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SACREBOPOL

mercredi 28 septembre 2011

Confirmés candidats à la présidentielle 2011 - Kabila, Tshisekedi, Kengo, Kakese… rendez-vous dans deux mois !




*Ce n’est plus un secret de polichinelle. Kakese, Kabila, Kengo, Tshisekedi, Kamerhe, Andeka, Bombole, Kashala, Mbusa, Nzanga et Mukendi s’affronteront le 28 novembre prochain aux urnes. Chacun devra bien peaufiner sa stratégie électorale et présenter son projet de société, pour séduire le souverain primaire qu’est le peuple afin de présider à son destin. Les 11 candidats dont les noms ont été repris dans la liste provisoire des candidats à l’élection Présidentielle du 28 novembre 2011 par la Ceni viennent d’être confirmés. Ceux dont les noms n’ont pas été repris sur cette liste et ayant saisi la Cour de Suprême de Justice, comme prévu par la loi électorale, ont vu leurs recours rejetés. L’irrecevabilité du dossier et l’incompétence de la Cour Suprême quant à l’examen du recours en inconstitutionnalité de la loi électorale.
Aléa jacta est’’, soutiennent les latinistes. Confirmés le lundi 26 septembre dernier au cours d’une conférence de presse animée par le Rapporteur de la Ceni, Matthieu Mpita, les onze candidats à la Magistrature suprême doivent d’ores et déjà se mettre à pied d’œuvre, pour préparer leur campagne respective qui doit débuter le 28 octobre prochain. Dans près d’un mois, chacun des 11 candidats devra faire échos à la nation congolaise de son projet de société afin de la séduire. La partie vient donc de commencer. Si les onze ont été retenus, notons que cinq autres candidats à la Présidentielle et un jeune Parti politique, ont vu cependant leurs espoirs s’effondre. Ceux- ci ne pourront jamais prendre part à un quelconque débat télévisé entre les différents présidentiables en lice. Moins encore, ils ne peuvent mobiliser des masses pour un quelconque meeting populaire dans l’intention de dévoiler leur agenda, une fois à la tête du Grand Congo. Kitenge Pungwe Ismaël, Moka Jean-Paul, Lokongo Umbala Jean-Pierre, Vanga Kaniki Félix-Bernard, Madame Léonard Lomami et le Parti du Peuple pour le Progrès du Congo (PPPC) doivent donc attendre 2016, pour se replonger dans la course. Leurs recours ont été, en effet, rejetés par la CSJ en date du 23 septembre dernier. Statuant en matière de contentieux électoral des candidatures, la CSJ a constaté l’irrecevabilité de ces recours et son incompétence pour statuer sur un recours en inconstitutionnalité de la loi électorale.
Communiqué de presse En conformité avec le calendrier électoral, la Commission électorale nationale indépendante, CENI en sigle, rend public, ce jour, la décision n°059/CENI/BUR/11 du 26 septembre 20011, portant publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. La CENI tient à informer l’opinion, qu’après la publication, le 15 septembre dernier, de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle, la Cour Suprême de Justice a été saisie dans le délai prescrit par l’article 107 de la loi électorale, de six recours émanant de personnes et partis politiques ci-après : -Monsieur Kitenge Pungwe Ismaël -Monsieur Moka Jean-Paul -Monsieur Lokongo Umbala Jean-Pierre -Monsieur Vanga Kaniki Félix-Bernard - Madame Léonard Lomami -Le Parti du Peuple pour le Progrès du Congo (PPPC) A l’issue de l’examen de ces recours, la Cour, statuant en matière de contentieux électoral des candidatures, a rendu en date du 23 septembre 2011 les arrêts n°RCDC/PR/001, n°RCDC/PR/002, n°RCDC/PR/003, n°RCDC/PR/004, n°RCDC/PR/005, n°RCDC/PR/006, constatant l’irrecevabilité de cinq recours et son incompétence pour statuer sur un recours en inconstitutionnalité de la loi électorale. Au regard des arrêts précités, la Commission électorale nationale indépendante publie la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle comme suit : 1. Monsieur Andeka Djamba Jean ; 2. Monsieur Bombole Intole Adam ; 3. Monsieur Kabila Kabange Joseph 4. Monsieur Kakese Malela François Nicéphore ; 5. Monsieur Kamerhe Lwa-Kanyinginyi Vital ; 6. Monsieur Kashala Lukumuena Oscar; 7. Monsieur Kengo wa Dondo Léon; 8. Monsieur Mbusa Nyamwisi Antipas; 9. Monsieur Mobutu Nzanga Ngbangawe François 10. Monsieur Mukendi Kamana Josué Alex 11. Monsieur Tshisekedi Wa Mulumba Etienne. La CENI saisit cette occasion pour rappeler aux candidats à l’élection présidentielle que conformément à la loi électorale, la campagne électorale démarre le 28 octobre 2011. Elle invite donc les acteurs politiques à bien vouloir respecter ce délai. Fait à Kinshasa, le 26 septembre 2011 Matthieu Mpita Rapporteur

