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SACREBOPOL

lundi 25 août 2014

RDC : l'épidémie d'Ebola n'a "aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l'Ouest"








Des médecins de MSF évacuent le corps d'un malade ayant
 succombé à Ebola en Guinée.
 © AFP

"Les résultats sont sortis positifs. Le virus Ebola est confirmé en RDC", a déclaré le ministre congolais (RDC) de la Santé, Félix Kabange Numbi.


"Aucun lien avec celle d'Afrique de l'Ouest"

Le Dr Kabange a déclaré officiellement la septième épidémie d’Ebola en RDC depuis la découverte du virus dans ce pays en 1976, affirmant néanmoins que celle-ci n’avait "aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l’Ouest". La RDC n’a aucune frontière commune avec les trois pays d’Afrique concernés jusque-là par Ebola – Liberia, Sierra Leone, Guinée.
Il a par ailleurs ajouté que "l'expérience acquise lors des six précédentes épidémies d’Ebola sera mise à contribution pour contenir cette maladie" et que l’épidémie était "circonscrite au territoire de Djera (à 1200 km au nord-est de Kinshasa).


(Avec AFP)

RDC : la dérive, L’empoisonnement en progression dangereuse dans tous les milieux





RDC : la dérive, L’empoisonnement en progression dangereuse dans tous les milieux


Outre le milieu politique où certaines personnes visiblement à court d’arguments, d’initiatives ou n’ayant pas intériorisées les valeurs positives et républicaines, recourent à l’empoisonnement pour éliminer les adversaires politiques. Personne ne pouvait s’imaginer que les princes de nos Eglises pouvaient aussi recourir au poison pour éliminer d’autres ministres de Dieu, pour diverses raisons, notamment la jalousie, l’orgueil, l’argent ou le sexe.
Que dire du milieu de travail où le poison circule également pour éliminer les meilleurs pour bien sûr briguer de place.
Le pays de Lumumba est en train de perdre les pédales au moment où il se prépare à l’émergence. Qui s’adonne à évaluer la perte des personnes brillantes qui sont envoyées chez le Bon Dieu de force, juste parce que X ou Y a décidé de lui régler les comptes. Le même Dieu qui s’étonne d’accueillir ses créatures un peu tôt que prévu, est ce Dieu qui sait bien venger, Il va venger jusqu’à plusieurs générations.
Pour les vices dont la jalousie, l’orgueil, l’égoïsme, “ôtes-toi de là que je m’y mette”, ... poussent-ils les hommes à agir de la sorte ? Pourtant, tous nous sommes candidats à la mort. Personne ne peut vivre éternellement il est donc absurde pour son orgueil personnel de décider en âme et conscience, d’éliminer physiquement son semblable par l’empoisonnement.
 
Les commanditaires et les mandants
 
Nombreuses sont des personnalités qui n’agissent pas directement. Elles utilisent des personnes qui exécutent la sale besogne, parfois pour des miettes. Et elles regrettent après.
Il est plus que temps de bien réfléchir. Les personnes éliminées laissent pour la plupart des veuves ou veufs, des orphelins et plusieurs personnes dépendantes. Toutes ces pertes ne sont pas évaluées par les commanditaires, encore moins par les personnes qui acceptent sans trop savoir pourquoi elles doivent aller empoisonner gratuitement monsieur X ou madame Y.
Que dire de la perte que ressente la communauté scientifique, professorale, associative ou encore familiale pour la disparition de cet être cher? Combien de temps faudrait-il pour for- mer à nouveau un autre spécialiste de sa trempe ? Pire encore pour les orphelins qui ne pourront plus revoir leur papa ou bénéficier de l’amour parental?
Il est temps de revoir cette entreprise criminelle qui progresse dangereusement dans la société congolaise.
 
Les malheurs des uns font les bonheurs des autres
 
Pour ceux qui réussissent la sale besogne, c’est-à-dire éliminer X ou Y, ils ne s’empêchent pas à siroter la champagne. Ironie du sort! Tout étant vanité sur cette terre des hommes, quelques jours, mois ou années, ils finissent eux aussi par emprunter le même chemin. C’est ici l’occasion de se demander pourquoi avoir pris l’audace d’exécuter la sale besogne. Dieu Tout Puissant finit toujours par confondre, surtout de la bonne manière. Mieux vaut mettre un terme à cette pratique honteuse. Phénomène bouleversant, de nombreux commanditaires et leurs lieutenants sont chrétiens ou croyants.

