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lundi 7 janvier 2013

SIT_IN 5 JANVIER 2013 A BRUXELLES MARTYRS DE L’INDÉPENDANCE


SIT_IN 5 JANVIER 2013 A BRUXELLES MARTYRS DE L’INDÉPENDANCE






RETOUR TRIOMPHAL DES MANIFESTATIONS A MATONGE, PLACE ARMAND TUNGULU.





Les rébellions à l'assaut des Etats, voie africaine du politique


Les rébellions à l'assaut des Etats, voie africaine du politique

La déstabilisation de régimes étatiques en Afrique par des groupes armés s'avère le moyen le plus répandu de conquérir le pouvoir politique. Un chaos souvent instrumentalisé par les puissances occidentales selon le politologue Michel Galy.


Les rebelles de l'Armée de Libération du Congo, ex-M23, patrouillent dans Goma, 20 novembre 2012. REUTERS/James Akena

Offensive éclair des rébellions centrafricaines vers Bangui: le président Bozizé fait appel au Tchad mais doit composer —s’il n’est déjà trop tard! Les rebelles du M23 congolais avancent vers Goma: Kabila engage quasi immédiatement des négociations sous l’égide de Kampala. Et on peut remonter plus loin et prendre des comparaisons plus larges: se référer par exemple à la Cote d’Ivoire ou au  Mali.
Les groupes armés à l’assaut des Etats seraient-ils une voie africaine du politique, honnie par la «communauté internationale», mais en passe de devenir aussi courants sur le continent noir que les putschs militaires post-Indépendances?

En effet, la rébellion croissante du M23, en République démocratique du Congo, en rappelle irrésistiblement d’autres, et il y a une indéniable contagion des esprits dans les formes de contestation du pouvoir établi, en Afrique subsaharienne.
Une disgrâce diplomatique, un pouvoir fragile, une déstabilisation médiatique, des «coups tordus» des Services instrumentalisant un foyer rebelle… Ainsi se dessine un processus de déstabilisation qui tend décidément à se dupliquer excessivement —au point de révéler sa nature et son origine!

«Bonnes» ou «mauvaises» rébellions?

Mais ne faut-il pas faire des parallèles plus généraux, qui indiquent une instrumentalisation, —ou une «fabrique des rébellions» pour déstabiliser un régime qui a cessé de plaire en Occident, notamment pour des raisons géopolitiques?

Autant la chute spontanée de régimes dictatoriaux (comme en Tunisie ou en Egypte) est un signal pour nombre de Mouvements de Libération, autant le renversement par une force militaire occidentale (à l’instar de la Libye) et/ou une rébellion téléguidée semble, en ce débat du XXI ème siècle, une terrible «leçon de choses» pour des régimes ou des leaders contestataires du condominium des grandes puissances.

Les missiles Tomahawks, les drones, et les bombardements massifs s’opposent, dans l’imaginaire collectif du politique subsaharien, aux manifestations massives de tout un peuple qui prend spontanément les symboles du pouvoir. Que l'Occident réponde par une attaque militaire disproportionnée indique bien où se trouve ici, encore et toujours, la Maîtrise: là aussi, le médium —la violence— est bien le message latent, mais efficace.

Face à cette dichotomie, les rébellions instrumentalisées jouent un peu le rôle des «tirailleurs sénégalais» de l’époque coloniale. Supplétifs des armées ou corps expéditionnaires occidentaux, elles sont créées ou aidées par une puissance extérieure: financement, uniformes, carburant, moyens de communication, armes, moyens de transport, jusqu’aux plans d’invasion et de coordination sont fournis —directement, ou par une puissance relais comme le Burkina Faso en Afrique de Ouest pour la France, le Rwanda et l’Ouganda pour les Etats Unis pour les Grands Lacs.

