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SACREBOPOL

mardi 20 septembre 2011

UNE FATWA CONTRE KABILA


Alors que des invitations à une nouvelle concertation politique à Addis-Abeba ont été lancées aux partis politiques RD-congolais, le trio est cité au centre d'un schéma qui n'exclut pas un attentat physique contre le chef de l'Etat en vue d'aboutir à un nouveau partage. 

C'est une info DigitalCongo.net. Mis en ligne le lundi 19 septembre 2011; l'article a les allures d'une alerte. «Point chaud : un complot d'une fatwa contre Kabila en marche», a titré le journal en ligne proche du pouvoir. 
C'est un véritable pavé. Le scoop coïncide avec la nouvelle des invitations à une concertation à Addis-Abeba, la capitale d'Ethiopie, lancées aux principaux animateurs des partis politiques inscrits dans la course aux élections prévues le 28 novembre prochain. Le schéma avait déjà été suggéré et soutenu en mai 2011 par l'ONG International Crisis Group -ICG-, évoquant le risque d'organiser les élections dans l'urgence et recommandant au Pouvoir et à la Majorité le report pur et simple des scrutins. 
Cinq mois plus tard, on reparle du report, on distribue des cartons aux partis politiques. DigitalCongo.net trouve une explication à ce schéma: «... L'opposition, ayant accumulé déboires sur déboires, cherche aujourd'hui, après avoir échoué dans sa tentative d'obtenir le report des échéances électorales, et de parvenir à un consensus autour d'une candidature unique et, commune à l'élection, présidentielle, à jouer le tout pour le tout, jusqu 'à envisager d'attenter à l'intégrité physique du chef de l'Etat». 
Le mot est presque lâché: attentat. Personne visée : Joseph Kabila, le Président de la République candidat à sa propre succession. L'auteur décrit même le scénario: «Certains sources renseignent que des contacts seraient déjà pris dans ce sens avec des pays voisins généralement mêlés à ce genre de complot. Cette démarche consisterait à provoquer le chaos par la disparition de l'actuel chef de l'Etat, lequel susciterait le recours à la disposition constitutionnelle relative à la vacance à la Présidence de la République. 
Pour les tenants de cette option, la voie des urnes ne serait plus rassurante». L'auteur voit dans les émeutes des 1er et 6 septembre derniers les signaux de la mise en place d'un Plan destiné à faire échec au processus électoral, le Plan B. Ses principaux instigateurs et bénéficiaires : un transfuge du MLC connu pour éternel quémandeur du poste de Premier ministre et deux dissidents de la Majorité qui viseraient le perchoir de l'Assemblée nationale et le portefeuille des Affaires étrangères. Il ne faut pas un dessin pour identifier ces comploteurs. A la simple analyse du texte, les noms de Kamitatu, Kamerhe et Mbusa transparaissent. Et DigitalCongo.net de faire une relation entre la fatwa et le ralliement à l'opposition de Kamerhe et Mbusa, tous deux candidats présidents de la République. 
Alors qu'il se limitait jusque-là à savonner l'entourage du Président de la République, l'ancien président PPRD de l'Assemblée nationale a décidé de franchir le Rubicond en réservant une attaque, virulente à Kabila dont il a vertement critiqué le bilan. Reste que le speaker du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, celui-là qui pourrait directement bénéficier des effets du coup, n'est pas cité. La position de Kabila face à la suggestion d'ICG est connue: pas question de reporter les élections. Pas non plus question de ramener la RD-Congo huit ans en arrière. 
Ci-après, l'intégralité de l'article de DigitalCongo.net.

 Natine K 
Des sources font état des contacts pris dans certains milieux de l’opposition en débandade devant l’échec entrevu de sa tentative d’obtenir le report des échéances électorales, et de parvenir à un consensus autour d’une candidature unique et commune à l’élection présidentielle, en vue de faire basculer le pays dans la violence, jusqu’à envisager, dans un fatidique schéma du chaos, d’attenter à l’intégrité physique du Chef de l’Etat
L’actualité politique en RDC est encore dominée par la sortie spectaculaire et réussie de la Majorité Présidentielle. Toutes les conversations tournent encore autour du discours du Président de la République sur son bilan. Pour les uns, c’est un coup de maître par le Chef de l’Etat qui a réussi non seulement à fixer l’opinion sur les acquis indéniables de son action à la tête du pays, au cours des cinq dernières années, mais encore à apporter la réplique appropriée aux attaques de ceux qui, selon ses propres dires, voient la nuit en plein jour. Pour d’autres, n’ayant rien ou pas grand-chose à lui reprocher, ils ont préféré se rabattre sur les détails protocolaires.

