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SACREBOPOL

mercredi 12 mars 2014

RDC : Kamerhe appelle Kabila à confirmer aux congolais sa non-participation à la présidentielle 2016

RDC : Kamerhe appelle Kabila à confirmer aux congolais sa non-participation à la présidentielle  2016


L’opposant congolais Vital Kamerhe, le président du parti l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a appelé mardi le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila à respecter la constitution congolaise et de ne pas se présenter aux élections à la fin de son deuxième mandat comme l’exige la constitution qui dispose que le mandat présidentiel est de 5 ans renouvelable une seule fois.
Vital Kamerhe relance ainsi, le débat sur l’éligibilité de Joseph Kabila pour l’élection présidentielle de 2016. La question est au centre de tous les débats ces derniers jours en République Démocratique du Congo (RDC) aux lendemains de la sortie de Lambert Mende, le ministre porte-parole du gouvernement qui a indiqué à plusieurs reprises, la dernière en date était dimanche dans l’émission Internationale de TV5Monde, Rfi et le Monde, que Joseph Kabila quittera le pouvoir en 2016 comme l’exige la constitution qui limite le mandat présidentiel à deux.
Vital Kamerhe a pour sa part jugé les déclarations du ministre de sans foi. Dans une interview accordée à Radio France internationale (Rfi), le président de l’UNC a déclaré que le ministre Lambert Mende est mal placé pour évoquer ces choses.
« C’est un engagement public, mais le porte-parole du gouvernement n’est pas porte-parole du président de la République. Nous aurions voulu que le président de la République le dise lui-même », exige M. Kamerhe. Il affirme que Lambert Mende n’a pas à rassurer le peuple congolais sur ce détail inscrit dans la Constitution.
Ainsi, il appelle Joseph Kabila à se prononcer sur la question et à respecter la Constitution. Vital Kamarhe compte sur la pression populaire pour contraindre l’actuel Chef d’Etat congolais à respecter l’engagement de ne pas modifier la constitution pour se présenter.
Revenant sur la question des élections locales et provinciales annoncées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour cette année 2014, M. Kamerhe a demandé à l’institution électorale de coupler les élections locales avec les élections provinciales. « On ne peut pas commencer par les élections locales, alors que nous avons des arriérés depuis novembre 2011 », a-t-il dit dénonçant au passage une stratégie destinée de retarder les échéances en portant un coup d’estocade sur le calendrier électoral.
« Nous craignons deux choses : le retard bien sûr, une prolongation qui ne dit pas son nom, mais aussi que les gouverneurs qui sont en place maintenant, et tous les territoriaux, de la base jusqu’au sommet, tous membres de la majorité présidentielle, multiplient la tricherie, comme ce fut le cas en novembre 2011 », a précisé Vital Kamerhe. Selon, il n’est pas non plus question de faire élire les futurs députés provinciaux au suffrage indirect. C’est une façon de préparer la tricherie. De la même façon, il remet en cause la neutralité et l’indépendance de la CENI qu’il de se rallier aux positions exprimées par le chef de l’État.
L’opposant n’est pas du tout d’accord avec le ministre porte-parole du gouvernement lorsqu’il disait que les droits de l’opposition et de la presse sont respectés. Vital Kamerhe rappelle les rapports des organisations des droits de l’Homme traitant de la question, sa dernière visite au nord et sud Kivu émaillée d’incidents. Des faits qui prouvent selon lui que les droits de l’opposition ne sont pas respectés.
Abordant la loi sur l’amnistie votée par les deux chambres et couvrant la période 2006-2013, M. Kamerhe pense que ceux qui sont en prison depuis 2001 à l’occasion de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila et ceux qui avaient été arrêtés au moment de la confrontation de la Garde républicaine et la garde de Jean-Pierre Bemba sont des oubliés de cette loi.
Écrit par Alain Serge
© Copyright Congo24

