Digital clock

Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

lundi 6 février 2012

Le mystère Joseph Kabila et le mensonge d’Etat !


PDFImprimerEnvoyer
Écrit par Roger Diku   
Dimanche, 05 Février 2012 19:19

Cinquante jours presque depuis sa prestation de serment du 20 décembre 2011 dernier, le citoyen Joseph Kabila serait porté disparu de la circulation dans son pays où pourtant, il venait de gagner la présidentielle pour la seconde fois. Celui qui venait de rempiler pour cinq ans de plus et de la manière que l’on sait passerait pour un homme dont on dit discret, ténébreux et mystérieux. Que nous cache cette vraie ou fausse  absence de «Sissa Bidimbu»  dont les thuriféraires de tous bords attendent des miracles pour sortir le Congo de Lumumba de son enfer ?  Autre curiosité de cette disparation, les commémorations 2012 des odieux assassinats de Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier et de Patrice Emery Lumumba le 17 janvier; les échanges de vœux de fin d’année et de nouvel an avec les diplomates auxquels il était un habitué l’ont vu brillé d’une absence inexpliquée  alors qu’on l’avait annoncé dans la capitale la veille.

Pendant ce temps, la radio trottoir; ce puissant moyen de communication et d’information à l’affut de tout ce qui se chuchote et qui se sait ainsi que les réseaux sociaux l’annoncent : Joseph Kabila serait gravement malade et interné… et voir même qu’il serait mort en attendant qu’on annonce la triste nouvelle au pays tout entier. Situation qui accentue encore le sentiment du vide alors que le pays traverse une grave crise postélectoral à l’issu du scrutin du 28 novembre 2011 dernier. Pourtant, une certaine presse écrite avec en tête Le Soft International online dans son n°1149 daté du 3 février et mise en ligne le 4 février 2012 écrivait : « ...Le Chef de l’État a regagné Kinshasa mercredi 25 janvier dans la soirée après un mois d’absence. Il s’est aussitôt mis au travail. Il pourrait très vite faire la synthèse entre ses hommes qui paraissent tous en ordre de bataille au moment où il engage son nouveau mandat et où il va constitutionnellement désigner un formateur de l’équipe gouvernementale au lendemain des annonces de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)…».

