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jeudi 23 février 2012

L'APRODEC asbl demande la démission de Didier REYNDERS Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes

23 février 2012

L'APRODEC asbl demande la démission de Didier REYNDERS Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes

Les électeurs congolais ont sanctionné l'absence de leadership responsable.
Joseph KABILA a réussi l’exploit de faire de la République Démocratique du Congo
« le pays le plus pauvre de la planète ».
Ceci, malgré les matières premières abondantes dont regorge ce pays.
Mesdames, Messieurs,
Nous vous faisons observer que, nonobstant les transferts frauduleux des voix obtenues par les candidats Etienne TSHISEKEDI et Vital KAMERHE au profit de Joseph KABILA, Cf. L’analyse comparée des procès-verbaux de dépouillement par rapport aux résultats publiés sur le site de la CENI. En additionnant notamment les 3.6 millions de voix obtenues par les votants fictifs; les 3.2 millions de voix obtenues par les électeurs inscrits abusivement sur la liste des omis; ainsi que les 1.6 millions de voix non comptabilisées (ou perdues,) nous obtenons 7.5 millions de voix lesquelles représentent la valeur brute de l’ensemble d’irrégularités quantifiables.
Or, sachant que l'écart de voix entre les deux premiers candidats, en l'occurrence Joseph KABILA et Etienne TSHISEKEDI, est de 3.016.169 voix, etque chacun d'eux ayant obtenu respectivement un score de 8.880.944 voix et 5.864.775 voix.
En conséquence, contrairement aux allégations incantatoires et tendancieuses formulées par Didier REYNDERS Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes concernant l’impact des irrégularités sur l’écart de voix entre les candidats, nous pouvons conclure que la valeur de l’ensemble des irrégularités quantifiables (7.5 millions de voix) est de nature à remettre sérieusement en question l’ordre des résultats obtenus par les candidats. Raison pour laquelle l’APRODEC asbl a recommandé au Conseil de sécurité des Nations unies l’annulation pure et simple des élections présidentielle et des Députés nationaux lesquelles ont été organisées en République Démocratique du Congo en date du 28 novembre 2011.
A titre indicatif, la Cour Suprême de Justice aurait dû, d’une part, soustraire du score du principal bénéficière de la fraude électorale, en l'occurrence Joseph KABILA, le nombre de voix obtenues grâce aux irrégularités quantifiables, c'est-à-dire 7.5 millions de voix. Dès lors, le contrevenant Joseph KABILA ne serait plus crédité que de 1.380.944 voix. D’autre part, Etienne TSHISEKEDI serait, quant à lui, remis dans ses droits, puis classé en première position avec un score minimal de 5.864.775 voix, tandis que Vital KAMERHE deviendrait deuxième avec un score minimal de 1.403.372 voix. En ce qui concerne le score de Joseph KABILA, dans les meilleurs des cas, celui-ci serait classé en troisième position avec un maximum de 1.380.944 voix. Dans les pires des cas, Joseph KABILA et ses complices devraient être poursuivis au pénal pour faits de tromperie aggravée, faux et usage de faux avec prise illégale d'intérêts.
Pour toutes ces raisons, notre Association examine sérieusement de quelle façon la responsabilité pénale de Didier REYNDERS et celle de Monsieur Dominique STRUYE DE SWIELANDE Ambassadeur de Belgique en poste à Kinshasapourraient être engagées notamment pour faits de tromperie aggravée et de complicité d’usurpation de fonction (Cf. L'arrêt RE007 rendu le 16 décembre 2012 par la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo lequel est réputé inexistant à ce jour et, en tout état de cause constitutif de faux en écriture). Entre-temps, nous les invitons à démissionner de leur propre initiative. Cela, afin de leur permettre de préparer leur défense en Justice en toute sérénité.
Nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs, en l’assurance de notre haute considération.
Fait à Bruxelles, le 20 février 2012.
Pour l'APRODEC asbl*,
[Signature]
_____________________
Benjamin Stanis Kalombo
Président et Administrateur-délégué
Tél :             0032.484.925.836      









L'APRODEC asbl demande la démission de Didier REYNDERS Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes

(Télécharger le document PDF via le lien suivant:  http://www.blog4ever.com/blog/fichier-545773-332674-467504.html )                          


                       Bruxelles, le 19 février 2012
  

Monsieur Didier REYNDERS
Vice-premier ministre
Ministre fédéral belge des Affaires étrangères,
du Commerce extérieur et des  Affaires européennes 
Rue des Petits Carmes 15
B-1000    BRUXELLES


V/Réf. :                                      N/Réf. : APRODEC/0212/01                                   Annexe(s) :

Objet :   Déclarations au sujet des résultats de l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo et interprétation tendancieuse du rapport préliminaire du Centre Carter.
                                                                                 
                          
Les électeurs congolais ont sanctionné l'absence de leadership responsable.
Joseph KABILA a réussi l’exploit de faire de la République Démocratique du Congo
« le pays le plus pauvre de la planète ».
Ceci, malgré les matières premières abondantes dont regorge ce pays. (1) 




Monsieur le Ministre,



               Par la présente notre Association tient à vous rappeler les termes du courrier qu’elle vous a adressé par télécopie en date du 3 janvier 2012. (2)