mardi 27 septembre 2011

Le "perroquet de la République"





Le "dernier des raïs" lors d’un de ses rares points de presse.

Dire de quelqu’un qu’il parle ou répète comme un perroquet n’a jamais été un compliment. Cela signifie tout simplement que le locuteur en face déverse des paroles sans comprendre le sens. Ni peser le poids des mots. Le «discours-bilan» prononcé le mercredi 15 septembre, à Kingakati, par le «dernier des raïs», alias l’autorité (im) morale de la majorité présidentielle, alias la "haute hiérarchie", est au centre de toutes les conversations dans le landerneau politique et… judiciaire congolais. Dans son harangue, le président de la République très très démocratique du Congo a claironné l’épithète «positif» en parlant du bilan de son double quinquennat. Les femmes violées de l’Est apprécieront. Que dira la population congolaise terrassée par l’indigence au point de ne pouvoir étancher sa soif. Faute d’eau courante. Au lieu de s’arrêter là, le "dernier des raïs" s’est aventuré à égrener les «actions à impact visible», (selon une formule très chère à à "Yandi ve") qui ont été accomplies au plan "social". C’est le cas du salaire des magistrats qui serait passé de 704 dollars en 2008 à 1600 en 2009. Stupeur et effroi dans la magistrature!

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les potins de Kinshasa-Lez-Immondices, le discours du «dernier des raïs» est en passe de devenir du pain bénit pour tous les "laissés pour compte" du "kabilisme joséphite". La première salve a été tirée par des magistrats en poste au Nord-Kivu. La main sur le cœur, ces admirateurs de Montesquieu assurent n’avoir jamais perçu le montant annoncé par la «haute hiérarchie». "My Gosh", aurait juré un British. Rusés comme des renards, dit mon ami, les magistrats gomatraciens préfèrent s’en prendre au Premier sinistre, pardon, le Premier ministre Muzito. «Ngwashi Adolphe» est ainsi sommé de verser sans délai le «nouveau barème» que la haute hiérarchie dans sa grande générosité a énoncé. Avec «effet rétroactif», s’il vous plaît. A défaut, c’est la grève ! Aïe!

A en croire mon ami, la même stupéfaction est observée à Kinshasa. Ici, nos «justiciers», réputés pour leur vénalité, sont regroupés dans un «Syndicat autonome». Ils exigent le paiement illico presto du salaire annoncé par le Calife sortant. Dans le cas contraire, ils menaçaient de cesser le travail dès samedi 17 septembre…sur toute l’étendue du territoire national. «Le raïs a ouvert la boîte de Pandore», dit mon ami qui me fait remarquer que contrairement aux dires du fermier de Kingakati, le salaire-plancher dans la magistrature s’élève en réalité à 495 dollars yankee. Pas un sengi de plus ni de moins. Le lendemain du «discours-bilan», les magistrats avaient déserté leurs bureaux.

