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dimanche 10 avril 2016

Tom Perriello (USA): Le principal obstacle à la tenue des élections dans le délai, c’est le gouvernement



Tom Perriello (USA): Le principal obstacle à la tenue des élections dans le délai, c’est le gouvernement
























Alors qu’il vient de rencontrer Etienne Tshisekedi à Bruxelles, l’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs, a pointé du doigt la responsabilité du gouvernement de la RDC dans le non-respect du délai constitutionnel. Il l’a dit au cours d’une interview accordée à RFI ce vendredi 8 avril 2016.
Constitutionnellement le mandat du président Kabila termine le 19 décembre 2016. S’il n’y a pas d’élection ou une façon de sortir de la situation actuelle, il s’agira d’une très grave crise constitutionnelle. Nous savons par ce que s’est passé au Burundi notamment que cela peut emmener à une grande instabilité. Nous sommes portés à croire que nous sommes face à une crise montée de toutes pièces parce que le pays s’est attelé à la tâche depuis deux ans et a jeté les bases de la démocratie. Il s’est également doté d’une constitution. Rien n’empêche la RDC de tenir ce qui peut être une transition pacifique et historique. Le principal obstacle est le gouvernement qui se refuse à faire le nécessaire pour aller dans ce sens. Tout porte à croire que ce glissement n’est pas fortuit, mais un choix délibéré, une stratégie à très haut risque dans un pays qui a pourtant déjà beaucoup fait au passé grâce aux efforts du président Kabila : de la guerre civile la plus sanglante de l’ère moderne à la stabilité. Tout cela pourrait être mis en péril pour des raisons tout à fait artificielles.
Il compare la situation de la RDC à celle du Burundi
Ce qu’on a vu dans le cas du Président Nkuruziza que lorsque d’un individu peu importe sa popularité enfreint la loi pour rester au pouvoir  il met en péril la stabilité et le progrès de son pays, auquel à mon avis il tient profondément. Nous devrions déjà être en train de parler du Burundi comme un exemple de réconciliation post-conflit. Nous devrions être parlés d’investissement et pas de sanction. Il en tenait qu’aux dirigeants d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Burundi. C’est la même chose en RDC. Nous pourrions être en train de parler d’une étape historique pour un pays qui a enduré des graves souffrances, parmi les plus graves de notre époque. Le Président Kabila a entre ses mains plus que quiconque le pouvoir de faire de cette transition une réalité.
http://www.politico.cd/actualite/la-une/2016/04/09/tom-perriello-usa-principal-obstacle-a-tenue-elections-delai-cest-gouvernement.html 

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