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SACREBOPOL

vendredi 31 juillet 2015

Révélations fracassantes de la partie civile : Détenteur du dossier BDK, Chebeya trahi par un avocat







Le procès des assassins de l’activiste des droits de l’homme, Floribert Chebeya, en appel devant la Haute Cour Militaire, est entré hier jeudi 30 juillet 2015 dans la phase des plaidoiries. A l’audience d’hier à la Prison Centrale de Makala, ce sont les avocats de la partie civile qui ont ouvert les hostilités, après qu’ils aient tenté, mais en vain, de soulever une énième requête, liée à la nécessité d’une descente de toutes les parties à Maluku, en vue de faire exhumer les corps y enterrés par l’Hôtel de ville de Kinshasa, afin de s’assurer que celui de Fidèle Bazana, ancien chauffeur de Chebeya, ne s’y trouverait pas. Mais, comme lundi dernier, la Haute Cour a rejeté ladite requête et invité la partie civile à livrer ses conclusions.
Premier à intervenir, Maître Kabengele a révélé que la véritable cause de l’assassinat de Floribert Chebeya était sa possession des données accablantes sur l’affaire Bundu dia Kongo, l’ex-secte du député national Ne Mwanda Nsemi, dont les fidèles avaient été massacrés en 2007 par des éléments des forces de sécurité, dans les territoires de Luozi, Seke-Banza, Tshela, Lukula, Moanda … dans la province du Bas-Congo.
Pour cet avocat, tout est parti du rapport rédigé par le Directeur exécutif de la Voix des sans Voix sur le « génocide » commis par les forces de sécurité sur les adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo et dans lequel étaient impliquées plusieurs autorités civiles, militaires et policières du Bas-Congo et de Kinshasa.

Selon cet avocat, le rapport de Floribert Chebeya incriminait l’ancien ministre de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, l’ancien gouverneur du Bas-Congo, Mbatshi Mbatshia et son adjoint, Déo Nkusu, l’ancien Inspecteur général de la police, John Numbi, et l’ancien Inspecteur provincial de la police dans le Bas-Congo, Raüs Chalwe.
Sur la base de ses investigations, il avait stigmatisé l’emploi disproportionné de la force par les éléments de la police et de la Garde républicaine chargés de mater le soulèvement des adeptes de Bundu dia Kongo. Me Kabengele a soutenu que Floribert Chebeya était décidé à déposer une plainte contre les présumés coupables au niveau de la justice belge.
Afin que son organisation, la Voix des sans Voix, puisse se constituer partie civile, Floribert, Chebeya avait sollicité, par un email daté du 31 mai2010, le concours d’un avocat congolais qui preste en Belgique, à savoir Maître Jean Claude Djakani.
A en croire toujours Me Kabengele, cet avocat aurait trahi Floribert Chebeya en vendant la mèche du contenu de cet email à l’ancien conseiller diplomatique du chef de l’Etat, l’actuel gouverneur du Sud- Kivu, Marcellin Chisambo.

« Le sort de Chebeya a été scellé suite à la trahison de son avocat, qui a bafoué l’éthique du métier en divulguant le secret de la plainte », a déploré Me Kabengele, avant d’ajouter que dans la conclusion de son rapport, le Directeur exécutif de la Voix des Sans Voix avait relevé le crime de guerre et le crime de génocide dont s’étaient rendu coupables certaines autorités militaires et civiles congolaises.
Les crimes précités, a-t-il indiqué, sont de la compétence de la Cour Pénale internationale, instance judiciaire que Floribert Chebeya envisageait également de saisir.

En plus de ce rapport sur le génocide contre les adeptes de Bundu dia Kongo, Chebeya avait rédigé un autre portant sur les conditions carcérales inhumaines prévalant dans certains cachots secrets de Kinshasa, notamment celui du Camp Tshatshi, dans la commune de Ngaliema.
Dans ledit rapport, a souligné Me Kabengela, Chebeya avait dénoncé la mort, suite à ces mauvaises conditions, de 7 personnes détenues dans un cachot installé au Camp Lufungula, dans la commune de Lingwala.