Pour la gloire, les biens de ce monde, la société congolaise devrait dire NON aux pratiques importées sous d’autres cieux, surtout que c’est une mauvaise pratique. A cette période où nous sommes tous appelés à retrousser les manches peur relever le défi de chasser la pauvreté sous toutes ses formes. Toutes les filles et fils de la RDC sont plus qu’importants pour se ranger comme un seul homme, afin d’être sûr de gagner le pari du développement.
Prions et jeûnons pour arrêter la progression de l’empoisonnement en RDC, en Afrique et partout au monde.

André Ipakala


Les journalistes congolais en sit in devant l’archevêché







Les journalistes congolais en sit in devant l’archevêché



(KINSHASA)- Les journalistes congolais projettent d’organiser un sit in lundi devant l’archevêché de Kinshasa pour protester contre l’arrestation de leur confrère Mike Mukebayi dont une publication a poussé le cardinal via son jeune frère, François Kaniki a actionné la justice contre le journaliste.
Selon le communiqué, ils demandent au cardinal d’obtenir de son jeune frère, la vérité et  le respect de la procédure  en évitant de faire jouer ses pouvoirs visibles et invisibles pour piloter la procédure selon son bon vouloir. Pour les journalistes, Kaniki cherche le pardon qu’il n’aura pas. Ils souhaitent un procès équitable pour éclore la vérité. Pour eux, Mike Mukebayi est le prisonnier personnel du clan Mosengwo.

« Caucus Libérez Mike »

Le regroupement momentané des journalistes congolais et étrangers engagés dans la lutte en faveur de la libération du journaliste Mike Mukebayi Nkoso, directeur de RD Congo News « Caucus Libérez Mike » appelle à une mobilisation générale et pacifique ce lundi 25 aout 2014 à 9 heures devant le Centre catholique Lindonge, siège de l’archevêché de Kinshasa.

        L’objectif recherché est de sensibiliser le cardinal Monsengwo sur l’ironie qui fait du journaliste Mukebayi, le prisonnier personnel de l’archevêque de Kinshasa, en dehors des prescrits de la procédure. Le sénateur Kaniki, jeune frère du cardinal Monsengwo, se prévalant de sa grande fortune obtenue de la firme française Bolloré tient à obtenir la condamnation immédiate du journaliste, à travers une détention préventive injustifiée. Aussi, pour une meilleure administration de la justice, le Caucus compte-t-il : 

1.      Inviter le cardinal Monsengwo à s’assumer, en invitant son jeune-frère, le sénateur Kaniki, qui opère en son nom, au respect de la procédure judiciaire ;

2.      Inviter le cardinal à obtenir de son jeune-frère, le sénateur Kaniki, d’être conforme à la vérité, à la justice et à l’équité, en évitant de faire jouer ses pouvoirs visibles et invisibles pour piloter la procédure suivant son bon vouloir ;

3.      De rappeler au cardinal Monsengwo qu’en l’espèce, Mike Mukebayi et Rd-Congo News ne comptent pas se dérober de leur responsabilité sur leurs écrits et restent disponibles pour une confrontation judiciaire, mais de manière loyale, … En sa qualité de pasteur et de conducteur des troupeaux, le Caucus invite le cardinal et les siens à appliquer les recommandations du Christ en matière de justice et d’oppression « des faibles ».

Fait à Kinshasa, le samedi 23 août 2014


Province Orientale : Mongbwalu envahi par des chauves-souris, un «réservoir d’Ebola»







Province Orientale : Mongbwalu envahi par des chauves-souris, un «réservoir d’Ebola»


Le médecin chef de zone de Mongbwalu dans la Province Orientale a appelé samedi 23 août la population locale à ne pas consommer la viande des chauves-souris. Cet animal est cité parmi les réservoirs du virus Ebola.
Le ciel et les arbres de cette cité minière sont envahis depuis une semaine par des milliers de chauves-souris que les habitants aiment manger à cause de son goût et de son coût moins élevé.

Selon Ngoyi Doka, membre du comité de gestion  de l’ONG Forum pour le développement  de Mongbwalu, toute personne qui débarque ce jour à Mongbwalu-centre pour la première fois est frappée  par une chose: des jeunes et des adultes avec des lance-pierres en main qui vont à la chasse des chauves-souris. Ces dernières survolent la cité ou sont accrochées sur les rameaux  de palmiers. Des milliers de ces mammifères sont plus perceptibles dans la périphérie du camp de l’entreprise minière Ashanti Gold Kilo (AGK), où l’on trouve beaucoup de  palmiers plantés depuis l’époque belge.

Selon Ngoyi Doka, ceux qui attrapent  une chauve-souris, qui pèse entre 200 à 250 grammes, la revendent parfois à 500 francs congolais (0,54 dollars américains).

De son côté, le médecin chef de zone  de santé de Mongbwalu demande aux populations  de ne pas consommer cette viande expliquant que la chauve–souris est un des vecteurs du virus Ebola.