               Nous prenons acte de ce que vous restez - à ce jour - en défaut de produire le moindre élément chiffré et objectif qui d’une part, sous-tend vos déclarations répétitives  – péremptoires et intéressées - selon lesquelles les irrégularités ou déficiences ayant affectées l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo  « (…) ne paraissent pas de nature à remettre en cause l’ordre des résultats, (…)» et qui d’autre part,  attestent de ce que Monsieur Joseph KABILA a remporté incontestablement ce scrutin. (3)

               Nous vous informons (ou rappelons) que les missions internationales d’observation électorale n’ont pas pour rôle « de valider les résultats des élections. C’est le peuple du pays hôte qui détermine, en dernière instance, la crédibilité et la légitimité d’un processus électoral. » Cf. Le Manuel d’observation électorale de l’Union européenne, page 17. (4)

C’est d’ailleurs pour ces motifs de neutralité qu’aucun rapport préliminaire des missions internationales d’observation électorale - y compris le Centre Carter et la Mission d’observation de l’Union européenne (MOE UE) - déployées en République Démocratique du Congo n’a remis en question l’ordre des résultats des candidats. 

Dès lors,  notre Association considère comme étant péremptoires, non fondées, suspectes et malhonnêtes vos allégations répétitives selon lesquelles « Joseph KABILA serait le Président de le République Démocratique du Congo parce qu’aucune mission d’observation n’aurait remis en cause l’ordre d’arrivée des candidats ». (5)   Ceci, malgré le fait que toutes les missions d’observation (y compris le Centre Carter et la MOE UE) ont vivement recommandé un recomptage des voix lequel serait fondé, à juste titre,  sur les procès-verbaux de dépouillement des bureaux de vote.

A cet égard, nous vous rappelons (ou informons) que - à l'issue des élections véritablement libres, démocratiques et transparentes - le score obtenu par un candidat X (en Belgique ou ailleurs) est le résultat d'une simple opération d'addition des voix "honnêtement" obtenues par celui-ci. 

Pourtant en l’espèce, au lieu de rechercher la vérité « mathématique » des urnes, vous avez obstinément fondé la politique du gouvernement fédéral belge sur des suppositions, des dogmes et des contrevérités.  Ainsi, tout porte à croire que vous avez consciemment vendu à l'opinion publique belge et internationale un chat (l'élection de votre ami Joseph KABILA) dans un sac ! 



                
Échange de cadeaux entre Joseph KABILA et Didier REYNDERS à Lubumbashi le 05 juin 2006, juste avant le premier tour de l'élection Présidentielle.


               Néanmoins, vous auriez pu éviter d’étaler vos déficiences en matière électorale et un tel discrédit, et ce, en consultant tout simplement les responsables de l’équipe électorale au sein de votre Administration [de la Direction Générale des relations extérieures] ou de la Direction Générale EuropeAid lesquels auraient pu vous éclairer sur la validité de l’ensemble des résultats des élections dont la phase la plus critique, c’est-à-dire « le processus de compilation des résultats » est jugé non-crédible (ou chaotique) par l’ensemble de missions  internationales d’observation électorale!

En l’espèce, nous vous rappelons (ou informons) que la mission internationale d’observation électorale de l’Union européenne a relevé dans son rapport préliminaire que « plus de 40 % de Centre de compilation étaient inaccessibles aux témoins des candidats de l’opposition ainsi qu’aux observateurs tant nationaux qu’internationaux.» 

               Toujours selon le précité rapport de la mission internationale d’observation électorale de l’Union européenne, les chefs de Centres locaux de compilation des résultats (CLCR) ont reçu une injonction de la part du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lequel les a obligés d’envoyer préalablement les résultats de l’élection présidentielle à Kinshasa au siège de la CENI, et ce, avant  la publication de ceux-ci au niveau local. Ceci, aux fins d’y subir un « contrôle de cohérence ».  En clair, les Centres locaux de compilation des résultats ont publié des résultats falsifiés de manière grossière.  Ainsi, il serait inutile d’ajouter que les résultats des élections législatives ont aussi subi le même type de « contrôle de cohérence ». Ceci, au regard du nombre impressionnant de recours introduits devant la Cour Suprême de Justice. (6)  


               En ce qui concerne les preuves matérielles irréfutables de l’existence d’une planification de la fraude électorale en faveur de Joseph KABILA, impliquant notamment l'ONU, l'Union européenne, la Belgique et consorts:


 
Le Pasteur NGOY MULUNDA et le Prof. Jacques DJOLI, un verre dans le nez, amusent le fils de
Joseph KABILA et, festoient la réussite du hold-up électoral


A. Falsification du nombre d’électeurs lors de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs:

              Nous soulignons en liminaire que le Service d’études de la Banque mondiale et l’Institut nationale des statistiques de la RDC (INS) ont estimé à 3% le taux d’accroissement annuel moyen de la population congolaise.  Dès lors, au bout de 5 ans,  ledit taux ne pourrait dépasser 15%.(7)  

En effet, le nombre d’électeurs enrôlés en 2006 par l’ex-Commission électorale indépendante présidée par l’Abbé MALU MALU est de 25 millions. 