Face à son combat pour la défense des opprimés, a-t-il rappelé, Floribert Chebeya était devenu un témoin gênant pour le pouvoir en place, qui n’a pas trouvé d’autre alternative que de l’éliminer physiquement, a déclaré cet avocat de la partie civile, avant de fustiger la mise en place d’une association des malfaiteurs par le général John Numbi pour accomplir la sale besogne.
Pour appuyer son confrère, un autre avocat de la partie civile a fait état de la création, par le général John Numbi, d’un bataillon dénommé « Simba » et confié à un des prévenus dans le procès en cours, le nommé Christian Kengakenga, actuellement en fuite.
Ce même avocat a relevé que le prévenu Paul Mwilambwe, présentement à Dakar, était prêt à témoigner quand l’affaire était jugée au premier degré. Alors qu’il s’était même présenté à la Prison de Makala où se tenaient les audiences foraines, il était surpris d’être arrêté et conduit dans les geôles de l’ANR. Peu après, il s’était retrouvé à Lubumbashi, dans des circonstances floues, avant de sortir du pays.
Les avocats de la partie civile, qui vont poursuivre leurs plaidoiries à l’audience du lundi 3 août 2015, ne demandent qu’une chose : la manifestation de la vérité, pour que les vrais coupables, principalement John Numbi et le général Oleko, répondent de leurs actes.
Par Eric WEMBA
http://7sur7.cd/new/revelations-fracassantes-de-la-partie-civile-detenteur-du-dossier-bdk-chebeya-trahi-par-un-avocat/

Scandale hier à l’aéroport de N’Djili : Forte mobilisation autour d’un avion d’occasion !








Scandale hier à l’aéroport de N’Djili : Forte mobilisation autour d’un avion d’occasion !

























Présenté comme un appareil pimpant neuf, cet Airbus A320 de la compagnie Congo Airways est en réalité vieux de 8 ans, et son coût de 25 millions de dollars US suscite déjà des interrogations.
Plusieurs Congolais ont été scandalisés de suivre, hier jeudi 30juillet 2015, en direct à la télévision nationale, la mobilisation de tout le gouvernement pour accueillir un seul avion de la compagnie Congo Airways, un Airbus A320, à l’aéroport international de N’Djili. Des groupes d’animation, comme à l’accoutumée, ont été associés à cet ” évènement », pour entonner des chansons aux colorations politiques.
