Selon mon ami qui sait décidément tout, l’allocution de Kingakati a revigoré certains rivaux du «raïs». C’est le cas notamment de Vital Kamerhe, alias «VK». Désireux de devenir Calife à la place du Calife, «VK» a sorti l’orgue de Staline pour pilonner les positions du Calife sortant. C’était vendredi 16 septembre au cours d’un point de presse. Pour lui, aucun secteur n’a marché au cours des cinq dernières années. C’est donc un zéro pointé sur tous les plans. Il cite à l’appui le chômage, la pénurie d’eau et d’électricité. Mon ami de confirmer que certaines communes sont privées d’électricité durant trois mois successifs. Avec ma candeur habituelle, j’ai demandé à mon ami si le Kamerhe dont il parle est le même que l’auteur de l’ouvrage «Pourquoi j’ai choisi Kabila ?». Réponse : "Bien sûr !» Mon ami d’ajouter : «N’oublies pas que la politique est dynamique. Et que VK n’a jamais cessé d’alerter le Calife sortant sur les méfaits du «gouvernement parallèle» qui le roulait dans la farine..."

Mon ami de conclure : «Le dernier des raïs ressemble aujourd’hui à un serpent qui se mord la queue. Durant son double quinquennat, il s’est comporté en "perroquet de la République" en récitant consciencieusement les hérésies de ses scribes. Il va réaliser à ses dépens que les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs.»

Issa Djema 
© Congoindépendant 2003-2011





Sacrebopol

Les «kabilistes» et nous !





Le pouvoir, l’argent et les honneurs rendent-ils les hommes sourds et aveugles au point de ne pas voir ni entendre la misère ambiante et la soif du Changement? Les partisans du président sortant «Joseph Kabila» seraient-ils incapables de voir la lutte pour la survie (the struggle for life) à laquelle se livrent les Congolais au quotidien pour sataisfaire les besoins inhérents à la dignité de la personne humaine? Ces hommes et femmes qui entourent le "raïs" seraient-ils incapables de faire le départ entre leurs intérêts corporatifs et l’intérêt général?

Depuis plusieurs mois, on assiste à une agitation dans le «clan kabiliste». Il ne se passe plus une semaine sans que l’on apprenne que tel ou tel autre «bonze» de la majorité présidentielle ou du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), le parti présidentiel, est allé dans l’arrière-pays. But : inviter la population de son «fief» à «voter massivement» pour le chef de l’Etat sortant. Un chef d’Etat dont le bilan au plan social, après dix années passées à la tête de l’Etat, est un échec éblouissant.

Les zélateurs du régime kabiliste ont engagé le pari risqué de jouer la carte de l’ethnicité. Ils font croire aux «frères et soeurs de tribu» que l’homme qui a été insensible aux conditions sociales de cette population durant une décennie s’est découvert comme par enchantement la vocation d’un «humaniste». Aussi, faudrait-il lui accorder un nouveau bail de cinq ans.

En février dernier, l’ancien procureur général de la République, Luhonge Kabinda Ngoy, devenu sénateur, s’est rendu «chez lui » dans le district de Tanganyika, au Katanga. Mulubakat, l’ex-haut magistrat du parquet n’a pas trouvé mieux que d’inviter «tous les Balubakat» de la ville de Kalémie à s’enrôler massivement et à voter pour le président sortant. Luhonge est resté en revanche muet sur les réalisations socio-économiques accomplies par «Kabila» pour les habitants de cette partie du pays et ce que celui-ci peut faire pour l’avenir..

Au cours de ce même mois de février, un «conclave» a été organisé par des notables balubakats à Kamina (District du Haut Lomami). Plusieurs "usufruitiers" du régime finissant étaient présents : le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, le «général» John Numbi Banza de la police nationale, les députés Jean Mbuyu et Vicky Katumwa, le ministre des Hydrocarbures Célestin Mbuyu, le président de l’assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, l’actuel procureur général Flory Kabange Numbi etc. Un seul point était à l’ordre du jour : élaboration des stratégies pour assurer la victoire de «Joseph Kabila Kabange» à l’élection présidentielle de novembre 2011.

