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SACREBOPOL

mercredi 30 mai 2012

Bosco Ntaganda :


 Les massacres planifiés, crimes de guerre, génocide. Suivez ce document !  



mardi 29 mai 2012

Congo-Kinshasa/Rwanda :


La rencontre inattendue Kabila-Kagame en mars 2009 à Goma.La rencontre inattendue Kabila-Kagame en mars 2009 à Goma.
Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame suite à l’agression d’une partie de son territoire par des troupes régulières de ce pays. Le 15 janvier 2001, la RD Congo, via son «agent», retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait l’attentat qui ôta la vie au président congolais Laurent-Désiré Kabila. Coïncidence? 

 Dans une ordonnance de la Cour internationale de Justice datée du 30 janvier 2001, on peut lire : «Le président de la Cour internationale de Justice, (…). Considérant que, par lettre du 15 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent de la République démocratique du Congo, se référant au paragraphe 2 de l’article 89 du Règlement, a fait savoir à la Cour que le gouvernement de la République démocratique du Congo souhaitait se désister de l’instance et a précisé que «celui-ci se réservait la possibilité de faire valoir ultérieurement de nouveaux chefs de compétence de la Cour»; «Considérant que, par lettre du 22 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent du Rwanda a informé la Cour que son gouvernement acceptait le désistement de la République démocratique du Congo de l’instance ; Prend acte du désistement de la République démocratique de l’instance introduite par la requête enregistrée le 23 juin 1999 ; Ordonne que l’affaire est rayée du rôle.»

Qui a ordonné le retrait de la plainte de la RD Congo? Quel est le fait justificatif d’une telle décision alors que le bon voisinage est loin de caractériser les relations entre les deux pays? Les réponses à ces questions ne peuvent être fournies que par «Joseph Kabila» qui «dirige» le Congo démocratique depuis la disparition non-élucidée à ce jour de son prédecesseur Laurent-Désiré Kabila. Au moment où une «nouvelle rébellion», dénommée «M23», soutenue par le régime de Kigali, vient de voir le jour dans la province congolaise du Nord Kivu, il n’est pas sans intérêt d’identifier - même plus de dix années après - l’auteur du retrait de ladite plainte quand on sait que depuis août 1998, l’actuel chef d’Etat rwandais n’a jamais fait mystère de ses velléités expansionnistes au point de considérer les provinces du Kivu comme des «T.O.M» (Territoires d’Outre Mer) où il peut se servir impunément en diverses ressources naturelles.

Rappel des faits.Le 17 mai 1997, les troupes de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) composées pour l’essentiel des éléments appartenant aux armées rwandaise et ougandaise installent LD Kabila dans le fauteuil laissé vacant par le maréchal Mobutu Sese Seko. Le 29 juillet 1998, le chef de l’Etat congolais flairant une conspiration ourdie par ses mentors décide de mettre fin à la «coopération militaire» avec le Rwanda et l’Ouganda. C’est à nouveau la guerre! En décembre 1998, le ministre congolais chargé des Droits humains d’alors, Léonard She Okitundu, publie un «Livre blanc» qui couvre la période du 2 août 1998 au 5 novembre 1998. Le document fournit des amples détails sur les «violations massives des droits de l’Homme à l’Est de la RD Congo» commis par trois «pays agresseurs». A savoir : l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. «C’est le lieu de dénoncer le caractère manifestement fantaisiste des plaintes déposées contre le chef de l’Etat congolais à Bruxelles et à Paris, note le document. En effet les véritables criminels de guerre contre lesquels des actions judiciaires sont principalement et impérativement à engager s’appellent Kagame, Bizimungu (Ndlr : l’ancien président rwandais) et Museveni de crimes de guerre, crime contre l’humanité (…) ». 

Plainte.Le 23 juin 1999, la RD Congo introduisait sa plainte notamment contre le Rwanda devant la Cour internationale de Justice. Par ordonnance du 21 octobre 1999, la CIJ invitait les parties rwandaise et congolaise à déposer leur mémoire et contre-mémoire respectivement le 21 avril 2000 et le 23 octobre 2000. Le Congo n’ayant pas accompli cette formalité, la CIJ lui accorda un nouveau délai jusqu’au 23 janvier 2001. Contre toute attente, par lettre datée du 15 janvier 2001, la RD Congo, via son «agent» de l’époque, en l’occurrence l’avocat belge Michel Lion, décide le retrait de la plainte. Selon cet avocat, il a été "contraint" d’agir dans ce sens au motif qu’il n’avait plus d’interlocuteur à Kinshasa. Bref, plus personne ne lui indiquait la conduite à suivre dans le cadre de cette procédure. 

A voir le conteste de l’époque, il ne se dégage aucun élément nouveau qui militait en faveur de l’apaisement entre Kigali et Kinshasa. En décembre 2000, les rebelles du RCD-Goma, soutenus par l’armée rwandaise, venaient de s’emparer de la localité de Pweto au Katanga. Les troupes congolaises déployées sur le terrain étaient commandées par…le général-major Joseph Kabila. La débâcle fut mal digérée par LD Kabila. Pour lui, il fallait poursuivre la guerre. Des sources bien informées assurent que le «Mzee» n’a plus jamais adressé la parole à «Joseph», assigné à résidence à Lubumbashi, jusqu’à la date fatidique du 16 janvier 2001. Un démenti aux balivernes reprises par quelques journalistes occidentaux complaisants selon lesquelles LD Kabila aurait laissé un «testament» confiant sa «succession» à «son fils préféré». Questions : «Joseph Kabila» aurait-il ordonné le retrait de la plainte contre le Rwanda? Pourquoi ? A supposer que l’agent de la RD Congo ait agi proprio motu, pourquoi l’actuel président congolais s’est-il gardé de relancer la procédure initiée par son prédécesseur passant par pertes et profits l’agression du terroire congolais par le voisin rwandais? Est-il sain que le Congo-Kinshasa et le Rwanda signent des accords de coopération en matière sécuritaire avant de vider le contentieux relatif aux menées subversives de ce pays sur le sol congolais? Agir autrement ne relève-t-il pas de la traîtrise? 

 B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2012

Terminus pour Ntaganda, alias Terminator


L'ancien chef rebelle Ntaganda est traqué avec son dernier carré de fidèles.

L'ancien chef rebelle Ntaganda est traqué avec son dernier carré de fidèles. © Walter Astrada/AFP

Il a été de tous les mouvements rebelles avant de rejoindre l'armée congolaise... Mais sous la pression internationale, Kabila a dû se résoudre à lâcher Bosco Ntaganda.
Il n'y a pas si longtemps, Bosco Ntaganda paradait dans les meilleurs restaurants de Goma, dans le Nord-Kivu. Aujourd'hui, l'ancien chef rebelle, catapulté en janvier 2009 général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), est traqué avec son dernier carré de fidèles. « Sous la pression de l'armée congolaise, il a battu en retraite depuis son fief, dans le Masisi, avant de traverser la frontière rwandaise durant la nuit du 6 mai », assure un spécialiste de la région. Kigali dément. Selon les autorités militaires à Kinshasa, il serait toujours sur le territoire congolais. Peut-être aux côtés du colonel Sultani Makenga, un autre officier des FARDC, qui a fait défection le 3 mai dernier et qui s'est retranché dans le territoire de Rutshuru. Mais où qu'il soit, celui qui est surnommé Terminator est pris dans une sorte de souricière.
Chute
Cette chronique d'une chute annoncée débute le 14 mars lorsque l'ancien chef rebelle Thomas Lubanga est reconnu coupable de crimes de guerre - perpétrés en 2002 et 2003 en Ituri - par la Cour pénale internationale (CPI). À l'époque, Bosco était aux côtés du leader de l'Union des patriotes congolais (UPC). Il est d'ailleurs sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis août 2006. « Durant le procès de Lubanga, des témoignages ont précisé le rôle de Ntaganda dans les violences commises en Ituri. Cela a accentué la pression sur Kinshasa, qui le protégeait », explique un fonctionnaire international en poste en RD Congo. Il fait allusion à l'accord de paix conclu le 26 janvier 2009 avec le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), durant l'opération de pacification menée conjointement par les armées congolaise et rwandaise dans les deux Kivus.
En 2005, Bosco avait rejoint ce mouvement rebelle dirigé alors par Laurent Nkunda. Quelques jours avant la signature de l'accord, c'est lui qui a fomenté, avec d'autres commandants, le putsch contre Nkunda, capturé ensuite au Rwanda où il est toujours en résidence surveillée. Depuis, le CNDP est devenu un parti politique, et ses hommes ont été intégrés au sein des FARDC. Et leur chef, nommé général, s'est retrouvé commandant des opérations militaires dans les deux Kivus.


