Powered By Blogger

Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

mercredi 19 octobre 2011

Processus électoral en cours en RDC


Alors que les élections générales en RDC doivent se dérouler au mois de nombre prochain, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé l'importance de la tenue d'une élection pacifique et crédible dont la responsabilité incombe en premier lieu au gouvernement congolais.

Alors que les élections générales en RDC doivent se dérouler au mois de nombre prochain, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé l'importance de la tenue d'une élection pacifique et crédible dont la responsabilité incombe en premier lieu au gouvernement congolais.
Dans une déclaration à la presse publiée lundi soir après des consultations sur la question, les membres du Conseil ont rappelé qu'il était important de garantir un débat politique constructif et libre, la liber- lé d'expression, la liberté d'assemblée, l'accès équitable aux médias y compris aux médias d'Etat et la sûreté pour tous les candidats, ainsi que la présence d'observateurs et de témoins, de journalistes, de défenseurs des droits de l'homme et d'acteurs de la société civile, notamment des femmes.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la RDC, Roger Meece, qui se trouve à New York, a fait un exposé aux membres du Conseil sur l'organisation des élections à venir. Le Conseil de sécurité a souligné le besoin pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d'assurer un dialogue renforcé et régulier avec tous les candidats dans le but de garantir un processus pacifique, avant, pendant et après les élections.

Les Etats membres ont notamment salué l'initiative de la CENI de mettre en place un Comité national de médiation afin de régler les disputes entre toutes les parties prenantes.

Par ailleurs, ils ont exprimé leur inquiétude  sur des informations faisant état de violences relatives aux élections dans les rues de Kinshasa, la capitale du pays où les combattants de l'Union pour la Démocratie et le progrès social(Udps) d'Etienne Tshisekedi, un des candidats à la magistrature suprême, qui exigent la transparence du processus électoral en cours par l'audit du fichier électoral et l'accès des experts mandatés par l'opposition au serveur central sont réprimés dans le sang par la police.

Le Conseil de sécurité a appelé toutes les parties à faire une campagne pacifiquement. Le Conseil a également accueilli favorablement le déploiement prévu des observateurs internationaux, régionaux et nationaux.

Les Etats membres du Conseil ont appelé la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC à continuer d'apporter son soutien à la bonne tenue du scrutin. Ils ont pris note des difficultés que rencontre la MONUSCO en l'absence d'hélicoptères militaires afin de pleinement appliquer son mandat.

Une marche anti -Kabila prévue le samedi à Paris

Une source basée à Paris, capitale française indique qu'une marche anti-Kabila est prévue le samedi prochain. Paris est en ébullition. Les congolais de l'espace Schengen seront le samedi 22 octobre 2011 dans la capitale française pour prendre part à une marche- anti régime de Kinshasa.

Les banderoles, T- short, calicots sont en préparation pour cette marche décisive pour dire un ras-le-bol contre le pouvoir de Kinshasa qui, selon les congolais de la diaspora, 10 ans de règne du chef de l'Etat sortant, le bilan est largement négatif dans presque tous les domaines de la vie nationale.

 GODE KALONJI MUKENDI
 

J. Kabila : « Je suis certain de gagner.


Le président Joseph Kabila Kabange a affirmé mardi à Kinshasa être « certain de gagner » l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. « Je suis préparé à aller aux élections (…). Si on échoue aux élections, on va faire tout à fait autre chose », a-t-il assuré au cours d’une conférence de presse à laquelle Le Potentiel n’a pas été invité.

Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a déclaré le 18 octobre 2011 à Kinshasa être « préparé à aller aux élections » du 28 NOVEMBRE et « certain de gagner les élections (qui) seront effectivement libres, crédibles et transparentes ».

Au cours de la conférence de presse (télédiffusée en différé par la RTNC) qu’il a animée durant 2H40’ au Palais de la nation et à laquelle Le Potentiel n’a pas été invité, il n’a pas esquivé la question relative à un « échec » éventuel. « Moi, je fais confiance à notre peuple. Ensemble, on va gagner. Si on échoue aux élections, on va faire tout à fait autre chose. Peut-être journaliste », a-t-il répondu dans un sourire.

« Je suis candidat en 2011 », a-t-il répliqué à un autre journaliste voulant savoir si Joseph Kabila sera candidat en 2016. « La Constitution ne permet que deux mandats présidentiels », a-t-il rappelé.