Or, selon la note de clôture de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs co-publiée par la Commission électorale nationale indépendante, la division électorale de la MONUSCO et le PNUD, le nombre d’électeurs enrôlés [à l’aide des kits biométriques – techniquement déficients - fournis par la firme belge s.a ZETES] au 24 juillet 2011 est de 32 millions d’électeurs.  Ceci implique que le taux d’accroissement de la population (et du corps électoral) aurait augmenté de 26 %, au lieu de 15% au bout de 5 ans de législature !  La différence est de 11% (26% - 15%),  soit  l’équivalent de 3.6 millions d’électeurs (fictifs) dont l'existence pose problème.  

B. Falsification des données de l’opération de nettoyage du fichier électoral :

               Selon nos projections fondées sur les données publiées dans le rapport partiel de la firme belge s.a. ZETES datant du 3 août 2011,  le nombre  de vrais doublons et des doublons binaires lesquels n’ont jamais été soustraits de la liste des électeurs est d’au moins 11%, soit 3,6 millionsd’électeurs fictifs.  (8)

C. Falsification du nombre de bureaux de vote et du nombre de votants :

               Il sied de souligner que le nombre de bureaux de vote compilé par la CENI est de 60.417 sur les 63.865 bureaux de vote prévus, tandis que le nombre d’agents électoraux déployés par la CENI est de 249.000, avec une moyenne de 5 agents par bureau de vote.

A cet effet, nous pouvons calculer le nombre « réel » de bureaux de vote qui auraient fonctionné le jour du scrutin: 249.000/5 = 49.000. En d’autres termes, il y aurait 11.417 bureaux de vote (60.417 - 49.000) qui n’ont pas d’agents électoraux ! Ce dernier chiffre correspond donc au nombre de bureaux de vote fictifs.

Or, le nombre total de votants publié par la CENI est de 18.911.572. Nous pouvons calculer le nombre moyen de votants par bureau de vote : 18.911.572 votants / 60.417 bureaux de vote = 313 votants par bureau de vote. Ceci implique que le nombre de votants fictifs est de 313 votants par bureau de vote x 11.417 bureau de vote fictifs = 3.6 millions de votants fictifs, soit 11% du nombre total d’électeurs enrôlés. 

               Ainsi, nous vous faisons remarquer que le nombre de votants fictifs (3.6 millions, soit 11% d’électeurs enrôlés) est équivalent au nombre d’électeurs « fictifs » enrôlés, ainsi qu’au nombre total de doublons non nettoyés de la liste électorale.  Ceci constitue une preuve scientifique irréfutable qui met à nu la planification de la fraude électorale par la CENI, l’ONU et consorts en faveur de Joseph KABILA.

               Nous soulignons par ailleurs  que suite à la publication volontairement tardive et partielle de la cartographie de la répartition des bureaux de vote ainsi que de la liste électorale, le Pasteur Daniel NGOY MULUNDA Président de la CENI et son Vice-président le Professeur Jacques  DJOLI ont autorisé les électeurs d’aller voter n’importe où. Créant ainsi volontairement une situation dans laquelle il était devenu impossible aux agents électoraux ainsi qu’aux témoins et observateurs tant nationaux qu'internationaux de procéder à la vérification des identités desdits électeurs.  Cette situation inacceptable fait que le nombre d’électeurs inscrit sur la liste des omis - publiée après le scrutin - est de 3.2 millions d'électeurs,  soit 17 % de votants ou 10% d’électeurs enrôlés.   Par ailleurs, les procès-verbaux de dépouillement de 4.875 bureaux de vote n’ont pas été comptabilisés suite à une décision illégale de la CENI.  Ce qui équivaut à 1.6 millions de voix perdues. (9)

D. Conclusions préliminaires :

               Nous vous faisons observer que, nonobstant les transferts frauduleux des voix - obtenues par les candidats Etienne TSHISEKEDI et Vital KAMERHE - au profit de Joseph KABILA, Cf. L’analyse comparée des procès-verbaux de dépouillement par rapport aux résultats publiés sur le site de la CENI. En additionnant notamment les 3.6 millions de voix obtenues par les votants fictifs;  les 3.2 millions de voix obtenues par les électeurs inscrits abusivement sur la liste des omis; ainsi que les 1.6 millions de voix non comptabilisées (ou perdues,)  nous obtenons  7.5 millions de voix lesquelles représentent la valeur brute de l’ensemble d’irrégularités quantifiables(10)

Or, sachant que l'écart de voix entre les deux premiers candidats, en l'occurrence Joseph KABILA et Etienne TSHISEKEDI, est de 3.016.169 voix, et que chacun d'eux ayant obtenu respectivement un score de 8.880.944 voix et 5.864.775 voix. 

En conséquence et contrairement à vos précitées allégations relatives à l’impact des irrégularités sur l’écart des voix et l’ordre des résultats des candidats, nous observons que la valeur brute de l’estimation des irrégularités quantifiables soit 7.5 million de voix est équivalent au plus du double des 3.016.169 voix d’écart entre Joseph KABILA et Etienne TSHISEKEDI.