« Cette realpolitik s'est accompagnée d'un modus vivendi entre l'état-major à Kinshasa, les officiers en poste dans la province et le CNDP. À la clé, un partage des postes et des grades, avec les primes correspondantes, mais surtout un contrôle partagé des mines de cassitérite dans la région », explique un spécialiste des questions militaires. Dans les bureaux de la Mission des Nations unies au Congo, on préfère souligner les bienfaits de ce « brassage » des groupes armés. Dans ceux de la présidence congolaise, on assume cette paix en marche aux dépens de la justice.
Durcissement
« La séquence présidentielle de novembre dernier a changé la donne. Pour renouer avec nous, le président Joseph Kabila, réélu dans les conditions que l'on sait, est dans l'obligation de donner des gages », espère-t-on à Paris. « La tête de Ntaganda serait un acte fort », reconnaît un visiteur régulier au Palais de la nation. Mais il faut faire vite. À l'approche du sommet de la francophonie prévu en octobre, la communauté internationale accentue la pression sur Kabila. Selon plusieurs sources, l'Union européenne et la Banque mondiale réfléchissent à « un changement de pied et à un durcissement de leur attitude ». En clair, à une réduction de l'aide. Quant au nouveau président français, François Hollande, il attend pour décider d'un éventuel aller-retour Paris-Kinshasa. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait carrément retiré ce rendez-vous de son agenda. 


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : terminus pour Ntaganda, alias Terminator | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique



 http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2680p038.xml0/cpi-rwanda-proces-nicolas-sarkozyrdc-terminus-pour-ntaganda-alias-terminator.html

samedi 26 mai 2012

La société civile collecte plus de 20 000 signatures pour obtenir la démission du bureau de la Ceni


Des membres du bureau de la Ceni le 19/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
La société civile de la RDC a déjà collecté plus de vingt mille signatures pour obtenir la démission du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a indiqué le secrétaire permanent de cette structure, Jean-Bosco Puna, vendredi 25 mai, lors de la présentation à Kinshasa du rapport de la collecte de ces signatures de la pétition initiée à ce sujet.

Selon Jean Bosco Puna, le bureau de la Ceni que pilote le pasteur Daniel Ngoy Mulunda s’est compromis dans l’organisation des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011. Plusieurs organisations nationales et internationales, les partis politiques de toutes tendances et même le président réélu, Joseph Kabila, ont en effet reconnu que ces scrutins étaient entachés de «beaucoup d’irrégularités».
Les initiateurs de la pétition reprochent à la Ceni d’avoir notamment occasionné la perte immense de plusieurs Procès verbaux (PV) des élections. «Il est, aujourd’hui, difficile de retrouver certaines traces des élections générales de novembre 2011 dans les archives de la Ceni, parce qu’il y a eu la perte de plusieurs PV », s’est plaint Jean-Bosco Puna.
Jean Bosco Puna, qui croit à cette démarche, annonce que toutes les forces vives de la société civile de la RDC vont se rendre lundi 28 mai au Parlement pour déposer officiellement cette pétition, initiée depuis le 18 mars.
«Cette démarche va devoir, cette fois-ci, aboutir parce que nous pensons que ce Parlement [qui est issu de ces mêmes élections du 28 novembre] est l’émanation du peuple et qu’il va devoir satisfaire à la demande de cette population», a-t-il déclaré.
Par cette démarche, selon lui, la société civile de la RDC se propose de « récupérer son rôle de sentinelle ».
Le Bureau de la Ceni est constitué de sept membres, dont quatre issus de partis politiques du pouvoir et trois de l’opposition. La coalition de la société civile de la RDC a toujours plaidé pour que la loi organique de la Ceni soit modifiée de manière qu’elle soit aussi représentée dans cette institution citoyenne. Elle a réaffirmé cette position, lundi 9 avril, au cours d’un point de presse tenu à Kinshasa.
Des appels se sont en effet multipliés depuis quelques mois pour la réforme de la Commission électorale nationale indépendante. Ils ont été lancés notamment dans le récent rapport d’observation électorale de l’Union européenne ainsi que par les partenaires bi et multilatéraux de la RDC, l’opposition comme la majorité, les ONG nationales et internationales.

http://radiookapi.net/actualite/2012/05/26/rdc-la-societe-civile-collecte-plus-de-20-000-signatures-pour-obtenir-la-demission-du-bureau-de-la-ceni/#comments

HAUTE TRAHISON AU PLUS HAUT SOMMET DE L'ETAT :




OÙ SONT LES PATRIOTES CONGOLAIS ???




Chers amis,

Veuillez, svp, lire très attentivement l'analyse ci-dessous, pertinente et claire de la dernière Session de la Commission Mixte Rwanda/Congo tenue à Kigali qui confirme, si besoin en était encore, l'incompétence, l'impuissance et la haute trahison du pouvoir de Léo face à l'insécurité exportée du Rwanda qui sévit dans l'Est de son territoire !

Hahurissant qu'un Etat souverain se montre aussi incompétent à comprendre les tenants et les aboutissants des problèmes dans son propre pays et impuissant sinon plus à défendre sa souveraineté comme son Garant Constitutionnel !
On en frémit : jusqu'où allons-nous, nous Congolais, nous laisser tomber dans cet enfer du désavoeu de notre propre souveraineté sans réagir ???

Nous avons dit "haute trahison à la tête du pays" : qui de sensé, d'honnête, de patriote parmi nous peut encore en douter ??? 
Lisez vous-même cette explicitation !!!

Triste Congo de nos aieux et de notre postérité !

Y a-t-il eu des avancées significatives à l’issue de la Grande Commission Mixte Rwanda-RDC tenue du 18 au 19 mai ? Oui, répondent en chœur les membres de la délégation congolaise conduite par Raymond TSHIBANDA, ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie qui, comme Ulysse, croit avoir fait un bon voyage au pays des Mille Collines. En citant avec fierté un paragraphe du communiqué final de ces travaux qui se sont déroulés dans la capitale rwandaise : « le gouvernement du Rwanda continuera à appuyer les efforts de la RDC visant à restaurer et maintenir la paix et la sécurité à l’Est de la RDC ».