Selon la chaîne nationale, c’est grâce aux propres efforts du gouvernement que la compagnie Congo Airways a acquis cet avion d’occasion (fabriqué en 2007) et qui a coûté 25 millions de dollars US. A en croire la PCA de cette compagnie aérienne, ceci n’est qu’une étape, car un deuxième avion est également attendu. “Ceux qui ont franchi un kilomètre, ont commencé par un pas “, a-telle lâché.
A son atterrissage, à 12h15’ exactement, toutes les autorités présentes à l’aéroport de N’djili ont frénétiquement applaudi. Des applaudissements pour saluer le tout premier avion d’une compagnie aérienne congolaise, depuis l’avènement au pouvoir du régime Kabiliste, qui venait d’atterrir. Quelle honte! Un pays souverain depuis 1960 et qui avait une grande compagnie nationale tombée en faillite doit-il faire la fête pour l’acquisition d’un seul avion de surcroit d’occasion?
Une véritable honte car, juste à côté, l’Airbus A380 d’Ethiopian Airlines, une compagnie aérienne éthiopienne, était visible. L’Ethiopie pourtant considéré comme un des pays pauvres d’Afrique dispose d’une dizaine d’avions de ce type à son actif. Que dire d’autres pays africains comme l’Angola, le Nigéria, le Rwanda, et le Kenya… qui ont doté leurs compagnies nationales de nombreux avions?
L’avion d’occasion arrivé hier à Ndjili nécessitait-il le déplacement du premier ministre et des membres de son gouvernement? Fallait-il confisquer toute une chaîne nationale pour un seul avion?
Flagrantes contradictions autour d’un avion vieux de 8 ans
Le principal reporter de cet “ évènement “, dans son euphorie, a déclaré, sans vérifier, que l’Airbus A320 nouvellement acquis était pimpant neuf. Curieusement, rapportant les propos tenus par Augustin Matata Ponyo après avoir pris langue avec l’équipage, un autre journaliste a soutenu que l’avion date de 2007, donc vieux de 8 ans. C’était don la confusion pour ceux qui suivaient ce direct. Néanmoins les images de l’intérieur de l’appareil ont démontré que l’appareil n’a rien de neuf.
Toutefois, Augustin Matata Ponyo a rassuré l’opinion nationale et internationale que les garanties sécuritaires sont maximales et que l’appareil qui est de type moderne, d’une nouvelle génération, peut transporter 200 passagers.
Mais pour un début, c’est encourageant. Reste à vérifier si un appareil vieux de 8 ans peut coûter 25 millions sus sur le marché international, Airbus A320 soit-il. A l’Assemblée nationale et au Sénat de mener des enquêtes pour éclairer la lanterne du peuple congolais. Surtout que quelques députés nationaux ont assisté à l’arrivée de cet aéronef.
Bien gérer et soulager la population
Il est inadmissible qu’un passager débourse 500 $US, à partir de Kinshasa, pour se rendre à l’intérieur du pays, alors qu’avec quasiment le même montant, on peut voyager jusqu’en Afrique du Sud, à partir de Kinshasa.
L’opinion estime qu’avec l’arrivée de cet appareil et du deuxième avion attendu, Congo Airways soulagera, tant soit peu, les difficultés des Congolais et permettre à la population de circuler à moindres frais à travers le pays. Avec un tarif acceptable, il sera possible de mettre fin aux spéculations que CAA entretenait sur les billets d’avion suite ‘au monopole que l’Etat lui avait laissé dans ce secteur pourtant sensible de la vie nationale.
Hommage à Lumumba
Ce tout premier avion de la compagnie Congo Airways est baptisé Patrice Emery Lumumba, père de l’indépendance et fervent nationaliste qui s’était sacrifié pour la souveraineté de ce pays. Il doit, de ce fait, être très bien géré pour soulager tant soit peu les Congolais.
On se souvient qu’il y a de cela près de quatre mois, une mobilisation analogue était organisée pour saluer la réhabilitation du bateau ITB/Kokolo, une vieillerie laissée par nos colonisateurs.
Par LEFILS MATADY
http://7sur7.cd/new/scandale-hier-a-laeroport-de-ndjili-forte-mobilisation-autour-dun-avion-doccasion/

jeudi 30 juillet 2015

Le compte à rebours a commencé M. Kabila



Le compte à rebours a commencé M. Kabila


























Comme l’adage le dit : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève ». L’on se rappellera que c’est aux termes de la deuxième convention de Pékin de 1898 que la Chine a cédé à l’Empire britannique les Nouveaux Territoires de Hong Kong pour une durée de 99 ans. L’Histoire nous enseigne que c’est le colonel et diplomate anglais Sir Claude Maxwell MacDonald, un architecte clé de cet extraordinaire contrat de bail, qui en avait choisi la durée. Aux yeux de cette grande figure de la diplomatie anglaise de l’époque, la longue période de 99 ans paraissait infinie. Pourtant, le 1er juillet 1997, ce contrat de bail historique est bel et bien arrivé à terme, et la souveraineté de la Chine sur Hong Kong a été rétablie. Dans le cas du pouvoir présidentiel en République démocratique du Congo, le contrat de service pour le magistrat suprême est d’une durée maximum de dix années consécutives, soit un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Tel est le prescrit de la Constitution, la loi fondamentale de la République, en ses articles 77 et 220.