En tout cas, pour tout observateur averti de la vie nationale, le décor planté pour les élections est irréversible.
Il reste cependant que l’opposition, ayant accumulé déboires sur déboires, cherche aujourd’hui, après avoir échoué dans sa tentative d’obtenir le report des échéances électorales, et de parvenir à un consensus autour d’une candidature unique et commune à l’élection présidentielle, à jouer le tout pour le tout, jusqu’à envisager d’attenter à l’intégrité physique du Chef de l’Etat.

Certaines sources renseignent que des contacts seraient déjà pris dans ce sens avec des pays  voisins généralement mêlés à ce genre de complot. Cette démarche consisterait à provoquer le chaos par la disparition de l’actuel chef de l’Etat, chaos qui susciterait le recours à la disposition constitutionnelle relative à la vacance à la Présidence de la République. Pour les tenants de cette option, la voie des urnes ne serait plus rassurante.

A ce jour, tout serait déjà mis en place pour faire échec au processus électoral en cours, comme le  montrent, du reste, les différents troubles suscités ici et là, notamment ceux des 5 et 6 septembre 2011 à Kinshasa.

Avec la situation ainsi créée, le schéma consisterait à réunir les conditions d’un partage de pouvoir entre les comploteurs. La Primature serait ainsi confiée à un transfuge du MLC connu pour éternel quémandeur du poste.  Les charges de Président de l’Assemblée nationale de « la transition » et  de Ministre des Affaires étrangères seraient confiées à deux personnalités politiques ressortissantes de l’ancien foyer électoral du Chef de l’Etat. Ce qui justifierait les dernières défections en date au sein de la majorité au pouvoir et le repositionnement des comploteurs dans l’opposition.

Les Congolais ne sont pas dupes. Ils se souviendront des nombreux sacrifices qu’ils ont consentis sous l’impulsion de Joseph Kabila pour l’aboutissement heureux du processus de la démocratisation de la RDC et de la fin de la crise de légitimité. Il est utile de rappeler que le Chef de l’Etat et le peuple congolais se sont investis pour des élections crédibles, transparentes et apaisées, et qu’ils n’entendent pas souscrire à un autre schéma qui remettrait le pays à la case départ.

MMC

LE MR/UN A CHOISI SON CAMP


Pas de candidature unique ou commune de l'opposition à la prochaine présidentielle. Après la publication de la liste provisoire des candidats à la magistrature suprême, Clément Kanku, qui reconnaît que l'opposition y est allée en ordre dispersé, s'est prononcé en faveur du candidat de Fatima.
Dans une déclaration en forme de réflexion, Clément Kanku Bukasa, président en fonction de l'Union pour la Nation -UN-, plate-forme électorale qui avait soutenu Jean-Pierre Bemba au second tour de la présidentielle de 2006, justifie son choix de se rallier à Etienne Tshisekedi par la nécessité de fédérer toutes les forces acquises au changement autour de la figue emblématique du leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS. Kanku estime que, pour le besoin de la cause, il est impérieux que les autres candidats de l'opposition retirent leurs candidatures en faveur de Tshisekedi à qui il demande par ailleurs d'accepter la main tendue des autres membres de l'opposition. L'argumentaire de Clément Kanku est sans appel : «Nous estimons que de toutes ces candidatures... issues de l'opposition.... issues de l'opposition …, celles de patriarche Etienne Tshisekedi répond aux exigences du moment. En effet nous pensons que sa popularité et sa crédibilité devront jouer en sa faveur pour mobiliser le plus grand nombre des RD-cogolais autour de sa personne et de notre projet commun de gouvernance, toutes fois les autres candidats pourront sur base de leurs poids politique prétendre à un ou autre poste dans la future majorité ». )… a déclaration du député MRIUN intervient après la publication de la liste provisoire des candidats président de la république parla Commission électorale nationale indépendante -CENLI. Ci-dessus l'appel de Clément de Clément Kanku.