Souveraineté de la RDC bafouée
Quant aux observateurs attitrés de la scène politique de la région des Grands Lacs, ils pensent que la souveraineté de la RDC a été vendue à vil prix. Tout d’abord, soulignent-ils, le communiqué final utilise un terme générique pour faire mention des «mutins» du M23 en les traitant d’«éléments opportunistes et la propagande négative». Ce, alors que plus de deux millions des Congolais sont des déplacés internes. Les viols massifs ne se comptent plus. Les tueries, les massacres, les destructions méchantes ont forcé des centaines de milliers de Congolais à fuir vers l’Ouganda et le Rwanda à cause de ces « mutins » du M23. Dont les revendications sont à première vue indéfendables. Notamment en se présentant comme les seuls à pouvoir protéger les populations tutsi et la réclamation de voir les FARDC reconnaitre leurs grades. Des individus à la nationalité douteuse à l’instar de leur véritable chef Bosco NTAGANDA, qui n’ont jamais mis leurs pieds dans une académie militaire et dont bon nombre n’ont jamais terminé l’école primaire.
Outre le fait que cette réunion semble banaliser les crimes perpétrés par ces « mutins » du M23, l’on se demande si les membres de la délégation congolaise qui ont engagé le pouvoir en place ont eu le temps de lire correctement certains passages révélateurs. Notamment celui qui stipule que : « les ministres de la défense ont convenu d’étendre le mandat de la Commission conjointe des renseignements à la vérification conjointe de la situation sécuritaire le long des frontières ainsi qu’à l’intérieur de chaque pays ». Une façon de préparer la reprise des opérations militaires conjointes de triste mémoire et qui n’ont rien arrangé car les FDLR sont devenus plus virulents et d’une sauvagerie sans commune mesure à l’endroit des populations congolaises non armées. Ce, alors que les autorités rwandaises ne cessent de crier sur toutes les tribunes internationales que leur pays est devenu un havre de paix et de sécurité. 
Y a-t-il souveraineté lorsque des éléments d’une armée d’un pays étranger peuvent venir à tout moment opérer sur une portion du territoire d’un autre Etat ? Y a-t-il souveraineté lorsque des officiers des services de renseignements d’un pays voisin peuvent venir à tout moment inspecter une portion du territoire d’un autre Etat ? Voilà les non dits de ce communiqué final conjoint qui va lier pour longtemps la RDC.

Nouveau piège de Kigali
Trois jours avant cette session ordinaire de la grande commission mixte, Kigali, comme d’habitude, avait pris à témoins les Congolais en déclarant tout haut l’objectif principal de cette rencontre des dupes. Cette réunion n’aura comme ordre du jour un seul point, à savoir la question des FDLR. De même, les ministres rwandais de la Défense et des Affaires Etrangères avaient déjà fait comprendre aux Congolais que la solution militaire ne pouvait pas régler le problème des « mutins » du M23. Kigali avait même offert ses bons offices pour faire la médiation entre le gouvernement de la RDC et ces « mutins » qui ne sont qu’une nouvelle tentacule de la fameuse pieuvre de ce prétexte fallacieux et sempiternel des FDLR. 
Au moment où Kinshasa subit les évènements, Kigali les précède et communique avant, pendant et après les multiples rencontres que le gouvernement de la RDC s’efforce toujours de tenir secrètes. Ainsi donc, à lire le communiqué conjoint rendu public, les deux délégations n’ont examiné que ce seul point à l’ordre du jour et pas un mot sur « les mutins » du M23. Une victoire de la diplomatie rwandaise qui vient de prendre encore une fois les Congolais à témoins en leur faisant comprendre que tout ce qu’elle a déjà fait, qu’elle fait et fera demain, c’est en plein accord avec les autorités congolaises. 

Prétexte sécuritaire sempiternel
La question des FDLR est au cœur de tout ce qui se passe en RDC depuis bientôt 20 ans. Elle a justifié l’agression du pays lors de la guerre dite des «Banyamulenge» pour recouvrer leur nationalité et qui a vu un officier général rwandais placé sur le siège du chef d’Etat Major Général de l’armée congolaise. Elle a justifié l’occupation des territoires des provinces du Kivu, d’une partie de la Province Orientale et du Kasaï pendant cinq ans par des troupes régulières rwandaises aux côtés de celles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, toujours pour traquer ces éléments des FDLR. Elle a justifié les fameuses opérations militaires conjointes rwando-congolaises de 2008-2009 et qui se sont soldées par le limogeage de Vital KAMERHE, coupable d’un crime de lèse-majesté pour avoir dénoncé la violation de l’intégrité et de la souveraineté du pays. Que va-t-elle encore justifier ? Probablement la balkanisation du pays selon le schéma Sud-soudanais.

Kinshasa se met la corde au cou
Curieusement, en souscrivant aux prescrits de ce communiqué final, la RDC endosse la responsabilité de la traque de ces FDLR, alors que toutes ces opérations militaires conjointes ou non n’ont pas abouti à leur anéantissement total. Dès lors que Kinshasa a accepté le principe de la traque, il devient comptable de tout ce qui adviendra. Il va donc être obligé d’affecter des ressources financières, humaines, matérielles, militaires, scientifiques à ces opérations et cela, au détriment des multiples chantiers de la reconstruction du pays. 
De même, si hier, lors des opérations militaires conjointes, l’entrée des troupes régulières rwandaises était ponctuelle et limitée dans le temps, avec ce communiqué final des travaux de Kigali, la durée devient indéterminée. C’est Kigali qui va désormais en fixer le temps et l’espace au gré de ses humeurs, intérêts visibles et invisibles."

Et lisez ou relisez cette dépêche du 23 mai du Potentiel dont on avait déjà affichée le lien ici pour que ceux qui douteraient encore de la jungle que l'Etat démissionnaire de Léo et le Rwanda diabolique ont crée exprès dans l'Est par sa trahison criminelle pour l'un et par son occupation diabolique pour l'autre....

"Nord-Kivu : la jungle !
Par DIOSSO OLIVIER
Les échos qui nous parviennent de la province du Nord-Kivu ne sont guère rassurants quant à la restauration de l’Etat et de la paix dans cette partie du pays. On est apparemment en face d’un Etat dans un Etat. Les officiers FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et ceux du Congrès national du peuple (CNDP) ainsi que les seigneurs de guerre des milices et autres groupes armés font leur loi, chacun en sa manière. Une véritable jungle, comme on peut se rendre compte. La situation a été brossée par des résidents de cette contrée en séjour de travail à Kinshasa.(...)"
Ndonzwau, 
Correspondance particulière
Forum Congodiaspora


vendredi 25 mai 2012

Ces "voleurs de la République" qui nous gouvernent


Ces "voleurs de la République" qui nous gouvernent
 
 
                                     Augustin Matata Ponyo. Photo tirée de GLM 

Stupeur! Pendant qu’une pseudo «rébellion congolaise» dénommée «M23» vient d’être lancée…à Kigali par le satrape rwandais Paul Kagame, le tout nouveau Premier sinistre congolais, pardon, Premier ministre Augustin Matata Ponyo, parade dans la capitale. Vendredi 11 mai, l’ex-DG de la Bceco est allé vadrouiller sur le boulevard Lumumba. But : inspecter l’évolution des travaux de 
«modernisation» d’un tronçon long de 15 kilomètres sur cette grande artère qui relie la commune de Limete à l’aéroport de Ndjili via les communes de Ndjili et Masina. A en croire la presse kinoise, le successeur du «Ngwashi» Adolphe Muzito «s’est dit satisfait de la bonne exécution conformément aux normes, des travaux de réhabilitation et de modernisation». Promu «Premier» d’entre les ministres le 18 avril dernier, «Ndugu» Matata avait promis de conformer ses actions à la «vision» du président de la République très très démocratique du Congo, alias le «tricheur de la République», alias "le garant de l’indépendance nationale et de la souveraineté nationale". Dans sa "récitation" - ou allocution d’investiture - débitée le 20 décembre dernier au lendemain de son hold-up électoral, le «raïs mal réélu» déclamait : «Nous allons (…) poursuivre et accélérer la reconstruction du pays à travers le programme des cinq chantiers avec, comme priorité reconfirmée, la construction des infrastructures de communication.» Le 
«tricheur de la République» ajoutait : «Sans infrastructures efficaces, la lutte contre la pauvreté est vouée à l’échec». Quel affabulateur!

