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vendredi 31 janvier 2014

Lettre ouverte aux congolais, africains et amis de la RDC


Lettre ouverte aux congolais, africains et amis de la RDC
Par Youyou Muntu-Mosi


Congolais, africains et amis de la RDC du monde entier bonjour,

Mes frères, mes sœurs, je reviens encore parmi vous pour crier la douleur de tout un peuple, sa peur, son incertitude, son angoisse, sa frustration, ses désillusions…

Face à une barbarie sans nom, un génocide sans précédent, des viols de masse et de guerres!


Des atrocités dont vous n’avez même pas idée, destruction des appareils génitaux des femmes, des petites filles, des horreurs dignes d’un autre siècle, d’un autre âge se déroulent en RDC.

Sous les yeux de la communauté internationale inerte, complice…sous les yeux des congolais eux mêmes impuissants, désabusés et parfois prête-voix ou prête-mains de leurs bourreaux !

Nous devons être la seule nation au monde à avoir des millions de morts, de viols au compteur, le seul pays à être systématiquement pillé par des multinationales avides des minéraux, des ressources naturelles congolaises…qui reste désespérément muette face à ses propres tourments, et qui pour le moment chante, danse et boit abrutie par des années d’anti-valeurs véhiculées par une pseudo culture, avilissante et pauvre intellectuellement! La culture du ndombolo, et de la médiocrité, et celles des églises soit disant de réveil ayant pris la place de la véritable culture, celle de l’éveil et de l’excellence ! Plongeant encore plus ce peuple dans un abîme d’ignorance donc de souffrance.

Notre peuple est dans l’attente, de qui, de quoi? On ne sait pas, d’un nouveau Messi sans doute, d’un libérateur?

Notre peuple est sous esclavage , pris en otage par un système qui se sert des individus pour enclaver la RDC, l’ostraciser, la balkaniser et l’anéantir à tout jamais!

Notre terre est démembrée , en même temps qu’on chasse les congolais de leurs villages pour les remplacer par des hordes d’étrangers venus du Rwanda, d’Ouganda ou du Burundi, on détruit le bien le plus précieux de la RDC…

Qui est la femme congolaise, dont on se sert comme une arme de destruction massive, en violant les femmes, on viole la nation congolaise.
On viole nos sœurs, on nous viole également!

La RDC est nue, dépouillée, vandalisée, à feu et à sang.
Oui de notre paradis ils ont fait un enfer.

Le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi etc…avec l’aide de cette satané communauté internationale, qui pratique le 2 poids et 2 mesures se livrent à une balkanisation sans précédent, armant les milices, les seigneurs de guerre qui sèment la mort, la peur et la désolation en RDC!

Pendant ce temps là les grosses industries étrangères prolifèrent sur le sol congolais, la manne congolaise ne profite pas aux congolais eux mêmes.

Ce gouvernement de Kinshasa génocidaire et thuriféraire , se rend bien évidemment complice des massacres, et du pillage de nos richesses, tout en accompagnant la balkanisation en maintenant l’occupant sur notre sol .

Une caste de pseudos élus totalement incompétents, une bande de criminels, de flatteurs qui se prostituent avec l’ennemi et acceptent de le servir!

Ces collabos conscient ou inconscient sont plus coupables encore que ceux qui nous tuent, car ce sont eux qui tendent l’arme à nos bourreaux, eux qui légitiment son pouvoir, le maintiennent à la tête de la RDC!

Nous crions jour et nuit: Kabila Dégage, mais ce n’est pas lui seul qui doit dégager, mais tout le système qui le maintient en place.

Nous sommes à 2 ans d’une nouvelle mascarade électorale, le même système est en place, il se consolide de jour en jour, que faisons nous, que proposons nous?

Libère t’on un pays occupé par les urnes? Qu’y aura t’il de différend qu’il n’y a pas eu en 2006 et en 2011? 

Quel est le candidat du peuple pour 2016…doit-on encore attendre un nouveau “Moïse” , ou prendre le taureau par les cornes et dégager cet étranger, ce rwandais déguisé en congolais maintenant?

Oui je suis nue, nous sommes nus,Le Congo est nu…car c’est notre dignité qu’on nous a enlevé, notre liberté , notre souveraineté!

Il ne tient qu’à nous de les reconquérir, alors debout congolais, fait valoir tes droits sur ce qui est ton héritage, la terre de tes ancêtres celle que tu légueras à tes enfants…c’est un droit, c’est un devoir!

En cette occasion nous vous rappelons que nous avons une marche prévue le 1er Février à partir de 13HOO à Paris et qui partira de Château-Rouge à la Place de l’Opera...où une opération ” somba zongisa ” sera organisée à l’Apple Store d’Opéra.