Pour parler d’une période récente, le LURD a été créée ex nihilo par la CIA dans les camps de réfugiés de Guinée Conakry pour renverser Charles Taylor au Liberia sans qu'un seul «marine» américain pose le pied à Monrovia. Juste retour des choses, puisque via le Burkina de Blaise Compaoré, le NPLF de Charles Taylor avait dans un épisode précédent conquis le Liberia, comme le RUF de Foday Sankoh la Sierra Leone et le MPCI de Guillaume Soro la Côte d’Ivoire.
Bien sûr, les capitales occidentales n’ont pas toujours inventé les rébellions, ni instrumentalisé leurs objectifs. Que l’on se souvienne de l’Angola par exemple, où chacun des blocs de la guerre froide soutenait un mouvement armé. Durant les 50 ans des Indépendances, nombre d’autocrates africains n’ont eu besoin de personne pour pousser des émigrés politiques à déstabiliser un rival ou un voisin à leur profit.
La différence est sans doute qu’après la chute du Mur de Berlin, les menées par incursions ou rébellions interposées des deux camps ne se régulent plus dans l’équilibre des Etats-Unis et de l’URSS, et que le rôle croissant des médias permet une instrumentalisation supplémentaire: celle de l’opinion publique internationale, selon les buts du moment. Comme s’il s’agissait, par relais africains et médias complaisants, de naturaliser les raisons de la chute d’un régime africain —ou, c’est selon l’intérêt du moment, d’intervenir à son profit.  

Multiples médiateurs

Le cas malien offre le savoureux spectacle d’une multiplicité de «médiateurs»... jusqu’au Premier ministre récemment nommé, M. Diango Sissoko, ci-devant «médiateur de la République malienne»! Le «médiateur ouest africain», le président Blaise Compaoré, s’efforce officiellement de réconcilier MNLA et Ansar Dine avec le pouvoir malien —lui même bien éclaté… L’ex-président du Burundi, M. Buyoya, est médiateur de l’Union africaine. Tous devraient être coiffés par l’ex-président du Conseil italien, M Romano Prodi, son pouvoir procédant du secrétaire général de l’ONU. Du coup le médiateur du Bénin, le doyen Tevoédjré confère avec le médiateur ivoirien et les deux s’intéressent fort  à la crise malienne. L’Algérie se voit bien aussi « médiatrice », on ne sait trop entre qui et qui , tellement elle est juge et partie. La diplomatie française pousse en sous main certains des « médiateurs » Cédéao ou UA , tandis qu’elle prépare activement la guerre par africains interposés et forces spéciales « discrètes »…
Et si trop de médiations tuaient la médiation ? Il en ressort bien évidemment une cacophonie diplomatique intense, tant il est évident que certains «médiateurs» sont des acteurs du conflit, et que l’absence de coordination se fait sentir… Voilà qui rappelle les pires moments diplomatiques de la crise ivoirienne.
Le fait que les Etats-Unis, l’ONU, l’Algérie et le Burkina sont, pour des raisons diverses et variées, opposés  à une intervention militaire explique cette multiplicité d’acteurs et cet «imbroglio diplomatique» —qui surdétermine la crise malienne interne. Sans doute les ONG «spécialisées» comme Sant’ Egidio (et même le Vatican), voire l’ambassadeur français à Bamako sont ils actifs dans leurs confidentielles «médiations» internes et externes, sans grande coordination avec les médiateurs officiels. Les différents acteurs et niveaux de médiations reflètent en fait l’internationalisation rapide et croissante des crises internes africaines, qui ajoutent aux désordres locaux en prétendant les résoudre.

La crise renaissante en RDC nécessite-t-elle vraiment, après l'Ouganda et le Rwanda, d'autres médiateurs aussi compromis? L’embrouillamini créée à Kinshasa par les forfaitures de l'introuvable «communauté internationale» (diplomates, observateurs, ONG...) refusant d'avouer truquées les élections de 2011 —et que Tshisekedi est plus légitime que Kabila— ont abouti à une situation bloquée et à une délégitimation de tout pouvoir. C'est la rébellion, si elle arrive à s'allier à l’opposition, qui peut arriver à une alternance de régime —et certes par la violence. A moins que cette nouvelle menace de guerre de conquête amène le pouvoir actuel à composer —ou à se retirer, ce qui paraît plus que douteux... Toute la question semble dès lors celle de l'après Kabila et du contrôle démocratique des nouveaux «entrepreneurs de la violence», aussi peu légitimes que les actuels gouvernants.