Quelques lignes plus loin, notre confrère Le soft affirme pince sans rire : « …Dans son discours d’investiture le 20 décembre, le président de la République avait fait état d’ouverture. Ouverture est le maître mot du nouveau mandat de Joseph Kabila revenu mercredi soir dans la Capitale après avoir pris de la hauteur un mois durant et s’être éloigné du tintamarre. Selon des analystes, le Chef de l’État avait opté pour cette posture afin de se mettre hors de portée de tous ces collaborateurs à la morale peu évidente tentés de le perturber sur des fausses questions d’arbitrage. Il voulait laisser la Commission électorale nationale indépendante libre de conduire ses travaux et libre de ses annonces. Quitte à l’évaluer après coup... ».
Info ou intox. C’est la grande question que se posent tous les analystes et autres chroniqueurs politiques du microcosme politique kinois. Cette même préoccupation demeurant celle qui fait jaser dans les chaumières du pays tout entier. Pire encore, reprenant un article du journal L’Avenir au Quotidien, la revue de presse de la Monusco écrivait : «Joseph Kabila de retour à Kinshasa : Après un repos mérité : le Chef de l’Etat de retour à Kinshasa fait savoir L’Avenir. C’est hier mercredi en fin d’après-midi que le président de la République et Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange est retourné à Kinshasa. Il revient à Kinshasa, une ville qui l’attendait de pied ferme, pour continuer avec son projet : «La révolution de la modernité». Un concept qui résume la vision et les idées forces de Joseph Kabila et qui semble être un condensé de démarches et méthodes, hors des sentiers battus, qui expliquent de manière cohérente les actions, décisions et autres orientations politiques à entreprendre. Il s’agit d’un concept qui vise à améliorer sensiblement le bien-être de la population congolaise»...
Comme pour enfoncer le clou du cynisme et voulant donner une leçon de journalisme à ses confrères, un autre quado d’un journal kinois paraissant dans la commune de Matete écrit sur son mur facebook : «Fin d'aventure pour les apprentis "journalistes" de facebook : après un long séjour au Bas-Congo puis au Katanga, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a regagné Kinshasa hier a 17heures. Pourtant, vers 20heures, des "vérificateurs d'informations" avaient posté sur le réseau social, un "flash" l'annonçant dan une polyclinique psychiatrique en Allemagne sans en indiquer le nom. Des commentateurs ont même, en guise de confirmation de l'info, affirmé avoir joint la réception de ladite clinique - mais laquelle qui aurait confirmé. Le manège est connu : certaines personnes postent des choses sur FB en prétendant les soumettre à vérification. Un peu comme un journal soumettraient, dans l’une de ses éditions, un amas de "dépêches" à ses lecteurs à qui il demanderait de vérifier les infos!!!! Kokamwa!!!! Qui dit mieux? Tolobaki bien mutu akima te (étonnant !!!, comme nous le prédisions, que personne ne se sauve « Ndlr »).
Il s’est avéré toute vérification faite que Joseph Kabila n’a jamais été vu ni dans Kinshasa ni ailleurs à travers le pays depuis la date du 25 janvier 2012 citée. Au contraire, des sources mieux informées proches de services de renseignements du régime contactées par www.congoone.net ont fait état de la présence du frère cadet Zoe Kabila qui aurait été vu parader escorté par la garde républicaine le soir tombé pour faire croire au retour de son ainé dans la capitale. Ce nième mensonge d’Etat n’est-elle pas une preuve de plus que ceux qui ont volé la victoire du peuple sont aujourd’hui dans l’incapacité de poursuivre leur défi face au peuple qui s’est levé pour sa liberté ?
Qu’on le veuille ou non, les murs sont en train de se lézarder de partout et ce, au fil des jours : «Les élections ont été gravement entachées d'irrégularités et ont manqué de transparence» déclarait jeudi 2 février courant  un responsable de la diplomatie américaine, Donald Yamamoto, du bureau africain du Département d'État américain. Le n° 2 du Gouvernement américain en personne qui n’a pas changé de discours depuis lors, Hilary Clinton y va de sa fermeté lorsqu’elle assène : «les élections du 28 novembre 2011 ont été entachées de graves irrégularités, avec un manque de transparence», et qu'elles n'ont «pas été à la hauteur des progrès démocratiques observés lors des dernières élections africaines». Cherchez l’erreur et dans quel camp se trouve t-elle  se demande le peuple congolais ?
Grave parjure et mensonge d’Etat. Si le parjure est puni ailleurs dans les vraies démocraties, le mensonge d’Etat est un mode de fonctionnement au Congo Rd de Joseph Kabila. C’est dans cet ordre d’idée que refaisant surface, la voix de son maître; Lambert Mende Omalanga  en a ajouté de sa petite misérable musique à la partition mensongère en date 3 février courant pour justifier l’absence de celui qu’il s’est juré de défendre jusqu’à la mort, Joseph Kabila : «Le silence du chef de l’Etat est tout à son honneur. Le président est obligé d’attendre les derniers arrêts de la cour suprême de justice (CSJ) concernant la composition définitive de l’Assemblée nationale… En attendant que la Cour suprême statue, il est de bonne politique que la première institution du pays, qui est le président de la République, mais qui n’a pas à donner des injonctions à la Cour suprême de justice, puisse garder une attitude de réserve qui est de bon aloi dans une démocratie».