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les potins de Kinshasa-Lez-Immondices, le nouveau «Premier» se trompe des priorités. «Pourquoi donc, s’est-il demandé, au moment où les Congolais font face à une situation insurrectionnelle à l’Est, au chômage, à la pénurie d’eau et d’électricité et à la mauvaise qualité des soins de santé et de l’enseignement, le chef du gouvernement privilégie-t-il l’inspection des travaux de réfection des routes alors que le gouvernement compte en son sein un ministre chargé des Infrastructures qui peut confier cette tâche subalterne aux experts de l’Office des routes, un organisme public relevant de sa tutelle ?». «Pourquoi donc le chef du gouvernement veut s’occuper des activités subalternes au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes notamment le bien-être des gens ainsi que l’urgence de redonner à la justice congolaise toute son indépendance en la mettant à l’abri des ingérences politiques ?» «Pourquoi … ». Apparemment excédé, mon ami n’a pas trouvé des mots assez durs pour poursuivre son anaphore.

Réputé pour son esprit soupçonneux, mon ami de flairer dans le comportement de Matata une seule motivation : une affaire de «gros sous». Selon lui, au lendemain du lancement des travaux, le 30 juillet 2009, le coût initial était estimé à 53 millions USD. Durée d’exécution : dix mois. L’inauguration devait avoir lieu au mois de mai 2010. «Comment peut-on expliquer que la modernisation d’un tronçon long d’une vingtaine de kilomètres puisse durer une éternité alors que les fonds ont été décaissés?», s’est-il interrogé. Pour mon ami, il y a eu «surévaluation» du coût. Il explicite sa pensée : «Un kilomètre de route goudronnée revient universellement à 400.000 dollars USD. Un rapide calcul mental donne : 400.000 USD x 15 kilomètres donne un total de 6 millions USD. Arrondissons même à 10 millions. Comment expliquer un tel écart ?». A en croire mon ami, un nouveau montant évalué à 158 millions USD a été décaissé l’année dernière en plus de la somme précitée. Clôturant sa «visite d’inspection» le vendredi 11 mai, Matata a confié que «les fonds seront rendus disponibles au fur et à mesure pour booster ce travail». Au secours, la gestion-pirate continue! Après "Ngwashi Adolphe" pourrait être pire qu’avant Ngwashi Adolphe. 

Mon ami de se rappeler que depuis le mois de mai 2009, le Compte du trésor est actionné par le "raïs" et non par le Premier ministre censé rendre compte aux "honorables" de la Chambre très basse, pardon, l’Assemblée nationale. Politiquement irresponsable, le "raïs" ne rend compte à personne. D’ailleurs, les facteurs des travaux sont payées à la Présidence. L’ami de conclure: «Décidément, la République très très démocratique du Congo est dirigée par des voleurs avec à leur tête le «raïs», alias le tricheur de la République».


Issa Djema 
© Congoindépendant 2003-2012

Chers Honorables, destituez Kanambe Hyppolite!


Chers Honorables, destituez Kanambe Hyppolite!
 
 
Le Palais du peuple, siège du Parlement congolais


Merci de me recevoir chez vous pour la première fois depuis votre élection ou nomination au Parlement dont vous savez très bien ne pas être réelle selon la volonté du peuple. En siégeant dans ce Parlement, vous avez enteriné l’opération FAUX ET USAGE DE FAUX qui fait du Congo de nos ancêtres la risée du monde. Acceptons que, pour des raisons de famine, vous ayiez accepté l’inacceptable en vous prostituant dans ce régime que vous avez contribué à asseoir, on pourra vous pardonner si vous aviez un Plan B. Un plan comme celui des Baluba qui dit : "Tshishi tshi diadia lukunda ntshidi munda mwa lukunda( l’insecte qui ronge le haricot le fait de l’interieur pendant qu’apparemment le grain de haricot semble sain).

Maintenant que vous êtes a l’intérieur du haricot, comment vous racheter vis-a-vis du peuple congolais? Tout a été mis en échec. Les elections democratiques dans lesquelles le peuple s’était investi se sont terminées en eau de boudin. Vous le saviez et c’est la raison pour laquelle vous vous êtes dit autant en profiter avant que tout soit emporté a Kigali. Soit. Mais quel sentiment vous anime devant les pleurs des Congolais, les massacres et les viols à l’Est et le déplacement des personnes de leurs terres quand on sait que ce sont-là des raisons pour lesquelles vous êtes assis dans ce Parlement pour défendre l’auteur de tout cela avec ses alliés? Vous êtes devenus les alliés de ceux qui déciment vos électeurs et détruisent votre pays, quelle est l’état de votre conscience quand vous vous regardez dans le mirroir en vous rasant le matin? Oui, je sais que vous vous admirez d’avoir réussi votre "coop". En sortant de la maison, une belle Jeep vous attend au garage. Vous la regardez en souriant et demandez au chauffeur de se mettre au volant tandis que vous vous engoufrez sur le siège arrière avec tous les journaux de la mouvance qui vantent vos prouesses de parlementaires.

Et sur la route, les Congolais dont le visage émacié, qui ne se souviennent pas de la dernière fois qu’ils ont mangé à leur faim vous admirent et vous saluent en se disant que leur solution viendrait de là ou vous vous dirigez, le Palais de la Nation. Erreur! Ces gens ne representent rien sur la liste de vos soucis. Vous avez une belle voiture, il faudra la deuxième pour la maman et la troisième pour la sortie et la quatrième pour la énième bureau, regarnir votre garde-robe et rêver d’une mission parlementaire en Italie pour ramener des belles chaussures. Les électeurs, vous vous foutez d’eux comme de vos anciennes chaussettes. D’ailleurs les connaissez-vous? Pas du tout. Votre électeur réel a été Ngoy Mulunda avec ses listes Boshab/Katumba Mwanke. C’est pour cela que vous chahutez à chaque fois qu’une motion de l’opposition est lue. Qu’est-ce qu’ils ont a foutre ces faux opposants? Nous, on veut bouffer et ils veulent remettre en cause l’ordre déjà etabli, Godfordoma!

Chers Honorables, il n’est jamais tard pour bien faire. Le Congo est en train de nous être arraché avec votre concours. Non. Arrêtez-vous et ressaisissez-vous. Lisez sur tout ce qui se passe à l’Est. Prenez courage et DESTITUEZ KANAMBE HYPPOLITE et faites-le traduire en justice pour imposture, crimes de guerre et economiques et tout le reste. Donnez aux officiers militaires congolais le pouvoir de reprendre le commandement et de mettre hors de fonctions tous les élements etrangers. Et quand vous aurez fait cela, le peuple vous pardonnera et vous reconnaîtra comme de vrais patriotes congolais.

Mais si vous ne le faîtes pas, et que d’autres Congolais le font à votre place, je ne serai pas de ceux qui peuvent vous assister. La seule façon de vous assister, c’est ce message que je vous adresse et dont j’assume la pleine responsabilité. Il n’est ni la réaction aux ecrits d’autres Congolais ou dicté par un ami.