L’impossible percée de l’homosexualité en Afrique

L’impossible percée de l’homosexualité en Afrique


L’acceptation de l’homosexualité passe mal sur la terre africaine. C’est le moins que l’on puisse dire, car, elle y est davantage considérée comme une pratique contre-nature, voire animalière.
Et si hier les concernés se faisaient discrets, aujourd’hui, leurs revendications soutenues avec moult pressions politiques et économiques par des états occidentaux, rencontrent une farouche opposition. D’autant plus que le diktat occidental est accompagné d’une agressive propagande médiatique.
En réalité, même en Europe, les résistances au mariage homosexuel sont légion et passées sous silence par la vulgate dominante. En France, à Fontgambault par exemple, le maire Jacques Tissier, soutenu par le conseil municipal a fait voter une délibération qui interdit la célébration de ce type d’union sur son territoire. « Il existe une loi naturelle, supérieure à la loi humaine. Car ces personnes quelle que soit leur dignité d’êtres humains, il y a lieu de reconnaître qu’elles sont radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union », soutient l’édile. Allant jusqu’à croiser le fer avec le préfet du département d’Indre-et-loire devant le Tribunal administratif de Limoges.
Disons que si la question avait été posée au peuple français par référendum, il aurait majoritairement dit non. D’aucuns estiment que la voie parlementaire a permis de contourner la volonté populaire. En Croatie, 65,76 % des croates ont dit non au mariage gay lors du référendum du 1er décembre 2013. Et à ce jour, sur les 28 pays de l’Union Européenne 20 d’entre eux n’autorisent pas ce genre d’union.
Au Sénégal les MSM ( Men having sex with men) comme on les appelle et les lesbiennes sont souvent rejetés par la société et, pour certains, obligés de se cacher. D’ailleurs, en juin dernier à Dakar, le président Macky Sall ne s’est pas privé d’affirmer son refus du mariage homosexuel face au président Barack Obama. « Ici, il existe une forme de pression sociale qui pousse la justice à sévir fortement », concédait l’actuel Garde des sceaux, maître Sidiki Kaba. La loi n’autorise pas non plus cette union au Zimbabwe. Et le code pénal de 2006 interdit la « sodomie » sous peine d’amende et d’un an d’emprisonnement. Répondant dernièrement aux ONG, le président Robert Mugabe, affirmait : « Le droit de l’homme que l’on a en tant qu’homme est celui d’épouser une femme, pas un homme, nous refusons ça ». Au Gabon, Sidonie Flore Ouwé, procureur de la république indiquait dernièrement que 6 gays avaient été interpellés pour avoir organisé un mariage coutumier illégal.
Et si au Congo Brazzaville les autorités semblent laxistes sur les actes sexuels publics entre gens du même sexe à Kintélé, du coté de la République Démocratique du Congo, le député national Steve Mbikayi est en croisade contre l’homosexualité. Il est l’auteur d’une proposition de loi interdisant ce comportement en RDC. Pour lui, celui-ci est un danger contre la pérennisation de l’espèce humaine et les valeurs africaines.
Que ce soit devant les étudiants de l’Université protestante du Congo le 25 février dernier ou de l’Unikin à Kinshasa, il a insisté : « Il faut commencer par pénaliser l’homosexualité pour anéantir les antivaleurs et protéger le peuple congolais contre la dépravation des mœurs. Après avoir accepté le mariage homosexuel, aujourd’hui, en Europe il y a un débat pour commencer à apprendre la sexualité aux enfants à l’école primaire, la masturbation à 6 ans, à choisir son sexe...Certains pédophiles réclament que leur penchant soit reconnu comme une orientation sexuelle. En Suisse, on entend parler d’une légalisation de l’inceste...Il y a une dérive ».
En Afrique centrale, les rituels de sodomisation dans les cercles de la franc-maçonnerie, la contrainte homosexuelle dans les universités ou encore les orgies imposées par les autorités à ceux qui aspirent à une élévation sociale, sont rejetés avec force par les populations.
A y voir de près, l’Afrique du Sud où le mariage gay est légal demeure l’exception africaine. Nonobstant la fébrilité des états d’Afrique francophone, habitués à quémander l’aide internationale multiforme, le reste du continent s’oppose franchement à la dépénalisation de l’homosexualité. Menacé par les États-unis, l’Union Européenne et les ONG suite à l’adoption récente de la loi anti-homosexualité criminalisant cette pratique et sa promotion, le chef de l’État ougandais, Yoweri Museveni, est resté de marbre. « la bouche sert uniquement à manger et embrasser, le sexe oral transmet des vers, quelque chose ne va pas chez les homosexuels et l’homosexualité est suscitée par des groupes occidentaux. On connaît l’adresse du sexe, cette adresse (la bouche) n’est pas pour le sexe », rappelle-t-il. A propos des risques de sanctions économiques occidentales contre l’Ouganda, il soutient que l’Afrique n’a pas besoin de l’aide occidentale pour se développer.
Du reste, à travers le monde 77 états pénalisent les relations entre personnes de sexe identique. Sur le continent, les sanctions généralement prévues sont les coups de fouet, la peine de prison, souvent longue, et la peine de mort. L’Afrique croyante fait également obstacle aux « infâmes pasteurs homosexuels » tolérés sous d’autres cieux. Elle ne peut les comprendre dans la mesure où Dieu a toujours parlé du couple comme étant l’association d’un homme et d’une femme. « Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ...ni les efféminés, ni les homosexuels,...n’hériteront le royaume de Dieu », écrira l’apôtre Paul dans une missive à l’attention des membres de l’église de Corinthe.
Ainsi, pour les dirigeants vertueux, il en va même de la survie de l’espèce humaine, estimant que si les parents des homosexuels s’étaient comportés comme eux, ces derniers n’auraient pas pu naître. D’où l’impérieux devoir de porter l’estocade à cette tentative éhontée d’imposition des comportements déviants dans leurs pays. D’ailleurs, en guise d’avertissement, en Gambie, le président Yahya Jammeh a prévenu : « Si on vous prend, vous regretterez d’être nés ».
Franck CANA
© Copyright Cameroonvoice