Cela consiste à acheter un produit de la marque, aller le rendre en expliquant pourquoi: en leur disant que nous ne sommes pas contre la technologie, mais la façon abusive dont on exploite le coltan congolais qui représente 80% de la production mondiale, nous sommes contre le fait que cette manne qui devrait premièrement bénéficier aux autochtones, soit devenue une source intarissable de richesses pour les étrangers, qui en retour arrosent les politiciens, qui arment des pseudos ” rebelles” pour encourager le pillage et le chaos dans notre pays!

Pendant ce temps là des enfants triment dans des mines meurtrières qui finissent par leur servir de tombeaux, au lieu d’aller à l’école et apprendre !
Cette guerre qu’on nous impose est d’abord une guerre économique, les vrais ennemis de la RDC bien avant le Rwanda et consort sont ces compagnies occidentales qui aidées par leur gouvernement entretiennent l’Apocalypse sur notre sol!

Nous voulons le respect de nos terres, de nos ressources, et surtout un commerce équitable, dont les congolais seront les premiers bénéficiaires.
Les congolais ne vont pas manger : l’or, l’argent, les diamant , le cobalt, le cuivre ou l’uranium…les congolais veulent une paix durable et un état de droit, où chaque individu aura accès à sa liberté d’expression, de circuler, d’étudier, d’élever ses enfants , de les faire soigner sans crainte.

Les congolais ont besoin de routes, d’infrastructures, de développement social et économique, oui les congolais ont besoin de tout mais en premier lieu de démocratie!

Alors tous nus que nous sommes: nous disons , stop à la balkanisation de la RDC, Stop aux viols, au génocide , au pillage de nos ressources, stop aux assassinats politiques , aux enlèvements d’étudiants ou de journalistes , aux arrestations arbitraires, aux tortures , stop à la dictature!
 
Et surtout KABILA DÉGAGE avec ton système.

Merci à vous , venez nombreux à la marche, sans clivage, sans récupération politique, venez rééditer l’exploit du 21 Décembre!

Vous ne le faites pour personne, mais pour vous , pour votre pays! 

Ne suivez pas les polémiques idiotes, car en ce moment celui ou celle qui est contre le fait que des congolais se lèvent et marchent pour leurs droits, pour leur peuple…cette personne ne peut être considérée que comme ennemi de la RDC!

RDV à 13h métro château-rouge le 1er février d’où nous marcherons jusqu’à Opéra pour dire : Stop à l’exploitation abusive des minerais du sang et bien sur Kabila dégage !

Congolais , congolaise revêtons nous enfin de la dignité qu’on nous a enlevé, refusons cette nudité qui nous est imposée!

Merci à tous, Dieu vous garde et qu’il bénisse le Congo!

Ingeta!
YOUYOU MUNTU-MOSI"

Un énigmatique communiqué de la Présidence de la République

Mise en garde de la Présidence de la République aux opérateurs économiques et politiques". C’est le titre d’un communiqué daté du 30 janvier 2014 dont l’émetteur n’est autre que sieur Beya Siku, le directeur du cabinet de "Joseph Kabila". Le texte met à nu la légèreté de l’homme qui se trouve au sommet de l’Etat congolais. Il y a, en effet, de moment où le silence vaut plus que la parole. Surtout lorsque ces paroles sont de nature à dévaloriser le locuteur. 

Un énigmatique communiqué de la Présidence de la République

Beya Siku, directeur du cabinet de "Joseph Kabila" 

"Mise en garde de la Présidence de la République aux opérateurs économiques et politiques". C’est le titre d’un communiqué daté du 30 janvier 2014 dont l’émetteur n’est autre que sieur Beya Siku, le directeur du cabinet de "Joseph Kabila". Le texte met à nu la légèreté de l’homme qui se trouve au sommet de l’Etat congolais. Il y a, en effet, de moment où le silence vaut plus que la parole. Surtout lorsque ces paroles sont de nature à dévaloriser le locuteur.

De quoi s’agit-il?

Dès le premier paragraphe, le directeur du cabinet présidentiel dit attirer "l’attention du public et surtout des opérateurs économiques et politiques", sur les agissements des certaines "personnes et entreprises". C’est le cas notamment d’une agence en communication dénommée "Sobugaf". A qui appartient cette entreprise? Mystère.

Selon le directeur Beya, ces "personnes et entreprises" se livreraient au trafic d’influence - c’est nous qui donnons le qualificatif - en prétendant qu’elles ont été "mandatées" par la Présidence de la République, ainsi bénéficier de "diverses prestations". "C’est dans ce cadre, souligne-t-il, qu’a été réalisé le document indûment intitulé «Agenda officiel de la Présidence de la République".

