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lundi 19 octobre 2015

L’ARC accuse Elysée Munembwe et Gaston Kisanga d’imposture



L’ARC accuse Elysée Munembwe et Gaston Kisanga d’imposture



Le comité directeur de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) a dénoncé jeudi 15 octobre à Kinshasa ce qu’elle qualifie d’imposture d’Elysée Munembwe et de Gaston Kisanga, respectivement questeur de l’Assemblée nationale et président du conseil d’administration du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Ces deux cadres restés fidèles à la Majorité Présidentielle ont annoncé en début semaine «l’exclusion» d’Olivier Kamitatu, autorité morale de l’ARC qui fait partie du G7.
Le député national Hubert Thetika, porte-parole de l’ARC a déclaré jeudi qu’Elysée Munembwe et Gaston Kisanga, suspendus pour leur allégeance à la Majorité présidentielle, ne sont pas qualifiés ni mandatés pour parler au nom de l’ARC.
 «Nous voulons tout simplement dire que chaque parti politique a des règles et, L’ARC est aussi réglementé. Quand on voit deux vice-présidents qui sont sous le coup d’une suspension, aller démettre l’autorité morale, il y a lieu de se poser des questions », a affirmé Hubert Thetika.
Evoquant les statuts de l’ARC, il a expliqué que « le président [de ce parti] est élu par le congrès ou coopté lors de la première  réunion des membres fondateurs et ne peut être démis de ses fonctions que par le congrès dans une session ordinaire ou extraordinaire».
L’Alliance pour le renouveau du Congo est l’un des sept partis politiques exclus de la Majorité présidentielle après une lettre adressée au chef de l’Etat à qui ils demandent le respect de  la constitution. Sur 15 députés nationaux que compte ce parti à la chambre basse du Parlement, 10 sont restés fidèles à Olivier Kamitatu.
Elysée Munembwe et Gaston Kisanga ont « intérêt s’ils le veulent de créer leur parti et de laisser Kamitatu avec son parti continuer. Il est initiateur, il n’est pas fondateur, c’est son parti à lui», a souligné Hubert Thetika.

http://7sur7.cd/new/larc-accuse-elysee-munembwe-et-gaston-kisanga-dimposture/

Francis Kalombo : « Si Kabila veut une nouvelle dictature, ce sera sans nous »








