Le paradoxe politique actuel, en Afrique subsaharienne, est bien le recours aux rebellions instrumentalisées devant des régimes à la façade démocratique, à la corruption désastreuse et aux pratiques despotiques ; tandis que le «politiquement correct» mondial, d’obédience américaine et d'incarnation onusienne prétend infréquentables, voire juridiquement condamnables, les militaires ou les civils qui se dressent spontanément contre d’insupportables dictatures. Ajoutons à cela des troupes d’occupation dites de «maintien de la paix» aux effectifs considérables et en augmentation constante, un dévoiement de la justice internationale vers une «justice de vainqueurs», tous les éléments s’imbriquent pour des situations régionales et nationales bloquées —tandis que l’exploitation du continent se poursuit allégrement par le «retour des grandes Compagnies» qu’on peut s’accorder à trouver avec le politologue Achille Mbembe très XIXeme siècle…

A partir de «foyers conflictuels» comme le Kivu en RDC, l’Azawad au Mali, l’Ouest ivoiro-libérien, c’est bien des systèmes de «guerres nomades» ravageuses et en extension qui suivent des cycles de violence récurrents. L’échelle régionale est souvent atteinte quand une puissance occidentale envoie un corps expéditionnaire: cet «effet pervers» risque bien de se produire au Sahel, à partir du Mali. Quant à la RDC, plutôt que de criminaliser une rébellion et revenir à une autre guerre continentale africaine, comme celle des années 90 qui a  touché de près ou de loin jusqu à 14 pays autour du Congo/Zaire, faut-il vraiment qu’elle fasse sa jonction avec l’opposition civile d’Etienne Tshisekedi et marche vers Kinshasa?
Devant une alternative qui verrait se recommencer un cycle congolais d’alternance par rébellion interposée, ou la répression d’un mouvement armé par les Nations unies —sortant une fois de plus de leur rôle, l’analyse des ouvertures médiatiques et du «story telling» du Kivu par les médias occidentaux fourniront de bons indices de la conclusion ultime.  
Au-delà du Congo —plutôt que de judiciariser et criminaliser les «mauvaises» rébellions, plutôt que de créer, armer et légitimer les «bonnes»— les puissances occidentales feraient peut être bien de réfléchir à l’affaiblissement des Etats qu’elles prétendent sauver, au coût exponentiel des interventions militaires pour contenir les alternances réelles —ne serait ce que pour sauvegarder leurs intérêts à long terme. Si les «révolutions africaines» s’inspiraient du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, les régimes despotiques soutenus aujourd’hui, comme dans un perpétuel «containment des peuples» seraient vite emportés, et les ressources des matières premières stratégiques pour l'Europe en général et la France en particulier seraient alors menacées.
La gouvernance par la déstabilisation et le chaos croissant, les interventions militaires et l'affaiblissement des Etats africains ne sont pas qu'un scandale politique de trop longue durée: catastrophique pour les citoyens de l'Afrique subsaharienne, cette fuite en avant perpétuelle est à terme contre productrice pour les puissances occidentales, et l'influence française en particulier.

Michel Galy, Politologue, professeur à l’Institut des Relations Internationales (ILERI,Paris)

http://www.slateafrique.com/101101/afrique-les-rebellions-lassaut-des-etats-voie-africaine-du-politique

mercredi 2 janvier 2013

Viols et légèretés françaises en RDC


Viols et légèretés françaises en RDC

(Direct.cd 02/01/2013)















Depuis près de vingt ans, les provinces du Nord et du Sud-Kivu, aux confins de la république démocratique du Congo (RDC) sont la proie de groupes qui usent d’une arme abominable : les viols massifs de femmes et de fillettes, souvent suivis d’actes de barbarie, et commis en public devant les maris, les enfants, les villageois rassemblés de force… Il ne s’agit pas de ces outrages qui, depuis la nuit des temps «accompagnent» sinistrement les mouvements de troupes, mais d’une stratégie pour prévenir toute velléité de résistance collective ou individuelle. Moralement anéantis, réduits en esclavage, les Congolais du Kivu creusent, trient et exportent leurs richesses minières pour de richissimes seigneurs de guerre et leurs milices.


La journaliste belge Colette Braeckman a relaté l’admirable combat d’un gynécologue de Bukavu, le docteur Mukwege, ayant soigné 30 000 femmes (l’Homme qui répare les femmes, éditions André Versaille). Des Français connus pour leur probité morale – et certains pour leur connaissance de l’Afrique noire – viennent de prendre le relais dans une tribune publiée par le Monde : «Au Kivu, on viole et massacre dans le silence.» La Première Dame de France, Valérie Trierweiler, fait partie des signataires.

