout son soutien à l’Ouganda : »Si le Président Obama veut que j’autorise le mariage pour les personnes du même sexe dans mon pays, il faut qu’il vienne ici que je l’épouse d’abord »
Un militant des droits des homosexuels en Ouganda a déclaré à la BBC qu’il avait «très peur» de la nouvelle loi.  » En fait, je ne suis même pas allé travailler aujourd’hui. Je suis enfermé dans ma maison  » a-t-il indiqué.
Du point de vue des relations bilatérales, les Etats-Unis (un des principaux bailleurs de fonds de l’Ouganda) ont averti que l’adoption du projet de loi ne ferait que compliquer les relations.
Les États-Unis fournissent 400 millions de dollars d’aide annuelle à l’Ouganda.
Le président Obama a décrit cette loi comme  » plus qu’un affront et un danger pour la communauté gay de l’Ouganda.  »

 Jacques Borget ( source BBC)