Francis Kalombo, député élu de la ville-province, membre de la mouvance présidentielle de Joseph Kabila, a quitté son pays  en janvier dernier – après une semaine de manifestations et une coupure d’Internet décidée par le pouvoir pour limiter la mobilisation de la rue contre un projet de modification d’une loi qui aurait permis de reporter la présidentielle de 2016.
Il s’est réfugié au siège de la Monusco, estimant sa sécurité menacée, avant de partir pour l’Ouganda puis la France.
Francis Kalombo, député à Kinshasa en exil en France (DR)
La raison ? Il s’est publiquement opposé aux manœuvres du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, pour faire un troisième mandat en 2016. La Constitution de la RDC limite en effet à deux le nombre de mandats présidentiels successifs.
Cet ancien proche de Joseph Kabila, ex-responsable des jeunesses du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), au pouvoir, est surnommé « Solution » par les enfants de la rue à Kinshasa.
Il joue un rôle pivot, étant aussi l’ami de Moïse Katumbi, 50 ans, l’un des plus sérieux challengers en RDC pour la présidentielle de 2016. Patron du Tout-Puissant Mazembe, une équipe de football qui gagne, Moïse Katumbi a démissionné le 30 septembre du PPRD et de son poste de gouverneur du Katanga. Cet ancien homme d’affaires se prépare à faire campagne, dans un contexte politique qui promet de devenir de plus en plus tendu en RDC.
Que pensez-vous de la démission de Moïse Katumbi du PPRD et de son poste de gouverneur ?
Francis Kalombo  : C’est une très bonne chose. Voilà un moment que la majorité patauge. Le temps est venu de faire le choix entre la force de la loi et la loi de la force. C’est du jamais vu en RDC que des ministres puissent quitter leurs fonctions, de même qu’un conseiller spécial en matière de sécurité, le rapporteur du Sénat et des membres de l’Assemblée nationale, en plus d’un gouverneur.
Où allons-nous avec le régime ? Il n’y a pas de débat sur l’avenir, ni de vision sur ce qui peut arriver… Entretemps, des actes sont posés qui montrent que nous allons à l’encontre des accords de paix posés à Sun City et de ce que souhaite la population.
Un Congolais, Laurent-Désiré Kabila, est allé à pied jusqu’à Kinshasa, chaussé de bottes en caoutchouc, pour chasser en 1997 une dictature qui a duré près de 32 ans. Les Congolais l’ont aidé au cours de sa marche. Nous avons dit non à la dictature.
Tout se passe comme si nous devions revenir en arrière. Les mêmes personnes qui ont chanté le maréchal Mobutu, comme les ministres Tryphon Kin-Kiey Mulumba et Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, entonnent les mêmes refrains : « Kabila, sans toi le Congo ne peut pas avancer », « On a encore besoin de vous président ».
Le fait que la RDC soit entouré de pays où les présidents ont imposé comme au Burundi un troisième mandat en usant de la violence, ou cherchent à se maintenir comme en Ouganda, au Rwanda et au Congo-Brazzaville, va-t-il entraver votre opposition à Joseph Kabila ?
C’est un combat. Ceux qui veulent imposer la dictature sont une minorité. Le peuple dispose de l’arme la plus forte : sa volonté d’avoir la démocratie. Cette population est capable de se prendre en charge, et elle l’a déjà montré.
Laurent-Désiré Kabila avait le peuple derrière lui quand il a chassé Mobutu du pouvoir. Ce peuple n’acceptera pas qu’on lui impose une autre dictature. Les manifestations de janvier l’ont bien montré à Kinshasa. Une grève d’une semaine s’est produite, qui a contraint le pouvoir à faire marche arrière sur son projet de révision de la loi électorale.
La démission de Moïse Katumbi signale-t-elle un renouvellement de la classe politique ?
Laurent-Désiré Kabila a préconisé la « révolution pardon », et voulu un pouvoir inclusif, qui a même incité des cadres de la diaspora à rentrer au pays. Joseph Kabila ne pouvait que travailler avec l’ancienne classe politique, dont certains dirigeants avaient pris les armes, comme Jean-Pierre Bemba.
Le Congo a connu la guerre. Nous avons engagé un dialogue inter-congolais et négocié la paix, en avril 2002 à Sun City. C’est avec Moïse Katumbi qu’il y aura un vrai renouvellement de la classe politique, avec des hommes et des femmes qui vont travailler, et non s’imposer par les armes puis la négociation.
Une nouvelle guerre est-elle à craindre en RDC ?
Je suis désolé d’avoir entendu le mot « guerre » sortir récemment de la bouche du président Kabila. Il a dit qu’il fallait « être prêt pour la guerre ». A qui veut-il la faire ? A sa population ? C’est très dangereux ! Il est arrivé au pouvoir par les armes. Les Congolais n’ont plus besoin de la guerre, mais de la paix, pour mettre en place les structures qui vont leur permettre de s’en sortir.
Pourquoi vous et Moïse Katumbi êtes soupçonnés d’avoir passé un arrangement avec Joseph Kabila pour l’aider à se maintenir au pouvoir ?
Je suis la première personne à avoir monté des banderoles pour appeler à soutenir Joseph Kabila à son arrivée au pouvoir. Je l’ai accompagné partout dans le monde et je suis l’un des membres fondateurs de son parti politique.
J’ai toujours dit que je ne travaillais pas pour l’individu Joseph Kabila, mais pour le Congo. Je suis du PPRD, de la majorité. Cette majorité prend une ligne de conduite que je ne cautionne pas. Je suis avec Kabila, mais contre les idées qu’on avance.
Moïse Katumbi et moi avons toujours été avec Joseph Kabila. Nous l’avons accompagné pendant tout son mandat. Aujourd’hui, les motivations de Moïse Katumbi sont connues. Il a parlé du « troisième penalty » en s’opposant clairement au projet de troisième mandat de Joseph Kabila, puisque notre Constitution limite à deux le nombre de mandats successifs.
Moïse Katumbi a montré de quoi il est capable. Il a développé la région du Katanga, malgré tous les bâtons que le pouvoir central lui a mis dans les roues – lui retirant notamment la gestion d’une route à péage ou lui interdisant d’ériger une zone industrielle à Lubumbashi.
Nous ne sommes pas de connivence avec Joseph Kabila. Nous sommes du côté du peuple, et nous connaissons bien la maison ! S’ils veulent instaurer une nouvelle dictature en Afrique centrale, nous disons non… Ils le feront sans nous !

