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SACREBOPOL

vendredi 6 septembre 2013

La Majorité Présidentielle dit Non à la reprise des pourparlers de Kampala

La Majorité Présidentielle dit Non à la reprise des pourparlers de Kampala

image Aubin MINAKU et Evariste BOSHAB



A Kinshasa, la réunion se déroule encore, mais les informations que nous avons du Palais du Peuple, la majorité des membres de la Majorité Présidentielle (MP) plate-forme qui soutient Joseph kabila s’opposerait à la reprise des pourparlers de Kampala. Un tournant décisif dans l’histoire du Congo, la MP en tête avec Aubin Minaku, Président de l’assemblée nationale, Evariste Boshab secrétaire Général du PPRD se désengage de la démarche de Joseph Kabila autorité morale de la MP.

« Eza Likambu ya mabele, pour le Congo, il n’y a pas d’opposants ou les gens de la Majorité, nous n’avons que le Congo comme Nation, la communauté internationale a clairement désigné le Rwanda comme agresseur, négocier avec une force négative n’est rien d’autre que de la trahison », Evariste Boshab du PPRD.  Jusque là, nous ne sommes pas en mesure de vous affirmer s’il  y aura une déclaration finale après cette rencontre, au Palais du Peuple

La MP se désolidarise de Joseph Kabila, les langues des ténors de la Majorité se délient, pour Julien Paluku  "pas question de retourner à Kampala, les congolais s’attendaient de la rencontre de la CIRGL, un désarmement du M23 qui se retrouve aujourd’hui très très affaibli.

Le gouverneur  du Nord Kivu déclare que le sommet des chefs de l’Etat, devrait en principe obliger le M23  à déposer les armes et libérer l’espace qu’il occupe. Demander au M23 et le gouvernement de reprendre le chemin de Kampala, garder leurs positions, cela est perçu dans l’opinion comme une balkanisation de fait. Aux noms des victimes des Kivu, au nom de la patrie, nous n’allons pas négocier avec nos ennemis. Nous n’allons pas abonnés nos frères et sœurs de l’Est du Pays. Nous récupèrerons le moindre centimètre carrés de notre territoire".

La communauté internationale dit tout le temps que l’armée congolaise est infiltrée, ce qui serait à la base de sa désorganisation, maintenant que ces infiltrés sont chassés de l’armée, la même communauté internationale veut nous obliger à integrer ces violeurs dans les rangs. La République démocratique du Congo n’intégrera jamais les indisciplinés dans son armée.
Comment analysons-nous ces positions ?
Yves Kongolo



http://afrique.kongotimes.info/rdc/politique/6565-rdc-majorite-presidentielle-dit-non-reprise-pourparlers-kampala-congo.html

Invitation de Vital Kamerhe aux Concertations nationales



Voici la lettre du Présidium



Et la réponse de l'ancien Président du Parlement:


jeudi 5 septembre 2013

Le M23 prié d'arrêter "toute activité militaire" en RDC

Le M23 prié d'arrêter "toute activité militaire" en RDC

Le Monde.fr |  •Les rebelles du M23, le 30 novembre 2012.


Deux exigences ont été formulées jeudi par les chefs d'Etats de la région des Grands Lacs, à l'issue du sommet de Kampala, la capitale de l'Ouganda. D'abord, ces derniers ont sommé la rébellion congolaise du M23 d'arrêter "toute activité militaire et cesser la guerre et les menaces de renverser le gouvernement légal de République démocratique du Congo".


Ensuite, les onze chefs d'Etat présents ont exigé que les négociations entre le M23 et la République démocratique du Congo (RDC) reprenne "dans les trois jours".

Le dialogue, suspendu depuis mai, devra être "conclu dans une période maximale de quatorze jours", précise le communiqué final du sommet. Une requête à laquelle a accédée le M23. Jeudi soir, son président, Bertrand Bisimwa, a déclaré que la rébellion était "prête" à reprendre les pourparlers avec Kinshasa.


LE RWANDA ET L'OUGANDA POINTÉS DU DOIGT

Durant ces quatorze jours, "les forces belligérantes sur le terrain sont exhortées àexercer le maximum de retenue pour que les pourparlers soient rapidement conclus".
Le sommet demande également à la nouvelle "brigade d'intervention [de l'ONU] d'excercer sans relâche une pression sur le M23 et toutes les autres 'forces négatives'", terme qui désigne les groupes armés qui pullulent dans l'est de la RDC, notamment la rébellion rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Cette nouvelle brigade de l'ONU, dont le mandat est d'éradiquer les groupes rebelles actifs dans l'est de la RDC, a épaulé l'armée congolaise à la fin d'août pour déloger le M23 de Goma, capitale du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda.