Le chef de l’Etat a exhorté le peuple congolais à être « vigilant, très vigilant, comme la population du Bas-Congo, comme la population de l’Equateur, comme la population de Masina (à Kinshasa) en 1998. Pour qu’on aille aux élections, pour qu’on puisse continuer la reconstruction de notre pays, continuer la modernisation de notre pays ».

Il a exprimé la conviction que « le peuple va résister » à toutes les manœuvres visant à perturber les prochaines échéances électorales. « Est-ce qu’on a peur d’aller aux élections ? Je le pense. Beaucoup de partis politiques ont peur d’aller aux élections, même au sein de la Majorité (présidentielle). Est-ce qu’il faut les suivre ? Le Congo avance, ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas avancer avec nous, ils n’ont qu’à rester. Nous, on avance », a encore déclaré le chef de l’Etat.

QUESTIONS D’ACTUALITE

Les nombreuses questions de la presse ont permis au président Joseph Kabila de passer en revue les différentes questions d’actualité, notamment le bilan « positif » de son quinquennat (2006-2011) axé sur la reconstruction et la modernisation de la République démocratique du Congo, la lutte contre les antivaleurs à travers l’opération « tolérance zéro », les relations avec la République du Congo perturbées par des attaques opérées par des « éléments armés en provenance de Brazzaville » (Bas-Congo, résidence du chef de l’Etat le 27 février 2011 à Kinshasa, Lukolela dans la province l’Equateur).

A cette occasion, il a également parlé de l’atteinte du point d’achèvement ayant permis l’effacement de la dette extérieure de la RDC à hauteur de quelque 10 milliards Usd et des problèmes de divers ordres (sécuritaire, économique, social) auxquels est confronté quotidiennement le peuple congolais.

Par ailleurs, les cas de Laurent Nkunda (ancien chef du CNDP en détention au Rwanda) et du général FARDC Bosco Ntanganda (sous mandat d’arrêt international de la CPI) ont été abordés.


Malheureusement, nous restons sur notre faim car les questions d'actualité et les affaires Laurent Nkunda et Bosco Ntanganda ne sont pas publiées. Nous aurions bien voulu entendre le Chef de l'État sur ces sujets.
Sacrebopol

Alors qu’il n’est même pas aux affaires -




- Preuve, si besoin est, qu’une fois en poste, toutes les sociétés minières, pétrolières et agroalimentaires mafieuses profiteront de la brèche ainsi créée !
- Peut-on alors dire que c’est dans l’intérêt du Congo et des Congolais qu’il aura opéré le « rapprochement » avec First Quantum Minerals Ltd ? C’est tout de même étrange que pour la 1ère fois que l’Etat congolais a tous les atouts pour se défendre dans une action judiciaire ouverte contre lui par une société minière étrangère, ce soit un fils du pays qui s’interpose en faveur de celle-ci ; donc contre son peuple…

30 septembre 2011. Dans son carnet du jour, Colette Braeckman, du journal belge « Le Soir », reproduit l’interview d’Etienne Tshisekedi, en escale à Bruxelles avec pour destinations finales le Canada, pays où First Quantum Minerals Ltd a son siège, et les Etats-Unis. A la question de savoir quelles sont les garanties qu’il peut donner aux investisseurs s’il est élu, le candidat à la présidentielle de novembre 2011 introduit sa réponse par cette observation : « Depuis l’indépendance, le Congo ressemble plus à une jungle qu’à un Etat… ».

En fait, il fait allusion à l’Etat dont il a été successivement commissaire général adjoint chargé de la Justice, recteur de l’Ecole nationale du droit et d’administration, commissaire aux comptes à la Bcc, député national Panaco/Conaco, ministre de l’Intérieur, ministre de la Justice, ministre d’Etat Chargé du Plan, de la Recherche Scientifique, de l’Aménagement du Territoire et de la Coordination de la Planification, ambassadeur au Maroc, encore député national Mpr cette fois-ci, 2ème puis 1er Vice –président Mpr de l’Assemblée nationale, membre du Conseil d’Administration de l’Université Nationale du Zaïre, président du Conseil d’administration d’Air-Zaïre et président Section zaïroise de l’Association Internationale des Parlementaires de Langue Française avant de devenir Premier ministre ! Une carrière bien remplie entre 1960 et 1997, à l’exception des 8 ans (1982-1990) de l’Opposition clandestine.

Et de poursuivre, toujours dans son interview : « Moi, je parle du Congo de demain, car je sais que le peuple congolais me fera confiance…Partout, dans le monde, on se plaint de l’insécurité qui règne au Congo, on le considère comme un pays où il n’y a aucune loi, aucune garantie… ».