En ce mois de septembre, un certain Jean-Paul Kassanga, secrétaire fédéral du PPRD chargé de l’idéologie et la formation des cadres pour le district de la Funa (Kinshasa) et candidat député national, s’est cru en droit de lancer un appel à la population de son «fief» de Katako-Kombe, en pays tetela au Kasaï oriental, pour que cette population «se range derrière la candidature de Joseph Kabila» lors de la présidentielle du 28 novembre prochain. Kassanga considère donc les habitants de Katako Kombe comme des simples "moutons" dont le destin est de se ranger sans se poser des questions derrière un prétendu "berger".

Le fameux Kassanga est allé plus loin en déclarant : «Katako-Kombe, le territoire d’origine du héros national Patrice Emery Lumumba, doit faire honneur à ce dernier en soutenant massivement Le président de la République sortant et continuateur de l’œuvre de Lumumba à l’instar de son père feu Laurent-Désiré Kabila.» Et d’ajouter : «Joseph Kabila est au jour d’aujourd’hui, le porteur du flambeau allumé par Patrice Lumumba et du projet politique de M’Zee L.D. Kabila et cela pour faire échec à tous ceux qui veulent constamment tirer la RDC vers le bas pour l’affaiblir en vue de sa balkanisation.» Quel blasphème ! Plus flagorneur, tu meurs!

Que conclure? Il n’y a qu’une seule conculsion : pour permettre à leur «leader» de conserver le pouvoir – et à eux-mêmes de continuer à jouir des privilèges acquis sans la moindre contrepartie en termes de service rendu à l’Etat -, les «kabilistes» sont prêts à engager le destin des 60 millions des Congolais. C’est une grave responsabilité qui les exposent à un sévère jugement de l’Histoire !

Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2011

L'Administration publique, la Police nationale, l'Armée républicaine, la Justice sont des entités républicaines et doivent rester apolitiques selon les directives de la Constitution congolaise. Comment peut-on penser que le Procureur Général de la République rende justice avec équité lorsqu'il participe aux politiques du parti au pouvoir? Ne serait-il pas en conflit d'intérêt?
Comment un gouverneur de Province peut-il participer aux réunions du parti au pouvoir?

Sous d'autres cieux, ces gens devraient démissionner mais comme en RDC, le ridicule ne tue pas, ils sont là.
Qu'il sache cependant que le cycle du changement est en cours, ils tomberont cette fois, qu'ils le veuillent ou pas.

Sam à Kinshasa
Sacrebopol

LE PROCESSUS EN DANGER :


La CENI ne s'est pas fait obéir. En tout cas, presque personne n'a mis en exécution son rappel à l'ordre pour mettre fin à la campagne anticipée. Les candidats laissaient flotter encore banderoles, panneaux et guirlandes dans le ciel de Kinshasa sous le regard passif du gouverneur André Kimbuta Yango censé appliquer la décision de l'institution de Daniel Ngoy Mulunda. Les candidats avec Joseph Kabila en tête qui est passé carrément à la campagne proprement dite. L'un de ses fidèles, Claude Mashala, est intervenu sur un plateau de télévision pour affirmer que les banderoles et affiches de Kabila sont le fait de la volonté populaire et non du PPRD. Peut-il défendre la même position s'agissant des gros panneaux de Kabila qui trônent au croisement des avenues Batetela et des Cliniques et à côté de l'INA, Institut national des arts, avec l'inscription «Ensemble pour la victoire», Un autre a été placé juste la semaine dernière sur l'avenue du commerce. Un autre encore est prévu pour être planté sur le boulevard Lumumba. Qui a dit que la campagne n'a pas encore commencé. Cela dénote l'état d'esprit des hommes au pouvoir qui trahissent une tentation de faire selon ce que bon leur semble. Ils ne pensent donc pas se soumettre à la CENI aujourd'hui ni à quoi que ce soit d'autre demain. Cette campagne anticipée est surtout manifeste dans les médias, notamment certaines chaînes de télévision. Du côté de Kabila, c'est Télé 50 de Jean Marie Kasamba qui vante les réalisations du régime à longueur de journées. La RTNC en rajoute chaque matin avec l'émission Tôt Gaiété du thuriféraire Lushima Ndjata. Sa spécialité, des attaques personnelles contre les opposants en crédit, notamment Etienne Tshisekedi. Il a commencé sa carrière comme griot dans l'émission Barza avant de se découvrir le talent de propagandiste. Côté opposition, la RLTV de Roger Lumbala a trouvé l'ingénieuse idée de présenter un dessein animé qui montre Etienne Tshisekedi déjà comme Président de la République. Maintenant que le CSAC s'est doté de son bureau, vivement qu'il se penche très vite sur la régulation avant et pendant la campagne. En 2006, la HAM, Haute autorité des médias, s'était montrée elle-même partisane.