La RDC et l'ONU accusent le Rwanda de soutenir militairement le M23, mais le pays concerné dément formellement. L'Ouganda, hôte du sommet, est également soupçonné d'aider les rebelles.

C'est la septième fois depuis juillet 2012 que les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs se réunissent pour tenter de trouver une solution à la crise persistante dans l'est de la RDC, sans succès notable jusqu'ici. A chaque reprise des affrontements, le M23 et Kinshasa se renvoient systématiquement la responsabilité des combats.

Le Mlc vient de trahir le peuple kongolais


Rien de nouveau sous le soleil : les fameuses 3 heures d'entretien Bemba-Kanambe que personne ne peut indiscutablement authentifier mais qui sont malheureusement fort vraisemblables ont été ébruitées depuis un moment et le landerneau politique avisé de Léo souvent lent à la détente était au courant du coup politique que préparait Kengo avec le Mlc sans réactivité directe efficace pour commencer seulement maintenant 1 mois après...

Perso, j'en ai été informé au départ de mes vacances (cela date en fait d'un peu avant l'annonce de Kengo d'un "gouvernement d'union nationale à sortir des concertations"...) et au retour je l'ai glissé ici sans que ça entraîne le moindre commentaire : Kanambe a été acculé par la nébuleuse CI d'accepter des concertations et surtout une gouvernance les plus inclusives possibles càd incluant d'abord le Sphinx de Limete ou de ses représentants... Elle est allée jusqu'à lui demander de contacter personnellement (et de le lui proposer aussi officiellement) Ya Thsithsi... 

D'après mes info le voyage à Brazza chez Sasu qu'il a d'abord accepté devait servir à çà et lui aussi en retard d'info ou de façon tactique a du se raviser dans la nuit en comprenant mieux "l'embrouille"...
Le voyage de Kamerhe vers les chancelleries extérieures serait aussi en partie motivé pour expliquer le danger du guet-à-pans des concertations telles qu'elles sont prévues !
Entre-temps Kengo a carte blanche de l'extérieur et du pouvoir pour piloter l'entreprise à sa guise... La réussira-t-elle jusqu'au bout ? Ce n'est pas certain...

Tshisekedi a-t-il eu raison ou pas  de persister sur son niet absolu surtout en ne rendant pas compte de son attitude à la population comme à son habitude malgré ces derniers développements ? Perso pour éviter une vaine polémique, je répondrai à ça peut-être à l'issue de ces concertations ou lorsqu'elles auront commencé !
Toujours est-il que de mon humble avis tous ceux qui sont contre leur format actuel doivent se liguer de les empêcher si possible, dans tous les cas les faire capoter car leur succès et celui à l'Est offriraient une miraculeuse béquille à Kanambe qu'il ne mérite pas et dangereuse pour la suite !

Quant au Mlc je ne sais pas s'il a fait plus de coups bas que les autres mais s'il profite des distractions des autres c'est ces derniers qu'il faut blâmer d'être distraits, attentistes, peu réactifs...
Plus sérieusement, loin de moi la moindre conviction et quelque intérêt à défendre le Mlc; pour moi comme d'autres partis il a commis des bêtises et en commettra d'autres et en payera ici là le prix; ce n'est donc pas le problème...
En revanche, j'ai cessé depuis longtemps de prendre la politique pour un couvent de bonnes sœurs : c'est même l'effrayante scène de calculs, rivalités, ambitions des Hommes; à gauche, à droite comme au centre, au Nord comme au Sud, chez les croyants comme les mécréants se déroulent souvent les compétitions les plus hardies sinon déloyales et des actes parfois défendus à l'honnête conscience d"un chacun pour qui veut faire de la politique et non de bonnes œuvres idéalistes....
Bien sûr il reste des politiciens plus honnêtes que d'autres, bien sûr la fin ne peut justifier tous les moyens, bien sûr il y'a des actes à condamner sans fioritures... Est-ce le Mlc est dans ce cas aujourd'hui dans ce cas ? C'est possible mais soit il faut attendre le résultat final pour le pays de leur aventure soit ils ont d'ores et déjà perdu les faveurs du peuple; c'est alors leur lourde sanction plutôt que des jugements moralisants souvent inadaptés en politique !
Voilà !