La CENI vient de publier la liste provisoire des candidats président de la République et il en ressort que l'opposition présente une multitude des candidats, ce que nous avons toujours évité pour assurer notre victoire en 2011. Il vous souviendra que nous avons amorcé, il y a quelques mois, les démarches pour rapprocher les forces politiques acquises au changement. Malgré les difficultés rencontrées sur le chemin, nous sommes parvenus à installer un climat de confiance entre acteurs politiques et favoriser une prise de conscience de nos camarades sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies ensemble pour assurer la victoire du peuple.

Ces démarches nous ont conduit à rencontrer différents leaders et à organiser la présentation des différents programmes de gouvernance des forces politiques acquis au changement au sein de notre centre; et ceci fut d'ailleurs un grand moment d'échange d'idée pour notre peuple qui avait là l'occasion de connaître notre vision de la gouvernance. Cette étape ayant été franchie, nous avons activement participé aux travaux de l'opposition politique chaque fois qu'il le fallait afin de trouver des stratégies efficaces pour faire face aux échéances électorales, aussi bien à Sultani qu'à Fatima.

Mais ces derniers jours ont été marqués par des moments d'incompréhension entre différentes forces politiques de l'opposition jusqu'à consacrer une certaine bipolarité. D'un côté, ceux du groupe de Fatima se reconnaissant autour de la candidature du président Etienne Tshisekedi Wa Mulumba et de l'autre côté ceux de Sultani, se reconnaissant autour d'un programme commun de gouvernance, tandis qu'ils finiront par présenter plusieurs candidatures à la présidentielle. Au vu de cette situation, nous continuons penser qu'il faut conjuguer nos efforts ensemble afin d'assurer notre victoire à tous les niveaux du scrutin.

Autant nous reconnaissons le bien-fondé des différentes candidatures, autant nous pensons qu'on doit arriver à convaincre certain d'entre eux à se retirer pour ne pas porter la responsabilité d'un quelconque échec même s'il est vrai qu'accepter de le faire ne doit être si facile au risque d'heurter ses propres intérêt ou ceux de ces partisans. Mais nous devons en ce moment précis penser à ce peuple, qui voit qu'il a là victoire à la portée de la main au vu du bilan chaotique de la majorité sortante. C'est pourquoi je fais appel au patriotisme des uns et des autres pour transcender leurs divergences au profit d'une plus grande cohésion des forces acquises au changement. Quand à nous, nous estimons que de toutes ces candidatures, celles du patriarche Etienne Tshisekedi répond aux exigences du moment. En effet nous pensons que sa popularité et sa crédibilité devront jouer en sa faveur pour mobiliser le plus grand nombre des RD-congolais autour de sa personne et de notre projet commun de gouvernance. Toute fois, les autres candidats pourront, sur base de leur poids politique, prétendre à un ou autre poste dans la future majorité. C'est pourquoi j'exporte mes camarades de l'opposition à accorder un intérêt particulier au parlement, car il est indispensable de conforter notre position en obtenant une majorité sans équivoque au parlement. Au patriarche Tshisekedi Wa Mulumba, nous lui demandons de continuer les concertations avec les autres, partenaires politiques en répondant positivement à la main tendue par l'un ou l'autre. A mes camarades de l'opposition, je demande de privilégier ce qui nous unit et non ce qui nous divise. Le peuple attend de nous que nous soyons à la hauteur de la confiance qu'il a placée en nous. J'exhorte donc toutes les forces de l'opposition à soutenir cette candidature au nom de peuple congolais, qui attend qu'on lui offre l'alternance dans quelques jours.

Que Dieu bénisse la RD Congo.

 Clément KANKU BUKASA 

Election présidentielle :



Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, président national du Mouvement pour le Renouveau (MR) et coordonnateur de l’Union pour la nation (UN), est parmi ceux qui militent pour une cohésion au sein de l’opposition. En effet, bien que celle-ci (cohésion) semble encore loin d’être acquise, à cause de plusieurs candidatures à la présidentielle, enregistrées à la CENI, l’honorable Kanku peut déjà se vanter d’avoir pris quelques initiatives allant dans le sens du rapprochement entre les différents acteurs de l’opposition. 

Il y a quelques mois, il a eu à organiser au siège de son parti le MR et de l’UN à Lingwala un forum au cours duquel plusieurs partis politiques de l’opposition ont présenté leurs différents programmes de gouvernance. C’était bien entendu, dans l’optique de procéder à une mise en commun de ces différents programmes, en vue de déboucher sur un programme de gouvernance commun à toute l’opposition.