Elle avait sanctionné, suspendu des médias sans même avoir donné aux tiers l'occasion de présenter leurs moyens de défense. Du jamais vu dans une démocratie. Elle avait même aidé le camp présidentiel é éviter le débat contradictoire prévu pourtant dans la Constitution. Ce débat était perçu par Jean Pierre et les siens comme l'arme la plus redoutable contre Kabila. Fidèle Babala l'a qualifié d' «arme de destruction massive». Si ce débat avait eu lieu, l'issue de l'élection présidentielle aurait peut-être été tout autre. Hélas, ce qui est fait est fait. C'est la démocratie qui a perdue en qualité là où en Côté d'Ivoire Alassane Ouattra et Laurent Gbagbo se sont affrontés dans un débat de haute facture.

Mathieu KEPA
En espérant vivement que cette fois, un débat contradictoire sera organisé entre les candidats. Surtout qu'on ne vienne pas nous dire qu'à cause du grand nombre de candidats, le débat ne saurait être organisé. Ça serait irresponsable, incivique et irrespectueux à l'endroit du peuple qui n'aura entendu aucun candidat. Sur quels critères le peuple votera-t-il?
Sacrebopol

samedi 24 septembre 2011

LETTRE OUVERTE À DIGITALCONGO ET À L'AVENIR

DES ÉLECTIONS APAISÉES? 

La CENI, la Communauté Internationale et l'entièreté du peuple congolais aspirent à des élections apaisées, justes, transparentes, libres et démocratiques. Mais avec ce qui se passe, on est loin de l'apaisement souhaité.
À la base, des organes de presse de la Majorité Présidentielle et du PPRD foulant au pied toutes les règles du bon sens en voulant créer un esprit de discorde au sein de l'Opposition, la vraie Opposition congolaise.

En effet, depuis un certain temps, le journal "DIGITALCONGO" dont l'appartenance à la famille Kabila n'est un secret pour personne s'expertise dans la désinformation à l'endroit de la vraie opposition au profit de sa famille "biologique" et politique.
Ce journal n'a jamais dit du bien de l'Opposition. Pour lui, tout ce que fait sa famille politique est excellent pour le pays. Ce qui ne marche pas est mis sur le dos de l'Opposition comme ci cette dernière avait le levier de diriger.

Ennuis de santé du leader et fonds de campagne détournés : Udps sous le signe indien

Ces derniers jours, la presse a diffusé des informations au sujet d’une situation drama­tique qui secouerait le parti de la célèbre 10ème rue Petunias dans la commune de Limite.


Les nouvelles pas du tout rassurantes font état d’une succession d’événements propres à ébranler les espoirs placés sur cette forma­tion politique par les nombreux Congolais, qui aspirent à l’alter­nance à la tête de l’Etat, à la faveur de son poids politique présumé dans le pays.


En prime et pendant que tous les militants et sympathisants ont fondé de grands es­poirs sur des poten­tiels précieux dividendes de l’actuelle tournée occidentale du président Tshisekedi, voici qu’une curieuse et af­fligeante nouvelle est tombée comme un couperet.