RDC: l’Asadho déplore les conditions carcérales des opposants


RDC: l’Asadho déplore les conditions carcérales des opposants


L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) déplore les conditions carcérales des opposants politiques et des femmes en RDC. Cette organisation citoyenne l’a dénoncé dans son rapport publié, le week-end dernier, à Kinshasa. Dans ce document, l’Asadho cite entre autres les cas du pasteur Kuthino Fernando, Eugène Diomi Ndongala et Eddy Kapend.
Condamné à 10 ans de servitude pénale principale, le chef spirituel de l’église Armée de Victoire n’a pas bénéficié de la grâce présidentielle accordée en septembre dernier à plusieurs prisonniers à travers le pays par le chef de l’Etat à la suite des concertations nationales.
Kuthino qui purge sa peine à la prison de Makala a été admis en août dernier au service des soins intensifs du centre hospitalier Nganda, Kinshasa, suite à un accident vasculaire cérébral.
Le responsable de l’église Armée de victoire avait été arrêté en mai 2006, puis condamné en octobre 2008 pour tentative d’assassinat sur le pasteur Ngalasi, chef de l’église La louange, une autre église de réveil de Kinshasa. Un jugement que ses avocats avaient jugé décevant. Pour eux, les preuves apportées par la Cour n’étaient pas rigoureuses.
Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne (DC), lui, est en prison depuis 2013. D’abord poursuivi pour une affaire de viol, il lui est également reproché la préparation d’un mouvement insurrectionnel au lendemain de la présidentielle de 2011.
Dans un communiqué de presse, l’Asadho avait exigé le respect du principe de la présomption d’innocence dans ce dossier:
«Nous croyons que si Monsieur Diomi Ndongala se présente devant la justice congolaise, sa condamnation est certaine. Le fait que le Procureur général de la République ait mis, de manière publique, les éléments d’accusation à la disposition de la presse, il a manifestement violé la loi de la République démocratique du Congo relative à l’instruction pénale et en même temps la présomption d’innocence.»
Cette ONG de défense des droits humains avait même invité le chef de l’Etat à s’impliquer dans l’affaire Diomi.
Eddy Kapend, est en prison depuis 2001 parce qu’accusé de complicité dans l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, tué en janvier 2001.
Dans son rapport, l’Asadho a regretté que les femmes, détenues dans les prisons de la RDC, ne bénéficient non plus d’aucun traitement de faveur et elle est revenue sur le cas de Tuite Nelly.
C’est la seule femme condamnée dans l’affaire de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila. Elle avait écopé de 20 ans de servitude pénale en 2001 mais pendant 2 ans, de 2001 à 2003, elle est restée détenue dans le même pavillon que les hommes à la Prison de Makala avec notamment pour conséquence des nombreuses atteintes à son intimité.
Ce rapport de l’Asadho a également déploré le mauvais état des prisons congolaises.
© Copyright Radio Okapi

