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SACREBOPOL

vendredi 5 septembre 2014

L’opposition et la VSV exigent l’autopsie de la dépouille du Général Bahuma





L’opposition et la VSV exigent l’autopsie de la dépouille du Général Bahuma







L’opposition et les associations de défense des droits de l’homme, notamment la voix des sans voix-VSV, exigent une autopsie de la dépouille mortelle du comandant de la 8ème région militaire du Nord-Kivu, Jean Lucien Bahuma Ambamba, décédé de suite d’un AVC, en Afrique.
Selon les opposants et la VSV de Floribert Chebeya, assassiné dans des conditions obscures, l’opinion doit être fixée sur la crise d’accident cardiovasculaire de cet énième grand officier des FARDC à quitter cette terre des hommes.

Du fait que, rapporte l’un des responsables de la VSV, cela ne s’explique pas que les FARDC dans un laps de temps perdent ses meilleurs éléments toujours dans des conditions non élucidées. Le cas du colonel Mamadou Ndala en dit tout. Les enquêtes amorcées jusque là, par le pouvoir en place, n’ont toujours pas abouties. Ce qui pousse à émettre l’hypothèse selon laquelle, Kinshasa en connait quelque chose sur la mort de Mamadou Ndala après sa victoire contre le M-23 dans l’Est de la Rd-Congo. 
C’est aussi le cas avec le général Budja Mabe, qui après avoir défait les militaires Rwandais à Bukavu. Et après cela, il avait été transféré à la base de Kitona au Bas-Congo comme commandant où il avait trouvé la mort. Les enquêtes diligentées, à cet effet, avaient accouché d’une sourie. C’est regrettable pour la Rd-Congo. A chaque fois qu’un officier se distingue, il entre directement sur le viseur des personnes à battre. Curieux, cet officier décède toujours dans la partie orientale du pays. Le général Emmanuel Lombe a succédé à Jean Lucien Bahuma Ambamba. Jusqu’au moment où nous sommes sous presse, aucun programme officiel n’est connu pour les obsèques du feu général Bahuma. Une source fiable des FARDC rapporte que le corps du général Bahuma sera rapatrié sauf imprévu à la fin de cette semaine. A Goma, l’hypothèse d’une crise d’AVC du General Bahuma ne passe pas. Les Gomatraciens ont marché pour exprimer leur ras-le-bol au pouvoir en place. C’est au régime actuel de tirer toutes les conséquences.

yves buya

Face à la société civile, Jean Claude Vuemba et Martin Fayulu disent non à la révision constitutionnelle




Face à la société civile, Jean Claude Vuemba et Martin Fayulu disent non à la révision constitutionnelle









(KINSHASA)- Les têtes d’affiche de la société civile ont poursuivi les consultations avec les acteurs politiques de l’opposition sur les questions brûlantes de l’heure. Après le président de l’assemblée nationale-Aubin Minaku,
Kathy Kalanga, Bernard Botula, Me Mwila, Gerard Bisambu et les autres ont rencontré jeudi tour à tour le président national du Mpcr, Jean Claude Vuemba et le président de l’Ecidé, Martin Fayulu. 
Aux sièges de ces deux partis, les principaux acteurs de la société civile ont précisé qu’ils étaient là pour recueillir leurs avis sur les questions liées à l’opportunité ou pas de la révision constitutionnelle, le processus électoral, la relocalisation des Fdlr, la rentrée académique et scolaire, les tracasseries administratives et policières. Les deux leaders de l’opposition ont tous dit non à la révision constitutionnelle et ils ont décrié l’empressement de la majorité à vouloir changer les règles de jeu en plein processus électoral. Jean Claude Vuemba et Martin Fayulu ont dénoncé également le maintien de l’abbé Malu Malu à la tête de la commission électorale nationale indépendante. 
Ils ont plaidé pour l’éradication de la fraude et la corruption qui gangrène le pays. Pour l’élu de Kasangulu, Jean Claude Vuemba, il faut un recadrage institutionnel. Il s’oppose comme Fayulu à tout dialogue qui aboutirait à un partage du pouvoir. 
Le leader de l’Ecidé a rappelé que le dialogue préconisé par l’accord cadre d’Addis-Abeba aura pour objectif d’aborder la question de légitimité du pouvoir après les élections chaotiques de 2011 mais surtout le recadrage du processus électoral. 
Au sujet de la relocalisation des Fdlr, les deux opposants ont rejeté l’idée de les héberger encore sur le sol congolais. Ils ont insisté pour que la communauté internationale trouve un autre pays d’accueil aux  rebelles hutus rwandais.