Au niveau d’abjection atteint en RDC, toute proclamation d’indignation est bienvenue. Surtout si elle repose sur une analyse de la situation, gage d’efficacité d’un texte évidement politique. Or, rien de tel. Au contraire, une pierre de plus au monument de la confusion compassionnelle. Le seul groupe armé nommément accusé de viols massifs par nos tribuniciens est le «M 23», un mouvement d’autodéfense de Congolais rwandophones. Ce parti récemment constitué est pourtant presque le seul parmi quelque deux cents groupes armés qui n’ait pas fait du viol une arme de guerre. Interrogé sur France Inter, l’écrivain Erik Orsenna, rédacteur du texte, absout «l’Etat très faible et tout à fait corrompu, donc tout à fait impuissant», alors que les Forces armées de la RDC (FARDC) sont, de l’avis des observateurs, les premiers auteurs de viols massifs avec leurs alliés issus des anciennes Forces armées rwandaises rebaptisées FDLR.

Autre cible des signataires, l’incurie de l’ONU au Congo. Certes, mais qu’à donc fait la France depuis 1999 pour améliorer l’efficacité du travail des Casques bleus ? M. Orsenna, Mme Trierweiler, Mme Benguigui et leurs amis savent-ils que depuis des années le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU est dirigé par un Français (actuellement Hervé Ladsous, ex-directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie et d’Alain Juppé) ? Faut-il ajouter que la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, a une réelle influence sur l’opération en RDC mais que depuis 1999, l’absence de mandat offensif du contingent onusien semble lui convenir ?

Faut-il encore rappeler aux honorables pétitionnaires que, lorsqu’en 2008 l’ONU a enquêté sur les seigneurs de guerre des FDLR dirigeant leurs troupes depuis Paris, l’Etat français a refusé toute coopération ? C’est bien la France qui a assuré l’impunité de Callixte Mbarushimana, principal leader des FDLR accueilli à bras ouverts sous la présidence de Jacques Chirac, étrange cosignataire de la tribune. Dernier rappel, il n’y avait pas de viols massifs au Congo avant le génocide contre les Tutsis du Rwanda en 1994. C’est un produit d’importation de l’armée «génocidaire» rwandaise qui a pu se replier au Congo grâce à «l’opération Turquoise» et ensuite organiser à son profit le pillage du pays sous l’étiquette FDLR.

Erik Orsenna explique ainsi l’engagement de Valérie Trierweiler sur la dénonciation des viols massifs en RDC : «Lors du sommet de la Francophonie [à Kinshasa] elle a vu les enfants sorciers qu’ils l’ont tout à fait bouleversée.» Emotion et courtisanerie ne fondent pas une politique. Que penser de pétitionnaires qui, escamotant l’histoire, ignorent à ce point le réel, au risque de voir une fois encore l’Occident se tromper lourdement dans ses analyses comme ce fut le cas pendant plus d’un siècle dans la région ?

Dernier ouvrage paru : «l’Agenda du génocide» (éd. Karthala).


Par JEAN-FRANÇOIS DUPAQUIER

Source : liberation.fr

© Copyright Direct.cd




Crise en RD Congo : L'opposition appelle Macky Sall au secours



Crise en RD Congo : 

L'opposition appelle Macky Sall au secours



Estimant dès lors que la mesure est arbitraire, et que la cohésion nationale tant appelée de ses vœux par le chef de l'Etat, se cherche et ne se décrète pas, les partisans des négociations républicaines (PNR), une plateforme qui réunit des leaders du monde politique, tribal, social et religieux, exigent maintenant la médiation d’un président africain crédible, comme Macky Sall qu’ils ont nommément cité. 
Ils veulent la tenue d’un dialogue constructif et inclusif, avec la participation de toutes les forces vives de la nation, sous la supervision d’un chef d’état africain neutre et démocrate, et leur choix s’est porté sur celui de notre pays, dont l’envergure internationale commence à se dessiner, depuis que sollicité par Ouattara, il joue sa partition pour le retour à la paix en Cote d’Ivoire.




Ces moments ne sont pas des plus reposants, pour le Président Kabila. Déjà en pleine crise à l'Est, il voit, aujourd’hui, les députés de l’'opposition congolaise se défier de tout acte posé par son gouvernement. Aussi bien dans la vie de tous les jours qui les voit spoliés ou négligés dans leurs droits fondamentaux, que dans cette guerre imposée par les rebelles du M23, qui fait des ravages au Nord Kivu. 


Crise en RD Congo : L'opposition appelle Macky Sall au secours

Seulement, les pouvoirs publics congolais ne l’entendent pas de cette oreille. Ils le leur rendent bien, en répondant, coup pour coup, aux attaques, mais aussi, en actionnant tous les leviers pour les museler, sur le plan international. Dernière initiative en date ? Cette interdiction de quitter le territoire national pour le député Eugène Diomi Ndongala, survenue avant-hier. 