La loi peut être dure mais c’est la loi

La loi peut être dure, mais c’est la loi. S’assurer qu’elle est impersonnelle et opposable à tous est essentiel dans un Etat de droit ou pour une nation, comme la République démocratique du Congo, qui aspire et peine à le devenir. Le président Joseph Kabila a été élu le 28 novembre 2011 pour un second mandat de cinq ans et a prêté le serment constitutionnel le 20 décembre de la même année. Il doit en conséquence se délester de sa qualité de magistrat suprême le 19 décembre 2016.

Réussir une succession pacifique du président sortant doit être une priorité nationale en RDC. Le succès du vote rétablirait la légitimité du chef de l’Etat dangereusement écorchée depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre 2011. Priorité nationale, une présidentielle réussie en 2016 l’est aussi parce que la stabilité à long terme du pays en dépend. La préparation de ce scrutin doit dès lors être la principale priorité de l’action gouvernementale des prochains vingt mois.

Dans cette perspective, il convient de publier rapidement le calendrier électoral global et de finaliser le budget nécessaire à la tenue des scrutins. En plus de la loi électorale adoptée le dimanche 25 janvier 2015 par les deux chambres du parlement, la préparation de ce vote sera notamment régentée par l’article 73 de la loi fondamentale congolaise. Celle-ci stipule que « le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice. » En vertu de cette disposition de la Constitution et des autres lois pertinentes de la République, la prochaine élection présidentielle, sans la participation du président Joseph Kabila, doit avoir lieu en septembre 2016.


Exigence constitutionnelle plus qu’évidente, la tenue en 2016 d’une élection présidentielle excluant le président Kabila a curieusement fait l’objet d’interminables conciliabules, de spéculations et d’un flou artistique savamment entretenus par la majorité au pouvoir pendant les deux dernières années. Si, au plan juridique, la confusion a pu être levée sous la pression de la rue et au prix de nombreuses vies humaines, l’opinion demeure sceptique quant à la volonté politique du gouvernement de mener à bien cette opération.
En témoignent les tergiversations de l’exécutif sur la publication du calendrier électoral global qui doit préciser les dates des élections locales et provinciales, législatives nationales, et présidentielles qui doivent toutes avoir lieu avant la fin 2016. Les hésitations – manœuvres dilatoires ? – du gouvernement sont d’autant plus préoccupantes qu’elles repoussent, en la compliquant, la préparation de l’indispensable implication financière et technique de la communauté internationale.

Une gestion indépendante sous mandat international

Qu’adviendrait-il si les élections n’étaient pas organisées dans les délais ? Le mandat du président de la République deviendrait caduc fin 2016, et le chef de l’Etat accéderait au statut précaire et inconfortable de président de fait, à l’instar de Mobutu pendant les années 1990. Joseph Kabila perdrait ainsi le peu de sa légitimité obtenu des élections chaotiques de 2011. Le cas échéant, l’initiative sur la conduite de l’agenda politique national ne pourrait que très difficilement continuer de lui revenir. S’ouvrirait alors une douloureuse période de flottement à hauts risques.

Pour en limiter la durée, il serait souhaitable que la gestion suprême de l’Etat, pendant une période transitoire, soit confiée à une personnalité l’Etat, pendant une période transitoire, soit confiée à une personnalité nationale ou internationale intègre et neutre. Si le choix doit se porter sur un acteur extérieur, le joker serait une sorte de Bernard Kouchner du Kosovo du début des années 2000. L’on se souviendra que le 15 juillet 1999, conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait nommé M. Kouchner en qualité de deuxième représentant spécial des Nations unies et chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK). Pendant dix-huit mois, l’ancien fondateur de Médecins sans frontières a dirigé les efforts de l’ONU visant à créer une nouvelle administration civile et le système politique qui devaient remplacer ceux, paralysés, de la Serbie.

Notre pays et ses partenaires au développement seraient bien avisés d’amorcer la réflexion sur cette cruciale question. Dans tous les cas de figure, les autorités congolaises devraient davantage privilégier dans les difficiles mois à venir l’intérêt supérieur de la nation et s’attacher à étancher pacifiquement la profonde soif de changement de la population. Seront-elles, pour une fois, à la hauteur des attentes ? La question reste sur toutes les lèvres.