E. Falsification de l’arrêt de la Cour Suprême de Justice :

 
             
Cérémonie de prestation de serment de Joseph KABILA - Kinshasa le 20.12.2011,
« une vraie parodie »

               Nous vous faisons observer que la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo est l’instance compétente qui prononce les résultats définitifs de l’élection Présidentielle dans ce pays.  Or, en l’espèce, plus de deux mois après la date du jugement prononcé le 16 décembre 2011, la CSJ n’a toujours pas publié le document (l’instrumentum) sur lequel repose son arrêt portant les référence RE 007. Ceci en violation parfaite de l’article 21 de la Constitution de la République Démocratique du Congo lequel stipule que : « Tout jugement est écrit et motivé. Il est prononcé en audience publique. »   Dès lors, notre Association considère que le contentieux électoral en République Démocratique du Congo est toujours pendant. En conséquence, le soi-disant arrêt RE007 rendu le 16 décembre 2011 par la CSJ est inopposable jusqu’à preuve du contraire. (11)
  
               Nous attirons votre attention sur le fait que même si la CSJ publiait un arrêt antidaté, celui-ci serait tout de même inopposable dans les pays tiers dont la Belgique. Ceci pour violation de l’ordre publique international des pays tiers. En effet, le fameux arrêt RE007 souffrirait d’un vice de forme très grave lequel est consécutif au refus de la CSJ de notifier aux neuf autres partis à la cause la requête en annulation des résultats provisoires de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 - enrôlée sous les références RCE 011/PR - introduite par Monsieur KAMERHE LWA KANYINGINYI Vital en date du 12 décembre 2011. Ceci conformément à la loi électorale telle que rappelée par Monsieur Jérôme KITOKO KIMPELE Premier président de la CSJ, dans sa note circulaire n° 014 du 27 septembre 2011 relative à la non- admissibilité de la procédure de tierce opposition en matière de contentieux électoral, en ces termes:

<< (...) Il est dès lors hors de question que soient reçues par le Juge électoral des actions en tierce opposition dirigées contre des arrêts ou jugements statuant sur des contestations électorales, non seulement parce que la loi électorale ne prévoit pas cette voie de recours, mais également parce que son article 74 ter alinéa 5 garantit le principe du contradictoire, en faisant obligation au greffier de notifier la requête en contestation des résultats du scrutin "au candidat dont l'élection est contestée, au parti politique ou regroupement politique ayant présenté un candidat ainsi qu'à la Commission électorale nationale indépendante", lesquels "peuvent adresser à la juridiction saisie un mémoire en réponse dans un délai de trois jours après notification", étant entendu que " l'absence du mémoire en réponse n'est pas suspensive de la procédure".>> (12)

F. Conclusions finales

               De ce qui précède,  sans préjudice des multiples irrégularités relatives au cadre juridique du processus électoral en République Démocratique du Congo, notre Association conclut, d’une part, que la fraude électorale en République Démocratique du Congo a été planifiée à tous les niveaux du processus électoral, notamment l’identification et l’enrôlement des électeurs, le nettoyage du fichier électoral, les opérations de vote (bourrage des urnes à l’aide des bulletin pré -cochés en faveur de Joseph KABILA,)  la compilation des résultats du vote, la proclamation des résultats provisoire par la CENI  ainsi que la proclamation des résultats définitifs par la Cour Suprême de Justice.

Ainsi, nous soutenons que la planification et l’exécution de la fraude électorale en République Démocratique du Congo a été rendue possible grâce au soutien logistique, technique et financier de l’ONU (division électorale de la MONUSCO et le PNUD) ainsi que certains gouvernements alliés de Joseph KABILA (la République Sud-africaine, l’Angola, le Rwanda, la Belgique, le Zimbabwe…)   D’autre part, l’écart de voix entre les deux premiers candidats est largement inférieur à la valeur chiffrée de l’ensemble d’irrégularités quantifiables. 

               Finalement, contrairement à vos précitées allégations relatives à l’impact des irrégularités sur l’écart de voix entre les candidats,  nous pouvons conclure que la valeur de l’ensemble des irrégularités quantifiables - soit 7.5 million de voix - est de nature à remettre sérieusement en question l’ordre des résultats obtenus par les candidats.  Raison pour laquelle l’APRODEC asbl a recommandé au Conseil de sécurité des Nations unies l’annulation pure et simple des élections présidentielle et des Députés nationaux lesquelles ont été organisées en République Démocratique du Congo en date du 28 novembre 2011.

               A titre indicatif, la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo aurait dû, d’une part, soustraire du score du principal bénéficière de la fraude électorale, en l'occurrence Joseph KABILA, le nombre de voix obtenues grâce aux irrégularités quantifiables, c'est-à-dire au moins 7.5 millions de voix. Dès lors, le contrevenant Joseph KABILA ne serait plus crédité que de 1.380.944 voix. D’autre part, EtienneTSHISEKEDI serait, quant à lui, remis dans ses droits, puis classé en première position avec un score minimal de 5.864.775 voix, tandis que Vital KAMERHE deviendrait deuxième avec un score minimal de 1.403.372 voix. En ce qui concerne le score de Joseph KABILA, dans les meilleurs des cas, celui-ci serait classé en troisième position avec un maximum de 1.380.944 voix. Dans les pires des cas, Joseph KABILA et ses complices devraient être poursuivis au pénal pour faits de tromperie aggravée, faux et usage de faux avec prise illégale d'intérêts.