Le parlementaire en question avait été porté disparu pendant plusieurs semaines, séquestré par les services de renseignements, et en cavale, depuis, pour ne pas répondre d'accusations de viol sur mineurs formulées par le pouvoir. 

Et avant-hier, il a été empêché de quitter Kinshasa, alors qu'il voulait traverser le fleuve pour se rendre à Brazzaville, au moment où des députés acquis à la cause de Kabila ont amorcé une procédure pour lever son immunité parlementaire. 

Estimant dès lors que la mesure est arbitraire, et que la cohésion nationale tant appelée de ses vœux par le chef de l'Etat, se cherche et ne se décrète pas, les partisans des négociations républicaines (PNR), une plateforme qui réunit des leaders du monde politique, tribal, social et religieux, exigent maintenant la médiation d’un président africain crédible, comme Macky Sall qu’ils ont nommément cité. 

Ils veulent la tenue d’un dialogue constructif et inclusif, avec la participation de toutes les forces vives de la nation, sous la supervision d’un chef d’état africain neutre et démocrate, et leur choix s’est porté sur celui de notre pays, dont l’envergure internationale commence à se dessiner, depuis que sollicité par Ouattara, il joue sa partition pour le retour à la paix en Cote d’Ivoire.
 
Trouver donc solution à la crise qui déchire actuellement la Rd Congo pourrait être la prochaine mission de Macky Sall mais, il lui faudrait, en outre, s’impliquer dans l’élaboration et à la direction d’un processus de paix transparent et global, susceptible d’être accepté par le M 23. 

CHEIKH BA
REWMI QUOTIDIEN

RDC : l'opposition rejette l'appel du président Kabila à un dialogue intercongolais «sans condition»




RDC :

 l'opposition rejette l'appel du président Kabila à un dialogue intercongolais «sans condition»

Priorité à l'armée et à la cohésion nationale a martelé Joseph Kabila dans son discours à la nation au Palais du peuple, le 15 décembre 2012.
Priorité à l'armée et à la cohésion nationale a martelé Joseph Kabila dans son discours à la nation au Palais du peuple, le 15 décembre 2012.
AFP/Junior D. Kannah

Par RFI

L'opposition n'est pas convaincue par l'appel au dialogue du président Kabila et a rejetté sa proposition. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), affirme ne pas se sentir concernée par cet appel. On affirme que les contours du cadre de concertation et d'échange évoqués par le président sont encore flous. Dans ses voeux adressés au pays, Joseph Kabila a affirmé vouloir renforcer la cohésion nationale face au mouvement des rebelles du M23.

« Nous unir davantage ». C’est par ces mots que Joseph Kabila a invité lundi 1er janvier la classe politique à la cohésion nationale. Un appel que le président congolais a voulu aussi solennel que celui lancé le 15 décembre, lors de son discours sur l’état de la Nation.
Cette fois cependant, le chef de l’Etat est allé encore plus loin en réclamant une concertation nationale et « sans condition ». Une exigence, selon lui, devant la menace que fait peser la rébellion du M23 sur l’est du territoire. L’appel du président revêt toute son importance, à deux jours de la reprise des négociations à Kampala entre Kinshasa et le M23.

Dialogue inclusif

Mais à l’UDPS, on déclare ignorer l’appel du président Joseph Kabila en faveur de la cohésion nationale pour faire face à la guerre de l’Est. « Nous ne sommes pas concernés par l’appel de monsieur Kabila, c’est une distraction. » Le ton est ferme dans l’entourage de l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Pour l’opposition qui siège au Parlement, les contours du cadre de concertations et d’échanges, évoqués par le chef de l’Etat dans son message de vœux, sont encore flous.

Les membres de cette opposition institutionnelle rappellent alors leurs exigences depuis le premier appel à la cohésion nationale, appel lancé il y a plus ou moins deux semaines par le président devant les deux chambres du Parlement : un dialogue inclusif avec un facilitateur international pour parler de tout ce qui divise les Congolais.

Cela permettrait, dit-on dans les rangs de l’opposition, de parvenir à une véritable réconciliation et à des solutions durables. Ce dialogue inclusif est un préalable à toute nouvelle discussion depuis les résultats de la dernière présidentielle. Cette élection controversée qui a porté Joseph Kabila au pouvoir reste, en effet, toujours contestée par une partie de la classe politique.