Tout récemment, on a vu Clément Kanku dans les réunions de l’opposition qui se déroulaient simultanément à la paroisse Notre Dame de Fatima et à l’Hôtel Sultani à Gombe ; des réunions destinées à dégager une candidature commune de l’opposition.

Comme l’on se rend bien compte, cette double présence du député élu de Dibaya à ces deux réunions ne s’est pas expliquée par une certaine difficulté à se positionner dans l’un de ces deux groupes dits de Fatima et de Sultani, mais plutôt par le souci de jouer une certaine médiation en vue de les rapprocher. Malheureusement pour lui, les deux blocs ne sont pas parvenus à s’entendre.

Le groupe dit de Fatima s’étant ligné autour de la candidature d’Etienne Tshisekedi, tandis que celui de Sultani, bien que se reconnaissant autour d’un programme commun de gouvernance, finira par éclater en présentant plusieurs candidatures à la présidentielle.

Eu égard à cette situation, Clément Kanku n’a pas baissé les bras. Cette fois, il vient de lancer un appel à ses pairs de l’opposition. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue le week-end dernier toujours au siège du MR.

Dans cet appel, le coordonnateur de la plate-forme qui a soutenu la candidature de Jean-Pierre Bemba en 2006, invite particulièrement ceux des acteurs de l’opposition qui ont présenté leurs candidatures à la présidentielle 2011 à se retirer pour soutenir la candidature du leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi. Cela évitera à ces candidats, pense Clément Kanku, la responsabilité d’un quelconque échec de l’opposition. 

« … Nous estimons que de toutes ces candidatures, celle du patriarche Etienne Tshisekedi répond aux exigences du moment. En effet, nous pensons que sa popularité et sa crédibilité devront jouer en sa faveur pour mobiliser le plus grand nombre des Congolais autour de sa personne et de notre projet de gouvernance, toutefois, a indiqué Clément Kanku, les autres candidats pourront, sur base de leurs poids politique, prétendre à un ou un autre poste dans la future majorité… ».

Le coordonnateur de l’UN a, par contre, demandé à Tshisekedi de continuer des concertations avec les autres partenaires politiques de l’opposition, en répondant positivement à la main tendue par l’un ou l’autre.


Echec des 5 chantiers

Profitant toujours de cette conférence de presse, Clément Kanku a une fois de plus brossé un tableau sombre sur le bilan de la majorité au pouvoir, arrivé à la fin de son mandat.

Réagissant au discours bilan du chef de l’Etat sortant Joseph Kabila, prononcé devant sa famille politique à Kingakati, Clément Kanku a dénoncé le manque d’emploi, l’absence des sanctions à l’endroit des membres du gouvernement détourneurs de deniers publics, l’instrumentalisation de la justice. Il a également fait remarquer le fait que chaque discours prononcé par le chef de l’Etat sortant soit toujours suivie de mouvement de grève ; cas de magistrats qui se sont indignés de contre-vérités proférés par Joseph Kabila au sujet de leurs salaires.

Clément Kanku a également reproché à Kabila d’ignorer dans ses discours les questions liées aux droits de l’homme.


Freddy Longangu

lundi 19 septembre 2011

Pénurie d’eau dans certains quartiers de Kinshasa



L’eau ne coule plus depuis plus de trois mois au quartier Mbanza-Lemba, dans la commune de Lemba à Kinshasa. Les quartiers Salongo, Righini, Manza-Lemba ainsi que le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin) connaissent aussi des difficultés dans l’approvisionnement en eau potable.
Le directeur provincial de la Régie de distribution d’eau (Regideso)/Kinshasa attribue cette situation à des problèmes techniques, notamment aux coupures intempestives d’électricité  dans les stations de pompage d’eau. 
Selon un habitant du quartier Livulu, l’eau coule au robinet en  moyenne deux fois par semaines, pendant quelques heures seulement.
Un étudiant de l’Unikin affirme, lui, que l’eau ne coule qu’entre 23 heures et une heure du matin:
«C’est vraiment difficile de cuisiner, d’étudier et de préparer la session. Très tôt matin, nous descendons dans des quartiers environnants pour chercher de l’eau.»
Gervais Ntariba, directeur provincial de la Regideso assure qu’une solution est en voie d’être trouvée:
« Nous avons trois forages à Mbanza-Lemba. Un est en service, deux ont connu des pannes. La direction générale est saisie de la situation.»
La même source indique que suite au manque d’électricité, l’hôpital Sanatorium de Makala est privé d’eau depuis trois jours.
                                                                             