Selon les sources de la presse qui a ébruité le scoop, le déplacement de l’homme politique et candidat à la prési­dence de la Républi­que serait justifié par des raisons d’ordre sanitaire.
Selon les mêmes Sources, la détérioration de l’état de santé du leader de l’op­position a motivé son éloignement du pays.


Mais, pour les plus pessimistes des obser­vateurs de la politique congolaise, l’acteur politique de premier ordre se trouve dans une si­tuation d’incapacité, malgré lui, de concourir lors de la campagne électorale.


On comprend l’embarras dans lequel se trouverait l’opposi­tion de la paroisse notre Dame de Fatima, qui verrait ses ambitions s’envoler comme bulle de savon.


Naturelle­ment, une pareille éven­tualité ferait l’affaire des autres candidats de l’autre opposition, aussi que l’affaire de la Majo­rité présidentielle.


http://www.digitalcongo.net/article/78550


Dans cet article, Digitalcongo n'est pas en mesure de citer sa source, parce que évidemment, il n'y a pas de source. Il invente de tels ragots dégoûtants dans le seul but de nuire. Oui, il veut nuire non seulement à Étienne Tshisekedi mais plutôt à l'ensemble du pays car pour ce journal et sa famille politique, il faudrait que le statu quo soit maintenu alors que debout comme une seule personne, le peuple est décidé à bouter dehors la présente administration.
Même si monsieur Étienne Tshisekedi était souffrant (ce qui est d'ailleurs faux), on ne voit aucun signe de compassion pour un malade de la part de ce journal. Comment vouloir la souffrance pour un adversaire politique qui n'est pas un ennemi tout simplement pour conserver le pouvoir?

Le journal Digitalcongo comme sa famille politique et tous ceux qui lui ressemblent sont adeptes de la voix unique. Ils n'aiment pas la contestation. Pour preuve, Digitalcongo n'a pas de rubrique où le lecteur peut déposer son avis selon qu'il soit d'accord ou pas avec l'article. Le défi est lancé pour que Digitalcongo ouvre une rubrique de commentaires et nous allons voir ce qui y sera écrit par les lecteurs.

Étienne Tshisekedi se porte bien




Une invitation volatilisée

Et comme il n’y a pas un sans deux, le président angolais José Eduardo dos Santos, selon la même source, aurait adressé, en date du 6 septembre dernier, une invitation au président de l’Union pour la démocratie et le progrès social, aux fins de peaufiner ensemble des stratégies pour la victoire de Tshisekedi à la présidentielle de novembre, et lancer des accords bilatérales de coulisse. Hélas, ‘’l’invitation aussi est portée disparue, toujours par le truchement de ces mêmes taupes qui volatilisent tout’’, a soutenu l’homme par la suite, qui a naturellement requis le strict anonymat. Pourtant, on ne va pas en campagne électorale mains vides ; encore moins comme un enfant. Les électeurs congolais n’ont pas encore compris que le projet de société pèse plus lourd que tout autre appât. Ils ne suivent pas des discours seulement, si alléchants soient-ils.


(L'avenir) 
http://www.7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=25088%3Apresidentielle-2011--etienne-tshisekedi-largent-destine-a-la-campagne-detourne-&catid=14%3Alavenir&lang=fr
Ici aussi, c'est le frère jumeau de Digitalcongo, le journal Avenir qui montre ses limites journalistiques à nue en débitant des idioties qui n'honorent ni le journalisme en RDC, ni les lecteurs.
Comme si pour répondre à une invitation d'un Chef d'État étranger, il faille nécessairement avoir le format papier de l'invitation. Le journal confond peut-être les invitations qu'il reçoit pour entrer dans la ferme de Kingakati et celle provenant d'un Chef d'État étranger. Ce n'est pas un mariage ou une réception mondaine pour lesquels une invitation est exigée avant l'entrée dans une salle. Les invitations des Chefs d'États se font par voie diplomatique. Car, nous ne pensons pas qu'il faille partir avec son appareil téléphonique si le Président utilisait cette voie pour communiquer avec vous.

