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SACREBOPOL

dimanche 15 janvier 2012

DECLARATION DES SENATEURS SUR LEPROCESSUS ELECTORAL :

LES SENATEURS DE LA RDC EXIGENT LA DEMISSION IMMEDIATE DU BUREAU DE LA CENI ET L’INVALIDATION DES SCRUTINS PRESIDENTIEL ET LEGISLATIF


Senat Congolais
-Décidés de vouloir construire une société congolaise moderne respectée de par le monde entier et où se côtoient justice, éthique, démocratie, droits de l’homme et autres valeurs républicaines, les sénateurs de la République Démocratique du Congo, patriotisme oblige, déclarent ne pas reconnaître les résultats des scrutins du 28 novembre 2011 .
DECLARATION DES SENATEURS SUR LEPROCESSUS ELECTORAL
Nous, sénateurs de la première législature de la troisième République, avons, depuis mai 2007, pris une part active à l’élaboration des lois, au contrôle de l’Exécutif, des entreprises publiques ainsi que des établissements et services de l’Etat conformément à l’article 100 alinéa 2 de la Constitution.
Dans le cadre de cette mission, nous avons vainement, au cours des années 2010 et 2011:
  • plaidé pour l’institution de deux organes au sein de la CENI, à savoir : une plénière et un bureau ainsi que pour l’intégration en son sein de la société civile afin de garantir l’indépendance et la transparence;
  • dénoncé et boycotté le Congrès convoqué pour modifier la Constitution en vue de l’instauration du scrutin présidentiel à tour unique, faisant ainsi reculer la démocratie dans notre pays;
  • condamné l’instauration progressive d’un parti unique sur le territoire national par l’enrôlement obligatoire de tout le personnel de l’Etat et des entreprises publiques dans leparti présidentiel (art. 7 de la Constitution);
  • proposé de renforcer les conditions d’accès aux fonctions électives à l’effet de rehausser le niveau des compatriotes appelés aux charges publiques;
  • exigé l’audit du fichier électoral et la révision du calendrier afin de garantir la transparence et l’apaisement du processus.
Malgré les réticences, conseils et recommandations, la CENI, totalement soutenue par le gouvernement, a organisé quand même le scrutin le 28 novembre 2011. Qu’avons-nous constaté avant, pendant et après le scrutin?
En période de campagne électorale, la CENI a violé plus d’une fois et intentionnellement la loi électorale du 25 juin 2011. Il y a lieu de signaler notamment:
a) le traitement complaisant des dossiers de candidature introduits par les candidats des partis proches du pouvoir, le personnel et les mandataires de l’Etat ayant figuré en grand nombre sur les listes électorales au mépris des dispositions des articles 5, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21;
b) la publication hors délai des listes des candidats (art. 25);
c) l’utilisation abusive des ressources humaines, matérielles et financières de l’Etat à des fins de propagande par les candidats du pouvoir : Président sortant, ministres, gouverneurs de province, mandataires publics (art. 36);
d) l’apposition des affiches sur les édifices publics notamment sur la Tour de la RTNC, les immeubles ex-SABENA, le Stade des Martyrs et partout à l’intérieur du pays (art. 30);
e) l’affichage des listes électorales la veille du scrutin contrairement au délai légal de 30 jours (art.8);
f) la monopolisation des médias publics, particulièrement la RTNC, par le Président de la République et les candidats des partis affiliés au pouvoir (art. 33);
g) le refus de donner accès au fichier électoral tant aux partis de l’opposition qu’à la société civile.
Le 28 novembre 2011, le scrutin fut émaillé de graves irrégularités et de plusieurs incidents remettant en cause la validité des résultats et le classement des candidats tant à l’élection présidentielle qu’aux législatives tels que rendus publics par la CENI. Sans être limitatifs, nous pouvons rappeler les faits suivants:
a) la présence des groupes armés nationaux et étrangers qui ont influencé le vote en faveur du Président sortant, en particulier dans les provinces de l’Est;
b) la localisation et la délocalisation, le jour du scrutin, des centres et bureaux de vote sans tenir compte de la distance à parcourir par les électeurs;
c) le marchandage des bulletins de vote et le bourrage des urnes soit par les autorités politiques et administratives soit par les candidats avec la complicité des agents de la CENI;
d) le nombre scandaleusement élevé des dérogations (plus d’un millions);
e) l’existence dans tous les bureaux des bulletins de vote pré-cochés;
f) le détournement des électeurs analphabètes par les membres des bureaux de vote oules témoins des partis membres de la majorité présidentielle (art. 85);
g) la mise à sac de certains bureaux de vote par la Garde présidentielle.
Après le scrutin du 28 novembre 2011, le vote s’est poursuivi contre toute attente dans plusieurs circonscriptions électorales. Entretemps, nous avons assisté:
a) à l’arrivage des cargaisons de bulletins de vote, particulièrement dans la Province du Katanga;
b) à la suspension, par le gouvernement, de l’émission et de la réception des SMS portant gravement atteinte au droit à l’information garanti aux citoyens et à toute personne résidant en République Démocratique du Congo (art. 24 de la Constitution);
c) au déploiement des forces armées et des matériels de guerre afin d’intimider la population et d’étouffer dans l’œuf toute manifestation, alors que la liberté de manifestation est garantie par l’article 26 de la Constitution;
d) à l’absence des témoins ainsi que des observateurs nationaux et étrangers à toutes les opérations de compilation sur ordre du Bureau de la CENI (art. 40);
e) à l’ordre intimé aux présidents des bureaux de vote de se référer au Bureau de la CENI avant tout affichage des résultats en violation de l’article 68 de la loi électorale;
f) à la disparition de nombreux colis contenant des résultats de vote.
L’organisation précipitée des élections du 28 novembre 2011 ne pouvait déboucher que sur des résultats contestables. Diverses organisations de la société civile nationales et internationales ont en effet mis en cause leur fiabilité. La CENI s’est rendue coupable de manipulation éhontée qui fait d’elle une institution partiale, corrompue et d’appui à un système oligarchique.
De même, la Cour Suprême de Justice qui a avalisé les résultats frauduleux a démontré son inféodation au pouvoir exécutif en violation flagrante des articles 149 et 150 de la Constitution qui proclament son «indépendance». Pouvait-il en être autrement quand on sait que la plupart des magistrats ont été nommés en toute opacité et ont prêté serment à Lubumbashi deux jours seulement avant le scrutin? Par ailleurs, la loi portant création, organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, déjà votée par les deux Chambres du Parlement et transmise, le 07 juin 2011, au Président de la République, n’a jamais été promulguée en violation de l’article 140 de la Constitution.
La CENI et la Cour Suprême de Justice ont perdu la confiance du peuple. Le Président de la République, maintenu au pouvoir par la fraude, est incapable de rassembler et de promouvoir la justice, l’éthique et la bonne gouvernance. Il ne lui est plus possible de gouverner sans recourir à la violence. Quelles leçons de morale donner aux enfants, écoliers et étudiants, si la fraude devient un mode d’accès aux hautes charges publiques?
Nous, sénateurs soussignés, face à une situation qui a jeté l’opprobre sur nos dirigeants et sur notre peuple, conscients de nos responsabilités devant la Nation et l’Histoire, déclarons ne pas reconnaître les résultats des scrutins du 28 novembre 2011.