Cependant, la partie intéresse est abordée en ces termes : « Au Canada, des sociétés comme First Quantum se plaignent amèrement. Je les ai rencontrés, j’ai expliqué que le Congo allait devenir un Etat de droit, où le climat des affaires allait être très positif. J’ai fait un appel pour qu’ils reviennent : le 6 décembre prochain, sitôt que Kabila sera parti, les investisseurs seront invités à revenir… » ! Où a-t-elle eu lieu, cette rencontre ? Serait-ce lors de son dernier séjour au Canada ? Ou plutôt pendant son dernier séjour en Belgique ? Dans la seconde éventualité, cela signifie que les dirigeants de First Quantum ont fait le déplacement de Bruxelles pour négocier leur retour en terre congolaise ! En d’autres mots, cette société est prête à mettre tout le paquet nécessaire pour faire gagner l’Opposition à tout prix, même celui d’un bain de sang !
Le dossier « First Quantum Minerals» met certainement mal à l’aise acteurs et activistes politiques proches du lider maximo. D’où le silence embarrassant observé jusque-là. Parce que ce dossier, encore pendant devant les instances arbitrales de la Chambre Internationale de Commerce de Paris, et ce à l’initiative de cette société, met pourtant la RDC en très bonne position ! Jamais, au cours de ces 51 dernières années d’Indépendance, l’Etat congolais n’aura, en effet, détenu tous les atouts pour bien se défendre dans une action judiciaire intentée contre lui par une société étrangère, et en plus à l’étranger. Pour s’en faire une idée exacte, rien de mieux que la re-visitation des articles publiés par la presse congolaise en 2010 à ce sujet. Premier journal : « La Prospérité », édition du 6 décembre 2010 ». On peut lire ceci : « Pour permettre aux observateurs avisés de comprendre le contexte général de ces différends, le Ministre de la Justice de revisité la genèse de cette affaire pendante.

« En effet, a expliqué le Ministre, la société canadienne dite CMD avait conclu avec l’Etat et la Gécamines le contrat d’association pour l’exploitation, en partenariat, des rejets de Kinganyambo et Musonoi dans la province du Katanga par la création de la société commune KMT Sarl. En 2006, la société canadienne, FQML prend le contrôle de la société étrangère AMFi (dénommée Adastra), laquelle à son tour contrôlait CMD, et devient ainsi la société mère de celle-ci. L’arrivée de FQML changea toute la politique d’approche de CMD dans ses rapports de partenariat avec l’Etat congolais, rendant ainsi le contrat d’association réajusté en 2004, comme étant un des contrats dits léonins pour lesquels la Banque Mondiale demanda à la RDC de procéder à la révisitation. Lors de ladite opération de révisitation, il a été constaté, à l’unanimité des parties, que la société KMT SARL était irrégulièrement créée en ce sens que le décret n°04/020 du 15 mars 2004, qui avait autorisé sa fondation, était antérieur à l’authentification des statuts par le Notaire le 16 mars 2004, et qu’un équilibre ou réajustement des droits subjectifs entre partenaires devait avoir lieu.

Deuxième journal : « L’Observateur », édition du 28 juin 2010 ». On peut lire ceci : « Ayant épuisé la procédure judiciaire locale, First Quantum a saisi les instances arbitrales de la Chambre Internationale de Commerce de Paris, qui à ce jour entend statuer sur les prétentions et les moyens de défenses présentées par chacune des parties…Un haut cadre du ministère des Mines a affirmé que FQM mène un combat d’arrière-garde, le temps étant révolu pour ces genres de coups bas. Notre source a précisé le gouvernement s’emploie à tirer toutes les conséquences de cette situation qui est de la responsabilité entière de First Quantum et de ses filiales qui ont commis de graves violations de leurs obligations principales dans le cadre de l’accord de partenariat concernant le Projet des rejets de Kolwezi et dans l’acquisition des droits miniers à Lonshi et Kijiba. FQM ne doit s’en prendre qu’à lui-même pour la tournure actuelle des événements. Il n’y a eu aucune expropriation dans l’un ou dans l’autre cas. La RDC entreprendra une action judiciaire afin d’être indemnisée pour le préjudice qu’elle subit en raison des déclarations publiques non-fondées et malveillantes faites par le groupe des sociétés FQM «, a-t-il souligné. Que restera-t-il à faire à FQM si ce n’est que pour convaincre les partenaires extérieurs de la RDC à ne pas collaborer avec notre pays pour l’atteinte de l’IPPTE. Sa délicate mission consiste à diaboliser le gouvernement pour lui porter un coup dur sur le grand travail qu’abat actuellement le gouvernement pour tenter de rassurer les investisseurs sur l’amélioration du climat des affaires en RDC ».
Bras de fer Etat congolais et First Quantum