La RDC, pays le plus pauvre du monde selon le FMI



"Financial Afrik - La RDC, pays le plus pauvre du monde selon le FMI"

La République Démocratique du Congo peine, comme bon nombre de pays africains, à transformer sa richesse minérale en croissance partagée. 
La dernière évaluation économique du Fond monétaire international (FMI) montre que le taux de pauvreté en RDC, figure toujours parmi les plus élevés au monde. En moyenne, le produit intérieur brut (PIB) par habitant s’élève à 394,25 dollars par an, soit 32,8$US/mois ou 1$US/jour. 87,7% de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Cette pauvreté est essentiellement due à une gouvernance défaillante du secteur minier, cause gagner d’un important manque à gagner.
D’après le classement, sur les 25 pays les plus pauvres au monde, 21 sont en Afrique. Le premier non-africain de cette liste est l’Afghanistan, classé 10ème.
En queue de peleton, figurent le Zimbabwe où le PIB par habitant s’élevait à 589 dollars en 2013, le Burundi (649 dollars par habitant), et le Libéria (716 dollars par habitant).
En dépit de ce bonnet d’âne, la RDC affiche un taux de croissance de 9,2% en 2014, selon la dernière évaluation économique du FMI.

Par Bandiaré NDOYE
° http://www.financialafrik.com/2015/10/14/la-rdc-pays-le-plus-pauvre-du-monde-selon-le-fmi/

° http://www.izf.net/afp/moins-pauvrete-en-afrique-nombre-personnes-lextreme-denuement-augmente
° http://www.izf.net/afp/rdc-fmi-exhorte-kinshasa-lutter-davantage-contre-pauvrete-generalisee
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10294

vendredi 16 octobre 2015

Le CDH fustige la campagne de dénigrement contre Moïse Katumbi à la RTNC

Le CDH fustige la campagne de dénigrement contre Moïse Katumbi à la RTNC


Dans un communiqué daté du lundi 12 octobre 2015, l’organisation non gouvernementale "Centre des Droits de l’Homme et du Droit humanitaire" (CDH) se dit "profondément préoccupée par des propos injurieux et attaques personnelles dirigées contre Monsieur Moise Katumbi Chapwe" sur le média public la RTNC (Radio télévision nationale congolaise). Et ce en violation de la Constitution ainsi que de la législation régissant la presse au Congo-Kinshasa. Basée à Lubumbashi, cette ONG ne va pas par quatre chemins en épinglant l’animateur Jean-Pierre Lushima Djaté. "En effet, note le communiqué, en date du 04 octobre 2015 vers 10h00, heure locale de Lubumbashi, l’animateur Lushima Djaté a utilisé comme tribune, le plateau de la RTNC/Kinshasa dans son émission ’Congo-Histoire’, pour proférer des injures publiques à l’endroit de Monsieur Moise Katumbi Chapwe, le traitant notamment de voleur et de traître juif motif pris de sa double démission comme gouverneur du Katanga et président interfédéral du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)". Le CDH dit son étonnement de voir "cet agent payé par le trésor public" se permettre "en toute impunité d’utiliser un média public pour attenter à l’honneur et à la dignité d’un citoyen". Et de souligner l’impassibilité qu’affichent le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (Csac) et le ministère des Médias face aux agissements du sieur Lushima Djaté. Pour le CDH, le fait de démissionner d’un parti politique en l’occurrence le PPRD ou d’un poste de gouverneur ne peut en aucun cas constituer "une infraction". En revanche, poursuit-il, l’utilisation de la "tribune d’un média public pour débiter des propos diffamatoires contre toute personne, est une violation des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Pidcp) dûment ratifié par la République Démocratique du Congo". Il en est de même "de la Constitution et de la Loi organique No 11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attribution et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication ainsi que de la Loi No 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse". Après avoir déploré l’impunité dont bénéficie cet animateur de la part de la haute direction de la RTNC, le CDH de souligner que l’opinion congolaise "est scandalisée" par la sévérité à géométrie variable dont font preuve les pouvoirs publics en la matière. A titre d’illustration, il cite "la fermeture, en violation des procédures, des chaînes privées sans motif valable". C’est le cas notamment de la Radio-Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ), qui émet depuis Lubumbashi dont la fermeture date de jeudi 20 novembre 2014 par un arrêté signé par... le directeur de cabinet du ministre des Médias. Motif invoqué : incitation de la population à la haine tribale. Dans ses recommandations, le CDH demande au ministère des Médias "de prendre des mesures disciplinaires exemplaires" tant à l’égard des dirigeants de la RTNC que de leur agent "pour les faits décriés qui ternissent l’image de la RDC". B.A.W
COMMUNIQUE DE PRESSE N°6M15/CDH/027
Ci-après le texte intégral du communiqué du "CDH" :

« L’ex-gouverneur du Katanga et président interfédéral du PPRD victime d’attentat à son honneur et à sa dignité par un agent de la RTNC/Kinshasa après sa double démission»

L’Organisation Non Gouvernementale congolaise des Droits de l’Homme, le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire, ‘’CDH’’ en sigle, est profondément préoccupée par des propos injurieux et attaques personnelles dirigées contre Monsieur Moise Katumbi Chapwe sur la chaîne publique de radio et télévision, la RTNC en violation de la Constitution ainsi que de la législation régissant la presse en République Démocratique du Congo.