Décidés de vouloir construire une société congolaise moderne respectée de par le monde entier et où se côtoient justice, éthique, démocratie, droits de l’homme et autres valeurs républicaines, recommandons une solution sage et patriotique pour recouvrer notre dignité et redorer notre blason, c’est-à-dire tout annuler et recommencer, car, tout ce qui est corrompu perd toute sa valeur.
En conséquence, nous exigeons:
1. la démission immédiate du Bureau de la CENI;
2. l’invalidation des scrutins présidentiel et législatif;
3. la convocation toutes affaires cessantes de la classe politique en vue d’instaurer un dialogue nécessaire devant aboutir à l’établissement d’une feuille de route pour la sortie rapide de la crise.

Fait à Kinshasa, le 09 janvier 2012
Les Sénateurs de la RDC.-

samedi 14 janvier 2012

Les Congolais otages d’un dangereux psychopathe




"Joseph Kabila"


«Je me considère comme le premier défenseur des droits de l’homme» au Congo. L’homme qui parle ainsi s’appelle «Joseph Kabila». Il a tenu ces propos autant inconsidérés que cyniques dans une interview accordée à son organe de presse favori en l’occurrence «Le Soir» de Bruxelles, daté du 24 avril 2008. Cet entretien faisait suite au combat mené par un défenseur des droits de l’Homme. Il s’agit du très regretté Floribert Chebeya Bahizire.