Beya - dont la fonction n’a pas d’existence constitutionnelle - de rappeler aux opérateurs économiques et politiques "les dispositions en vigueur en matière de mandat et de marchés publics" avant de conclure en dégageant la responsabilité du cabinet du président de la République par rapport "aux actes posés".

Ce n’est pas la première fois que le directeur Beya Siku se ridiculise par ce genre de communiqué larmoyant qui ne grandit guère l’Institution Président de la République.

Est-il besoin de souligner que le "mal" dénoncé dans ce communiqué est propre aux républiques bananières où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’un satrape qui se confond avec l’Etat? L’Etat, c’est lui.

En lisant entre les lignes, le communiqué de la Présidence de la République trahit une réelle impuissance face aux auteurs des actes stigmatisés. Le cabinet décline la responsabilité de la Présidence mais reste muet sur les suites judiciaires éventuelles à donner. Un cas patent d’impunité.

On peut gager qu’on se trouve face à une "affaire entre copains". Une affaire qui a mal tourné. Il faut que les "puissants du jour" arrêtent de prendre les Congolais pour de la gnognote.

La promulgation de la Constitution du 18 février 2006 avait fait rêver les citoyens de ce grand et beau pays. Ils avaient cru assister à l’avènement d’un ordre politique nouveau fondé sur la démocratie et l’Etat de droit. Bref, l’avènement d’un Congo nouveau où l’Etat est institutionnalisé à travers des règles générales et impersonnelles qui s’imposent à tous. Grands ou petits.


Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2014



° http://congoindependant.com/article.php?articleid=8645

PROJET DE LOI D’AMNISTIE:

PLAIDOYER POUR UNE AMNISTIE GENERALE, INCLUSIVE ET NON DISCRIMINATOIRE EN FAVEUR DES POLITIQUES NON ARMES (OPPOSITION)


Le projet de loi sur l’Amnistie adopté par le Sénat ne s’est par conformé aux résolutions de la concertation nationale qui, aux yeux des concertateurs, doit permettre et favoriser la cohésion nationale entre tous les acteurs politiques, sans discrimination aucune, du pouvoir et de l’opposition.

La lecture de ce projet de loi, donne l’impression qu’elle a été faite uniquement pour les politiques qui ont pris des armes et singulièrement les forces   du M23 en application de l’accord de NAIROBI, entre ce dernier et le Gouvernement.

De ce point de vue, il écarterait à coup sûr les politiques non armés, ceux qui ; dans le pays, une opposition purement pacifique et qui, à cause de leur activité politique, sont poursuivis pénalement et même condamnés, pour les réduire au silence et les anéantir politiquement. Les concertations ont pris réellement en compte cette dernière catégorie et ont émis des recommandations claires pour l’amnistie en faveur de ces hommes politiques en vue de la Cohésion nationale.

Partant de ce fait, il serait tout à fait injuste et donc diabolique qu’un projet de loi ou une loi soit édictée pour laver les auteurs des crimes graves ayant participé d’une manière ou d’une autre à des activités criminelles qui ont endeuillé toute la République ou tout un peuple, porté atteinte aux droits de l’homme et anéanti des population entière et exclure de son champ d’application d’autres qui respectent les valeurs humaines protégées par la loi et les instruments internationaux, et qui n’ont commis pour péché que l’exercice de leur parole en tant que droit à l’expression en faveur de ces mêmes populations en critiquant les détenteurs du pouvoir.
Cette injustice doit être ici corrigée pour donner à ce projet de loi ou à la loi elle-même son caractère général, impersonnel et non discriminatoire en faveur de tous les politiques, armés ou non armés, opposants ou non opposants qui, en raison des souffrances dont ils sont victimes de la part du pouvoir, ont été, à la faveur des concertations nationales, admis à des mesures propres à leur libération, et ce, pour une véritable cohésion nationale.

Pour ce faire, nous proposons que ce projet de loi, voté par le Sénat, soit enrichi par l’Assemblée en ce qu’elle doit prendre en compte les concertations nationales et non seulement l’accord de NAIROBI  en faveur de M23, en y intégrant les hommes politiques de l’opposition non armés, qui font l’objet des poursuites pénales pour des faits de droit commun dont ils sont présumés avoir commis à raison des circonstances politiques qui les entourent pour les réduire au silence ou  obtenir leur allégeance au pouvoir. C’est le cas de l’Archibishop KUTINO (Sauvons le Congo), l’Honorable DIOMI NDONGALA (Démocratie Chrétienne), et tant d’autres. Leurs noms ont été dressés sur la liste des bénéficiaires notamment de l’Amnistie par les concertateurs en vue de la Cohésion nationale.