Basée à Vancouver (Canada), First Quantum Minerals Ltd. a pour activités principales l’exploration, le développement et l’extraction des minerais. En Afrique, elle opère en Zambie - où elle est accusée depuis 2009 de fraude fiscale par les ONG Sherpa (France), Center for Trade Policy and Development (Zambie), Déclaration de Berne (Suisse) et Entraide Missionnaire et Mining Watch (Canada) – et en Mauritanie.

Le problème de son implantation au Congo résulte de la résolution du Dialogue intercongolais relative à la re-visitation des contrats signés pendant la période de guerre et de la recommandation des bailleurs des fonds pilotés par le Fmi et la Banque mondiale. De la soixante des contrats soumis à cet exercice entre 2007 et 2009, deux seulement ont subi la sanction de l’annulation, notamment celui de First Quantum Minerals Ltd. Les griefs retenus à sa charge sont, entre autres, l’absence des preuves de régularisation des actes constitutifs conformément au droit positif congolais, le non-respect des termes de l’appel d’offres initial et de ses implications, le non- respect du chronogramme d’exécution du projet (la convention d’association prévoyait le début de la production commerciale dans le délai de 44 mois de la cession, soit entre juillet 2004 et avril 2008), le refus de payer des royalties (2,5% du chiffre d’affaires brut à leur équivalent), à la Gécamines et le refus d’annuler les honoraires de gestion à payer au partenaire par Gécamines, prévues à l’article 14 de la convention et fixés à 1,5% des ventes…

A un moment donné, l’Etat congolais a même privilégié le dialogue en proposant la régularisation des actes constitutifs dans le strict respect du droit positif congolais, le respect des termes de l’offre initiale acceptée et de ses implications (dont le paiement d’un pas de porte de 130 millions Usd et la participation de Gécamines au capital social à la hauteur de 40 %), la fixation des royalties d’au moins 2,5 % en faveur de Gécamines sur le chiffre d’affaires brutes dès l’entrée en production du projet et la transmission au Gouvernement de l’étude de faisabilité du projet identifiant et évaluant les apports réels des parties aux d’une répartition conséquente des actions sociales. L’approche a été rejetée. Juriste, Etienne Tshisekedi a-t-il fait exprès d’ignorer ces évidences ?

« Triathlon épuisant et suspect »

On ne sait, pour l’heure, en dire plus. Le constat est que, visiblement, après avoir couru après des acteurs politiques envers qui il n’a jamais témoigné de la moindre estime depuis les années fastes du Mobutisme (Bemba et Kengo principalement), courant après des gouvernements euro-américains et des institutions internationales occidentales qu’il n’a cessé d’accuser d’être proches du régime Kabila, le lider maximo court maintenant après les sociétés minières étrangères, se livrant de ce fait à un triathlon épuisant et suspect ! Seulement voilà : dans cette course désespérée pour le pouvoir, alors qu’il n’est même pas aux affaires, il s’offre déjà à First Quantum Minerals Ltd ; preuve, si besoin est, qu’il va s’offrir davantage à des sociétés minières, des sociétés pétrolières et des sociétés agroalimentaires mafieuses qui ne s’embarrasseraient pas de refaire le coup habituel dès qu’elles sentiraient leurs intérêts menacés : la guerre. Peut-être la der des der ! Il ne sera probablement pas là lorsque ça bardera… Et ce sera le triste héritage qu’il aura légué aux Congolais ; l’homme ayant la réputation de bousiller tout ce à quoi il touche. 

mardi 18 octobre 2011

Lourde hypothèque sur la tenue des élections en date du 28 novembre prochain





A peine croyable si le ou les facilitateurs de cette subtilisation d’argent ne se comptent pas cette structure technique de l‘Etat qui a cessé d’être indépendante. Des informations dignes de foi qui attendent d’être confirmées par des sources indépendantes attestent qu’une bagatelle de 4.000.000 de dollars américains vient d’être emportée sans contrepartie des caisses de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) par un groupe de quatre congolais et trois Allemands réputés gagnants du fameux marché de fabrication d’urnes géantes destinées aux élections majeures du 28 novembre prochain!