Nouveau gouvernement ; l’opposition décline !






Nouveau gouvernement ; l’opposition décline !









Les acteurs de l’opposition politique regroupés au sein des Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Action ont décidé hier jeudi 4septembre à l’issue d’une rencontre à Notre Dame de Fatima à Gombe, de tourner le dos au gouvernement de cohésion nationale dont la mise en place a été annoncée avant la rentrée parlementaire du 15 septembre 2014.

Les membres de ce regroupement politique comprenant des partis politiques dont l’UDPS, l’UNC, l’ECIDE, etc. s’en tiennent à la tenue d’un vrai dialogue national politique conformément à l’esprit et à la lettre de l’accord- cadre d’Addis-Abeba ainsi qu’à la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations- Unies pour décanter la crise de légitimité issue, selon eux, des élections chaotiques du 28 novembre 2011.

Le secrétaire Général de l’UDPS, Me Bruno Mavungu a souligné dans une déclaration lue au nom de ses pairs, que ce dialogue aura pour but de neutraliser les velléités dictatoriales du pouvoir en place et d’aborder en outre les objectifs prévus par l’accord-cadre d’Addis-Abeba avec tous les problèmes liés au processus électoral en RDC. Dont entre autres la restructuration de la CENI et la mise en place d’un calendrier électoral consensuel.

A cet effet, les Forces politiques et sociales ont réitéré leur confiance à la communauté internationale dans sa démarche d’accompagner la RDC dans la recherche des solutions appropriées aux causes profondes de la crise politique actuelle. Elles ont réaffirmé également leur engagement solennel à combattre toute initiative d’élaboration d’une nouvelle constitution qui constitue, à leurs yeux, un coup d’Etat. Tout en rappelant leur déclaration du 25 juin 2014 rejetant catégoriquement la monarchisation présidentielle, les acteurs de l’opposition ont, par la bouche de Bruno Mavungu, fait l’éloge du sommet USA-Afrique dont l’esprit rejoint leurs positions maintes fois exprimées, à savoir celle d’empêcher les chefs d’Etats africains fin mandat de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Libérer les prisonniers politiques

Concernant les prisonniers politiques, ces acteurs politiques de l’opposition ont réitéré leur exigence permanente de libérer sans conditions tous les détenus d’opinion tels que le pasteur Kutno, l’honorable Diomi et le président fédéral de l’UDPS Mbuji-Mayi Bruno Kabatshi.

S’agissant du cas de l’honorable, Jean Bertrand Ewanga, ses compagnons de lutte ont dénoncé vigoureusement l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir et considèrent Jean Bertrand Ewanga comme un détenu politique tout en exigeant sa libération immédiate et sans conditions. Pour les précités, le secrétaire Général de l’UNC n’a jamais commis les infractions d’offense au chef de d’Etat ni de discrimination raciale lui imputées par le Parquet Général de la République.

Enquête indépendante sur la mort de Bahuma 

Dans un autre registre, les acteurs de l’opposition se sont dit profondément consternés par la mort du Général Bahuma et exigent une enquête indépendante pour déterminer les causes réelles du décès de ce digne officier supérieur.des FARDC. Avant de révéler que trois officiers supérieurs des FARDC, notamment le Général Mbuja Mabe, le général Mamadou et le Général Jean-Lucien Bahuma, tous ayant servi à l’Est pour combattre les ennemis de la RDC et défendre l’intégrité territoriale, ont trouvé la mort dans des circonstances suspectes.

Abordant la question relative aux tracés des frontières entre les RDC et le Rwanda, les Forces Politiques et Sociales ont mis en garde quiconque, en ce, compris le pouvoir en places, qui par toutes manouvres d’aliénation ou balkanisation tenterait de toucher une partie du territoire de la RDC minime soit-elle en violation des tracés frontalières telles que fixées par la conférence international de Berlin de 1885. 
Le clou de cette déclaration a été sans nul doute l’organisation d’une marche de protestation par l’opposition le 13 septembre 2014 avec pour objectif de demander à la Monusco de convoquer le dialogue prévu dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098 du conseil de sécurité de Nations Unies. Ensuite d’exiger la libération des détenus politiques et d’opinion et enfin de dénoncer toutes les tentatives de réviser la constitution en vigueur ou d’en élaborer une nouvelle.

