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SACREBOPOL

lundi 4 avril 2016

Les Africains du Panama clients de Mossack Fonseca



Quelques unes de mes lapalissades peut-être pas inutiles à rappeler !


1° Il y'a bien d'autres paradis fiscaux que Panama, les "fraudeurs" en trouveront toujours d'autres nouveaux ou anciens qui les accueilleront bien plus loin au delà des mers à l'abri; même si la traque officielle et officieuse s'intensifie notamment grâce aux nouveaux modes de communication et la détermination renouvelée des "alerteurs" qui organisent de plus en plus des "leaks" !
N'oubliez donc au delà des mers, les Iles Vierges Britanniques, Samoa et beaucoup d'autres...........

 Il y'a des bonnes raisons de constituer des comptes ou sociétés offshore, optimisation de rentabilité grâce à des fiscalités plus que généreuses, discrétion mais alors on les déclare à son fisc...
Il y'a surtout des mauvaises raisons, dissimuler un patrimoine dont l'origine est délictuelle, alors on s'arme souvent de tous les artifices juridiques et politiques pour échapper au contrôle officiel de son pays !

 Dans le cas de notre pays, le Congo, personne n'ignore plus que c'est le paradis des combines financières, des contrats miniers léonins avec nos dirigeants comme complices, prêtes-noms dont la famille biologique de notre fumeux rais et son entourage direct sont les premiers bénéficiaires !
Et on n'y comprendra encore moins si l'on oublie que le gain matériel, financier est une des premières motivations d'entrée en politique et d'abord celle des faux libérateurs venus en bottes de jardiniers, pauvres comme Job, devenus en un tourne-main en moins d'une dizaine d'année des milliardaires !
"JK", sa sœur "Jaynet", son frère Zoé et leur suite directe sont bien des criminels voleurs et pilleurs des richesses du pays, directement ou sous des prêtes-noms, ils sont les clients préférés des paradis fiscaux; ils figurent bien dans ce "Panamagate" ou plutôt dans les "Panama papers" et d'autres !
Espérons juste qu'un jour ils rendront des comptes !
4° Etc, etc, etc............... 

Par Ndo, correspondance particulière


Les Africains du Panama clients de Mossack Fonseca

Jaynet Kabila, cliente de Mossack Fonseca.

Que sait-on de la source des « Panama papers » ?

Le « leak » qui a mis au jour le scandale des « Panama papers » a permis la fuite de millions de documents et données de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Elle provient d’une source qui a remis gracieusement au Süddeutzsche Zeitung les fichiers de la firme spécialisée dans le montage de sociétés offshore. Pour le protéger, l’identité du lanceur d’alerte n’a pas été divulguée aux médias partenaires du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) qui ont travaillé sur l’enquête.
L’authenticité des fichiers a toutefois pu être vérifiée à deux reprises, par laSüddeutzsche Zeitung et par Le Monde. Plusieurs fractions de ce « leak », parcellaires et plus anciennes, avaient été vendues aux autorités fiscales allemandes, américaines et britanniques au cours des dernières années, une procédure qui est devenue relativement habituelle, notamment en Allemagne. La France fait ainsi partie des pays qui se sont vus proposer l’achat d’une partie des « Panama papers ». Outre-Rhin, les investigations sur la base de ces documents ont donné lieu à une série de perquisitions en février 2015 contre des banques allemandes soupçonnées de complicités de blanchiment et de fraude fiscale. La Commerzbank, deuxième établissement bancaire d’Allemagne, a accepté en octobre 2015 de payer 17 millions d’euros d’amende pour avoir aidé certains de ses clients à frauder le fisc avec l’aide de sociétés enregistrées par Mossack Fonseca.


L’argent siphonné était ensuite dissimulé à travers des sociétés immatriculées aux îles Vierges britanniques, à Maurice et en Polynésie. Plusieurs de ces véhicules financiers ont été créés par l’intermédiaire de la firme panaméenne Mossack Fonseca, selon les documents consultés par Le Monde. Il en va ainsi de Julex Foundation, enregistrée au Panama, et détentrice de Stanhope Investments domiciliée à Niue en 2003. Le gouverneur et sa familleapparaissaient parmi les bénéficiaires de Julex Foundation. Selon la justice britannique, M. Ibori a ouvert un compte en Suisse au nom de Stanhope Investments qui aurait servi à l’achat d’un jet privé pour un montant de 20 millions de dollars. Son nom est également associé à d’autres sociétés enregistrées par Mossack Fonseca, selon la base de données consultée parLe Monde, sans toutefois laisser apparaître les détails sur son rôle et les transactions.



