Mais les habitants de cette cité, en majorité de creuseurs artisanaux d’or, ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Pour eux, la chauve-souris  de grande taille est «une providence divine à Mongbwalu», où un kilo de viande fraiche coûte 5000 francs et n’est pas à la portée de toutes les bourses.

«Les chauves -souris sont en train d’être chassées par la population pour la consommation. Ce sont des chauves-souris  un peu anormales, puisqu’elles sont de grande taille. Nous ne comprenons pas ça», a déclaré le chef de la cité de Mongbwalu, Jean-Pierre Bikilisende. 

Selon un géographe de formation et enseignant dans une institution universitaire de la place, la présence à Mongbwalu de ces mammifères de grande taille s’expliquerait par les mouvements migratoires de certains oiseaux.


FINI LE SUSPENSE Boende : c’est bien Ebola !





FINI LE SUSPENSE Boende : c’est bien Ebola !


Deux de huit échantillons sanguins prélevés sur des malades à Djera se sont révélés positifs au virus d’Ebola, a déclaré le ministre de la Santé Publique. C’est Ebola qui sévit à Djera, territoire de Boende, dans la province de l’Equateur.
C’est ce qu’attestent les analyses faites par l’Institut national de recherches biomédicales (INRB). Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange, l’a annoncé dimanche 24 août à Kinshasa, à l’issue d’une réunion de crise tenue par le gouvernement congolais.

Deux de huit échantillons sanguins prélevés sur des malades dans l’aire de santé de Djera à Boende dans la province de l’Equateur, se sont révélés positifs au virus d’Ebola. Cette "fièvre hémorragique d’origine indéterminée" a déjà fait treize morts. C’est sur base des résultats d’analyse faite par l’Institut national de recherches biomédicales (INRB) que le ministre de la Santé publique a déclaré hier dimanche 24 août à l’issue d’une réunion de crise tenue par le gouvernement, la présence d’Ebola sur le sol congolais.

Le ministre Kabange précise cependant que "cette épidémie n’a aucun lien avec celle qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest". Selon ce dernier, c’’est la septième épidémie en République démocratique du Congo, depuis celle de Yambuku, survenue en 1976 dans la même province de l’Equateur. Le ministre a fait savoir que l’expérience acquise lors des six précédentes épidémies sera mise à contribution pour contenir la maladie.

LE MAL EST A 1200 KM DE KINSHASA

L’épidémie est circonscrite au secteur de Djera, à 25 kilomètres de Boende-centre, soit à plus de 600 Km de Mbandaka, la capitale provinciale, et à plus de 1200 Km de Kinshasa, a précisé Félix Kabange, ajoutant qu’il n’y a pas d’Ebola dans ces deux grandes agglomérations.
Le ministre de la Santé publique a cependant annoncé une série de mesures préventives arrêtées pour stopper la propagation de l’épidémie. Notamment la mise en quarantaine du secteur de Djera, la mise en place d’un centre de traitement et d’un laboratoire mobile à Lokolia, épicentre de l’épidémie, la dotation de tous les ports et aéroports de l’Equateur en thermomètres laser, l’interdiction des activités de chasse sur toute l’étendue du district de la Tshuapa.

Le ministre Félix Kabange a publié le rapport de la mission qu’il a conduite à Boende, après la survenue des cas de "fièvre hémorragique d’origine indéterminée" dans ce territoire.
"Le constat sur le terrain indique que la maladie a déjà tué treize personnes, dont cinq agents de santé. Onze personnes malades sont en isolement et plus de quatre-vingt contacts ont été identifiés et suivis par une équipe spécialisée."

Toutefois, le Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) a déjà appelé la population congolaise ainsi que les prestataires des postes frontaliers au respect strict des règles élémentaires d’hygiène face à la progression de la fièvre hémorragique Ebola, déclaré depuis environ trois mois dans quelques pays de l’Afrique de l’ouest. Le PNHF conseille notamment de laver régulièrement les mains avec du savon et de se rendre immédiatement au centre de santé ou à un hôpital le plus proche au cas où l’on constate une fièvre accompagnée des frissons, de douleurs musculaires, des nausées et de vomissements. Pour le PNHF, la fièvre Ebola est une maladie grave qui tue en peu de temps mais qui peut être évitée si l’on observe notamment les règles d’hygiène.

La RDC est déjà arrivée à maîtriser six épidémies de fièvre hémorragique d’Ebola sur son territoire en 1976 et 1977 dans la province de l’Equateur, en 1995 au Bandundu, en 1999 et 2000 en province Orientale et en 2007 au Kasaï occidental. 

Didier KEBONGO