RDC: le procès Diomi fait du surplace



RDC: le procès Diomi fait du surplace


Exceptions et récusation des juges, c’est la caractéristique du procès de l’opposant Eugène Diomi devant la Cour suprême de justice à Kinshasa. Ce lundi 10 mars encore, les avocats du président de la Démocratie chrétienne ont évoqué l’incompétence du tribunal qui siège en qualité de Cour de cassation.
C’est en début de soirée qu’Eugène Diomi Ndongala est arrivé à la Cour suprême de justice à bord d’une jeep du parquet général de la République, escorté par des éléments de la police d’intervention rapide. Soutenu par l’un de ses avocats, l’opposant a monté une à une les marches qui mènent vers la salle d’audience. Ses proches affirment qu’il est malade, même très malade.
D’entrée de jeu, le tribunal, comme d’habitude depuis le début de cette affaire de viol, a décrété le huis clos. Environ deux heures après, les portes de la salle se sont rouvertes mais il n’y a pas d’avancée, on continue à faire du surplace. Diomi, en prison depuis plus d’un an, qualifie ce procès de stratégie pour décapiter l’opposition.
Ses avocats ont évoqué l’incompétence du tribunal : il n’y a que cinq juges au lieu des sept exigés par la loi en ce qui concerne la Cour de cassation. Exception sans valeur, selon la partie adverse, qui a estimé que la Cour de cassation n’est pas encore mise en place. Rendez-vous donc mercredi pour la réponse du tribunal.
© Copyright RFI