Selon des personnalités bien introduites dans la haute sphère de décisions de ladite commission, le vol qui vient ainsi d’y être perpétré remet en cause les élections présidentielle et législative qui n’ont désormais aucune chance de se dérouler dans des conditions optimales à la date précitée!
Appréhendant la même question mais dans le langage qui leur est propre, les experts de la CENI ne mâchent pas leurs mots quant à eux pour affirmer qu’un retard de plus de deux semaines sur le calendrier électoral initialement publié devient inévitable, contredisant ainsi les assurances dénuées de franchise du pasteur Daniel Ngoy Mulunda.

On se souvient, en effet, que celui-ci déclare à tous ceux qui veulent l’entendre que les élections prévues le 28 novembre prochain auront bel et bien lieu!
Interprété de diverses manières sur le plan international, cette grave affaire de vol de fonds à la CENI met manifestement en mal l’honneur et le prestige des autorités de la Rdc qui, depuis plusieurs mois, ne cessent d’affirmer que le calendrier électoral publié par la CENI sera respecté.

Craignant sans doute pour sa part que ladite affaire risquerait d’être récupérée
par ses plus farouches adversaires politiques, le chef de l’Etat aurait instruit l’exécutif central de débloquer un montant de 6.000.000 de dollars américains afin de permettre à la CENI de poursuivre son action après le vol de 4.000.000 Usd dont vient d’être victime !

On rapporte que c’est suite à l’obtention de ce ballon d’oxygène de la part du gouvernement que le président de la CENI et son adjoint Djoli venaient d’effectuer un saut en occident à la recherche d’une firme outillée pour fabriquer les urnes géantes dont leur organisation a urgemment besoin et acheminer celles-ci dans les meilleurs délais. Aux dernières nouvelles, votre périodique Le Baromètre a appris que les deux dirigeants de la CENI se sont rabattus sur une firme allemande pour obtenir la « marchandise » désirée mais celle-ci s’est trouvée confrontée à la rigueur de la législation du travail de son pays qui déclare non ouvrables les journées de vendredi et samedi.
Cependant une idée lumineuse est venue sans plus tarder à l’esprit de dirigeants de la firme allemande. Celle-ci consiste à fabriquer les urnes commandées mais en sous-traitance avec une entreprise chinoise qui a accepté de travailler de jour et nuit, samedi et dimanche compris!
Il est présumé que le contrat conclu dans les conditions ci-dessus sera respecté mais qu’en sera-t-il de la livraison des urnes avant l’échéance du 28 novembre?
On remarquera, en effet, que le délai de trois mois fixé pour la fabrication des urnes et l’acheminement de celles-ci vers les 2.000 bureaux de vote disséminés à travers le pays est largement dépassé.

A partir de ce constat de retard inconsidéré, on est en droit de se demander si réellement les élections très attendues par les congolais auront bel et bien lieu le 28 novembre prochain comme le prétendent les responsables de la CENI !

On est également en droit de se demander pourquoi la CENI ne se plie pas au devoir de vérité qu’elle dit pourtant à haute voix en privé par la bouche de ses dirigeants, comme quoi i est impossible que ces élections se tiennent à la date annoncée, à en croire nos sources.
Et dans l’hypothèse de la non tenue de ces élections à la date indiquée ci- dessus, quel sera le statut des tenants actuels de l’imperium au lendemain du 06 décembre prochain ? Quatre millions de dollars américains viennent de partir en fumée à la Commission Electorale Nationale Indépendante sans que personne s’en émeuve. Sauf la presse, bien entendu!

Quatre millions de dollars américains chipés par quatre congolais et trois Allemands qui ont gagné le fameux marché de fabrication d’urnes, mais comment les passation de marché s’opèrent-elles à la CENI et quelles sont les conditions de sélection de candidats à ce marché ? En effet dans une passation normale de marchés, les concurrents (adjudicataires) sont des entreprises reconnues et qualifiées dans secteurs d’activité disposant des fonds suffisants pour entreprendre les services demandés, quitte à se faire payer à la présentation de factures suivant la ou les modalités convenues (part chèques, traités, en espèces, etc). S’agissant du cas précis des quatre congolais et trois Allemands ; comment l’adjudication a-t-elle été conduite par les responsables de la CENI avant d’en arriver au déboursement de 4.000.000 de dollars américains ?