               En ce qui concerne votre responsabilité pénale :

               Nous vous faisons observer particulièrement que le Gouvernement fédéral belge ait financé au mois d’octobre 2011 la mission d’observation du Centre Carter à hauteur de 500.000 € pour la formation d’observateurs électoraux et leur programme de déploiement en République Démocratique du Congo.(13)

De notre point de vue, le versement dudit montant ne vous donne nullement le droit d’interpréter - de manière tendancieuse -  le rapport préliminaire du Centre Carter datant du 10 décembre 2011.  Toutefois, l’absence de réaction du Centre Carter par rapport à l’usage abusif et répétitif que vous faites de son rapport préliminaire nous pousse malheureusement à considérer le précité montant de 500.000 € comme étant une corruption active et trafic d’influence.  A cet égard, notre association a écrit au Président Jimmy CARTER afin d’obtenir des clarifications nécessaires. Ceci, avant saisi des juridictions pénales.

               Notre Association examine sérieusement de quelle façon votre responsabilité pénale et celle de Monsieur Domminique  STRUYE DE SWIELANDE Ambassadeur de Belgique en poste à Kinshasa pourraient être engagées pour faits de tromperie aggravée et de complicité d’usurpation de fonction (Cf. L'arrêt RE007 rendu le 16 décembre 2012 par la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo lequel est réputé inexistant à ce jour et, en tout état de cause constitutif de faux en écriture).  Entre-temps, nous vous prions de démissionner de votre propre initiative.  Cela,  afin de vous permettre de préparer votre défense en Justice en toute sérénité.

                       
"On ne dirige pas un pays contre la volonté populaire" 
Mémoire de la Révolution française  

               Du reste, face à la violation massive de l’ordre constitutionnel par Joseph KABILA et ses alliés d’une part et d’autre part, l’inertie du Conseil de sécurité des Nations unies face à la crise de légitimité en République Démocratique du Congo, notre Association réitère son « Appel au soulèvement populaire (pacifique !) » contre le régime illégitime et illégal de Joseph KABILA.  Ceci conformément à l’article 64 de la Constitution de la République Démocratique du Congo. (14)    
       
               Enfin, nous considérons que vos propos susmentionnés et l’arrogance qui caractérise votre attitude constituent une marque de mépris inacceptable non seulement à l’endroit de la minorité belge d’origine congolaise et la Communauté congolaise de Belgique mais aussi du clergé et du Peuple congolais en général lesquels contestent depuis plus de deux mois – chiffres à l’appui et malgré la répression policière (15) -  la crédibilité du processus électoral et les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo tels qu’annoncés par la Commission électorale nationale indépendante et, confirmés sans le moindre examen par la Cour Suprême de Justice.

               Nous vous prions de recevoir toutefois, Monsieur le Vice-premier Ministre, Monsieur le Ministre, nos civilités.





Pour l'APRODEC asbl*,


[Signature]
______________________
Benjamin Stanis  KALOMBO
Président et Administrateur-délégué




Copie pour information à:            Sa Majesté le Roi Albert II
                                                Palais royal
                                                Département Relations extérieures
                                                Rue de Bréderode 16.  B-1000 BRUXELLES
                                               
                                                Monsieur Elio di RUPO
                                                Premier ministre belge
                                                Rue de la Loi 16. B-1000 BRUXELLES
                                            
                                                Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinyia
                                                Archevêché de Kinshasa  BP: 1800  Kinshasa 1
                                                Centre interdiocésain BP: 3258  Kinshasa/Gombe
                                               
                                                Madame Mariya NEDELCHEVA
                                                Chef de la mission d'observation électorale de l'Union européenne
                                                Parlement européen
                                                60 rue Wiertz.  B-1047 BRUXELLES
                                               
                                                Monsieur Jimmy CARTER
                                                The CARTER Center
                                                One Copenhill 453 Freedom Parkway.  USA - GA 30307


------------------------------------------------------
(1) Rapport du PNUD sur le développement humain 2011. Voir la page 164. RDC dernier pays sur l'indice de développement humain:
http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2011_FR_Complete.pdf

(2) Lettre de mise en demeure de l’APRODEC asbl à l’encontre de Didier REYNDERS (MR) – Le 03.01.2012:

(3) Extrait de l'émission Matin première (RTBF RADIO). - Ecoutez les contrevérités alléguées par Didier REYNDERS (MR). Lire le fichier audio avec Quick time:
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-332794-7841801-467504.html

Document vidéo : Interpellation de Didier REYNDERS (MR) par le Sénateur Karl VANLOUWE (N-VA), http://www.senate.be/video/plen/viewClips3.pl?lang=nl&id=266&cid=15191 

(4) Manuel de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne – Bruxelles, le 28.02.2008 :
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-527622-2207463-467504.html

Déclaration de principe pour l’observation internationale d’élections et le Code de bonne conduite à l’usage des observateurs électoraux internationaux – Fait à New-York, le 27.10.2005:
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-527720-74561-467504.html