La sœur jumelle de Joseph Kabila

A Kinshasa, on lui prête des pouvoirs qui vont au-delà de ses prérogatives. Officiellement, Jaynet Désirée Kabila Kyungu, 44 ans, est une femme d’affaires à la tête du groupe de médias Digital Congo, une héritière qui dirige la fondation dédiée à feu son père, l’ancien président Laurent Désiré Kabila (mai 1997-janvier 2001). Et, depuis 2011, elle est aussi députée du Katanga, la riche province minière découpée en quatre à la suite de la réorganisation territoriale entrée en vigueur le 30 juin 2015. Elle serait également une conseillère de l’ombre, très écoutée par son frère jumeau, le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Et une cliente de la firme panaméenne Mossack Fonseca, selon des documents consultés par Le Monde.
C’est ainsi que Jaynet Désirée Kabila Kyungu a été codirectrice de Keratsu Holding Limited, avec l’homme d’affaires congolais Feruzi Kalume Nyembwe, ancien conseiller de Laurent Désiré Kabila. Cette société a été enregistrée par Mossack Fonseca à Niue le 19 juin 2001, soit quatre mois après l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila par l’un de ses gardes du corps le 16 janvier 2001. Etablie dans un petit Etat insulaire du Pacifique inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE, Keratsu Holding Limited a détenu 19,6 % des parts du consortium Congolese Wireless Network (CWN), qui a contrôlé 49 % des parts de l’opérateur téléphonique Vodacom Congo. Feruzi Kalume Nyembwe est également cogérant de CWN.

Cet homme d’affaires tenta de réactiver cette société en juillet 2010 selon une déclaration écrite sous serment adressée aux autorités judiciaires de Niue qui lui reprochent des impayés depuis quatre ans. « J’ai maintenant besoin que Keratsu Holding Limited soit restaurée et réinscrite avant que les actifs de la société puissent être réalisés », écrit-il. A cette date, son conseil se tourne vers Mossack Fonseca pour insister : « [Feruzi Kalume Nyembwe] a besoin depercevoir les dividendes (…) et de signer un contrat avec la société sud-africaine Dikopane pour le développement de nouvelles technologies. » Car l’homme d’affaires congolais est alors en guerre ouverte avec un autre partenaire au sein de CWN au sujet de Vodacom Congo et de sa dissolution. Depuis 2013, il signe les documents de Keratsu Holding Limited pour Jaynet Désirée Kabila Kyungu. Contactée à plusieurs reprises, cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer.

Un général rwandais

Plus à l’est, au Rwanda, Emmanuel Ndahiro, l’ex-conseiller à la sécurité du président Paul Kagamé et patron des services de renseignement de 2004 à 2011, figure lui aussi dans les fichiers de Mossack Fonseca. Celui que le chef de l’Etat a nommé général en 2015 a été directeur d’une société offshore, Debden Investments Limited, enregistrée aux îles Vierges britanniques en septembre 1998. Selon les « Panama papers », le propriétaire de cette société est l’ancien militaire devenu homme d’affaires Hatari Sekoko, désormais à la tête de plusieurs biens immobiliers et d’hôtels tels que le Marriott à Kigali. La société Debden Investments Limited a été désactivée en 2010. Contactée à plusieurs reprises, Emmanuel Ndahiro n’a pas souhaité s’exprimer.

Un proche de Laurent Gbagbo

Autre ancien conseiller de chef d’Etat, Jean-Claude N’Da Ametchi est un banquier ivoirien qui a été sanctionné par l’Union européenne en 2011 pour avoir « contribué au financement de l’administration illégitime de M. Laurent Gbagbo ». A cette date, Laurent Gbagbo – dont le procès s’est ouvert au début d’année à la Cour pénale internationale – conteste l’élection présidentielle de 2010, la Côte d’Ivoire est en guerre et lui nationalise deux établissements bancaires, dont la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de la Côte d’Ivoire (Bicici). Il en confie la direction à M. N’Da Ametchi – un proche de l’ancienne première dame, Simone Gbagbo – également directeur général de Versus Bank.
Lire aussi : « Panama papers » : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux
Le banquier et conseiller de Laurent Gbagbo apparaît dès 2006 dans les fichiers de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Et ce à travers une société offshore, Cadley House Ltd, enregistrée aux Seychelles dont les actions sont au porteur, ce qui permet de dissimuler l’identité des détenteurs. Toutefois, dans des courriels consultés par Le Monde, M. N’da Ametchi apparaît bien comme le bénéficiaire effectif de cette société qui possède aussi un compte en banque à Monaco.

Dans un courriel envoyé en 2011 au bureau genevois de Mossack Fonseca, M. N’da Ametchi évoque la vente d’actifs et un transfert de 5 000 dollars de même que la gestion financière de sa société confiée à la banque genevoise Pasche. Puis, en septembre 2012, il a agi comme unique directeur de la société pour demander le transfert de la comptabilité de Cadley House Ltd à Abidjan. Ni les établissements bancaires ni Mossack Fonseca n’ont fait état de la sanction européenne qui vise M. N’Da Ametchi qui sera levée au début de 2012. La société semble toujours active en 2015, selon les documents consultés par Le Monde. Contacté, M. N’Da Ametchi n’a pas souhaité réagir. Il est aujourd’hui conseiller de l’ancien premier ministre, Charles Konan Banny, candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2015."





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