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SACREBOPOL

samedi 10 décembre 2011

Carnage à Kananga: Les soldats angolais tirent à balles réelles sur les manifestants

Les soldats angolais qui seraient venus par Kamina ont tiré à balles réelles sur des manifestants ce vendredi à Kananga. Ceux-ci s'étaient soulevés contre les résultats définitifs qui donnaient Kabila vainqueur des élections du 28 Novembre dernier. Ils y a plusieurs morts et blessés. Les hôpitaux sous équipés sont débordés.

Soldats rwandais de Kabila tirant sur la fouleC'est aux environs des 17 heures que les Kanangais sont descendus dans la rue pour manifester contre les résultats de la CENI consacrant la victoire de Kabila aux élections du 28 novembre dernier.
Les militaires que la population identifie comme étant Angolais sont descendus et ont commencé à tirer à balles réelles pour disperser les manifestants. Il y a plusieurs morts et blessés. Les autorités de la région ont réquisitionné un médecin qui se trouvait chez lui pour tenter de sauver quatre blessés graves qui gisaient dans leur sang dans une clinique de la place. Mais comme il manquait un peu de tout, ils ont été rapidement acheminés à l'hôpital de Tshikaji.

La situation est d'autant plus grave que ni l' hôpital de Kananga, ni les cliniques privées ne sont équipés pour recevoir un nombre aussi important des blessés.

Une des sources qui nous a appelé se plaint: " Kabila nous envoie ses soldats pour nous tuer parce que nous ne l'avons pas élu! Ces massacres prouvent encore une fois qu'il n'est pas congolais. Car un fils du pays n'envoie pas les étrangers pour tuer son peuple."

Tous les militaires, résidents à Kananga, ont été désarmés par ceux venus d'Angola par Kamina pour éviter qu'ils ne soutiennent la population pendant les éventuelles manifestations. Situation à suivre de près.

Lumbamba Kanyiki
http://www.afriqueredaction.com/article-carnage-a-kananga-les-soldats-angolais-tirent-a-balles-reelles-sur-les-manifestants-91976172.html

Vérité des urnes : l’Eglise catholiques en difficulté







 





N'ayons pas peur de mots: l'Église Catholique nous a abandonné au profit du Pouvoir en place.



Il n'est un secret pour personne que l'Église Catholique était la seule organisation sérieuse, fiable et indépendante qui pouvait garantir et surtout empêcher une fraude massive lors des élections passées en République démocratique du Congo. Mais par son silence complice, elle a grandement contribué à la tricherie de Joseph Kabila. 



Déjà lorsqu'elle s'est montré incapable de condamner les arrestations et assassinats de son peuple, pouvait-on raisonnablement s'attendre à ce qu'elle dénonce les fraudes? Les naïfs seulement pouvaient attendre quelque chose de positif. Le peuple de Dieu aura compris que ses administrateurs ont préféré les biens matériels en lieu et place des persécutés.



 - Les Evêques ne parlent pas le même langage avec certains curés

La population congolaise en général s’était réjouie quand l’Eglise catholique avait annoncé sa décision de déployer plusieurs observateurs à travers le pays pour observer les élections. Mais aujourd’hui cet espoir est perdu par le fait que l’église catholique multiplie des déclarations sans donner une position claire. La dernière en date est celle d’hier jeudi, le Secrétariat exécutif de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a fait une mise au point par rapport à un article publié sur le web qui indique que les observateurs de la CENCO sont jusque là d’accord avec les résultats partiels  publiés par la Ceni.
Au lieu de se servir de cette opportunité pour se prononcer clairement sur les élections qu’elle a eu à observer, l’Eglise catholique continue à entretenir le flou en se réfugiant derrière des considérations qui ne permettent pas de connaître la vérité.
Ce, pour le triomphe de la démocratie.
Comme on le voit, l’appel du curé de la Paroisse St Alphonse de Matete n’a pas été entendu. M. l’Abbé Mpundu a demandé à la grande Eglise de sauver la nation par la proclamation de vrais résultats des élections.  

vendredi 9 décembre 2011

GRANDE MANIFESTATION DE COLÈRE À MONTRÉAL



Les congolais de Montréal ont organisé une grande manifestation de colère contre le hold up électoral organisé par Ngoy Mulunda et Joseph Kabila en République démocratique du Congo, au lendemain du cirque  organisé par les deux compères sous les yeux passifs des ambassadeurs occidentaux.
Nous reviendrons plus tard dans ce cirque car pour le moment, nous ne parlerons que de la manifestation de Montréal.