(5) Article de l’agence de presse chinoise Xinhua du 17.01.2012 : « Didier REYNDERS (MR)… »,http://french.news.cn/afrique/2012-01/18/c_131365969.htm

(6)  Rapport préliminaire de la Mission d'observation de l'Union européenne du 12.12.2011 (Cf. « Contrôle de cohérence » des procès-verbaux de compilation) :
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-328799-696609-467504.html

Rapport préliminaire de la Mission d’observation des élections du Centre Carter du 10.12.2011 :
http://www.cartercenter.org/resources/pdfs/peace/democracy/Declaration_Post%20election_10Dec-1-1.pdf

(7) Rapport de l’UNICEF relatif à « la pauvreté des enfants et disparité », publié en décembre 2008. Page 22 (Taux d’accroissement annuel moyen de la population en République Démocratique du Congo) :
http://www.unicef.org/drcongo/french/RDC_Rapport_pauvrete.pdf

(8) Rapport partiel de la s.a ZETES relatif aux doublons :

Note complémentaire de l’APRODEC asbl relative aux doublons : http://www.blog4ever.com/blog/fichier-305789-113150-467504.html

(9) Intervention du Président de l’APRODEC asbl devant le Parlement Britannique, intitulée : « Epilogue d’un hold-up électoral planifié » - Le 31.01.2012  (Cf. L’implication de l’ONU et consorts dans la planification et l’exécution de la fraude électorale en faveur de Joseph KABILA):
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-458345-981865-467504.html

(10) Tableaux comparatifs des PV de dépouillement par rapport aux résultats publiés sur le site internet de la CENI. Cf.   Les transferts des voix des candidats Etienne TSHISEKEDI et Vital KAMERHE au profit de Joseph KABILA :

(11) APRODEC asbl : « Inexistence et inopposabilité de l’arrêt RE 007 rendu le 16.12. 2011 par la CSJ de la RDC, proclamant Joseph KABILA président de la République », http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-4059504-inexistence_et_inopposabilite_de_l_arret_de_la_cou.html

Mémorandum de l’APRODEC asbl relatif à l’arrêt de la CSJ - Le 23.12.2011 : 
http://www.blog4ever.com/blog/fichier-329347-359973-467504.html

(12) Note circulaire du Premier Président de la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo - Le 27.09.2011:

(13) Le Ministre fédéral Olivier CHASTEL (MR) remet  500.000 €  au Président Jimmy CARTER à Bruxelles - Le 04.10.2011:

(14) APRODEC asbl : « Appel au soulèvement populaire (pacifique !) contre le régime illégitime et illégal de Joseph KABILA »  - Le 18.01.2012 : http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-4102901-appel_au_soulevement_populaire__pacifique____contr.html

(15)  Répression policière notamment à Kinshasa et Bruxelles contre les manifestations en faveur de la justice et la vérité des urnes en République Démocratique du Congo :

- Intense trafic d'armes et des munitions entre la Belgique et la RDC en prévision des élections en RDC :

- La garde présidentielle de Joseph KABILA et la police nationale congolaise (formées et équipées notamment par la Belgique) tirent à bout portant sur les civils non armés – Kinshasa, le 26 novembre 2011:
http://www.youtube.com/watch?v=vpM3uglE714&feature=player_embedded

- La police belge réprime très violemment les manifestations contre la fraude électorale en RDC :
http://www.dailymotion.com/video/xng7i4_sit-in-a-bxl-un-drame-une-femme-est-dans-le-coma-et-une-forte-repression-gratuite-de-la-police-belge_news?start=268#from=embed  (Bruxelles, le 04 janvier 2012)




*L’Association pour la promotion de la démocratie et le développement de la République Démocratique du Congo (l’APRODEC asbl) est une association de droit belge qui a pour but principal de défendre les intérêts et les droits de la République Démocratique du Congo, des citoyens et des personnes d’origine congolaise. Elle pourra notamment lutter et agir en justice contre toute forme de violation des droits, de la souveraineté et de l’intégrité du territoire de la République Démocratique du Congo ; contre le pillage de ses ressources naturelles ; ainsi que les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qu’elles soient le fait de personnes physiques ou morales, d’un État, quelle que soit leur nationalité, sans limitation dans le temps, ni dans l’espace. L’Association œuvre pour la promotion de la démocratie, le développement socioéconomique et culturel de la RD Congo.

Dans ce cadre, l’Association peut entreprendre, promouvoir et coordonner toute poursuite judiciaire, toute investigation, tout audit, tous travaux, colloques, actions, ainsi qu’établir des rapports et analyses approfondies en rapport avec son but. Elle fait des recommandations et du Lobbying auprès des décideurs étatiques et non étatiques; elle peut également collaborer avec d’autres associations nationales ou internationales poursuivant les mêmes objectifs. 