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir est économiste au Fonds monétaire international (FMI). Il a été ministre de l’économie, des finances et du budget de RDC de 2001 à 2003.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/12/le-compte-a-rebours-a-commence-m-kabila_4575561_3212.html

lundi 27 juillet 2015

Que faire des individus de la trempe de Kin-Kiey Mulumba ?

Alidor Sema-Yote [alisema@yahoo.fr] 25/07/2015 22:56:47

Cher MBTT:

Tu déclenches ici un débat de fond qui expose l’une des causes du marasme Congolais à savoir la médiocrité et lâcheté de sa prétendue-élite. 

KKM et ses semblables Mende et Boshab en sont des échantillons exécrables !



Ntumba [tapir55@gmx.fr] 26/07/2015 06:14:19

Bravo M. Mayoyo pour cette analyse très pertinente. L’émergence de notre pays dépendra de la capacité des prochains dirigeants à prendre des mesures fortes pour empêcher au pays de revivre les péripéties connues des régimes successifs de Kasa-Vubu à Mobutu jusqu’aux Kabila. Autant les occidentaux recherchent encore aujourd’hui (plus de 70 ans après les faits) les survivants des nazis et autres collaborateurs pour les juger et les condamner, autant les congolais devront en faire de même de tous les responsables des crimes commis depuis son indépendance. L’agitation extrême observée actuellement dans le camps du pouvoir l’est surtout du côté des mobutistes que des rwandais. Kin-Kiey Mulumba et consorts voudraient échapper au jugement pour les crimes commis sous Mobutu et sous Kabila. Pour eux, la formule serait : soit on continue avec "Joseph Kabila", soit on tuyaute un membre du clan mobutiste ( Kengo par exemple) ou un sympathisant des occupants actuels comme Vital Kamerhe
.
Kola [patrickolpuang@yahoo.fr] 26/07/2015 08:36:24

Pour des piètres personnages comme Kin Kiey , Mende et consort, il n’ya pas plusieurs solutions.
Nous devons commencer par leur déchoir de leur diplôme universitaire, car ils ont démontré à suffisance qu’ils ne sont pas à la hauteur de ce que qu’on peut attendre d’un intellectuel
Les juger pour avoir nui à la nation Congolaise à travers leurs différents parcours politiques
Les écarter à jamais à assumer une quelconque responsabilité politique , ou administrative dans la fonction publique, ou dans toute société où l’Etat a des participations. Dresser des liste des personnes de ce genre , les afficher dans les toutes administrations du pays pour démontrer au peuple que ces gens sont honnis à jamais, 
Enfin que ces noms soient synonymes de tout acte d’abomination,
Que faire des individus de la trempe de Kin-Kiey Mulumba ?

“Tonton JC yaka tobina pousse eh”. Nous sommes dans une cérémonie de retrait de deuil dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert début février 2014. Celle qui s’adresse ainsi à notre ami JC aussitôt que le DJ balance un vieux tube de Koffi Olomide est l’épouse d’un Mobutiste à la réputation sulfureuse tout au long du processus de démocratisation du pays. Après s’être cassé en quatre au rythme de la danse “pousse eh-pousse ah”, JC nous tint ce langage : “Nyama na ye. Na tango ya Seskul alingaki amona nga wapi mpo nabina na ye pousse eh. Na fini-fini ye masoko”.

Quand JC tripotait les fesses de la femme du Mobutiste pur-sang, celui-ci restait vautré dans un fauteuil. Dans son accoutrement et surtout ses chaussures trahissant une certaine misère, il semblait méditer sur sa grandeur perdue. Mais il était accepté par cette même communauté qui aura vécu dans les larmes et le sang son dévouement à la dictature de Mobutu.