Blablabla ou plutôt bonnes intentions pieuses ?!?
Qui peut ne pas approuver les paroles ci-dessus !
Néanmoins soyons peut-être plus réalistes pour que la caravane qui broie ne continue pas toujours à nous passer dessus tandis que nous aboyons...
Comment faisons-nous pour rendre ces concertations nulles et nous organiser un réel "dialogue national" par la suite ?


Ndo,correspondance particulière

"Joseph Kabila", un président aphone




"Joseph Kabila"


Depuis une semaine, des combats sanglants opposent l’armée congolaise aux rebelles du M23 aux environs de Goma. Un médecin a fait état de "lourdes pertes" de part et d’autre. En l’espace de 72 heures, plusieurs obus sont tombés sur cette ville tuant plusieurs civils et blessant tant d’autres.

Samedi 24 août, des Gomatraciens "fatigués" par les "atermoiements" des forces onusiennes, face au M23, sont allés manifester devant les installations de la Monusco au quartier Birere. Des coups de feu sont tirés. Bilan : deux morts. Qui a tiré? Pourquoi? Les protestataires accusent les casques bleus. Ceux-ci démentent. Une enquête sera ouverte incessamment.

Pendant que le sang des enfants de ce pays coule, "Joseph Kabila" reste non seulement invisible mais surtout aphone. Où se trouve-t-il? Que fait-il? L’homme ignore manifestement les devoirs de sa charge. Il voyage. Sous d’autres cieux, le chef de l’Etat aurait fait un bref message à la Nation non seulement pour exprimer la "compassion nationale" aux familles des victimes mais aussi pour rassurer la population sur les dispositions prises par les pouvoirs publics pour mieux garantir la sécurité des personnes et des biens. Rien!

Point n’est besoin de rappeler qu’après le déclenchement de la mutinerie des éléments des FARDC étiquetés "CNDP" en avril 2012, le "raïs" aura attendu deux mois avant d’exercer le ministère de la parole à travers un entretien accordé le 28 juin de cette année à un quatuor de journalistes kinois triés sur le volet. Et pourtant, le pays se trouvait à l’aube d’une grave crise. Gouverner ne consiste-t-il pas à résoudre des problèmes?

Cela fait bientôt treize ans que "Joseph Kabila" se trouve à la tête de ce pays. L’homme donne l’impression d’éviter - de fuir? - tout contact avec ses administrés. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le "raïs" préfère se murer dans son mutisme devenu légendaire. Les réunions du Conseil des ministres sont rarissimes. Ne parlons pas non plus des conférences presse périodiques.

Au lieu d’assumer sa charge, l’homme se balade. Lorsqu’il n’est pas dans un avion, on le voit au volant de son véhicule 4x4. Il passe le clair de son temps à s’occuper des activités frivoles. Pour lui, le pouvoir d’Etat cesse d’être un service à rendre à la Collectivité pour se limiter aux privilèges et plaisirs qui s’y rattachent.

Incapable de "présider" effectivement le pays, "Joseph Kabila" a mis en place un système répressif pour faire taire voire éliminer physiquement ses contradicteurs. Pire, des magistrats inféodés au pouvoir ont érigé toute stigmatisation de la mauvaise gouvernance ambiante en crime d’"offense au chef de l’Etat". Le "raïs" qui intervient - en lieu et place du gouvernement - dans tous les domaines de la vie nationale est ainsi "exonéré" de l’obligation de rendre compte.

Dilettante, "Joseph Kabila" est également un carriériste. Il brûle d’ambition. L’ambition de demeurer Calife à la place du Calife. Pour quoi faire? Les Congolais ne cachent plus un ras-le-bol certain d’être dirigé un Président évanescent. Muet. Un Président de pacotille, dénué de sens de responsabilité et de l’intérêt général.

Les Congolais en ont marre d’un Président impotent, sectaire, inapte de jouer son rôle d’"arbitre suprême" autant que de garantir "un fonctionnement régulier des pouvoirs publics". Les Congolais ont besoin d’un Président capable de promouvoir le progrès et la paix civile aux quatre coins du pays.

En treize années de pouvoir, "Joseph Kabila" n’a pu réaliser qu’un seul "haut fait" : il a restauré l’autoritarisme que les Zaïrois d’alors avaient vomi bruyamment lors des consultations nationales initiées début 1990 par le maréchal Mobutu et lors des travaux de la Conférence nationale souveraine. La violence, l’arbitraire et la corruption constituent pour lui un "projet politique" autant que les piliers de son "système". Un système aux contours maffieux qui considère le pouvoir plus comme un butin de guerre qu’un service pour le bien commun.


Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013