Ainsi donc l’Amnistie pourrait s’étendre à eux sur pied des recommandations des Concertations nationales, qui en sont la base juridico-politique.
On peut dès lors faire un alinéa de plus ou une disposition particulière qui seraient libellés comme suit :

"Sont également éligibles à l’Amnistie, conformément à la résolution… des concertations nationales, les personnalités politiques faisant l’objet des poursuites ou ayant été condamnés pour des faits apparemment des droits communs présumés avoir été  commis par eux et dont les circonstances qui les entourent, quant à  leur Commission, leur confèrent une connotation politique."

VOICI LES DOCUMENTS ORIGINAUX DE LA RESOLUTION DES CONCERTATIONS NATIONALES ETABLISSANT LA LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES DE L’ OPPOSITION A LIBERER :






Débat au Parlement sur la Loi d’Amnistie : 40 députés quittent la Commission mixte

 Maintenant que les 40 députés de l’Opposition ont claqué la porte, l’on se demande si leurs collègues restés en place vont opérer un passage en force. Si tel serait le cas, cela risquerait de sonner faux au sein d’une opinion congolaise de plus en plus encline à croire que la nouvelle Loi d’Amnistie ne serait, en réalité, qu’une opération de blanchiment des cadres politiques et militaires ainsi que des ex-combattants du M23.


Débat au Parlement sur la Loi d’Amnistie : 40 députés quittent la Commission mixte Détails Publié le vendredi 31 janvier 2014

Dans le but d’examiner à fond et à bref délai le texte du projet de Loi d’Amnistie adopté la semaine dernière au Sénat et transmis à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture, il a été décidé la mise sur pied d’une Commission mixte Politique, Administrative et Juridique d’une part et Défense et Sécurité d’autre part regroupant des membres des deux chambres du Parlement. 

Les indiscrétions faisant état de profondes divergences d’approches entre parlementaires viennent d’être confirmées par le retrait d’une quarantaine de députés de l’Opposition, parmi lesquels on compte Alexis Lenga wa Lenga, Jean-Claude Vuemba, Lubaya Claudel André, Franck Diongo, Martin Fayulu, Albert Fabrice Puela, Omer Egwake, Eve Bazaiba, Clément Kanku, Lumeya-dhu-Maleghi, Laurent Batumona, Mayo Mambeke… pour ne citer qu’eux. 

 Dans une déclaration commune portant quarante signatures et datée du 30 janvier 2014, ils justifient la suspension de leur participation aux travaux de la Commission mixte sur la Loi d’Amnistie par leur refus de cautionner « une Loi taillée sur mesure, comme ce fut le cas du Décret-loi n°017/2000 du 19 février 2000 portant amnistie générale et de la Loi n°06-023 du 19 décembre 2005 portant amnistie pour faits de guerre, infractions politiques ou d’opinion ». 

 Selon ce groupe, « retenir l’année 2009 jusqu’à nos jours comme période devant être couverte par l’amnistie, c’est légiférer uniquement et exclusivement en faveur du M23, dont le gouvernement a déjà accepté sa reconnaissance comme parti politique, alors que de manière péremptoire, ce mouvement est déclaré force négative et ses principaux dirigeants font l’objet de poursuites et mandats d’arrêt internationaux ». 

 Le « groupe du refus » reproche au président de la Commission mixte d’être passé outre la pratique parlementaire qui veut que les grandes options fondamentales d’un projet ou d’une proposition de loi soient levées avant l’examen et le vote du texte article par article. 

Du point de vue de Vuemba, Fayulu et leurs compagnons, les deux grandes tendances apparues lors du débat général n’ont pu être départagées. L’une, tout en soutenant le projet voté par le Sénat, plaidait pour que le caractère infractionnel et la dimension pénale soient rétroactivement enlevés à certains faits commis depuis 2001 au lieu de 2003 tandis que l’autre défendait l’année 2009 à nos jours comme période devant être couverte par l’amnistie, soutenant ainsi la position du gouvernement.

  Maintenant que les 40 députés de l’Opposition ont claqué la porte, l’on se demande si leurs collègues restés en place vont opérer un passage en force. Si tel serait le cas, cela risquerait de sonner faux au sein d’une opinion congolaise de plus en plus encline à croire que la nouvelle Loi d’Amnistie ne serait, en réalité, qu’une opération de blanchiment des cadres politiques et militaires ainsi que des ex-combattants du M23.