La colonie congolaise a pris au dépourvu la police municipale de Montréal on ne leur indiquant pas clairement l'itinéraire et c'est avec surprise qu'elle apprendra qu'un groupe de manifestants se trouvait au pied du pont Jacques Cartier, l'un des plus importants pont du Canada de par son trafic routier.
C'est avec gyrophare et sirène allumés que les policiers s'empressaient d'atteindre le pont, avant qu'il n'y ait de fâcheux affrontements avec les automobilistes qui emprunte cette importante voie. 


Une fois les policiers installés, après avoir bloqué toutes les voies menant vers le pont, la manifestation s'ébranla en direction de la rive sud (Longueuil) avec des chansons patriotiques condamnant Ngoy Mulunda, Joseph Kabila et tous les sbires du PPRD/MP.




Il est bon de noter que la manifestation n'avait pas pour but de faire venir Tshisekedi au pouvoir, bien au contraire, les manifestants ne se réclament ni de Tshisekedi, ni de l'UDPS. Ce sont des congolais qui ne demandent que le respect des urnes. Ça aurait pu être pour n'importe qui d'autre. Néanmoins, Étienne Tshisekedi incarne cette lutte, cette démocratie dont les congolais voudraient instaurer dans leur pays.

Sur le chemin du retour, les manifestants se sont décidés de s'y rendre au consulat américain. Surprise, un comité d’accueil les attendait: des policiers bien déterminés à ne pas les laisser entrer.


                                      Des manifestants congolais devant le consulat américain.



La manifestation s'est achevée tard dans la soirée sans incidents notables, surtout sans blessés ni morts contrairement à toutes les manifestations "pacifiques" en RDC qui se terminent par un bain de sang. Comment des policiers congolais, des militaires congolais, peuvent-ils tirer sur la population congolaise dans le but de tuer.

La République démocratique du Congo suspendue à l'annonce des résultats


Les Congolais attendent les résultats des élections qui doivent être annoncés par la Céni.
Les Congolais attendent les résultats des élections qui doivent être annoncés par la Céni.
REUTERS/Finbarr O'Reilly

Par RFI
Nouveau report de l'annonce des résultats de l'élection présidentielle en RDC. Ils devaient être annoncés jeudi 8 décembre à 20h, puis à 22h, mais ne seront finalement donnés que ce vendredi. C'est l'annonce faite dans la soirée par le président de la Commission électorale (Céni), le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, qui justifie ce nouveau délai par la nécessité de finir le travail de vérification. Les derniers chiffres partiels portaient sur un peu plus de 89% des bureaux de vote. Joseph Kabila, élu en 2006, était en tête (49%) avec 2,6 millions de voix d'avance sur l'opposant Etienne Tshisekedi (33,3%), lequel conteste ces chiffres.

Avec notre envoyé spécial à Kinshasa,
Les ambassadeurs étaient installés, les journalistes s’apprêtaient à recueillir les résultats provisoires et finalement aux environs de 21h30, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda est venu devant l’auditoire annoncer un nouveau report. Selon lui, le bureau de la Céni donnera les scores de l’élection présidentielle ce vendredi, lorsqu’il aura fini le travail de vérification. « Nous devons comparer si les résultats reçus sur procès verbaux correspondent à ceux reçus par valise satellite », a affirmé le président de la Commission électorale.

D’autres sources évoquent une autre raison pour expliquer ce report. Selon elles, le bureau de la Céni est en fait miné par des dissensions internes et deux membres issus l’opposition refuseraient pour l’heure de donner des résultats qu’ils estiment sans fondement.
A Kinshasa, chacun attend le dénouement de cette élection avec impatience. Dans certains quartiers populaires, avant même que Daniel Ngoy Mulunda ait annoncé ce deuxième report, des supporters d’Etienne Tshisekedi sont descendus dans les rues pour fêter la victoire de leur champion. De leur côté, les partisans de Joseph Kabila avaient pour le deuxième jour consécutif organisé au Grand Hôtel une soirée pour célébrer leur victoire. Mais des deux côtés, la fête a tourné court.

Dans le contexte actuel, la conférence épiscopale vient de jeter un pavé dans la mare en dénonçant les irrégularités constatées par ses observateurs. L’Eglise catholique ne se prononce pas sur les tendances des résultats annoncés jusque-là, mais elle prend ses distances avec la Céni lorsque cette dernière affirme que le scrutin s’est bien déroulé.