In memoriam Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Serge Maheshe, Frack Ngike, Bapuwa Mwamba, Daniel Boteti, Pascal Kabungulu (…) victimes de l’intolérance politique en République Démocratique du Congo
____________________________________________________________________
APRODEC asbl : N° d’entreprise (Moniteur Belge) : 891.074.266 ; Siège social : Rue des Vétérinaires, 89 Boîte 3-1070 Anderlecht (Belgique); Tél/Fax : 0032.484.925.836 E-mail : aprodecasbl@gmail.comBlog: http://aprodec.blog4ever.com;  Nous rejoindre sur facebook :http://www.facebook.com/aprodecasbl ;  Nos Statuts :http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv_pdf/2007/08/03/07116757.pdf ;
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Maniema : les prisonniers se nourrissent des rats et cancrelats à Kasongo



Les conditions de vie sont déplorables dans la prison centrale de Kasongo, au Maniema. Une délégation d'activistes des droits de l'Homme et de journalistes locaux l'a constaté lors d'une visite, mardi 21 février, dans cette maison carcérale.

Selon des sources concordantes, les détenus de

cette prison dorment au sol, trouvent difficilement de la nourriture et certains d'entre eux se nourrissent des rats et cancrelats.

Un détenu à la prison Munzenze de Goma.

Contacté, le gardien de cette prison dit être au courant de cette situation et traite l'Etat congolais de ' »démissionnaire », parce qu'il ne fournit de la nourriture pour ces prisonniers.

De son côté, l'administrateur du territoire de Kasongo, Mossi Mundubunga Masudi, dit ne pas être dans l'obligation de répondre directement aux besoins alimentaires des prisonniers.

Pour lui, cette tâche revient à la Division de la Justice et Droits humains appelée à travailler en collaboration avec le gouvernement provincial.

Les activistes des droits de l'homme se proposent de faire un plaidoyer en faveur des prisonniers de Kasongo. Faute d'une prise en charge adéquate, ces derniers se contentent de solliciter de l'assistance aux personnes de bonne volonté.

 Ro

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mercredi 22 février 2012

Diplomatie congolaise : Thambwe répond aux «trois diplomates» de Londres




Le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba. Photo ACP

 
Dans un communiqué de presse publié le mardi 21 février, le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, réagit à la déclaration de «dissidence» de trois diplomates congolais en poste à Londres. En date du 6 février, ces fonctionnaires annonçaient leur "cessation d’activité" en protestation du «hold-up électoral» perpétré par "Joseph Kabila" en se maintenant au pouvoir «par la force» alors qu’il n’a pas gagné la présidentielle du 28 novembre dernier. Le chef de la diplomatie congolaise en prend également pour son grade. Il est accusé de «détourner» les salaires de «certains» diplomates et de n’avoir conduit aucune action pour réformer la diplomatie congolaise.

«Le ministère des Affaires étrangères informe l’opinion tant nationale qu’internationale que les motivations à la base de la démarche des signataires dudit article (paru dans la presse kinoise, Ndlr) ne sont pas liées à des considérations politiques, dit le communiqué revêtu de la signature du ministre Alexis Thambwe Mwamba. En personne. Les concernés, objet d’un rappel définitif à la Centrale, ont par leur communiqué entrepris cette démarche dans le seul but de trouver, en Grande-Bretagne, le statut de réfugié politique».

«Objection de conscience»

Qui sont ces diplomates «dissidents» anciennement en poste à Londres? Il s’agit de deux hommes et d’une femme. Leurs noms : S. Kabengele Mamba, 2ème secrétaire ; Madame Yaya Efunga et B. Kazadi Mosonzo, 1er secrétaire d’Ambassade. Qu’ont-ils dit ?

Dans un document intitulé «Déclaration des diplomates en poste au Royaume Uni, Objection de conscience», le «trio» commence par décrire la situation socio-politique au Congo démocratique en dénonçant le «hold-up électoral du président Kabila» pour «conserver le pouvoir par la force, et ce au détriment de la volonté populaire exprimée» lors du vote du 28 novembre 2011.

Abordant le volet économique, les trois diplomates font état de «désastre économique culminé par des affaires de concussion, de corruption et de spoliation de l’économie congolaise dont s’est rendu coupable le régime du président Kabila». Ils citent à l’appui notamment le rapport fait le 18 novembre dernier par le député britannique Eric Joyce, qui a révélé «la complicité du pouvoir en place dans le bradage des ressources minières» du Congo «évalué à plus ou moins 5 milliards de dollars américains».

«Un régime ignoble et inhumain»

Parlant de la diplomatie congolaise, les rédacteurs de cette déclaration ont déploré que «les grands discours traçant des perspectives pour redorer le blason terni de notre politique diplomatique sur l’échiquier international» n’aient pas été suivis d’effets. Selon eux, «c’est le clientélisme et le militantisme qui priment». Dans le même registre, ils relèvent «le détournement de la paie de certains diplomates» par «le ministre». «Cette activité délictuelle, expliquent-ils, est rendue possible grâce à un stratagème consistant à inscrire les rémunérations de ces diplomates comme poste de dépense dans la loi budgétaire, mais à en détourner l’affectation au détriment des bénéficiaires». «En ce temps particulier de rude hiver, nos maisons manquent cruellement de chauffage, faute de payement de nos factures de gaz. Nous sommes victimes d’un régime ignoble et inhumain», clament-ils. Pour eux, «le rêve de l’instauration d’un Etat de droit» au Congo démocratique «s’est évanoui avec le hold-up électoral opéré par Monsieur Joseph Kabila». Aussi, ont-ils décidé de cesser l’exercice de leur mandat de diplomate et d’invoquer leur «droit à l’objection de conscience face à la tyrannie despotique conformément (…) à la Constitution de la République Démocratique du Congo qui stipule en son article 64 : «Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution…»

