Powered By Blogger

Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

mercredi 16 novembre 2011

RDC: Propagande anti-Tshisekedi démentie

14 novembre 2011
Source: Romandie.com

Les propos de Tshisekedi loin d'être des appels à la violence


Les propos du président Tshisekedi sont loin d'être un appel à la violence. Nous sommes une organisation non violente (...) C'est un cri d'alarme et un ras le bol, a déclaré à la presse Jacquemin Shabani, secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dont le leader est candidat à la présidentielle du 28 novembre.

Plus d'une vingtaine de militants de ce parti, arrêtés lors de manifestations à Kinshasa notamment, sont arbitrairement et illégalement détenus, nous exigons leur libération, a-t-il dit, affirmant qu'ils ont été sauvagement torturés (...) tabassés en détention.

Par deux fois ces derniers jours, M. Tshisekedi a appelé ses partisans à casser les prisons où ces militants sont détenus si le gouvernement ne les relâchait pas sous 48h00, et à terroriser les militaires et les policiers auteurs de tracasseries inutiles. Ces propos, tenus en langue locale lingala, ont été condamnés par la Belgique, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne et l'ONU, mais aussi par des ONG locales et l'église catholique congolaise.


Nous sommes dans une pseudo démocratie où le régime au pouvoir a cette souplesse de terroriser les populations, a accusé M. Shabani. Nous sommes dans un processus électoral ou le maillon faible c'est l'opposition qui doit en toute justice et équité bénéficier de la solidarité de la communauté internationale, a-t-il jugé. Partout ailleurs la communauté internationale va au secours du maillon faible, mais curieusement lorsque le maillon faible lance un cri d'alarme face à la terreur, face à la violence dont elle est victime, voici cette communauté internationnale qui veut terroriser le faible, a-t-il regretté. M. Shabani a souhaité l'envoi le plus rapidement possible d'enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) pour qu'enfin le peuple congolais trouve protection et justice à travers cette institution. 

Lundi, des ONG conglaises ont appelé la justice à être impartiale. S'il y a seulement des militants de l'opposition auxquels la justice s'intéresse, cela crée des frustrations. Lesquelles frustrations ne peuvent pas déboucher sur des élections apaisées, a déclaré Jean-Claude Katende, président de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme.

Depuis le lancement le 28 octobre de la campagne pour la présidentielle et les législatives du 28 novembre -deux scrutins à un tour-, des heurts ont opposé des militants de la majorité et de l'opposition notamment à Lubumbashi (sud-est), Mbuji-Mayi (centre), où une fillette a été tuée, ou Kikwit (sud-ouest).

Etienne Tshisekedi est l'un des onze candidats à la présidentielle, avec le chef de l'Etat Joseph Kabila.

Dans le cadre de leur campagne, les deux hommes sont arrivés lundi à Goma (est), le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, une région instable où des groupes armées sont toujours actifs. Ils ont chacun tenu des réunions politiques qui ont rassemblé des milliers de personnes, mais l'assistance était plus nombreuse à celle de M. Kabila, a constaté un photographe de l'AFP.

    Panafrique :

    14 novembre 2011Juliette Abandokwe


    « Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a mis en garde vendredi les hommes politiques de la RD Congo (RDC) contre les actes de violence électorale, annonce un communiqué publié vendredi à Nairobi, la capitale du Kenya. Il a affirmé qu'il était en train de suivre "avec la plus grande vigilance" le processus électoral en RDC qui doit aboutir à des élections présidentielle et législatives prévues le 28 novembre. » Panapress, 13 novembre 2011.

    L’Occident tremble pour ses intérêts en RDC

    A part l’affaire Charles Taylor, et le tapage médiatique autour de lui, il est justifié de se demander ce que la CPI a fait de concret en Afrique.  Jean-Pierre Bemba est en prison pour laisser politiquement le champ libre à Joseph Kabila, et les co-responsables des exactions dont il est accusé n’ont jamais été inquiétés. Aujourd’hui la « communauté internationale » n'est pas en faveur de Tshikesedi à la tête de la RDC, pourtant favori dans son pays, et les déclarations d’Ocampo, porte-parole d'un organisme servant de toute évidence les intérêts de l'Occident, doivent interpeller l’opinion publique. Depuis quand la CPI se préoccupe-t-elle de façon aussi claironnante des  violences péri-électorales en Afrique? 

    «Nous veillons à ce que le processus ne conduise pas à des actes de violence ou à des attaques contre la population civile. »

    Nous… 

    Où sont les déclarations apitoyantes dans d’autres situations similaires?

    Au Cameroun, toute opposition menaçant le régime de Biya – toute opposition n’étant pas suffisamment menaçante - est systématiquement réprimée par le tabassage, l'emprisonnement, la torture et l’exécution depuis 30 ans. Les manifestations de février 2008 lors du bidouillage de la Constitution camerounaise, du 23 février 2011, ainsi que la répression de toute activité d’expression de désaccord envers le « candidat naturel à sa succession » ressentie comme nuisible pour le pouvoir, en vue des élections du 9 octobre dernier, en sont les preuves vivantes. Où sont les déclarations de la CPI ? Pourtant, une liste détaillée de personnes tombées sous les balles et les tortures des autorités camerounaises pendant les 30 ans du pouvoir de Paul Biya, existe bel et bien. Quelle mort de violence étatique ou exécution extrajudiciaire au Cameroun  a été une fois questionnée par la CPI sur les devants de la scène internationale?