Directeur exécutif de la « VSV » (La Voix des Sans Voix), Chebeya a déployé en vain, en ce mois d’avril 2008, ses talents pour convaincre la Commission des droits de l’Homme de l’Onu de la nécessité de désigner un Rapporteur spécial des droits de l’Homme pour «surveiller» le mauvais élève qu’est le Congo démocratique. A Genève, la délégation du gouvernement congolais eut gain de cause grâce à l’appui du fameux «Groupe des 77» Etats du Tiers Monde. Ceux qui se ressemblent s’assemblent, dit-on. Aucun rapporteur spécial n’a été désigné.

Savourant sa «victoire», «Joseph Kabila» eut ces mots au «Soir» : «L’Etat congolais n’est-il pas souverain ? (…). Le rapporteur spécial ici ? Mais pourquoi chez nous et pas dans d’autres pays d’Afrique ? La situation est tellement grave ici qu’il faut que quelqu’un soit toujours là à observer, à surveiller ? (…)». La souveraineté confère-t-elle à un Etat le droit de brimer ses citoyens ? En réalité, les droits de l’Homme et les libertés fondamentales sont en danger au Congo du
«raïs». Ce qui devait arriver est donc arrivé.

Le récent rapport publié par l’Organisation non gouvernementale Human Right Watch (HRW) sur l’état des droits et libertés au Congo dit démocratique confirme ce que la grande majorité des Congolais savait. A savoir que leur pays est dirigé par un malade mental. Un tueur froid prêt à anéantir des vies humaines pour continuer à goûter aux délices du pouvoir.

Ce rapport révèle notamment une situation scandaleuse qui, sous d’autres cieux, aurait engendré une crise politique. Comment peut-on expliquer que les forces dites de sécurité n’obéissant qu’au chef de l’Etat sortant aient pu abattre, entre le 9 et le 14 décembre, vingt-quatre citoyens de ce pays. Ces chiffres n’incluent pas les quatorze militants de l’opposition "canardés" le samedi 26 novembre par les mêmes nervis.

Ceux qui avaient encore des doutes devraient être édifiés. A savoir que «Joseph Kabila» n’est rien moins qu’un minable toxicomane. Ne l’a-t-il pas démontré le 20 août 2006 en faisant pilonner la résidence de son challenger Jean-Pierre Bemba Gombo au moment même où celui-ci recevait les quatorze ambassadeurs des pays membres du CIAT (Comité internationale d’accompagnement de la transition) dont le patron d’alors de la Mission onusienne, l’Américain William L. Swing ? Et pourtant. Swing l’avait prévenu que les quatorze diplomates devaient par la suite se rendre à la Présidence de la République. Les affrontements en plein centre des affaires à Kinshasa entre les éléments de la garde présidentielle et la garde de JP Bemba en mars 2007 (600 morts), le massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo en 2007 et 2008 sous le fallacieux prétexte de déjouer un «projet de déstabilisation» ont suffisamment démontré que le Congo dit démocratique est dirigé par un dangereux psychopathe. Un dangereux psychopathe qui a accédé au pouvoir d’Etat grâce à la force des armes et qui ne pourrait y tre délogé que par le même procédé.

Au moment où ces lignes sont écrites, des dépêches d’agences annoncent que plusieurs militants de l’opposition pro-Tshisekedi ont été arrêtés vendredi 23 décembre par des éléments de la garde prétorienne de «Joseph Kabila». On peut gager que les personnes appréhendées seront soumises à des traitements inhumains et dégradants dans des cachots clandestins notamment au siège de l’ANR, au Palais de marbre, au Camp Tshatshi, à la Demiap ainsi qu’au Camp Kokolo. Jusqu’à quand les Congolais vont-ils tolérer cette folie humaine prendre en otage tout un peuple?

Le moment n’est-il pas venu pour tous les patriotes congolais d’envisager très sérieusement le lancement d’une lutte armée? Objectif : libérer le Congo des mains d’un fou dangereux. En attendant que les spécialistes en stratégie militaire se penchent sur la question, il est urgent d’exprimer à haute et intelligible voix "l’acte premier" d’une campagne de désobéissance civile. Il s’agit de ne plus reconnaître "Joseph Kabila" comme président de la République Démocratique du Congo. Congo Indépendant le fait dès ce vendredi 23 décembre 2011.


Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2012

En ce qui nous concerne, sacrebopol.blogspot.com et tous ses partenaires se joignent à Congoindépendant pour dénoncer les dérives de Joseph Kabila et décident de ne plus reconnaître "Joseph Kabila" comme président de la RDC dès la publication du présent texte.