A bon entendeur, salut

Kalombo Kabengu 
© Congoindépendant 2003-2012

jeudi 24 mai 2012

INCROYABLE!!! LA RDC VEND 25% DE SA FORÊT À LA JORDANIE


Nature Alerte -Tout va bien, une banque Jordanienne a acheté plus de 25% de la forêt du Congo !


La transaction, rendue officielle, fait état d’une vente de plus de 500.000 hectares de forêt de « haute valeur » de la République Démocratique du Congo à une banque d’investissement de Jordanie.


congo_forest.jpg









Au niveau des autorités jordaniennes, on explique cet achat par une donnée simple : avec la hausse du cout de la nourriture et la diminution des ressources naturelles au niveau local, cette acquisition va permettre à la Banque Islamique jordanienne de ne pas mettre tous ses oeufs dans un même panier ! »

Toutefois, cette dernière acquisition de terres par Sanabel est un peu plus intéressante... Car la banque affirme vouloir y ajouter une petite touche écologique ! « En tant que première banque islamique de Jordanie, nous envisageons d’acheter un certain nombre de terres forestières, dans le but de lutter contre le déboisement. (!!!)


En d’autre termes, la Jordanie, qui manque de tout (eau, bois, argent, etc…) achète 25% d’une des plus belles forêts d’Afrique pour y planter des arbres… Alors que 95% du sol jordanien est un désert, le même qu’en Israël, ou il serait tout à fait possible d’y planter des forêts pour lutter contre la désertification. Et ainsi améliorer l’Etat des ressources du Royaume.

Mais il faut reconnaître également la franchise de la banque Sanabel, qui ajoute dans son communiqué : cet achat s’inscrit dans le cadre de notre plan de capitalisation du marché du carbone, un marché en pleine croissance.En achetant ces terres, nous allons pouvoir proposer des crédits-carbone.
Le marché des crédits carbone a été largement critiqué pour permettre aux entreprises de continuer à cracher beaucoup d’émissions de carbone tout en achetant du « crédit » aux entreprises qui n’en dégagent pas beaucoup. Et par définition, une banque ne dégage pas beaucoup de carbone. Ainsi, la banque compte protéger la planète en permettant aux société polluantes de continuer à polluer de plus en plus. ( ben vi...non?...)

Mais l’autre grand problème de cet achat jordanien, c’est le déplacement de populations pauvres qui vivent dans ces forêts. Qu’on se le dise : cet achat n’est rien autre qu’une colonisation pure et simple. Ainsi, les 70.000 autochtones vivant dans la région ouest de Gambella en Ethiopie ont été obligés de déménager il y a quelques mois, quand leur terre a été achetée par l’Arabie Saoudite.


...Mais AUSSI...
Le WWF critique un projet d'exploration pétrolière au Congo


Le WWF a fait campagne lors de l'assemblée générale des actionnaires de Total contre un projet d'exploration pétrolière auquel participe le groupe en République démocratique du Congo, qui menace selon l'ONG le parc national des Virunga (région des Grands lacs).

La présidente du WWF France, Isabelle Autissier, a rappelé que "la biodiversité, c'est un peu notre assurance-vie à nous tous sur la planète", et a exposé les demandes de l'association, qui veut que Total s'engage à ne jamais opérer à l'intérieur le parc, ni dans aucun autre site classé au patrimoine mondial de l'Unesco (comme l'est le parc des Virunga), et qu'il suspende ses activités en périphérie.

Des requêtes qui figurent également dans une lettre ouverte au PDG de Total. "Total s'est engagé à ce qu'il n'opère pas dans le parc national des Virunga, et comme c'est prévu dans son code d'éthique, Total respecte toutes les lois en vigueur dans les pays où il opère", a répondu le patron du groupe pétrolier français à la question écrite.

Il a confirmé que le groupe entendait mener des activités de prospection en périphérie du parc, rejetant ainsi l'appel du WWF à les suspendre, mais a assuré qu'elles se feraient dans le respect des réglementations locales et internationales. "Total prend ses décisions en respectant les lois en vigueur", a-t-il dit.

Relancé sur ce sujet par Mme Autissier, il a observé que le groupe était loin d'avoir commencé ses activités aux abords du parc, et s'est dit prêt à un "dialogue constructif" sur cette question. Concernant l'appel à ne jamais intervenir dans un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco, il a indiqué ne pas pouvoir donner d'engagement à ce stade mais a promis de fournir une "réponse ciconstanciée" au WWF.
http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=187080&Actualiteit=selected

JOMBA : UN SUJET QUI FACHE;










Douloureuse faute des hommes de Meece : un casque bleu de la MONUSCO refuse d'apporter son aide aux soldats des FARDC blessés lors des affrontements avec les mutins menés par Ntaganda et Makenga. Impossible de ne pas y déceler les consignes de sa hiérarchie et de conclure à l'inutilité actuelle de la Mission onusienne en RD-Congo.

La MONUSCO refuse l'aide aux FARDC blessés! La révoltante scène s'est passée à Jomba, au front, sur les collines de Rutshuru, au Nord-Kivu, où les FARDC traquent les mutins fidèles au général Bosco Ntaganda et au colonel Makenga. Elle a été racontée dans un reportage diffusé dimanche 20 mai dans la matinée sur la chaîne arabe Al Jazzira. Le confrère qui l'a rapportée était lui-même très déçu d'entendre un médecin des FARDC lui faire part du refus d'un officier casque bleu de l'aider à évacuer des soldats de l'Armée régulière blessés pendant les combats. «Ce n'est pas cela notre mission», a sèchement répondu l'officier de la MONUSCO. Le casque bleu et ses amis restés sans réaction ont commis une faute lourde. Ils ont refusé d'assister des personnes en danger, violant ainsi volontairement le Droit international humanitaire qu'ils sont censés pourtant promouvoir. Imaginez la douleur du médecin ! 

Les FARDC et les mutins M23 se sont affrontés à l'arme lourde samedi 19 mai pour le contrôle de Jomba, près du parc des Virunga au Nord-Kivu où les dissidents sont confinés depuis dix jours fuyant les attaques répétées des troupes loyalistes. Les affrontements ont débuté vers 04h00 locales quand les mutins ont attaqué les positions des FARDC, ont rapporté plusieurs sources. Les FARDC ont reculé d'environ deux kilomètres, laissant les mutins occuper pendant un moment la paroisse de Jomba. Les combats se sont intensifiés en fin de matinée, et les FARDC ont dû user d'armes lourdes pour récupérer leurs positions. Les combats ont cessé en fin de journée. Un journaliste de l'AFP a pu voir six soldats FARDC blessés qui ont été acheminés à l'hôpital de Rutshuru, a rapporté Jeuneafrique.org. Les combats dans la zone ont fait fuir les habitants de la proche localité de Bunagana, frontalière avec l'Ouganda. «Toute la semaine il y avait des gens qui partaient, mais depuis le front ouvert samedi, la population a fui en Ouganda. C'est le désert ici maintenant. Il n'y a peut-être plus que des chiens et des militaires», a déclaré à l'AFP le chef de poste de Bunagana, Léon Bipegeka. Le regain de violences ces derniers jours dans la région a provoqué le déplacement de milliers de civils : plus de 8.200 se sont réfugiés au Rwanda depuis le 27 avril, et plus de 30.000 en Ouganda en mai, selon des chiffres communiqués mercredi 16 mai par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés -HCR.


