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SACREBOPOL

mercredi 28 décembre 2011

RDC/Présidentielle : autopsie d’un fiasco



Même si elles ne remettent pas forcément en question l’ordre d’arrivée des candidats, les irrégularités constatées lors de la présidentielle du 28 novembre en RDC sont telles qu’elles décrédibilisent l’ensemble du processus électoral. Et affectent la légitimité du vainqueur proclamé et investi président mardi 20 décembre  : Joseph Kabila.


« Oui, 1 375 000 voix ont été perdues, c’est vrai, mais comme Joseph Kabila devance Étienne Tshisekedi de plus de 3 millions de voix, cela ne change pas le résultat », explique le plus naturellement du monde Daniel Ngoy Mulunda, le président de la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni. En RDC, c’est comme ça. Tout le monde sait que les chiffres ne sont pas fiables. La Ceni elle-même le reconnaît. Mais, « en gros », Joseph Kabila a gagné. Ici, on compte les voix « au doigt mouillé ». C’est l’exception congolaise.

C’est au Katanga et dans le Bandundu que les résultats mis en ligne par la Ceni depuis le 9 décembre sont les plus incroyables. Au Katanga, le taux de participation atteint 69,6 %, soit 11 points de plus que la moyenne nationale, et Kabila écrase Tshisekedi  : 89,9 % contre 7 %. « Pas crédible, affirme un observateur international. Tshisekedi ne peut pas plafonner à 221. 000 voix dans une région où les Kasaïens [les gens de la même région que le vieil opposant, NDLR] en âge de voter représentent au moins 800.000 voix. » Dans certaines circonscriptions du Katanga, la fraude est grossière, et il suffit d’aller sur le site de la Ceni pour s’en rendre compte. Dans le territoire de Malemba-Nkulu (268 121 votants), le taux de participation est de 99,46 % – il n’y a donc aucun malade, aucune femme en couches –, et le candidat Kabila obtient… 100 % des voix. Pas 99,9 %, non. 100 %  ! Les dix autres candidats ne recueillent aucune voix.

Dans le Bandundu, Kabila est aussi très loin devant Tshisekedi  : 73,4 % contre 19,5 %. Or, au second tour de la présidentielle de 2006, le même Kabila n’avait obtenu que 39,4 % des voix [face à Bemba]. « À l’époque, se rappelle un fin connaisseur du Congo, le Palu [Parti lumumbiste] de Gizenga était fort dans cette province et avait appelé à voter Kabila. Aujourd’hui, le Palu est divisé et affaibli par la gestion du Premier ministre Muzito. Je me demande bien par quel miracle Kabila a réussi à doubler son score. »

Introuvables

En revanche, au Kasaï, la région d’origine de Tshisekedi, le taux de participation est inférieur à la moyenne nationale de 58,8 %  : 50,6 % au Kasaï-Occidental et 54,1 % au Kasaï-Oriental. Comme dit le Centre Carter, l’ONG américaine spécialisée dans l’observation électorale, « au Kasaï-Oriental, Tshisekedi obtient plus de 90 % des voix dans neuf centres locaux de compilation des résultats (CLCR), mais le taux de participation est nettement en dessous de la moyenne nationale ». Et à Mbuji-Mayi, le chef-lieu du Kasaï-Oriental, les procès-verbaux de 122 bureaux de vote (16 % des bureaux) sont introuvables. Pas de chance… À Kinshasa, autre fief de l’opposition, ce sont carrément près de 2 000 bureaux de vote dont les PV ont été perdus – ce qui représente 350.000 voix. « En brousse, on peut comprendre, dit notre observateur, mais dans la capitale… »

Comment s’explique le faible taux de participation dans les fiefs de Tshisekedi ? « Par les actes de violence », dit le président de la Ceni. « Au Kasaï, on attaque les bureaux de vote, les électeurs fuient, ils ne vont pas voter, et on dit que c’est la faute de la Ceni », s’offusque Daniel Ngoy Mulunda. Il est vrai que, dans certaines localités, les partisans de Tshisekedi ont menacé les agents de la Ceni et tenté eux aussi de bourrer les urnes. Et le taux de participation très élevé sur les terres de Kabila ? « C’est parce que les partisans du chef de l’État se sont organisés ». Et Ngoy Mulunda de conclure, d’un ton définitif : « La déclaration du Centre Carter se base sur une observation faite dans un nombre limité de CLCR, 25 sur 169. Elle est nulle et sans effet. » Rideau.