Le comportement de l’homme congolais, qui oublie trop vite ses malheurs au point de sympathiser avec ses bourreaux d’hier sans leur demander le moindre compte, contraste avec ce que l’on peut observer sous d’autres cieux. La Deuxième Guerre mondiale s’est terminée depuis sept décennies. Mais en Europe, la stigmatisation de la collaboration se poursuit de nos jours au point qu’il serait dangereux pour un haut commis de l’Etat de trouver des circonstances atténuantes aux collabos.

Issu du parti nationaliste flamand N-VA et né bien après la Seconde Guerre mondiale en 1960, l’actuel Vice-Premier ministre et ministre fédéral de la Sécurité et de l’Intérieur au sein du gouvernement Michel a fait polémique en octobre 2014 en dédouanant dans une interview certains Flamands qui, pour lui, “avaient leurs raisons” pour collaborer avec les nazis. Son passé fut alors passé au crible. On lui reprocha même d’avoir pris la parole en 2001 à une réunion organisée par une association rassemblant des anciens volontaires flamands partis se battre sur le front de l’Est avec les troupes allemandes. Si sa démission ne fut pas évoquée, c’est sans doute pour la raison avancée par Benoît Lutgen, le président du parti centriste francophone CDH (opposition) : “On ne va pas lui demander de démissionner trois jours après la prestation de serment, mais c’est particulièrement heurtant”. On notera que dans sa défense, Jambon a tenu les propos que la société attendait de lui en tant que ministre fédéral. “La collaboration a été une erreur”, a-t-il fini par déclarer.

Au Congo et ailleurs en Afrique, les régimes dictatoriaux se succèdent avec leurs cortèges des malheurs sans que les anciens dictateurs et leurs collaborateurs ne soient inquiétés. Pire, pour paraphraser BAW, les anciens opposants de la trempe de Kin-Key Mulumba ou encore Mende Omalanga parvenus au pouvoir deviennent à leur tour des lèche-culs de première, cherchant à se faire bien voir par tous les moyens auprès du Roi de l’heure et s’attirant ainsi plus de mépris que d’estime. Quand, par exemple, pour justifier un troisième mandat au bénéfice du dictateur actuel, le flatteur récidiviste Kin-Kiey Mulumba affirme le plus naturellement qu’au Congo, “il n’existe pas d’hommes compétents acceptés par l’ensemble du pays pour succéder à Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle fixée au mois de novembre 2016”, il y a lieu de rester pantois.

En effet, Kin-Kiey Mulumba reprend à son compte le discours éminemment fallacieux avec lequel les décideurs occidentaux nous rabattaient les oreilles quand pendant des décennies ils disaient ne pas voir de successeur à Mobutu. Au cours de la rébellion de l’AFDL voire même à la minute qui suivait l’annonce de la mort de Laurent-Désiré Kabila, qui pouvait prédire un destin présidentiel à Joseph Kabila ? N’est-il pas devenu celui que des lèche-culs, hier opposants à la dictature, présentent aujourd’hui comme le sauveur de l’humanité ? Depuis quand une élection présidentielle a-t-elle pour but de designer un “homme compétent accepté par l’ensemble du pays” ?

BAW se demande pourquoi nos anciens opposants politiques parvenus au pouvoir se montrent si médiocres. Il se demande pourquoi ils abusent du discours progressiste tant qu’ils militent dans l’opposition et adoptent un langage conservateur dès qu’ils gravissent les marches du pouvoir. Il s’interroge sur la cohérence de leurs propos. Oui, il y a lieu de s’interroger. Mais comment veut-on que cela change un jour si les régimes dictatoriaux se succèdent sans qu’il n’y ait de véritable purge ? Comment veut-on que cela change si la société reste si accommodante vis-à-vis des individus aussi méprisables ? Ne devrions-nous pas profiter de la chute de toute dictature pour instaurer des tribunaux spéciaux et mettre des individus de la trempe de Kin-Kiey Mulumba ou Mende Omalanga, pour ne citer que ces deux-là, devant leurs contradictions et les condamner sévèrement soit en les jetant en prison, soit en leur interdisant pendant des décennies l’exercice de toute une série des fonctions pour avoir berné notre peuple au nom de leurs intérêts égoïstes ?