Patate chaude pour Roger Meece 

C'est dans ces conditions que le médecin des FARDC a été contraint de travailler. La vue des casques bleus a dû certainement constituer un motif de soulagement pour lui. Erreur! Les soldats de la MONUSCO approchés pour évacuer les FARDC blessés ont rejeté sa demande. Le médecin a dû se débrouiller pour s'occuper des militaires blessés. Patate chaude pour les dirigeants de la MONUSCO toujours prompts à affirmer que la Mission assiste le gouvernement de la RD-Congo. Douleur et indignation, côté RD-Congolais. 

L'affaire fâche. Elle doit davantage fâcher et interpeller les autorités RD-congolaises désormais placées en situation de s'interroger sur l'intérêt de continuer la collaboration avec la MONUSCO parce qu'il est impossible de ne pas déceler les consignes des dirigeants de la Mission onusienne dans cette attitude des casques bleus rencontrés au front. Ils donnent l'impression de vouloir faire la part belle aux mutins, d'anciens combattants de la rébellion tutsie du Congrès national pour la défense du peuple -CNDP-, intégrée dans les FARDC après l'accord de paix signé le 23 mars 2009. On se demande si priver de l'aide à un soldat blessé du pays hôte est synonyme d'assistance ou de collaboration. Face à une force internationale, la plus importante semble-t-il que les Nations unies n'aient jamais déployée au monde, qui se complait à rester bras croisés devant la souffrance d'une population qu'elle est censée protéger, le gouvernement a toujours montré une large compréhension. Les agents de la MONUSCO ont souvent été accusés des exactions sur des femmes, des affaires des viols et des brutalités ont été signalées sur les terrains des opérations à l'Est et même dans la capitale, Kinshasa où les habitants tournent en dérision le sigle UN qui devient NU une fois la nuit tombée. Plus grave, des véhicules de la Mission onusienne ont été arraisonnés avec des minerais à la frontière avec les pays voisins. Le cas le plus flagrant date de l'année dernière à la petite barrière à Goma en direction du Rwanda. Voilà en réalité à quoi servent ces engins qui bénéficient pourtant d'une certaine immunité. La plus grosse monstruosité de cette mission est qu'elle a depuis longtemps rangé ses armes au placard, les époussetant de temps en temps à la demande des forces armées loyalistes. Pas plus tard qu'il y a une semaine à Bunagana, la population a organisé une marche contre les soldats dits de la paix pour leur passivité dans tout ce qui se passe sous la barbe des hommes de Meece. Et ce n'est pas la première fois que cela arrivait. Déjà en 2004 à Kinshasa, les rues avaient été envahies par des milliers d'étudiants qui réclamaient le départ des casques bleus qui avaient laissé Laurent Nkunda prendre la ville de Bukavu. Plus tard, en 2007 un char de l'ex.MONUC avait été brûlé par la population de Kiwanja, menacée elle aussi par les troupes du même sinistre Nkunda sous le regard passif des casques bleus.


Indices de complicité avec les mutins

Ces mutins ont commencé à faire défection de leurs unités au Sud et au Nord-Kivu début avril. Traques par l'Armée depuis fin avril, ils sont regroupés depuis une dizaine de jours à l'extrême nord-est d'une petite bande du parc national des Virunga, bordée par le. Rwanda et l'Ouganda, à une soixantaine de km au nord-est de Goma, la capitale du Nord-Kivu, une des zones où les casques bleus ont été déployés après la requalification du mandat de la MONUSCO. Ils sont établis sur quelques collines, dont celle de Runyonyi où se trouve leur QG, qui ont été récemment bombardées par des hélicoptères des FARDC. Vendredi 18 mai, le gouvernement RDcongolais les a appelés à rentrer dans le rang. Seuls les «initiateurs de la mutinerie et les criminels parmi eux» seront traduits devant la justice militaire, a déclaré Lambert Mende, le ministre de la Communication et des Medias des Relations avec le Parlement et de l'Initiation à la nouvelle citoyenneté, porte-parole, du gouvernement. Kinshasa accuse le général Ntaganda, ex-chef d'état-major du CNDP qui a fait aussi défection, d'être le meneur de la mutinerie. Il est donc inconcevable que les casques bleus, qui affirment épauler les FARDC dans ces opérations, puissent refuser d'aider à évacuer les personnes blessées qui, selon les conventions de Genève, doivent être protégées au même titre que les civils parce que ne participant plus au combat. Voilà une violation volontaire du Droit international humanitaire par une force internationale qui a, en son sein, toute une section dite Droits de l'homme.

KISUNGU KAS

AETA/KIVU


 Le SECRET DE LA GUERRE AU KIVU est loin d’être connu par la population Civile.

La situation sécuritaire à l’Est de la RD-Congo inquiète plus d’un
congolais. Chaque jour qui passe, l’on compte des morts, des blessés
et surtout des déplacés par milliers.
Plusieurs familles des hauts-Plateaux du Territoire de Kalehe en
province du SUD KIVU fuient depuis lundi 21 mai 2012 leurs localités
à la suite de la création d’un nouveau groupe armé dénommé NYATURA.
Le Président du noyau de la société civile dans les Hauts plateaux de
Kalehe Richard NSENGIMANA précise que des cas d’arrestations
arbitraires ont été enregistrés ces derniers jours dans les localités
de Chambombo, Numbi, Lumbishi et Ziralo. Les forces de l’ordre
accusent ces personnes interpellées d’être de mèche avec les éléments
de ce groupe armé.

Un militaires ex-CNDP s’est rendu à la MONUSCO en territoire de
Walungu. Ce dernier qui appartient à la 2ème compagnie du 1022ème
bataillon FARDC dit être un sujet rwandais et a émis le vœu d’être
rapatrié au Rwanda. Mais l’armée régulière rejette ces allégations et
précise que ce dernier voudrait se servir d’une fausse identité
Rwandaise pour rejoindre le territoire de Rutshuru où se trouveraient
d’autres éléments sous le commandement du Colonel MAKENGA, réclamant
chef de la rébellion du M23
Sept rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda
(FDLR) assiègent depuis la semaine dernière la localité de
Fungulamatcho dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Dans un
communiqué de presse rendu public mardi 22 mai, la société civile de
cette cité indique que ces combattants recrutent de force, sous la
conduite d’un capitaine, des jeunes gens comme orpailleurs, afin
d’extraire de l’or dans la rivière Lubero. Les organisations de la
société civile partenaires de la plateforme « Agir Pour les Elections
Transparentes et Apaisées, AETA au Nord et Sud Kivu demandent aux
commandements militaires des forces armées de la République
démocratique du Congo (FARDC) de poursuivre la traque des forces
négatives pour permettre aux populations civiles de vivre
paisiblement.

Certains militaires des Forces armées de la RDC qui quittent le
district de l’Ituri (Province Orientale) pour la province du Nord-Kivu
ne rejoignent pas leurs postes au front, affirment des sources de la
société civile de l’Ituri. Selon elles, ces militaires sont aperçus
vers Komanda, localité située à 80 kilomètres au sud-ouest de Bunia.
Les militaires incriminés se rendaient au Nord-Kivu pour appuyer des
opérations menées par l’armée régulière contre les insurgés du
Mouvement du 23 mars (M 23). Des sources sur place à Komanda ont
indiqué qu’à chaque convoi des véhicules qui transportent ces soldats,
«un groupe de militaires des FARDC descend des camions et se
volatilise dans la cité». Selon elles, cette situation est observée
depuis le déplacement des militaires des régiments de l’Ituri, le
week-end dernier. Mais le commandant des FARDC en Ituri, le colonel
Fall Sikabwe, n’a pas reconnu ces faits.