Voici ce que ni Digitalcongo ni l'Avenir ne peuvent dire à leurs lecteurs:


A Berlin, tapis rouge pour Tshisekedi!

A Berlin, Etienne Tshisekedi a été reçu par Guido Westerwelle, ministre allemand des affaires étrangères. Au menu de leurs entretiens, la question de la transparence des opérations électorales, le soutien diplomatique en cas de refus par le président sortant de céder, le pouvoir pacifiquement au cas où il le perdrait-, et bien entendu l’avenir de l’Allemagne en RDC pour les 5 ans à venir. Il faut signaler que c’est devenu une habitude pour Tshisekedi de se voir dérouler le tapis rouge dans les capitales européennes, et le pays de la chancelière Angela Merkel n’a pas déroger à la règle. Les honneurs auxquels a droit Tshisekedi, le président de l’UDPS, fait dire à certains observateurs, que la communauté internationale a déjà choisi son camp.

Certains milieux occidentaux pensent que l’opposant historique a de fortes chances de l’emporter face Kabila en novembre prochain lors du scrutin présidentiel à tour unique. Dans la capitale du pays de la bière, Tshisekedi a rencontré les patrons allemands pour les convier à venir investir massivement au pays qui dispose d’énormes ressources naturelles et d’une main d’oeuvre abondante. Poursuivant ses contacts avec les hommes d’affaires allemands, Tshisekedi a rencontré les membres de la puissante et célèbre famille Rothschild; Cette famille d’origine juive allemande dont les membres ont plusieurs nationalités occidentales est connue depuis le 14ème siècle notamment pour ses oeuvres philanthropiques rendues grâce à la prospérité de leurs activités commerciales dans la finance. Il nous revient aussi de Berlin que le leader de l’opposition a eu des entretiens avec le très puissant club de Bilberg, les maîtres du monde. Cette tournée prouve que Tshisekedi a aussi un carnet d’adresses enviable à l’instar de Kengo wa dondo, le président du Sénat

http://direct.cd/2011/09/22/rdc-berlin-tapis-rouge-pour-tshisekedi/



Ceci dit, ces journaux doivent savoir que leur protégé de président cumule plusieurs faiblesses dont le bon sens nous interdit la publication. Nous avons besoin d'un débat d'idées et non pas une litanie de mensonges en vue de gagner par ruse et tricherie, le coeur des congolais.
Monsieur Joseph Kabila a plusieurs faiblesses que nous pouvons exploiter ici, mais nous demandons à Digitalcongo et à l'Avenir à rehausser le niveau du débat en nous présentant clairement le bilan du gouvernement actuel en évitant de nous parler de quelques routes réhabilitées par-ci et par-là.

En vous obstinant à garder et à imposer la voix unique, la vôtre et en oubliant ou plutôt refusant que les lecteurs émettent leurs avis dans vos articles, vous faites preuve de dictature. Vous n'êtes pas du tout crédibles.

D'autre part, si de bonne foi vous aviez publié un article qui n'était pas correct, le bon sens aurait fait que vous corrigiez l'erreur en publiant la vraie version de l'affaire. Hélas! cela n'est pas votre fort.

Quand on ne peut plus séduire une femme qui veut vous quitter, on recourt à la violence, aux attaques gratuites et aux mensonges contre votre rival. C'est ce qui vous motive.

En d'autres termes, cela s'appelle PANIQUE. La panique est du côté du PPRD/MP

Au vu de tout ce qui précède, les élections ne seront jamais apaisées avec tous les mensonges, les désinformations des journaux acquis à la mouvance présidentielle. Ceux de l'Opposition se réservent aussi le droit d'attaquer personnellement à leur idole.

Mais ce n'est pas ce que veut le peuple. Il veut un débat d'idées. Mais comment débattre? Car vous le savez bien, on ne dialogue qu'à deux ou plusieurs personnes. Dans le cas qui nous préoccupe, on a d'un côté un orateur charismatique et de l'autre, un muet avec une grande sensibilité d'écoute. Écouter sans parler.

Sam & Sacrebopol