«Une réaction à la Congolaise»

La réaction d’Alexis Thambwe Mwamba surprend par sa platitude. Ce ministre a réagi «à la Congolaise» et non en homme politique conscient de ses responsabilités. Les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Finances, de la Défense et des Affaires étrangères sont universellement considérés comme des «ministères de souveraineté». La souveraineté renvoie à la sécurité et à l’indépendance nationale. Si ce ministre avait pris la peine d’examiner froidement le problème posé par les fonctionnaires précités, il aurait réalisé qu’au-delà du coup de gueule, il y a un vrai malaise au sein de ce département.

Depuis plusieurs années, l’Etat congolais «a perdu l’habitude» de rémunérer ses fonctionnaires en postes à l’étranger. Commencé sous la deuxième République, ce phénomène a pris une tournure d’un "sabotage" depuis la «libération» du 17 mai 1997. Le personnel est resté pléthorique. Le Congo démocratique «entretient» plus ou moins 70 missions diplomatiques et consulaires. Sans moyens financiers conséquents. Pire, la rotation a disparu dans le déroulement de la carrière du diplomate (quatre ans à l’étranger, deux ans au pays). Les diplomates fin terme sont d’autorité rayés des listes de paie et privés des titres de séjour diplomatiques pendant qu’ils attendent un improbable rapatriement. Les remplaçants sont affectés pendant que leurs prédécesseurs sont abandonnés à leur triste sort dans le pays d’accueil. Un cercle vicieux. Une trentaine de diplomates sont morts dans les pays accréditaires comme indigents. Sans domicile fixe.

Le ministre Thambwe falsifie la vérité lorsqu’il allègue que la démarche de ces trois fonctionnaires est un prétexte «dans le seul but d’obtenir, (…), le statut de réfugié politique». En réalité, l’Etat congolais a réduit ses diplomates à vivre dans un perpétuel "état de nécessité". Thambwe qui est juriste est sans ignorer que l’état de nécessité est une "infraction" commise pour "neutraliser un péril actuel et imminent".

A titre simplement d’illustration, dans un message n°131.1.2.1/0134/507/2009 daté du 18 mai 2009, le ministre Thambwe informait les diplomates en poste à La Haye, au Pays-Bas, que leur «poste étant fermé», «tous les diplomates» sont «rappelés». Ils étaient par conséquent «priés» de «prendre toutes les dispositions pour rejoindre Bruxelles à la date qui sera communiquée.» Et ce «pour prendre place à bord» de «l’avion affrété pour eux et leurs familles pour regagner le pays». Les intéressés attendent toujours la communication de la fameuse date d’arrivée de cet aéronef. Cela fait bientôt trois ans. Tout récemment, la radio Okapi faisait état de la détresse de sept diplomates congolais en poste à Bujumbura, au Burundi. Rappelés au pays depuis une année, ces agents de l’administration publique congolaise attendent leur rapatriement. Le ministère des Affaires étrangères les a rayés de la liste de paie. A en croire le porte-parole du ministre Thambwe, une «commission interministérielle» étudierait la manière d’apporter une «solution globale» sur la situation de l’ensemble des diplomates. En attendant, comment font ces hommes et femmes pour payer le loyer de leur appartement ou maison? Comment vivent-ils ? Qu’en est-il de la scolarité de leurs enfants? Quid de leur état de santé? Ce sont là les questions que devrait se poser non seulement l’actuel ministre des Affaires étrangères et son futur successeur.

Lors de l’avènement de Thambwe à la tête du "Minaffet", d’aucuns espéraient - à tort ? – que l’homme allait conduire d’une profonde réflexion pour réformer la diplomatie congolaise. C’est à dire l’administration centrale et les postes diplomates. C’est la désillusion! Les trois diplomates de Londres ont-ils demandé le statut de réfugié? Les Britanniques auraient répondu : So what?

Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2012

"Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n’avons pas de leçons à recevoir d’eux."

"Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n’avons pas de leçons à recevoir d’eux."
Lambert Mende
C’est la réponse faite par le porte-parole du gouvernement congolais après les déclarations, vendredi dernier, de l’Union européenne, du Centre Carter, de la Monusco (Mission de l’Onu au Congo) et de la Belgique, regrettant la répression, jeudi, de la Marche des chrétiens contre la fraude électorale et la fermeture de médias catholique et d’opposition.
L’ambassadeur de France à Kinshasa, Luc Hallade, a répondu à M. Mende par une déclaration sur Radio France Internationale : "Quand il s’agit de respecter la liberté d’expression, de manifestation de la population congolaise, cela nous paraît important de s’y intéresser. Nous sommes partenaires et des amis et quand on est des amis et des partenaires, on doit pouvoir se dire y compris des choses qui quelquefois froissent éventuellement, mais contribuent à ce que le pays avance aussi dans la bonne direction."