Selon les résultats provisoires de la Ceni, sur le plan national, Kabila a obtenu 48,9 % des voix, et Tshisekedi 32,3 %. Les irrégularités multiples de ce scrutin peuvent-elles avoir modifié l’ordre d’arrivée des candidats ? C’est bien sûr la question clé. Le Centre Carter : « Nos constatations ne signifient pas que l’ordre final des candidats soit nécessairement différent de celui annoncé par la Ceni. » La mission des observateurs de l’Union européenne (UE) : « Cette question n’entre pas dans le cadre de notre mandat. » Bref, chez les observateurs internationaux, on ne prend pas trop de risques. Mais on invite le lecteur à regarder de plus près le communiqué de l’UE et à en tirer lui-même ses conclusions.

Main lourde

Que dit ce rapport ? L’élection présidentielle n’a été transparente à aucun stade du processus de dépouillement. D’abord – et peut-être surtout – au niveau des quelque 63 000 bureaux de vote. La Ceni a bien publié sur CD les résultats bureau par bureau. Mais pas le scan des 63 000 procès-verbaux établis et affichés le soir du 28 novembre. Non. En réalité, elle a publié la saisie informatisée de ces PV. Or cette saisie n’a pas été faite sur place. Elle a été réalisée quelques jours plus tard au sein des 169 centres de compilation – les fameux CLCR –, et « parfois sans témoins », précise la mission de l’UE. Et les observateurs européens d’enfoncer le clou : « Plusieurs résultats de bureaux de vote rendus publics le soir du dépouillement et observés par nos équipes sur le terrain, notamment à Lubumbashi, ne correspondent pas à ceux publiés par la Ceni. » On comprend mieux comment le candidat Kabila a pu obtenir 100 % des voix dans le territoire de Malemba-Nkulu. Certains opérateurs de saisie ont eu la main lourde…

Au niveau de ces 169 centres de compilation, justement, beaucoup d’opérations se sont faites à huis clos. Au Katanga, au Sud-Kivu, en Province-Orientale et à Kinshasa, les observateurs européens et les témoins des candidats ont été empêchés d’assister à l’ensemble des travaux de compilation. À Lubumbashi et Kinshasa, des observateurs du Centre Carter ont surpris des chefs de CLCR en train d’expliquer à leurs équipes qu’il ne fallait leur donner aucune information.

Plus édifiant encore, à Lubumbashi (Katanga), Goma (Nord-Kivu), Kisangani (Province-Orientale), Mbandaka (Équateur), Mbanza-Ngungu (Bas-Congo) et Kinshasa, le bureau national de la Ceni a demandé aux chefs de centres de compilation de ne pas afficher immédiatement les résultats de leurs travaux, comme le prévoit pourtant la loi électorale. La Ceni a exigé que ces résultats compilés soient d’abord envoyés à son siège de Kinshasa pour « un contrôle de cohérence ». Bref, les multiples entraves à la transparence ne sont pas venues seulement de petits chefs locaux…

Preuve que les ordres venaient d’en haut : les témoins congolais et les observateurs internationaux n’ont pas eu accès au saint des saints, le Centre national de traitement (CNT), installé dans l’immeuble de la Ceni, boulevard du 30-Juin, à Kinshasa. C’est là que les résultats compilés des 169 CLCR ont été reçus et vérifiés. Aucune personne extérieure à la Ceni n’a pu entrer dans cette chambre forte. Conclusion des observateurs de l’UE : « L’absence de témoins et d’observateurs lors de cette phase essentielle de consolidation et de vérification ne peut qu’affecter la confiance dans les résultats annoncés et leur crédibilité. » Comme le dit en off un diplomate occidental à Kinshasa, « il y avait une volonté très claire d’écarter tout regard extérieur ».