REACTION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE AU DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SORTANT, JOSEPH KABILA



Chers compatriotes,Vous avez assisté, malgré vous, le mercredi 14 septembre à un auto-satisfecit prononcé par le Président de la République sortant, Monsieur Joseph KABILA lui- même, en guise de bilan de la gestion à la tête du pays, et en présence de sa famille politique qu’il a désavouée en se présentant comme candidat indépendant à l’élection présidentielle prochaine et, en mobilisant à Kingankati les Ministres, les Parlementaires, les Mandataires publics et tous les Services de l’Etat, notamment la Radio télévision Nationale Congolaise, RTNC, et ce au mépris des lois de la République. 
L’opposition Politique constate que Monsieur Joseph KABILA s’est présenté face au peuple congolais non pas comme le Chef de l’Etat mais plutôt comme le candidat à sa propre succession alors que la législation en vigueur en la matière a fixé la campagne électorale à un mois avant le scrutin et que la loi régissant le Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la Communication (CSAC) consacre la stricte parité d’accès aux médias d’Etat entre tous les compétiteurs. L’opposition politique congolaise note avec regret que le Président de la République sortant, autorité morale de la MP et du PPRD, en prononçant son discours bien avant le début de la campagne électorale, a par ce fait, non seulement violé la loi, mais aussi le code de bonne conduite signé par sa famille politique. Qu’à cela ne tienne, l’auto-satisfecit décrété par le Président sortant laisse perplexe notre peuple qui se demande aujourd’hui si Monsieur Kabila vit dans le même Congo que nous et s’il connaît réellement les problèmes des Congolais; car il nous  peint un Congo à lui, tel que vu dans les salons huppés, en déphasage avec le Congo du peuple.


Chers compatriotes, Face à ce discours électoraliste et démagogique, s’il nous était donné dé dresser à notre tour un bilan sommaire et non exhaustif des cinq chantiers que Monsieur Kabila et sa famille politique considèrent comme programme de reconstruction du pays, lequel a du reste fait l’objet de cette campagne d’autosatisfaction, considérée à juste titre par nos concitoyens comme un signe de mépris du peuple congolais, nous nous contenterons de rappeler que ledit programme est un échec patent.En effet, les congolais savent que tous les domaines de la vie sociale se sont dégradés pendant les dix dernières années et plus particulièrement sous le mandat 2006-2011 qui arrive à terme comme en témoignent les statistiques ci-après : - Plus de 71% des congolais vivent avec moins de 1$ par jour; - Les prix des denrées de première nécessité qui demeuraient relativement constants en dollars américains ont doublé depuis le début du mandat à ce jour. Il s’agit par. exemple du sac de riz de 50 kgs qui est passé de 25 à 50 $, de carton des chinchards de 30 à 70 $, du carton de poisson salé de4O à 70 $, du sachet de sucre de 5 kgs de 5 à 8$;- La clochardisation dés agents de la Police Nationale, des Forces Armées de la République et des autres nombreux services de sécurité ; 62% seulement d’enfants en âge de scolarité vont à l’école;- Aucune politiqué de santé publique na été mise en oeuvre, et par conséquent, aucun hôpital public ne reçoit des subsides de l’Etat;- 16% seulement des congolais ont accès à l’eau potable alors qu’ils étaient plus que la moyenne subsaharienne en 1990;- L’électricité est devenue un luxe même dans les villes jadis alimentées 24/24 ;- La désarticulation des entreprises publiques par la reforme du COPIREP :- Le Congo fait partie de trois pays au monde, avec la Zambie et le Zimbabwe, où l’on vit moins bien aujourd’hui qu’en 1970. Cela est confirmé par l’indice du développement humain du PNUD qui classe le Congo 168ème sur les 169 ;- Le Congo, sous Joseph Kabila, est le 5ème pays le plus corrompu du monde et se situe dans le peloton des 5 pays peu recommandables pour les affaires. Le pays est à ce jour exclu des avantages de l’AGOA, un ancien-ministre du gouvernement Kabila a même déclaré : « jamais au cours des vingt dernières années,’ l’intérêt collectif n’a été foulé aux pieds au profit des intérêts’ égoïstes et particuliers d’un petit nombre de dirigeants» ;- 95% de’ la, population active ne dispose pas d’un emploi formel et seulement 6% des jeunes diplômés ont accès à un emploi décent;- L’année 2010 annoncée avec fracas comme année du social avec un budget d’un milliard quatre cents millions de dollars américains est passée inaperçue, se terminant par la piteuse image, de partage d’un poulet pour quatre familles en guise de treizième mois.