Pour une frange importante de l’opinion publique en Rdc et à l’étranger (dans les Etats partenaires traditionnels de la CENI, le vol de ce véritable pactole est à peine croyable si le ou les facilitateurs de cette subtilisation d’argent ne se comptent pas parmi les dirigeants de cette structure technique de l’Etat qui est gérée comme toutes les entreprises publiques, c’est-à-dire comme un bien sans maître!
Bien que dirigée au sommet par un homme de Dieu, la CENI serait devenue comme un sanctuaire où tous les maux sont permis. On y planifie la tricherie, on y vole comme on y voit dans les entreprises publiques, au gouvernement … partout sans que l’on arrive à sanctionner  les coupables. Où allons-nous ? Mais gare au retour de la manivelle si la journée du 28 novembre prochain n’est pas concluante pour les congolais.

 Roger Makangila

Présidentielle 2011 : Sarkozy et les occidentaux lâchent Kabila




Les élections présidentielles et législatives du 28 novembre prochain s’annoncent disputées. Pour les comprendre, il faut savoir lire les signes du temps. Ces signes sans minimiser les électeurs rdcongolais- c’est du côté de l’Occident qu’il faut aussi les chercher. Et de ce côté-là, après avoir déroulé les tapis rouges à Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS, les occidentaux avec Nicolas Sarkozy en tête ont décidé de tourner la page Kabila. Le ton a été donné par Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères, qui avait affirmé, il y a deux semaines sur les ondes de RFI, qu’il fallait une vigilance tous azimuts par rapport au processus électoral, sinon les choses risquent de ne pas se passer comme il se doit. A sa suite, l’ambassadeur français en Rd-Congo, Luc Hallade, a jugé pour sa part que les exigences de transparence du fichier électoral réclamées par l’UDPS et ses alliés sont légitimes.