Comme d’autres avant la sienne, la dictature de Joseph Kabila n’est pas éternelle. Elle tombera un jour devant l’ouragan de l’histoire. Mais les Congolais seraient-ils prêts à juger le dictateur et ses collaborateurs internes, administrant ainsi à la société une thérapie de choc qui ferait des lèche-culs de tous bords une race en voie de disparition ? En Europe, la stigmatisation des collabos s’est étendue jusqu’à leurs progénitures. Elle se poursuit encore de nos jours. Sept décennies après la Deuxième Guerre mondiale ! Ce n’est donc pas par hasard que les dirigeants européens font attention à leurs faits et gestes. En plus des mécanismes de gouverne qui ne leur permettent pas de se conduire en dictateurs quand bien même certains d’entre eux le souhaiteraient, la société a sanctionné sévèrement des comportements aussi déviants qu’encenser une dictature. Congolais, pensez-y !


Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo 
© Congoindépendant 2003-2015


Lutundula très fâché






Christophe Lutundula Apala a claqué la porte de la plénière de l’Assemblée nationale, le samedi 25 juillet 2015, en signe de protestation contre l’adoption, sans débat, de la loi portant sur la répartition des sièges établie par la CENI. Et pour cause ? Ce député de la Majorité n’a pas digéré l’adoption par la plénière de la motion incidentielle de son collègue Botakile.
Rappelons que dans son intervention survenue aussitôt après l’exposé du vice-Premier ministre de l’Intérieur, Botakile du groupe parlementaire du Palu a proposé à la plénière d’ouvrir le débat exclusivement sur la partie théorique de la loi sous examen, qui comportait deux articles et l’exposé des motifs.
Selon lui, l’autre partie sur la répartition des sièges établie par la CENI était trop technique pour être débattue à l’Assemblée Nationale. Pour Botakile, les amendements et observations des députés sur la partie technique de la loi sur la répartition des siège pouvaient être déposés au bureau de la CENI.
Révolté, Lutundula a séché la plénière pour improviser un point de presse dans les couloirs du Palais du Peuple. Dans son coup de gueule, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a déclaré que cette manière de procéder violait l’article 142 du Règlement intérieur de leur institution.
Cette disposition, poursuit-il, qui définit la procédure législative pour l’adoption d’un projet ou proposition de loi, rend obligatoire un débat avant la déclaration de la recevabilité ou de l’irrecevabilité d’un texte soumis à la plénière.
Contrairement à la suggestion de Botakile, Lutundula a fait remarquer que les députés ne peuvent pas déposer leurs observations à la CENI, qui n’est pas une structure interne de l’Assemblée nationale.
Il a souligné que les observations doivent plutôt être adressées à une structure interne de l’Assemblée, comme une commission permanente, qui a la possibilité d’inviter la CENI en qualité d’experte.
Ce député de la Majorité a également évoqué la loi électorale qui stipule que la répartition des sièges soit soumise à l’Assemblée nationale et au Sénat pour adoption.
Comment l’Assemblée nationale peut-elle approuver un projet de loi sans débat ? S’est –il interrogé. Lutundula a trouvé incohérent que ladite loi recalée à la session de mars, après un débat houleux, puisse passer dans sa version corrigée, sans débat, au sein de la même plénière.
Pour cet élu de Katakokombe, le fait d’escamoter le débat porte atteinte à la crédibilité de l’Assemblée Nationale par rapport au Sénat qui engagera sans nul doute en seconde lecture un débat sur la loi portant répartition des sièges dans son ensemble.
Christophe Lutundula a rafraichi la mémoire de ses collègues de la Majorité sur la faute politique du mois de janvier 2015, qui avait tourné au vinaigre.
«Le passage en force sur la loi électorale a poussé toute la population à tourner ses regards vers le débat sérieux ouvert par le Sénat sur la loi électorale au détriment de l’image de l’Assemblée nationale », a conclu ce brillant juriste.
ERIC WEMBA
http://7sur7.cd/new/lutundula-tres-fache/