Chers compatriotes, Dans le domaine des infrastructures, le seul qui est utilisé à ce jour comme produit de maquillage par excellence, il se constate qu’à part les routes financées par les partenaires internationaux, notamment l Banque Mondiale et l’Union Européenne  qui sont réalisées selon le standards, les autres c’est- -dire celles construites par les 5 chantiers procèdent d’une opération de charme, de saupoudrage, de prédation et sont hors normes. Par ailleurs, la quasi-totalité de celles-ci ne sont pas encore achevées en cinq ans de gestion du gouvernement et dix ans de pouvoir.En ce qui concerne les investissements, les contrats signés, entré la République et les autres partenaires se passent dans un opacité qui laisse perplexe le peuple.C’est le cas notamment de l’octroi des concessions pétrolières tant dans le Graben Albertine que dans le Graben Tanganyika qui n’a obéi à aucune règle en matière.Que dire de la gestion de notre environnement ?Alors que le protocole de Kyoto arrive à terme en 2012, la RD.C, couvrant près de 50% de la forêt du bassin du Congo qui est le deuxième poumon de la planète, devait prendre le leadership africain pour négocier un nouveau protocole en matière d’environnement qui tienne à compte des impératifs de développement de notre pays. Nous avons, malheureusement assisté à un 4lésintéressernent du Président de la République sortant qui s brillé par son absence à Copenhague et à Cancun.


Chers compatriotes, la, justice, l’enfant pauvre de toutes les institutions Publiques, n’a connu aucune embellie contrairement à ce qu’affirme Monsieur Joseph Kabila. En effet, non seulement les Magistrats congolais travaillent dans des conditions déplorables, leur traitement n’a jamais atteint le montant de 1600 $. Car le salaire de base du Magistrat congolais est fixé à 400.000 Fc soit 450 $. L’Opposition Politique demande à ces derniers de réclamer la différence de 1.150 $ par mois sur toute la période que ce barème a été mis en place d’autant plus que cela constitue purement et simplement un détournement si cela est ,réellement le cas.Quant au fonctionnement de la justice dans notre pays, tout Congolais attentif et consciencieux aura sans doute constaté que depuis l’avènement de l’actuel régime, ce secteur fonctionne à deux vitesses selon qu’il s’agit des membres de la famille politique de Monsieur Joseph KABILA que d’une autre tendance. On retiendra à cet effet entre autres les arrêts contradictoires de la Cour Suprême de Justice qui, en l’espace de trois mois seulement, aura rendu deux décisions différentes en s’appuyant sur l’article 162 alinéa 2 de la constitution sur un même objet (demande en annulation des résolutions d’une assemblée provinciale) émanant du même organe législatif (Assemblée provinciale). 
La conséquence de ces épisodes rocambolesques a permis d’une part de limoger l’ancien Vice-Gouverneur du Maniema et d‘autre part de maintenir en fonction le Président de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Aussi, l’Opposition Politique souligne les violations délibérées de la constitution par le refus du Président de la République sortant de mettre en place la Cour Constitutionnelle.


En matière de respect des droits de l’homme, l’Opposition Politique Congolaise affirme que notre pays a connu un recul déplorable. En conséquence, elle dénonce les massacres des populations civiles observés dans les Provinces du Bas Congo, de l’Equateur et au Nord Katanga. . Elle condamne les assassinats des personnalités politiques telles que l’ancien Vice-Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa Daniel BOTETI, des journalistes comme Serge MAHESHE, Didace NYAMUJIMBO, le couple Franck NGYKE et des défenseurs de droits de l’Homme dont Floribert CHEBEYA, Fidèle BAZANA, Salvator MUHINDO, Armand TUNGULU, Serge LUKUSA ainsi que les militants de l’UDPS Junior NGAMAKE, Lady ELALA et dont on s’est même permis de soustraire frauduleusement les cadavres des morgues au mépris du droit élémentaire de la personne humaine.