Des combats en cours dans la province du Nord-Kivu replonge la
population dans la tourmente et l’oblige à traverser les frontières
par milliers pour trouver refuge dans les pays voisins. En témoin
privilégié du drame qui s’y déroule actuellement dans l’Est du pays,
note le quotidien, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (HCR) parle de la présence de 9 000 Congolais réfugiés au
Rwanda et 30.000 autres signalés en Ouganda par des autorités locales
de ce pays limitrophe de la RDC

Les organisations de la société civile membres de l’AETA/Kivu(Nord et
Sud), lancent un appel à la mobilisation générale de la société
civile, des forces politiques, des étudiants, bref à toute la
population congolaise pour dire non à la Guerre et les grandes
violations des droits de l’homme qui se commettent au Kivu.

Réunies à leur siège provincial au SUD KIVU, ce jeudi 24 mai 2012,
les asbl partenaires à l’Agir pour les Elections Transparentes
Apaisées(AETA) /KIVU veulent faire entendre le cri de cœur au
gouvernement et disent non à cette tragédie imposée aux populations
civiles du Kivu(Nord et Sud) depuis 1994.
Reconnaissant les efforts des militaires déployés au Kivu, ces
OSC/Kivu partenaires à l’AETA réaffirment leur soutien aux vaillants
militaires qui mènent des opérations dans des conditions extrêmement
difficiles.
Les membres de l’AETA/KIVU fustigent le comportement affiché par le
Gouvernement central de Kinshasa. Un gouvernement qui minimise les
supplices que subit la population dans les Kivu, or la paix n’est pas
effective au Kivu.

Quand on parle du Kivu, certains politiciens congolais se taisent,
d’autres ne pensent qu’à leurs biens et songent comment peuvent-ils
occuper un carré minier à WALIKALE(Nord Kivu) ou à MUBI/KALEHE( au
SUD KIVU).

C’est quand même curieux quand on voit la situation que parcourt les
paisibles déplacés de MUGUNGA, de MINOVA en provenance de RUTSHURU et
de MASISI, toute une la tragédie humaine à laquelle fait face les
paisibles citoyens devant les élus du peuple et devant un gouvernement
qui se dit responsable.

Ces OSC du KIVU partenaires à l’AETA pensent que les mouvements
armés comme les FDLR, CNDP, Maï Maï, ADF/Nalu, M23 et autres,
augmentent, de plus en plus, leurs capacités de nuisance.

Trop, c'est trop pour les guerres au Kivu....... Nous mettons le
Gouvernement de MATATA devant ses responsabilités pour restaurer
l'autorité de l'Etat au Kivu dans un délai sinon les OSC/Kivu,
donneront des cartes rouges aux Joueurs de Matata Ponyo et d'Aubin
MINAKU !


Fait à KALEHE/MINOVA, l e 24 mai 2012.

http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=187086&Actualiteit=selected

Panel sur « la guerre de l’Est et ses agendas cachés ».


Panel sur « la guerre de l’Est et ses agendas cachés ». Les recommandations des universitaires et des participants

Le Panel sur la guerre de l’Est et ses agendas cachés, tenu jeudi 10 mai dernier à l’Université de Kinshasa dans la salle Kamel Morjane , à l’ invitation conjointe de l’Institut Congolais de recherche en développement et études stratégiques ( ICREDES en sigle),le Centre d’études politiques de l’université de Kinshasa( CEP) ainsi que le groupe de presse le Potentiel, Télé 7 et Radio 7 ,dont premier compte rendu paru dans le Potentiel de lundi 14 mai dernier, a débouché ,comme il fallait s’y attendre ,à des recommandations adressées aux divers segments de la société congolaise ,lesquelles s’inscrivent dans un processus global visant à relever les défis basiques qui bloquent le règlement définitif de cette guerre de caractère essentiellement impérialiste. En effet, et pour rappel, le Panel a connu trois moments importants, outre le débat général. Les quatre interventions constitutives du premier moment étaient animées successivement par Arsène Mwaka, Freddy Mulumba Kabuayi, Emmanuel Kabongo Malu et Philip Baudouin Biyoya. 

ORIGINES, ENJEUX ET BUTS DE LA GUERRE DE L’EST 

Dans son intervention intitulée « la Gouvernance comme facteur de balkanisation »le politologue Arsène Mwaka a démontré que la Mal-gouvernance de la RDC est le facteur cardinal de la récurrence de guerres qui sévissent à l’Est, avec pour conséquence majeure une balkanisation annoncée de la RDC. La Mal-gouvernance de la RDC se caractérise ici par l’impéritie et l’incapacité de l’Etat congolais à sécuriser les biens et les personnes, à prendre en charge les coûts de la vie des populations dont il a en charge le destin historique. La misère grandissante, l’insécurité généralisée, la non mise en valeur des terres, la non exploitation des ressources naturelles, la faiblesse de l’Administration, de l’armée et de la police … sont, non seulement symptomatiques de la faiblesse de l’Etat congolais mais aussi incitatifs des Etats et peuples voisins pour conquérir le Congo. La faiblesse endémique de l’Etat congolais apparaît, au jour d’aujourd’hui, comme une complicité dans le processus de balkanisation de la RDC. Cette complicité est d’autant plus flagrante que les dirigeants des institutions étatiques congolaises excellent dans le business, instrumentalisant l’homo politicus en homo economicus. C’est la prédominance de l’impolitique donc du sous-développement au détriment du politique. 

Le journaliste et politologue Freddy Mulumba, preuves à l’appui, a montré, dans son intervention intitulée « l’existence du projet de balkanisation »que ce projet a un caractère colonialiste et internationaliste, donc fondamentalement capitaliste. Sur base des écrits occidentaux (John le Carré, Jacques Attali…), le conférencier a assis la matérialité du projet de balkanisation. La balkanisation est une réponse à la mutation du capitalisme. En effet, le capitalisme s’est nourri, dans premier temps, du sang rouge de l’homme Noir pendant les quatre siècles de la traite négrière, période où l’homme noir était l’unique marchandise par excellence ;ensuite le capitalisme s’est renforcé avec la colonisation c’est-à-dire de l’exploitation éhontée de l’homme et des ressources du sol et sous sol de pays colonisés ;aujourd’hui, la Mondialisation( l’autre nom du capitalisme colonialiste) va se nourrir de la balkanisation de la RDC c’est-à-dire de la dépossession du congolais de son sol et de son sous-sol au profit de l’Occident pauvre et prédateur. Ce projet, qui est déjà en exécution, a des chances de réussir à cause de la complicité locale et de la léthargie du peuple congolais. 

Le troisième intervenant, le philosophe Emmanuel Kabongo Malu a planché sur « RDC, la chapelle des impuissances : balkanisation ou disparition ? ». Pour l’universitaire congolais, la RDC est, cinquante ans après l’indépendance un pays qui a perdu son autonomie politique, sa souveraineté économique et financière, renvoyant ainsi son peuple dans les sauvageries sociales !La présence de la Monusco comme gouvernement mondial de la RDC, partageant les mêmes prérogatives régaliennes avec gouvernement légal en ce qui concerne la sécurité des frontières, des hommes et de leurs biens ainsi que la stabilisation de la RDC montre bien que le Congo est sous la botte de la communauté internationale. La débilitation de l’Etat congolais est toujours et déjà en œuvre à travers l’agencification caractérisée par l’installation au sein des ministères des agences internationales d’exécution de l’aide, lesquelles ,sous la houlette des bras technocratiques de la mondialisation que sont la Banque mondiale, le Fond monétaire international, l’organisation mondiale du commerce et autre OHADA exécutent les désidérata de la communauté internationale au travers nos ministères au détriment des intérêts locaux et au détriment des intérêts du peuple congolais .Cette perte de l’autonomie politique est accentuée par la perte de la souveraineté économique et financière de la RDC. Cette déperdition est visible au travers plusieurs processus en œuvre : les activités industrielles et bancaires sont détenues essentiellement par des groupuscules étrangers, dont essentiellement libanais, juifs, indiens et pakistanais. 

