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SACREBOPOL

lundi 19 décembre 2011

L’ANR au service d’un candidat

Les services secrets congolais travaillent pour Joseph Kabila et sa famille politique! Incroyable


Honoré Ngbanda a toujours donné des scoops, peu d'hommes ne le croyait, disant qu'il était spécialiste de désinformation et de manipulation.

Maintenant que c'est un journal occidental qui le publie, que devons-nous conclure?
Mr Ngbanda a toujours eu raison car les présents faits le confirment.

MFC
Mis en ligne le 19/12/2011
Le Renseignement travaille depuis mi-2010 pour le candidat Kabila.
Un vent favorable nous a fait parvenir un document interne à l’ANR (Agence nationale de renseignement du Congo). Il s’agit du texte d’un exposé prononcé le 19 août 2010 - soit un an et demi avant la présidentielle - par le directeur provincial de l’ANR pour Kinshasa, Jules Katumbwe Bin Mutindi.
Dans un raccourci saisissant, le cadre explique à ses subordonnés que "l a démocratie se définit par l’exercice du pouvoir par le souverain primaire qui s’exprime par les élections des gouvernants. C’est pourquoi les élections libres, démocratiques et transparentes de 2006 nous ont permis aujourd’hui de vivre le changement intervenu dans tous les secteurs de la vie nationale. Ainsi, pour la continuité des œuvres dont l’auteur est le chef de l’Etat, notre institution doit s’investir pour la réélection de Joseph Kabila Kabange à la prochaine présidentielle ainsi que celle des membres de sa famille politique dans toutes les institutions républicaines".
Le cadre explique à ses troupes qu’elles doivent "devancer les événements et saisir le taureau par les cornes en peaufinant les stratégies qui assureront la victoire du chef de l’Etat et des membres de sa famille politique aux élections générales ".
Suit un calendrier de tâches à remplir par différents services. La plupart relèvent du travail normal d’un service de renseignement. On y note toutefois quelques instructions moins classiques comme "suivre et contrôler les médias" ; "prendre en charge toutes les représentations diplomatiques et celles des organisations du système des Nations unies en vue de connaître les contacts étrangers des candidats tant à la présidentielle qu’aux législatives nationales" ; "infiltrer toutes les représentations pour démasquer les activités pouvant déstabiliser l’élection du chef de l’Etat et des membres de sa famille politique".
La division des Renseignements généraux doit "identifier les endroits stratégiques pour l’affichage des panneaux, pancartes, calicots et autres matériels de propagande" ; "infilter les états-majors des autres candidats tant à la présidentielle qu’aux législatives pour détecter leurs stratégies. Déployer des agents-taupes dans ces états-majors, qui fourniront quotidiennement les informations sur les candidats rivaux".
La division études et analyses est chargée de "rédiger les thèmes et messages susceptibles d’être mentionnés sur les panneaux, pancartes, banderoles, calicots ou autres matériels pour la campagne électorale du chef de l’Etat et des membres de sa famille politique. Analyser les thèmes et messages d’autres candidats afin de chercher les éléments pour la contradiction" ; aider les états-majors électoraux pro-Kabila à "rectifier les erreurs et (...) les orienter sur la voie de la victoire électorale" tandis que, chez leurs rivaux, l’ANR devra "déceler les failles et les points forts afin de monter une parade contre leurs éléments et éventuellement monter des contre-stratégies pour les battre".
Dans l’ensemble, résume le cadre de l’ANR, "nous devons nous mobiliser pour cette journée (d’élections présidentielle et législatives) afin d’encadrer et de conduire les électeurs aux urnes pour voter le chef de l’Etat (sic) et les candidats députés nationaux de sa famille politique", tout en chargeant la division de contre-espionnage de "prendre en charge les observateurs étrangers". La même technique devra être appliquée lors des élections provinciales de 2012 et des locales de 2013, ajoute l’orateur. Et de conclure : "En vous donnant ces assignations, j’ose croire que chacun d’entre nous s’attellera à ce travail afin de prouver notre loyauté au chef de l’Etat et à sa famille politique."
Un court document du département EM/DSI - avec cachet de l’ANR - présidence de la République - du18 août 2011, indique de son côté une "cartographie sécuritaire des circonscriptions électorales" de la capitale, précisant, pour ces quatre circonscriptions, en rubrique "Observations", qu’elles comportent chacune un "risque d’un vote sanction contre le pouvoir en place".

Édito: Congo, la bonne décision

Mis en ligne le 19/12/2011
Édito de Marie-France Cros
Contrairement à ce qui avait été un moment envisagé, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, n’assistera pas, mardi, à la prestation de serment de Joseph Kabila, proclamé vainqueur de la présidentielle par la Cour suprême de justice de Kinshasa, vendredi dernier.
Il n’ira pas parce qu’en raison des irrégularités qui ont émaillé le processus électoral, il regrette que cette Cour suprême - réputée acquise au président Kabila - "n’ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats" de la Commission électorale (Ceni, présidée par un parent de Joseph Kabila), les confirmant à la virgule près.
Le nouveau ministre, en poste depuis le 6 décembre seulement, a pris la bonne décision. Il redresse ainsi un peu l’image de la Belgique, gravement écornée par la pleutrerie ou la coupable indifférence de son prédécesseur, Steven Vanackere, qui n’avait rien vu des violations de la loi électorale avant le scrutin, rien vu des irrégularités - pourtant abondamment rapportées par les observateurs et les ONG - pendant le vote, rien vu des anomalies, elles aussi très documentées, dans le comptage des voix.
Son honteux silence faisait de notre pays le complice des fraudes. Didier Reynders, par son refus de se rendre à Kinshasa mardi, rappelle que nos démocraties reposent sur certaines valeurs, notamment la condamnation de la tricherie et la solidarité avec les populations dont notre pays se dit l’ami.
Accessoirement, il freine ainsi la dégringolade de la réputation de la Belgique sur la scène internationale comme spécialiste du Congo

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