Eric Wemba

L’opposition radicale dans la rue le 13 septembre prochain




L’opposition radicale dans la rue le 13 septembre prochain

(KINSHASA)- Les partis phares de l’opposition ont confirmé jeudi l’organisation le 13 septembre à Kinshasa et dans toutes les grandes villes du pays, des marches de protestation contre toute tentative de révision des articles verrouillés de la constitution ou d’élaboration d’une nouvelle constitution par la majorité au pouvoir.
Le secrétaire général de l’Udps, Bruno Mavungu a prévenu que cette démarche entreprise par le régime Kabila est suicidaire pour le pays. A Kinshasa, la marche partira de la Gare centrale en passant par le boulevard du 30 juin, l’avenue Kasavubu pour chuter au Rond-point Victoire. 
D’après l’opposant Martin Mukonkole, président du Front des démocrates congolais pour le développement, la marche est un message d’interpellation lancé à la Mission de l’Onu au Congo-Kinshasa pour qu’elle joue son rôle de facilitation pour la tenue du vrai dialogue tel que stipulé par l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Les manifestants vont, à travers  cette marche, exiger la libération des détenus politiques.


Révision Constitutionnelle, le carton rouge de la société civile à Joseph Kabila




Révision Constitutionnelle, le carton rouge de la société civile à Joseph Kabila

De plus en plus le ciel s’obscurci pour Joseph Kabila et à sa majorité. Réviser la Constitution reste le seul moyen pour la mouvance présidentielle de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.
Sur le plan interne, les pressions s’amplifient contre le pouvoir en place. Déjà, ce 13 septembre l’opposition se jette dans la rue pour protester contre les arrestations arbitraires des opposants et des journalistes. C’est aussi idem sur le plan externe.

Arman de Deker, ancien président du Sénat Belge, lors d’une séance de travail avec Minaku, avait exigé à la Rd-Congo de publier un calendrier global des élections avant tout financement. Russ Feingold, envoyé spécial de Barack Obama, revient dans les jours qui viennent pour réitérer la volonté de l’administration de Barak Obama à Joseph Kabila sur le respect de la Constitution. Ce qui est vrai, Kabila se trouve dans une très grave difficulté dans son idée de modifier la Constitution avec les opinions qui se dégagent au sein de sa propre famille politique. Le MSR, deuxième partie de la majorité présidentielle, vient de hausser le ton. Le parti de Pierre Lumbi, conseiller spécial de Joseph Kabila en matière de sécurité, s’est opposé à Kabila et au PPRD sur une quelconque idée de réviser la constitution. Ce parti dit qu’il ne trouve pas d’opportunité de réviser même pas d’un seul iota la Constitution.

Pierre Lumbi avait même confié à un de ses proches collaborateurs que «Quand l’occident dit non, il faut savoir écouter». Du fait qu’il a vécu cela sous Mobutu, quand l’occident lui avait dit de ne pas continuer à la tête du pays. Kabila fait fi à cela. En vas-t- en guerre, le raïs veut se maintenir au pouvoir, nonobstant les mises en gardes qui pèsent sur lui. Il a réitéré son voeux à sa ferme de Kingakati, situé à 150 Km du centre ville. Rester au pouvoir malgré les pressions. Kabila l’a illustré ainsi. «Comme dans un navire, certains militaires refusent d’aller en guerre à cause de la peur. Certains y vont parce qu’ils sont courageux. Que préférez-vous ? Rester ? Qu’on nous écrase ou mourir au front», avait-il dit à ses proches. Tenez à comprendre que Kabila ne va rien lâcher pour se pérenniser au pouvoir. 
Au CEPAS, le mercredi 3 septembre, la société civile s’est opposé au schéma de Kabila et refuse tout dialogue visant à le maintenir au pouvoir. La société civile note qu’au-delà des arguments avancés en faveur de la révision constitutionnelle, les motivations profondes de celle-ci sont à chercher dans l’instinct de survie des animateurs des institutions publiques. Ils sacrifient ainsi le peuple Rd-Congolais, les valeurs démocratiques et l’Etat de droit auxquelles le peuple est fermement attaché et pour lesquelles, il a consenti d’énormes sacrifices, lit-on dans les recommandations de la société civile.

yves buya
http://7sur7.cd/index.php/8-infos/9007-revision-constitutionnelle-le-carton-rouge-de-la-societe-civile-a-joseph-kabila#.VApgw_l5PKE