Les activités ayant trait aux infrastructures sont confiées prioritairement aux chinois et aux occidentaux sans tenir compte des entreprises congolaises qui sont pourtant détentrices d’une véritable expertise en la matière. Tous ces entrepreneurs étrangers paient, sous pression les quelques rares entreprises et banques détenues par les Congolais. Tout comme l’Etat congolais lui-même, à travers la privatisation en pièces détachées des entreprises et services publics, a accentué le processus de décongolisation de l’économie congolaise. Autant les Congolais ont perdu la mainmise sur leur économie, autant les congolais ont perdu leur souveraineté financière et monétaire. En effet, contrairement à la constitution, deux masses monétaires circulent concomitamment en RDC :une masse monétaire en Francs congolais représentant seulement 5% de la valeur totale de la monnaie en circulation tandis que la masse monétaire en dollar représente 95 % !En conséquence, la Banque Centrale du Congo a perdu le contrôle du système bancaire et de la monnaie du fait de l’origine des capitaux et de la dollarisation de l’économie. La Banque Centrale est donc incapable de jouer son rôle de dernier préteur de l’économie congolaise donc du centre d’impulsion du développement de la RDC. 

D’où la question : comment un pays cinquantenaire, plusieurs fois millionnaires en populations, peut- il perdre son autonomie politique, sa souveraineté économique et financière ? Les violences peuvent faire perdre à un peuple et à un pays son autonomie. Pourtant, a relevé le conférencier ,tous les pays du monde subissent ,à des degrés divers, des violences immenses( Israël et les Arabes, Indiens et Pakistanais, Iran et la communauté internationale, l’Afghânistân et l’Otan …) sans que les peuples agressés arrivent à abandonner leur espace vital aux envahisseurs !Pour le conférencier, le Congolais, contrairement aux autres peuples qui résistent et protègent leur espace vital jusqu’au sacrifice suprême parce qu’ils ont une identité collective forte comme capacité de refus de tout joug,-le Congolais lui a cédé son espace vital aux étrangers parce qu’il a perdu son identité collective ,cette lame de fond de la solidarité d’un peuple, ce levier de la capacité organisationnelle d’un peuple, cette unité de sens de peuple !C’est pourquoi ,le Congolais ,exclu de l’espace politique de la gestion de sa quotidienneté ainsi que de l’espace économique de gestion de la prospérité ,se réfugie, comme tout peuple dont la mémoire historique est désorientée et laminée ,dans les sauvageries collectives et dans les spiritualités de crétinisation collective, lesquelles se lisent comme des indicateurs sociétaux caractéristiques d’un peuple qui a perdu le sens de son destin collectif. 

La dernière communication intitulée : « les clés de lecture des conflits à l’Est de la RDC » animée par le politologue Philip Biyoya s’articule autour d’un paradigme central :la déchéance de la RDC est la résultante ,d’une part ,de l’émergence de nouvelles puissances en AFRIQUE centrale et, d’autre part, de la perte ,par la RDC, de la mainmise sur ses instruments de puissance que sont l’Armée, la police, l’économie, l’industrie !Pour Philip Biyoya, une dialectique organique existe entre l’affaiblissement étatique du Congo et l’émergence de nouvelles puissances africaines lesquelles ne peuvent survivre qu’en vassalisant politiquement, économiquement la RDC. Celle-ci accentue cette déchéance en abandonnant, voire en assassinant consciemment ses instruments de la puissance que sont l’armée, les forces de sécurité ainsi que l’économie. De ce fait, le Congo a oublié que l’Etat moderne s’appuie sur la violence et/ ou la richesse dans la conduite des affaires. Le Congo a perdu la gestion de ces paramètres et est donc victime de vaincus d’hier. 

LES CONTRIBUTIONS 

Le Panel sur la guerre de l’Est et ses agendas cachés a eu le bonheur de circonscrire les enjeux cachés de cette guerre :les enjeux internes qui se dévoilent au travers la Mal –gouvernance de la RDC dont la gestion politique est dominée par le business :la guerre est une véritable affaire ;les enjeux mondiaux portés par la volonté de la communauté internationale impérialiste de s’accaparer par la guerre de richesses de la RDC pour alimenter un capitalisme exsangue ;les enjeux d’extermination mémorielle d’un peuple pour le réduire en une simple statistique humaine ayant perdu le sens de son histoire et le volant de son destin ,devant ainsi laisser l’exploitation de ses richesses à la puissante Amérique du Nord ,laquelle a déjà réduit les indiens et les Inuits en des véritables zombies ;les enjeux de l’émergence de nouvelles puissances africaines dont la survie dépend du démantèlement de la RDC comme puissance. 

Cette conférence suivie d’un débat houleux et riche, a été enrichie par des contributions de haute facture de professeurs de l’Université de Kinshasa. Ainsi le professeur Bongoyi a –t-il révélé à l’assistance, que lors de sa visite d’Etat aux Etats-Unis d’Amérique, le président Joseph Kabila avait été surpris par ces mots de Bush qui en disent long : « le Congo est notre pays à tous monsieur le président ». Le professeur Kalele a rappelé ce discours du sous-secrétaire d’Etat Moose qui disait : « le pays où coule le miel n’est pas la Palestine mais la RDC. Mais comme les Congolais sont incapables de le gérer, nous allons le donner aux Hima-Tutsis pour mieux le gérer au profit de tous ». 

Les recommandations des universitaires et participants 

Nous, participants au Panel sur la guerre de l’Est et ses agendas cachés tenu à l’UNIKIN le jeudi 10 mai 2012 ; 

° Conscients de l’extrême gravité de l’insécurité généralisée inhérente à la guerre récurrente de l’Est ; 

° Prenant la mesure de tous les agendas cachés de cette guerre, dont ceux de la déstabilisation et de la balkanisation du pays, lesquels hypothèquent le destin de la nation ; 

° Mus par notre solidaire engagement politique, social et patriotique ; Recommandons aux divers segments de notre société de s’inscrire, ici et maintenant, dans un processus global visant à relever les défis basiques ci-après qui bloquent le règlement définitif de cette guerre, à savoir : 

1. Le défi de la reconstruction de la conscience historique et de l’identité collective, en tant que capacité collective de refus de tout ce qui avilit l’homme et de tout joug ; capacité collective de résistance contre tous les ennemis du peuple congolais, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur. 

2. Le défi de la responsabilité avérée de certains congolais qui se rendent complices,-et donc traîtres,- du projet de la balkanisation par leur manière de penser, d’agir et de gouverner ou d’administrer. 

3. Le défi d’une intelligence géopolitique et géostratégique alternative, entendue comme une intelligence de puissance dans un monde confronté à des mutations, à des équilibres et à des enjeux nouveaux. 

La balkanisation de la RDC est en train de devenir un paradigme majeur qui capte l’attention des penseurs congolais qui vont encore ,ce vendredi 25 mai , dévoiler les pans entier de la balkanisation politique ,administrative, économique de la RDC. C’est dire que la RDC se prend en charge. Par ce que quand la RDC se réveillera l’Afrique se développera. 

EMMANUEL KABONGO MALU 
FORUM & ANALYSE



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