    En République Centrafricaine, des assassins notoires de populations civiles, à l’instar notamment d’Eugène Ngaïkosset, capitaine dans la garde présidentielle de son état, et surnommé officiellement « le boucher de Paoua », se baladent tranquillement dans les rues de Bangui depuis des années. La CPI a fait quoi? Toute la « communauté internationale » est pourtant présente à Bangui, et sait parfaitement et en détail ce qui se passe. En lieu et place, les bailleurs de fonds occidentaux ont continué à verser des millions dans les poches sans fond d’un régime profondément anti-démocratique et sanguinaire, qui détourne systématiquement tous les fonds qu’il empoche. Il est en outre de notoriété publique que les affaires diamantifères intéressent beaucoup de monde sur place. Une sorte d’activité accessoire de week-end, comme les colons dans le temps qui allaient à la chasse au lion. Un sport colonial moderne en somme.

    Joseph Kony et sa LRA dans ses promenades de plaisir dans les forêts équatoriales d'Afrique centrale, on lui a déjà fait quoi? Depuis qu’il est visé par un mandat d’arrêt de la CPI en 2005, le manque de volonté politique pour son arrestation effective est évident. En attendant, c’est un bon petit agitateur de poche qui peut toujours servir le cas échéant.

    Laurent Nkunda, auteur bien connu de nombreux massacres dans le Kivu à l’est de la RDC, interpelé par la CPI, arrêté en janvier 2009, soi-disant en résidence surveillée au Rwanda, et dont on avait encore brandi le spectre quand Kabila s’était mis à flirter avec des contrats avec  les Chinois, se promène en réalité en toute liberté dans les rues de Kigali. Et El-Bechir? Son mandat d’arrêt par la CPI a été de toute évidence monnayée contre l'accès facilité de l'Occident au pétrole du Sud-Soudan. Hissène Habré se prélasse au Sénégal, pendant qu’Idriss Deby, son ancien chef d'Etat-major, continue à terroriser le peuple Tchadien.

    Joseph Kabila, candidat de l'Occident, n'est pas en bonne posture aujourd’hui à la veille de l’élection du 28 novembre prochain. Que vont donc encore inventer ses souteneurs pour le couvrir et le maintenir de gré ou de force ? Où la violence étatique de Kabila en quatorze ans de pouvoir figure-t-elle dans les annales de la CPI? Et les 6 millions de morts à l’Est du Congo… qu’en a fait la communauté internationale? Où sont les coupables? Pourtant Kabila est le chef des armées dont sont issus de nombreux tortionnaires. Et surtout, qu’a-t-il fait pour le peuple qui l’a soi-disant librement et démocratiquement élu il y a dix ans? Il est évident que le sort de son peuple l’intéresse bien moins que les immenses bénéfices qu’il retire de son emploi de guignol de l’Occident. Le peuple n’est pas dupe, et n’en veut plus. 

    La CPI se fait bien petite dans certains contextes

    Le mépris institutionnalisé contre le peuple africain est incommensurable. La CPI n'est finalement qu'une justice occidentale à deux vitesses, qui pour le cas de la République Démocratique du Congo, cherche à travers les déclarations de son porte-parole, à se prémunir contre une potentielle prise de pouvoir par un candidat très populaire en RDC, même s’il n’est pas parfait, mais qui est définitivement impopulaire et très imparfait dans les chambres noires de la "communauté internationale". Les tentatives de diabolisation de Tshikesedi à travers les médias occidentaux parlent à elles seules.

    Qu’on se le dise clairement. La CPI n’est qu’une entreprise de plus pour soutenir l'écrasement mental des populations, sous couvert d’une promotion très sélective de la défense des droits de l’homme, et cautionnant des pouvoirs fantoches abusifs à l'extrême ; des serviteurs pur et simple des « partenaires »  économiques occidentaux, dont les activités « commerciales » ne sont rien d’autre qu’un vaste réseau de recel et de pillage systématisé.

    Le premier crime contre l’Humanité est pourtant celui des autorités transnationales occidentales qui promeuvent activement la confiscation systématique du droit à l’autodétermination d’un peuple soi-disant souverain depuis 1960, par les manigances péri-électorales et la validation de fraudes électorales massives. Les magouilles médiatiques en tout genre, comme celle de la CPI avec cette prise de position,  ainsi que la main mise sur le pouvoir par des gouvernements fantoche mis en place et soutenus contre vents et marée par les puissances intéressées, sont là pour continuer la prédation sur les ressources naturelles africaines. Le scandale géologique du bassin du Congo, c’est à très peu près tout ce qui intéresse l’Occident dans cette région du monde, dont les habitants sont très grossièrement victimes de leurs richesses.  