Présidentielle en RDC :

Attendue en fin de journée, l’annonce des résultats complets provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre en RDC ne laisse guère de doute sur la réélection du président sortant Joseph Kabila. Interrogé par jeuneafrique.com, Me Mwila Kayembe, président du Réseau national pour l’observation et la surveillance des élections en RDC (qui dépend de la Mission nationale d’observation électorale), revient sur le rôle de la Ceni, très critiquée par l’opposition congolaise, et sur l’ampleur des fraudes constatées pendant le scrutin. Interview.
Jeuneafrique.com :

 La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a décidé de reporter de 48 heures la proclamation des résultats complets du scrutin présidentiel, n’ayant pas terminé la compilation des PV. Qu’en pensez-vous ?

Me Marie-André Mwila Kayembe : Cette annonce est intervenue alors que les différentes commissions d’observation exigeaient de recevoir les résultats détaillés de la compilation de la Ceni. Mais celle-ci n’a pas répondu à notre requête et a repoussé la publication des résultats complets de l’élection sans raison.

L’opposition a accusé la Ceni d’avoir repoussé la date de proclamation des résultats pour mieux masquer les fraudes électorales…

À partir des observations qui ont été réalisées sur le terrain, on peut affirmer sans conteste qu’il y a eu des fraudes le jour du vote puis lors de la compilation des résultats. Nous pensions que la Ceni endiguerait ces fraudes, mais elle n’a pas su résoudre les nombreux incidents lors du processus électoral. De plus, la Commission a perdu sa crédibilité en ne détaillant pas les résultats et en laissant s’écouler un délai trop long avant l’annonce des résultats complets de cette élection présidentielle.

Comment expliquer que la Ceni n’a pas présenté les résultats bureau de vote par bureau de vote mais seulement province par province ? N’avait-elle pas les moyens de le faire ?

Sur le terrain de nombreux observateurs n’ont pas eu accès aux bureaux de vote et, parfois, la Ceni ne donnait pas accès à ses données électorales.

Je ne peux que difficilement répondre à cela puisque la Ceni n’a donné aucune raison pour justifier cette décision. En revanche, je sais que sur le terrain de nombreux observateurs n’ont pas eu accès aux bureaux de vote et que parfois, même dans le cas où ils étaient invités à superviser le déroulement du processus électoral, la Ceni ne donnait pas accès à ses données électorales.

L’opposition a également critiqué le fait de ne pas avoir accès au fichier informatique central de la Ceni, comportant les données électorales (listes d’électeurs, résultats électoraux…). Pourquoi ?
 
Les missions d’observateurs n’ont pas compris cette décision. C’était une demande très simple. La Ceni avait dans un premier temps donné son accord pour que l’opposition puisse avoir accès à ce fichier, mais comme le Parti présidentiel de Joseph Kabila (le PPRD) a déclaré que ce n’était pas important pour lui d’y avoir accès, la Ceni a refusé la requête de l’opposition. Forcément, cela entraîne des méfiances.

Selon vous, la Ceni avait-elle les moyens logistiques pour assurer le bon fonctionnement de ces élections, marquées par de nombreux dysfonctionnements, où y-a-t-il eu, à un certain niveau, des intentions de truquer le scrutin ?

La Ceni n’était clairement pas prête pour ce scrutin. Le timing était vraiment très limité. Nous avions dit que le délai était trop juste et qu’il fallait repousser ces élections. Mais la Ceni s’est entêtée et n’a pas voulu admettre qu’elle n’était pas parfaitement opérationnelle. Encore une fois, tout cela ouvre la porte aux possibilités de fraude.

Pensez-vous que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), qui participait à l’organisation de ces élections sur le plan logistique, a failli à sa tâche ?

La Monusco a comme nous été placée devant ce calendrier électoral très difficile à tenir. Mais elle a dans l’ensemble tenu ses engagements, même si, de par son mandat, son rôle était réduit par rapport aux élections de 2002. (ndlr: 2006)

À votre avis, pensez-vous que Joseph Kabila pourrait l’emporter sans les fraudes qui ont entaché le scrutin ?

Joseph Kabila n’aurait pas remporté ces élections sans les fraudes. L’atmosphère sur le terrain le jour du vote a révélé que les Congolais désiraient le changement. Il n’y a pas de doute sur ce point.
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Propos recueillis par Camille Belsoeu