La sécurité à l’Est de la République, cheval de bataille de la campagne 2006 de Kabila, a été complètement oubliée et remplacée par des négociations qui ont affaibli l’autorité de l’Etat. Les groupes armés du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda sont éparpillés dans tout l’Est de notre pays au vu et au su du gouvernement en place qui s’en accommode, compromettant ainsi non seulement la souveraineté nationale, mais également la tenue des élections crédibles et apaisées dans cette partie de la République. Ces groupes qui se financent sur notre sol par le pillage de nos ressources se distinguent dans des actes d’assassinats, de viol, d’enlèvement et de déplacement massifs de notre population, créant ainsi une situation de non droit.Cependant, le Président de la République sortant, candidat de la Majorité présidentielle qui se présente en Indépendant comme en 2006, continue à se prévaloir indûment de la qualité d’artisan de la paix et de la démocratie en RDC. C’est ici l’occasion pour l’Opposition Politique de rappeler que la paix est une réalité globale; à moins d’un cynisme malsain, lorsqu’un homme n’a pas mangé pendant deux jours, peut-on affirmer qu’il est en paix? Par ailleurs et par souci de vérité historique, il importe de rappeler également que la cessation, sans vainqueur ni vaincu, de la guerre et des rebellions en RDC est l’oeuvre de la classe politique congolaise tout entière dont les négociations ont été sanctionnées par la signature de l’Accord Global et Inclusif de Sun city, suivi de la mise en place, du gouvernement d’union nationale et de l’organisation des élections de 2006 avec l’appui de la communauté internationale.


 Au sujet de la démocratie, il sied de rappeler au Président de la République sortant que la dynamique de ce processus avait commencé en 1982 par la lettre des treize Parlementaires, suivie des consultations populaires de 1989 et du discours du 24 avril 1990 prononcé par feu le Maréchal MOBUTU SESE SEKO. La Conférence Nationale souveraine avait d’ailleurs impulsé un élan remarquable au pays, lequel, hélas a été brusquement interrompu par la prise de pouvoir de l’AFDL, défini à juste titre par Laurent-Désiré KABILA lui-même comme étant un conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes et dont l’une des premières mesures avait été de suspendre toutes les activités politiques.


Chers compatriotes, Le Président sortant a été tout au long de son mandat champion des slogans creux et pompeux du type :- Finie la récréation;- Les cinq chantiers;- Je ne dispose pas de 15 personnes compétentes pour gérer le Congo;- Les portes des prisons seront grandement ouvertes;- La tolérance zéro;- La réduction du train de vie des institutions de l’Etat...
Aujourd’hui rien de tout cela n’a été réalisé. Il ne dispose toujours pas de 15 personnes pour l’aider à gérer .le pays comme le témoigne son discours suranné de Kingankati. Les prisons attendent toujours les affameurs du peuple. Aucune compassion pour les Congolais qui ont perdu leur argent suite à l’escroquerie du siècle occasionnée par la faillite de la Banque congolaise. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau slogan plus pompeux que les précédents vient d’être lancé, à savoir : « faire du Congo un pays émergent. L’opposition politique est indignée dé constater que le président de la république sortant, garant de la paix et de la sécurité du pays, ne puisse condamner les agissements de la police nationale qui réprime sans cesse les manifestations pacifiques des opposants, notamment la dernière marche organisée par l’UDPS et toute l’opposition politique pour réclamer la transparence du processus électoral. Dans le même .ordre, aucun mot ni aucun signe de compassion n’a été enregistré de sa part sur les attaques et incendies de la permanence de l’UDPS, du RCDN et de la chaîne de radio- télévision LISANGA, RLTV, perpétrées par les hommes en uniformes associés à la milice dite « Pomba » dont les têtes d’affiche se sont dévoilées au grand public.


Chers compatriotes, Eu égard à tout ce qui précède, l’opposition Politique congolaise affirme que le bilan du Président de la République sortant est largement négatif. C’est pourquoi, l’opposition Politique congolaise renouvelle sa confiance à son candidat commun et unique, Monsieur Etienne TSHISEKEDI et demande solennellement au peuple congolais de se mobiliser massivement autour de ce dernier afin d’instaurer au Congo un Etat de Droit garantissant une équitable redistribution des richesses nationales.Elle exige la libération sans condition avant les élections de tous lés prisonniers politiques et d’opinion tels que le Pasteur KUTINO FERNANDO, Monsieur Gabriel MOKIA, Monsieur Eue KAPEND, Maître Firmin YANGAMI et consorts, les combattants de l’UDPS ainsi que les ressortissants de l’Equateur détenus sous le « code 32 ».

Fait à Kinshasa, le 16 septembre 2011