Doublons

Alors, qui aurait gagné s’il n’y avait pas eu fraude ? Toujours la même question. « Attention, confie un observateur international, la fraude n’a pas commencé le soir du vote. En avril, mai et juin derniers, lors de l’enrôlement des électeurs, il y a eu beaucoup de doublons, c’est-à-dire des personnes enrôlées deux fois. Peut-être 2 millions sur les quelque 32 millions de Congolais inscrits sur le fichier. Et comme le régime a toujours refusé un audit indépendant sur ce fichier… » Et notre observateur d’ajouter : « Si vous additionnez ces doublons au 1,3 million de bulletins de vote perdus et à toutes les fausses saisies de PV de bureaux de vote dans les centres de compilation, l’écart de voix officiel entre Kabila et Tshisekedi n’a plus de sens. »

En fait, quand on regarde la carte, c’est essentiellement dans trois provinces du pays que Kabila creuse l’écart avec Tshisekedi : le Katanga (2,6 millions de voix d’avance), le Bandundu (1 million) et la Province-Orientale (1 million). Or le Katanga concentre toutes les graves anomalies constatées par les témoins et les observateurs : PV falsifiés, CLCR inaccessibles, etc. Quant au Bandundu, il donne des résultats tellement surprenants que beaucoup n’y croient pas. Autre province suspecte, le Nord-Kivu. Dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, Kabila devance nettement Kamerhe, le candidat « régional », qui est arrivé officiellement troisième à l’échelle nationale avec 7,7 % des voix. Or, selon plusieurs témoins, les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) – aujourd’hui ralliés au régime – ont « aidé » les populations à voter.

Que faire ? Recompter, ce n’est pas possible. De l’aveu même de la Ceni, les 1 375 000 bulletins de vote perdus ne sont pas récupérables. Lors de la compilation des résultats, de nombreux sacs de PV ont été éventrés, égarés, voire confisqués par des agents des forces de l’ordre. Des journalistes l’ont vu de leurs propres yeux au centre de compilation de Kinshasa. « Les Casques bleus de la Monusco ont été beaucoup plus efficaces pour déployer le matériel de vote que pour sécuriser la collecte des PV », persifle un observateur. Arrivé officiellement quatrième avec 4,9 % des voix – et premier dans l’Équateur –, Léon Kengo wa Dondo ne voit plus qu’une solution : annuler et recommencer. Après tout, dans toute démocratie à peu près acceptable, une élection avec un tel taux d’incertitude ne pourrait qu’être invalidée. « Oui, ça coûte cher, dit le président du Sénat, mais on ne peut pas accepter n’importe quel résultat sous prétexte qu’on n’a pas les moyens de recommencer une élection. Surtout, la paix n’a pas de prix ».

dimanche 25 décembre 2011

Impayés depuis 115 mois, les agents de la RVA/Lisala débraient

Les agents de la Régie des voies aériennes (RVA) à Lisala dans la province de l’Equateur observent un mouvement de grève, depuis mercredi 21 décembre. Ils réclament le paiement de leurs arriérés de salaires de 65 mois pour les nouveaux et de 115 mois pour les anciens.
Selon la délégation syndicale de la RVA/Lisala, les grévistes ont déjà écrit à leur hiérarchie de cette entreprise sans qu’une solution soit trouvée. Un service minimum est mis en place jusqu’au 12 janvier 2012, avant de passer à la grève sèche, comme l’explique Mauricien Libula, l’un des grévistes:
«Nous avons décrété une grève à la parti d’hier (…) Nous avons donné un délai de quinze jours aux autorités. C’est-à- dire, à partir du 12 janvier 2012, s’il n’y a pas de réaction, nous allons réagir d’une façon spéciale. Avec la délégation syndicale, nous nous sommes convenus ainsi.»
Leur colère a été exacerbée après avoir appris le paiement de deux mois de salaires de leurs collègues de Bumba.
L’administrateur directeur financier de la RVA a reconnu la situation des agents de Lisala, «qui ne concerne pas que la RVA/Lisala. La direction générale de cette entreprise de l’Etat est en train de voir comment soulager tant soit peu la misère de ses agents», a-t-il affirmé.

vendredi 23 décembre 2011

ALERTE - RDC: la police disperse des manifestants près du domicile de Tshisekedi

KINSHASA - La police a dispersé des manifestants vendredi près du domicile d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa, où les autorités ont interdit le rassemblement prévu pour la prestation de serment de l'opposant qui rejette la victoire de Joseph Kabila à la présidentielle de novembre en République démocratique du Congo, a constaté l'AFP.