Pour la charité qui se moque de l’église, le citoyen Mende Omalanga en fait très fort. De quel Cour suprême de Justice parle t-il lorsqu’on sait que la magistrature de notre pays est sous la botte de son chef de file Joseph Kabila ? Poussant trop loin dans sa servilité, le ministre Kabila de la Communication et Médias ajoute et précise : «En attendant que la Cour suprême statue, il est de bonne politique que la première institution du pays, qui est le président de la République, mais qui n’a pas à donner des injonctions à la Cour suprême de justice, puisse garder une attitude de réserve qui est de bon aloi dans une démocratie… le président de la République est «la seule institution aujourd’hui définitivement confirmée par la Cour Suprême de Justice, les Congolais doivent féliciter le chef de l’Etat pour son attitude de réserve».Chose plus qu’étonnante, car jusqu’à ce jour, le peuple n’a pas encore félicité  l’homme Kabila qu’il se serait choisi comme président de la république… C’est soit !
L’affaire Pierre Chalupa, une échappatoire. Alors que la grave crise politique bat son plein et le pays tout entier risquant une explosion à court terme, le régime de Kinshasa feint de ne rien entendre ou voir. Une nouvelle vraie fausse affaire politique est mise à la une : le cas Pierre Jacques Chalupa, citoyen d’origine grecque qui se dit congolais par adoption ou naturalisation. Président du parti Action pour la Démocratie et le Développement au Congo (ADD Congo), Pierre Jacques Chalupa, croupit  depuis le jeudi 2 février à la prison centrale de Makala dans la commune de Selembao. Et pour cause, il serait poursuivi, selon son avocat, Me Claude Bafuafua, d’avoir acquis la nationalité congolaise d’une manière frauduleuse et qu’il détiendrait une double nationalité. «Si on pense que le fait pour lui d’avoir la carte d’identité congolaise est un faux, moi je pense que ce sont les autorités congolaises qui lui ont délivré cette carte qui doivent être arrêtées », assène son avocat.
Chose très curieuse dans la logique du régime de Kinshasa, Pierre-Jacques Chalupa serait détenteur d’une carte d’électeur, qui fait office de carte provisoire d’identité congolaise. Candidat aux législatives de 2011, il avait été déjà été élu député national en 2006 et avait même siégé en tant que tel avant d’être invalidé dans le groupe des 18 députés par la Cour Suprême de Justice (CSJ). Comment donc le gouvernement congolais via sa Céni des citoyens Apollinaire Malu-Malu et Ngoy Mulunda Nyanga pouvait-il lui accorder la carte d’électeur et qu’on le considère aujourd’hui sujet grec? Et encore curieux, c’est Lambert Mende ; l’homme de tous les fronts qui répond : «C’est un aspect très sérieux qui préoccupe et intrigue le gouvernement. La seule certitude que nous avons est que le ministère de la justice nous a informé que Chalupa n’est pas détenteur de la nationalité congolaise comme il le prétend».
Tous faussaires menteurs. Du gouvernement au Sénat en passant par le parlement, les mandataires politiques d’aujourd’hui sont tous détenteurs de plusieurs autres nationalités que celle exclusive congolaise. Plusieurs conseillers proches du régime dont ceux de Joseph Kabila possèdent des passeports étrangers tout comme la plupart d’individus qui travaillent dans les ambassades congolaises à l’étranger. Au sein même du gouvernement, un cas flagrant : celui de l’inamovible ministre de la Défense nationale, le citoyen Charles Mwando Nsimba, un des poids lourds de la kabilie. Naturalisé citoyen belge après la chute du régime Mobutu avant qu’il ne rejoigne Kabila, a-t-il déjà renoncé à sa double nationalité ? Le lien du journal officiel Le Moniteur belge, page 44, section 10 l’atteste : http://www.ejustice.just.fgov.be/mopdf/2002/06/27_1.pdfhttp://www.ejustice.just.fgov.be/mopdf/2002/06/27_1.pdf www.ejustice.just.fgov.be
Il serait donc juste de commencer par arrêter le ministre Mwando Nsimba et certains Editeurs de presse écrite tous députés et sénateurs qui se sont mariés à Bruxelles pour obtenir une carte de résident, porte d’entrée pour la naturalisation du fait que leurs épouses et enfants sont tous belges. Enfin, qu’en est-il du moratoire adopté par le parlement actuel pour sauver ceux du régime portant une autre nationalité que celle congolaise alors que cette question de double nationalité avait été soulevée par l’opposition parlementaire ?
Nous y reviendrons.
Mise à jour le Dimanche, 05 Février 2012 19:31
 

1 commentaire:

  1. Cher ami Sacrebopol, merci de pouvoir signaler que cet article vient du journal www.congoone.net à la rédaction pour laquelle je suis attaché. Roger Diku

    RépondreSupprimer