Nouvelles de la RDC

Président du MPCR (Mouvement du peuple congolais pour la République), Jean-Claude Vuemba Luzamba vient d’être réélu député national dans sa circonscription de Kasangulu, province du Bas-Congo. Ancien représentant du MPR- fait privé en France et en Europe, Vuemba est un allié à Etienne Tshisekedi wa Mulumba sans toutefois, précise-t-il, faire partie des cartels des partis («SET» et «DTP») ayant soutenu la candidature du leader de l’UDPS à l’élection présidentielle. De passage à Bruxelles dans le cadre d’une tournée en Occident, il a accordé un entretien à Congo Indépendant.



Katanga : l’ex-chef milicien "Gédéon" s’est remis "au travail"
Dix mille neuf cent ving-six. C’est le nombre des personnes déplacées dans le district du Nord Katanga, victimes du "conflit post électoral". Ces personnes ont été recensées par Caritas-Développement notamment à Mitwaba et Pweto. Elles ont fui les affrontements entre les "Maï Maï" de Gédéon et des éléments des FARDC dans une dizaine de villages : Mubidi, Kwiyongo, Kwisinga, Kapanda, Kamakumbi et Tombwe. [Lire la suite]


Kinshasa : Des fonctionnaires payés en billets de banques "déchiquetés"
Les fonctionnaires en poste à Kinshasa ont été ébahis de trouver des coupures de Franc congolais fort abimées dans leur paie du mois de ...novembre 2011. Sous d’autres cieux, les billets de banque de ce genre sont retirés de la circulation par la Banque nationale. Celle-ci est l’autorité habilitée à assurer leur incinération. Qui a bien pu reintroduire ces billets - destinés à l’incinération - dans le circuit monétaire? Qui en est le commanditaire? Dans la capitale congolaise, des voix s’élèvent suspectant la haute direction de la Banque centrale du Congo de "détourner" les coupures querelées. [Lire la suite]


Les sénateurs du Mouvement de libération du Congo (MLC) ont réclamé «un nouveau décompte des voix sous la supervision des experts internationaux» dans les circonscriptions électorales où le vote a été contesté, samedi 31 décembre, lors de leur rencontre à Kinshasa.[Lire la suite]





La réélection contestée de Joseph de Manono à la présidentielle à tour unique (couplée à des législatives qui n’en finissent pas de provoquer des vagues de protestation) est en train d’être contenue d’une certaine manière. Le tension, vive au début, commence à céder petit à petit le pas à une sorte de gentleman‘s agreement, qui finira sans doute par connaître une issue heureuse.


Incompétence à outrance :


Manque d’eau par ici, tuyaux crevés par là avec toutes les conséquences qui peuvent en découler, voilà la triste réalité que de nombreux quartiers de la ville de Kinshasa vivent au quotidien. Conscient de cette situation, Gilbert Tshiongo qui avait réussi à troquer son siège de député contre le fauteuil du ministre des Mines avait, à son arrivée au 15ème niveau de l’imposant immeuble situé au croisement du boulevard du 30 juin et de l’avenue des Huileries, pris l’engagement de mettre de l’ordre dans le secteur énergétique de la RDC. Dont celui de l’eau particulièrement.
Mais, une fois installé dans le confort du bureau qu’il avait abandonné dix ans auparavant, l’ancien plombier général de la Regideso a vite fait de jeter toutes ses bonnes intentions dans la corbeille de l’histoire. Du coup, la situation des abonnés habitant les communes de Limete, Mont-NGafula, Selembao, Ndjili, Kimbanseke, Ngaliema a empiré. A Limete industriel (vers le Collège Cartésien) par exemple, la population se plaint du fait que l’eau ne coule plus des robinets depuis plus de trois ans. Toutes les démarches menées auprès de l’Agence locale et de la Direction générale de la Regideso sont demeurées vaines alors que les travaux à amorcer pour rétablir le réseau de distribution d’eau dans cette partie de la capitale ne nécessitent que la modique somme de 150.000 USD. Au cabinet du ministricule de l’Energie, on se moque bien de cette population qui est, parfois, obligée d’effectuer de longues distances pour s’approvisionner en eau potable. Cette attitude étonne plus d’un kinois surtout lorsqu’on se rappelle que l’ancien PDG compétent de la Regideso, devenu ministricule incompétent, avait pris l’engagement de mettre fin au délestage et à la situation de manque d’eau sur l’ensemble de la capitale. A quelques mois de la fin de l’actuelle mandature, l’on peut affirmer sans crainte d’être contredit que Tshiongo a échoué sur toute la ligne. A ce titre, il ne mériterait pas d’être repris dans le gouvernement de la prochaine législature. Le futur premier ministricule est donc averti, mais surtout informé.

 ALONGWA