La police a dispersé au gaz lacrymogène quelques dizaines de partisans du leader de l'opposition qui s'étaient rassemblés non loin de son domicile, dans le quartier Limete (est), où se trouve également le siège de son parti. Plusieurs personnes ont été arrêtées, ont constaté des journalistes de l'AFP.


(©AFP / 23 décembre 2011 09h43) 




jeudi 22 décembre 2011

LA REVOLUTION EBANDI NA KINSHASA VIDEO EXCLUSIF

Près de 30 000 Congolais ont quittés la circonscription de Tshiangu hier et aujourd'hui pour se placer dans les abords du Stade afin d'éviter que les ponts de Ndjili et matete soient bloqués cette nuit...On voit près de la résidence d'Etienne Tshi une grande effervescence, on compte des milliers de personnes dans limeté qui circulent. La tension aussi est palpable..La ville a changée de physionomie.. Les chars ne sont plus beaucoup visibles dans la capitale encore moins près du stade


ÉVARISTE BOSHAB, VOUS N'HONOREZ NI VOTRE STATUT NI VOTRE CLASSE.

Monsieur Évariste Boshab, le Secrétaire Général du PPRD/MP s'illustre ces derniers temps par un comportement qui frise le désarroi et un déséquilibre mental.
Après avoir convoqué les diplomates en place à Kinshasa pour leur faire part de l'assassinat d'un dirigeant du PPRD/Espagne par des combattants congolais, assassinat réfuté par la police espagnole qui n'a recensé aucune mort d'un citoyen congolais en cette période d'une mort violente, le voici à présent sans honte venir tenter par une manipulation de mauvais gout, induire le peuple congolais en erreur.

Dans une video de lingala facile, le Professeur d'Université, Secrétaire Général du PPRD, Président de l'Assemblée Nationale, explique aux congolais naïfs que le Cardinal Monsengwo, messieurs Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Jean-Claude Vuemba, Lumbala et consorts auraient fuit la RDC pour se réfugier en Occident, abandonnant les congolais après les avoir appelés à assister à la prestation de serment du Président Tshisekedi.

D'emblée, l'information est fausse et dénuée de tout fondement. Monsieur Boshab peut-il tout simplement nous dire si le fait d'appeler des gens à manifester est-il un crime en RDC. S'il n'est pas un crime, pourquoi alors devraient-ils fuir?

La vérité est que le Cardinal se trouve à Rome dans le cadre de ses fonctions et les autres, il est vrai se trouvent en Occident comme l'est également Lambert Mende pour qui on ne dit pas qu'il a fui.

Monsieur Boshab qui ne peut pas présenter un seul endroit au pays qui se réjouit de la "victoire" de Joseph Kabila alors qu'ils auraient la moitié de la population en leur faveur, partout, dans toutes les provinces, tout le monde soutient Tshisekedi le "perdant", même au Katanga. Mais où sont donc ceux qui ont voté Kabila?

Monsieur Boshab, votre calvaire ne fait que commencer: après le faut mort d'Espagne, le faux prêtre catholique, la fausse information de la fuite des leaders de l'opposition, ça sera la vraie information de votre fuite.

Est-il normal que Félix Tshisekedi fuit le pays en abandonnant son père, sa mère, tous âgés et tous ses proches?
Est-il possible que Monsengwo fuit le pays, lui qui détient un prestige plus haut que Joseph Kabila? Peut-il laisser le peuple de Dieu en pleine obscurité?
Les autres leaders peuvent-ils fuir ainsi en abandonnant femmes, enfants et proches?

Monsieur Boshab, vous démontrez que vous êtes un piètre professeur, sans éthique, et prêt à tout pourvu que votre pain soit sauvegardé. Vous êtes sans honneur. Vous êtes lamentable.