Ses prises de position en faveur de l’opposition marquent la rupture entre le président sortant Kabila- et les occidentaux. Après Laurent Gbagbo, l’ex président ivoirien et Mouammar Kadhafi, l’ex président libyen, il semble que c’est Kabila qui est dans la ligne de mire de Sarkozy, le président français. Washington a donné son accord et Bruxelles, lassé par les incartades de Kinshasa, est aussi partante. Soutien indéfectible pendant la période de guerre (1998- 2003) et au-delà, la France ne digère pas le fait qu’elle n’en a tiré aucun dividende économique en Rd-Congo. Les multinationales françaises, comme Vinci, Areva, Lafarge, Alstom, Veolia, Suez et France-télécoms, Bolloré ont été systématiquement écartés du marché rd-congolais, alors qu’elles ont manifesté leur intérêt pour faire les affaires ici. Que ce soit la reprise de la cimenterie nationale, la réhabilitation de l’aéroport de Ndjili, la réhabilitation des turbines d’Inga II, l’exploitation de l’uranium au Katanga, la reprise de Congo Chine télécom, le marché de la fibre optique avec l’OCPT, la réhabilitation du port de Matadi, la construction du port en eaux profondes de Banana, … les firmes françaises qui se bousculaient au portillon n’ont rien obtenu. Outre les questions économiques, le président français est remonté contre Kabila à cause aussi des violations massives des droits de l’homme.
Pas besoin d’une loupe pour se rendre à l’évidence que le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange ne bénéficie plus du soutien affiché ou soutien tout court des occidentaux comme ce fût le cas en 2001 lors de son accession à la magistrature suprême après l’assassinat d son père, Laurent Désiré-Kabila. Il est bien loin l’époque où les dirigeants occidentaux ne tarissaient pas d’éloges pour Joseph Kabila, considéré par les officines occidentales comme « l’homme de la situation ». Aussitôt investi après avoir été coopté par un conseil des ministres extraordinaire en janvier 2001, et aussitôt finies les funérailles de son père, le jeune président, judicieusement conseillé par ses proches, pris son bâton de pèlerin et se rendit dans les principales capitales occidentales (Paris, Bruxelles, Washington...) pour une opération de charme. L’objectif de ce périple était de consolider son pouvoir, jeune et fragile, en rassurant la communauté internationale sur l’ouverture politique et économique. Cet objectif fut atteint, car Kabila obtint un soutien diplomatique sans faille des Etats les plus importants sur l’échiquier international. Ce qui n’était pas le cas avec M’zee Laurent Désiré Kabila, qui fut isolé sur le plan international pendant son règne éphémère à la tête de l’Etat. M’zee a donc payé au prix le plus fort son isolement diplomatique. Sans doute grisé par le pouvoir, il avait sous estimé les rapports de forces aussi bien sur le plan interne qu’externe dans l’accession et la conservation du pouvoir d’Etat. C’est dommage, mais c’est la réalité, depuis des lustres, il existe une loi non écrite qui veut que pour bien diriger la RdCongo, il faut avoir une double légitimité, interne et externe. Cela est une rationalité qu’il faut intégrer dans l’équation politique congolaise, même si cela heurte l’idée de souveraineté et de nationalisme. Avant-les élections générales de 2006, la légitimité externe prévalait sur la légitimité interne. C’est ce qui a permis les accessions au pouvoir de Mobutu, de Kabila père, porté par les troupes rwandaises avec la bénédiction des angl6-saxons et de Joseph Kabila en 2001 Cette légitimité bipolaire est un fait historique. Elle demeure encore aujourd’hui une réalité vivante, même si certains membres de la majorité -qui voient d’un mauvais oeil le succès diplomatique récolté par l’opposition en occident-, font semblant de l’ignorer pour des raisons électoralistes. A la veille des élections générales de novembre prochain, les congolais soucieux de la stabilité de leurs institutions politiques s’interrogent sur la personne qui a les faveurs des occidentaux. Les voyages à l’étranger (Paris, Bruxelles, Washington, Londres, Ottawa) des ténors de l’opposition comme Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Mbusa Nyamisi et Léon Kengo ont alimenté la polémique sur le dévolu que l’occident aurait jeté sur l’opposition. A l’évidence, Kabila qui veut rempiler à la tête de l’Etat, n’a plus la côte ni chez les Français, ni chez les Belges encore moins chez les américains. Kabila est resté sourd aux appels du pied du président Sarkozy tant sur les questions de respect des droits humains qu’économiques. Et pour cause, les assassinats politiques retentissants de Floribert Chebeya, activiste des droits de l’homme de renommée mondiale, par la police nationale et celui d’Armand Ntungulu- ce congolais de la diaspora venu passer ses vacances- par La garde républicaine, ont fini par convaincre l’Occident de la nature non démocratique du régime de Kabila. Ces assassinats ont isolé diplomatiquement Kabila de ses parrains occidentaux. En visite en RdCongo, l’ambassadeur français aux droits de l’homme avait déclaré au sujet de la « tolérance zéro », qu’il fallait plutôt parler de « gouvernance zéro » tant la situation des droits humains était plus que catastrophique. Bien avant lui, les nombreuses prises de bec entre Karol De Gutch, ministre belge des affaires étrangères et les autorités congolaises avaient déjà donné le ton des relations entré Kinshasa et la communauté internationale. Hilary Clinton la chef de la diplomatie américaine, de passage à Kinshasa s’était demandé à quoi servirait la construction des routes, s’il y a violations des droits humains. Il n’y a pas que la question des droits de l’homme qui a fragilisé Kabila sur la scène internationale, les questions économiques aussi ont fortement contribué à la fragilisation de la Kabilie et ce bien avant les violations graves des droits l’homme que lui reproche le monde. Malgré un effort financier, diplomatique et logistique sans précédent pour la stabilisation de la Rd-Congo, notamment en Ituri avec la force Artémis conduite par la France et l’Allemagne, les occidentaux ont été écartés des principaux marchés publics. Traînant une dette colossale de plus de 14 milliards de dollars depuis plus d’une décennie, les occidentaux ont consenti non sans peine à alléger pour plus de 80 % l’ardoise rdcongolaise. Les occidentaux sont aussi les principaux bailleurs humanitaires de la Rd-Congo. Malgré tout ça, Kinshasa leur a préféré Pékin, avec les fameux contrats chinois ».
Kinshasa est allé encore plus loin dans son choix stratégique de préférer l’Orient au détriment de l’Occident. Faisant fi de toutes les recommandations des institutions de Bretton Woods sur l’amélioration du climat des affaires, les autorités de Kinshasa ont mené la vie dure à plusieurs projets industriels des occidentaux notamment dans le secteur minier. Il est vrai que le dossier First quantum minerais, une multinationale canadienne, dépossédée de ses mines dans le Katanga, avait cristallisé toutes les frustrations ressenties par les occidentaux.