En effet, en date du 04 octobre 2015 vers 10h 00, heure locale de Lubumbashi, l’animateur Lushima Djaté a utilisé comme tribune, le plateau de la RTNC/Kinshasa dans son émission « Congo-Histoire », pour proférer des injures publiques à l’endroit de Monsieur Moise Katumbi Chapwe, le traitant notamment de voleur et de traître juif motif pris de sa double démission comme Gouverneur du Katanga et Président interfédéral du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Cet agent payé par le trésor public s’est permis en toute impunité d’utiliser un média public pour attenter à l’honneur et à la dignité d’un citoyen.

Le CDH est surpris de constater que sieur Lushima Ndjaté, récidiviste de son état pour avoir été récemment sanctionné avec mille difficultés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (Csac) et pour des faits analogues, se permette d’utiliser un média public pour commettre des infractions pénales sans que cela n’émeuve ni les responsables de la RTNC, ni le Ministère des Médias, ni le Csac et encore moins le ministère public.

Le CDH estime que démissionner d’un parti politique (le PPRD) ou d’un poste de gouverneur soit-il, n’est pas constitutif d’une infraction mais utiliser la tribune d’un média public pour débiter des propos diffamatoires contre toute personne, est une violation des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Pidcp) dument ratifié par la République Démocratique du Congo, de la Constitution et de la Loi organique No 11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attribution et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication ainsi que de la Loi No 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse. En effet, bien que ces instruments légaux reconnaissent l’exercice des libertés fondamentales (libertés d’expression et d’opinion), ces libertés impliquent des responsabilités du journaliste vis-à-vis de la société, de l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits des autres.

Le CDH rappelle que Sieur Lushima Ndjate, animateur de l’émission « Congo-Histoire » a été suspendu d’antenne au mois de mars 2015 et que cette mesure avait été quasi-ignorée et par les responsables de la RTNC et par l’animateur Lushima lui-même au mépris des lois sus évoquées.
L’Article 19 du Pidcp qui est assez illustratif sur cette matière et qui recoupe les prescrits de la Constitution et des lois congolaises sur le Csac et les modalités de l’exercice de la presse, dispose que « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions. Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix. L’exercice des libertés prévues comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires dont le respect des droits ou de la réputation d’autrui; la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques » .

En l’espèce, l’Agent Lushima et son employeur la RTNC sont en conflit avec les instruments juridiques internationaux et nationaux en matière de liberté de presse car le fait pour l’ex Gouverneur du Katanga d’avoir en date du 29 septembre 2015, exercé son droit de démissionner de son poste et de son parti politique le PPRD, n’a énervé aucune disposition légale, ni enfreint les droits de quiconque.

En outre, le CDH exprime de sérieuses appréhensions quant aux attitudes des responsables de la RTNC, un média public, qui laissent impunément leurs agents distiller des insultes au mépris des règles déontologiques au moment où l’opinion est scandalisée par la fermeture, en violation des procédures, des chaînes privées sans motif valable comme ce fut le cas de la Radio-Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ), émettant à Lubumbashi pour ne citer que ce cas, réduite au silence au terme d’un arrêté signé jeudi 20 novembre 2014, par le directeur de cabinet du ministre des Médias motif pris de ce qu’elle incitait la population à la haine tribale.

C’est pourquoi, le CDH appelle instamment le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir les droits et libertés fondamentales de chacun afin de favoriser l’organisation prochaine des élections libres, crédibles et transparentes, et sans aucune exclusive.

Par ailleurs, le CDH recommande :

Au ministre des Médias de prendre des mesures disciplinaires exemplaires à l’endroit des dirigeants de la RTNC ainsi que de leur agent pour les faits décriés qui ternissent l’image de la RDC;

Au Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la Communication (CSAC) de prendre des mesures correctives contre la chaîne publique RTNC et les agents convaincus de violation des lois et des règles déontologiques;

A l’agent Lushima Djaté, animateur de l’émission « Congo-histoire » de prendre conscience du danger de la manipulation politique dont il est l’instigateur et d’éviter de céder à toute forme d’incitation à la haine et à la violence car il engage sa propre responsabilité individuelle.

Lubumbashi, le 12/10/2015
CDH

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Moise Katumbi sur les injures de lambert Mende. CONGOMIKILI

Moise Katumbi sur les injures de Lambert Mende. CONGOMIKILI