Germain Katanga reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI

Germain Katanga reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI


Le couperet de la CPI tombe aux procès de deux chefs de guerre congolais déférés devant cette juridiction internationale qui vent d’une part de reconnaître Germain Ntanganda coupable de crime de guerre et crime contre l’humanité tandis que, d’autre part, Bosco Ntanganda se voit refuser la liberté provisoire qu’il sollicitait
Germain Katanga, chef milicien congolais a été reconnu vendredi 7 mars coupable de quatre crimes de guerres (meurtre, attaque contre une population civile, destruction de biens et pillage et d’un crime contre l’humanité (meurtre) par la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI). Il était poursuivi pour l’attaque du village de Bogoro, dans le district de l’Ituri, en RDC, commise le 24 février 2003. La juge Christine Van den Wyngaert a joint au jugement une opinion dissidente.
Celui que l’on surnomme le « lion » de l’Ituri a été reconnu coupable, vendredi 7 mars, de complicité de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale. Germain Katanga, 35 ans, un ex-chef de milice congolais, était accusé d’avoir réduit à néant Bogoro, un village de l’Ituri, en Province Orientale, une région en proie à des conflits interethniques depuis quinze ans.
« La chambre à la majorité déclare Germain Katanga coupable (...J de complicité des crimes commis le 24 février 2003 », a déclaré le juge Bruno Cotte, soulignant que Germain Katanga avait été déclaré innocent d’avoir utilisé des enfants soldats ou d’avoir utilisé le viol comme une arme de guerre.
L’accusation désirait que l’ancien milicien de 35 ans soit condamné en tant que « co-auteur direct » de ces crimes, mais les juges ont estimé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour décider que Germain Katanga était effectivement en charge de l’attaque contre le village de Bogoro.
L’ex-milicien a cependant eu un rôle « significatif » en fournissant des armes : « sans cet important apport d’armes à l’échelle de la communauté Ngiti, les commandants et combattants de la collectivité n’auraient pas disposé des même atouts ni n’auraient pu commettre avec autant d’efficacité les crimes commis à Bogoro, a assuré le juge.
Au vu des dépositions des témoins et des différents éléments de preuve produits devant la Chambre, a indiqué un communiqué de la CPI rendu public dernièrement, il a été établi au-delà de tout doute raisonnable, que Germain Katanga avait contribué de manière significative à la commission des crimes par la milice Ngiti dans le village de Bogoro.
Des décisions sur la fixation de la peine puis sur les réparations pour les victimes seront rendues prochainement “, a précisé la même source citée par radiiokapi.net.
Selon la Chambre de première instance de la CPI, Germain Katanga avait agi tout en ayant connaissance du projet criminel contre les membres de l’ethnie Hema vivant à Bogoro. Le jugement de la CPI a précisé que Germain Katanga avait été l’intermédiaire privilégié entre les fournisseurs d’armes et de munitions et les auteurs matériels des crimes qui feront usage de cet armement à Bogoro ».
« Germain Katanga avait été Initialement accusé d’être auteur principal avant d’être finalement reconnu complice des crimes commis à Bogoro après une requalification de sa responsabilité dans la commission de ces crimes.
« Il a contribué à renforcer les capacités de frappe de la milice Ngiti à l’origine des crimes commis à Bogoro le 24 février 2003. Il a contribué aussi, grâce à la position qu’il occupait à Aveba, seule localité de la collectivité disposant d’un aéroport apte à recevoir des appareils transportant des armes, à équiper cette milice et à lui permettre de fonctionner de manière organisée et efficace.. Son intervention a permis à la milice de bénéficier de moyens logistiques dont elle ne disposait pas qui lui ont permis d’assurer sa supériorité militaire face à leur adversaire indique la chambre première instance II.
Mais il n’a pas été démontré qu’il avait la capacité de donner des ordres, d’en assurer l’exécution ou de sanctionner les commandants de différents camps.
Le Procureur et la Défense ont un délai de 30jours pour faire appel de ce jugement. Reste à Germain Katanga d’attendre le nombre d’années de sa condamnation.
Des hauts responsables épargnés
Selon le bureau du procureur, l’attaque du 24 février 2003 ne visait pas uniquement le camp militaire, mais également la population civile du village. Le but était de prendre le contrôle de la route voisine « pour faciliter l’acheminement de marchandises ».
« Avec Lubanga, la CPI a établi une responsabilité dans le camp Hema, et je pense que beaucoup en Ituri attendent que la CPI dise qui était responsable dans l’autre camp », avait assuré à Géraldine Mattioli-Zeltner, de l’ONG Human Rights Watch (HRW), avant l’énoncé du verdict.
HRW a regretté toutefois que l’enquête du procureur de la CPI ne vise pas des plus hauts responsables que Katanga, « ceux qui ont financé et donné les ordres pour que les crimes soient commis ».
Katanga et Ngudjolo Chui accusés de 200 meurtres
Le procès de Katanga, qui avait été arrêté à Kinshasa en 2005 et transféré à la CP1 deux ans plus tard, s’est tenu en concomitance avec celui de son ancien co-accusé, Mathieu Ngudjoio Chui, acquitté en décembre 2012, pour faute de preuves suffisantes. Selon l’accusation, les troupes de Germain Katanga et celles de Mathieu Ngudjolo Chui, auraient lancé l’attaque au petit matin et pillé, violé les femmes et tué 200 personnes environ. Certaines victime ont été brûlées vives, selon France 24.
Les affrontements interethniques entre milices qui se disputent les terres de l’Ituri, riche en ressources naturelles, dont l’or, le pétrole ou les diamants, ont débuté en 1999. Selon l’accusation, les combats ont « dévasté » la zone. Quant aux victimes des violences, les ONG estiment leur nombre à plus de 60 000.
Bosco Ntaganda reste en prison
Par contre, Bosco Ntaganda s’est vu refuser la liberté provisoire par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) après l’appel que la défense de l’accusé avait introduit contre la décision de la Chambre préliminaire de la CPI en date du 18 novembre 2013.
En tant que présumé ex-sous chef d’état-major des Forces patriotiques pour la libération du Congo (Forces patriotiques pour la libération du Congo FPLC), Bosco Ntagenda est accusé de 13 chefs de crimes de guerre et cinq chefs de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Ituri, en RDC entre le 1er septembre 2002 et fin septembre 2003.
Dans sa décision confirmant celle de la Chambre préliminaire, la Chambre d’appel a souligné que l’appréciation des éléments de preuve pertinents pour la poursuite de sa détention dépendent d’abord de la Chambre préliminaire, a indiqué le communiqué cité par l’agence Pana.
La Chambre d’appel a examiné, en particulier, la confiance accordée par la Chambre préliminaire aux rapports des deux Groupes d’experts des Nations unies à la lumière du cadre juridique pour l’évaluation de la preuve, ajoute-t-il.
La Chambre d’appel a conclu que la Chambre préliminaire n’a pas commis d’erreur en se fondant sur les rapports des deux groupes d’experts des Nations unies pour appuyer les conclusions factuelles pertinentes à sa conclusion générale que la détention de Bosco Ntaganda s’imposait.
Kléber Kungu
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