Le tandem France Belgique qui était aux avant-postes dans la lutte de la pacification de la Rd Congo n’a pas non plus était ménagé.
L’industriel belge, Georges Malta Forrest, a vu une des ses mines au Katanga attribuée aux chinois avec une promesse vague d’indemnisation pour 800 millions de dollars, cela lui est resté en travers de la gorge. Récemment encore ses actions dans Compagnie Minière du Sud Katanga (60% contre 4O% à la Gécamines) ont été rachetées unilatéralement par la Gécamines pour 15 millions de dollars. Cette énième affaire n’a fait que confirmer la mauvaise réputation collée au pays notamment en matière d’insécurité juridique et judiciaire. Désabusé, l’industriel belge a aussitôt saisi, la Justice internationale pour préserver ses intérêts économiques.
Dans cette reconfiguration de la carte économique au centre du continent, la France, espérait, c’est le moins que l’on puisse dire, une récolte abondante. Pour cela, le président français en personne, à la tête d’une forte délégation des officiels et des hommes d’affaires de son pays, effectua en 2009 un voyage à Kinshasa dans le but de donner un coup de pouce aux échanges commerciaux entre les deux pays, évalués à 250 millions de dollars.
Les grands groupes français comme LaFarge, Vinci, Alstom, France Télécoms -Orange et Areva le géant mondial du nucléaire faisaient partie de la délégation du président Français Nicolas Sarkozy. Au finish seule Areva conclu un accord sur la recherche et l’exploitation des gisements d’uranium dans le pays. Même cet accord phare semble jeté aux oubliettes car il était prévu toute de suite après qu’une commission mixte franco-congolaise établisse un programme de prospection après le recensement des sites. Jusqu’ici ce projet est un mort-né. Bolloré, un autre grand groupe français, dont la proximité avec le président français estncontestable, dépêcha un des ses responsables dans la capitale congolaise pour faire aboutir les projets e la construction d’un port en eaux profondes à Banana, la gestion et la réhabilitation du port de Matadi ainsi que la gestion de la ligne de chemin de fer Kinshasa-Matadi. Il fut reçu par le premier ministre Adolphe Muzito, mais en dépit des assurances qu’il reçu de son hôte, le gouvernement opta pour une autre approche, maintenir son contrat avec la firme espagnole Progosa pour « stabiliser » l’ex Onatra (projet résilié plus tard pour absence des résultats).
La construction du port en eaux profondes de Banana a été confiée aux sud-coréens.
Quand au port de Matadi, le gouvernement semblait hésiter entre les belges et les sud coréens pour la réhabilitation des quais in-opérationnels. En tous les cas, le groupe Bolloré dont on sait proche de Nicolas Sarkozy n’a rien obtenu de concret en Rd -Congo. Une percée en Rd-Congo lui aurait permis d’assoir sa suprématie dans la chaîne logistique en Afrique centrale car il est déjà présent au Congo Brazza, Cameroun et Gabon et dans bien d’autres pays africains.
Un autre groupe français désillusionné, c’est Vinci /Sogea Satom, à qui, lors de la visite de Sarkozy, il avait été attribué la réhabilitation de la piste de l’aéroport de N’Djili pour 37 millions d’euros. Depuis ce projet bat de l’aile. Tous les autres groupes français que ce soit Altom qui voulait réhabiliter les turbines du barrage de Inga II et Lafarge qui voulait acquérir la Cimenterie nationale (Cinat), ont vu leurs ambitions refroidies par « les commissions et rétrocommissions » exorbitantes exigées par les officiels qui servent d’intermédiaires. La cimenterie nationale est sur le point d’être cédée soit à la firme angolaise Nova cimengola soit à la firme sud-africaine Pretoria Port-land cement. Et que dire de Suez et de Véolia spécialisés dans le secteur de l’eau et de l’électricité, et surtout de France Télécoms. Cette dernière avait mis sur la table la bagatelle de 500 millions d’euros pour doter l’OCPT d’un Switch afin qu’il aie les moyens de comptabiliser les flux de communication tant locaux qu’internationaux. Pour des raisons obscures, on lui a préféré une firme indienne à 80 millions d’euros. Incapable d’assurer ce service, la firme indienne a recouru à France Télécom pour sous -traiter ce marché. Maigre consolation tout de même pour la France, l’entrée de France Télécoms-orange, le géant français de la télécommunication, dans Congo Chine Télécom.
Pas suffisant pour renverser la vapeur estiment certains analystes qui pensent que Kabila en lâchant du lest dans le dossier CCT veut amadouer l’occident. Dans tous les cas, l’idylle entre Kabila et l’occident a vécu.

 Matthieu KEPA