    Pour une organisation chargée de promouvoir le droit international telle que la CPI, officiellement investie contre les crimes contre l’humanité et les crimes d’agression, il est d’ailleurs intéressant de constater que le crime économique, indirectement crime contre l’humanité, n’est pas du tout abordé par les « protecteurs de l’humanité contre le crime» dans le cadre des exactions institutionnelles massives dans le quotidien du peuple africain. Un président peut donc impunément, selon la « communauté internationale », boire du champagne et manger du caviar à l’ombre d’un parasol, ou d’un hôtel de luxe, pendant que les prix des denrées de première nécessité dans le pays augmentent  dangereusement, et que son peuple se meurt dans la misère, la maladie, opprimée par une répression sanglante et une propagande outrancière. Les médias d’Etat noyées dans les millions, gavent les populations, les désinforment en profondeur, formatant les esprits, entretenant une désillusion intrinsèque abyssale et une soumission équivalente aux flèches de curare que le chasseur utilise pour paralyser ses proies.

    La CPI fait partie de ces institutions transnationales, au même titre que l’ONU, l’OTAN, l’Union Africaine, le FMI et la Banque Mondiale, et consort, dont les objectifs prioritaires sont tout sauf la promotion des droits de l’homme en Afrique, la protection des populations civiles et le développement humain sur le continent. Ces arguments ne constituent qu’une vaste couverture. Les sociétés civiles sont plutôt maintenues dans leur faiblesse et leur impuissance savamment entretenue par toute une panoplie de moyens sophistiqués dans le cadre d’un concept de démocratie qui ne fait plaisir qu’aux oreilles des bien-pensants, et qui n’est en réalité qu’une monumentale tromperie et un leurre des plus machiavéliques.

    La loi est faite par les puissants.  Et nous ne pourront pas transgresser les lois qu’ils ont eux-mêmes créées. Nous ne pourrons les battre que par le biais de lois que nous mettrons nous-mêmes en place, et qui seront à la mesure de nos besoins.

    Unissons donc nos forces, car nous en avons, et nous ne le savons pas. Mais eux le savent, et font tout pour nous faire croire que nous n’en avons pas. Apprenons donc à nous connaitre, et surtout reprenons nos esprits enlevés pour le bien d’une intoxication méthodique et diabolique. Nous devons nous réapproprier nos compétences, ouvrir les yeux, reconnaitre l’ennemi commun, et ainsi nous concentrer sur le renforcement de nos capacités. Ce n’est qu’en nous remettant en question, individu par individu, que nous comprendront, que nous apprendront à ne compter que sur nous-mêmes, et à intégrer pleinement que nous ne devons rien attendre des autres. L’émancipation tout comme la liberté, ça s’arrache, malgré l’effroi environnant. L’émancipation de l’esprit est une affaire d’individu, même si la propagande massive et le spectre effroyable de la répression, du « désordre » et de la perte du peu qu’on a,  la mettent à rude épreuve.

    Mais tout est possible, et surtout, rien n’est impossible. A vous de choisir. 

    mardi 15 novembre 2011

    J. Kabila – E. Tshisekedi à Goma :


    Pour une surprise, c’en est bien une. Les candidats Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi se sont retrouvés hier lundi 14 novembre à Goma dans le cadre de la campagne électorale. C’avait tout l’air d’une «finale» avant la lettre. Hasard ou coïncidence. Goma a la baraka, dirait-on. Elle est la première ville, si pas la seule jusqu’ici, à accueillir en une seule journée, deux candidats à la course présidentielle. Et non pas des moindres : Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, et candidat de l’Opposition, et Joseph Kabila Kabange, président de la République, candidat de la Mouvance présidentielle.

    Le premier à fouler le sol de Goma est Etienne Tshisekedi accueilli par un public nombreux avant de se rendre au stade des Volcans pour son meeting. Au moment où son adresse tirait vers la fin, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, atterrissait à l’aéroport international de Goma. Le candidat de la Mouvance présidentielle a été également accueilli par une foule compacte, de l’aéroport jusqu’à la place de la Poste où il s’est adressé à son tour à la population de Goma.

    Une première qui a surpris tout le monde. Simple coïncidence ? Hasard de calendrier ? Négociations en vue entre les deux candidats ? Autant d’interrogations qui alimentent des commentaires en sens divers.

    Il est un fait que Tshisekedi était attendu depuis dimanche à Goma en provenance de Bunia, dans la Province Orientale. Il n’est arrivé que hier lundi, jour retenu également par le président de la République, candidat à sa propre succession et en campagne électorale. Simple coïncidence ou hasard de calendrier. Seulement voilà. En politique, les faits du hasard sont rares. Cette coïncidence se produit après la signature d’un contrat important en matière hydroélectrique entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo. Contrat signé, en pleine campagne électorale, par les présidents Jacob Zuma de l’Afrique du Sud et Joseph Kabila Kabange de la RDC. Or, Etienne Tshisekedi et Joseph Kabila partent avec la faveur des pronostics pour ces élections 2011. Les voir sur un même terrain, le même jour n’est pas un fait anodin, car l’un et l’autre pouvait bien s’éviter.

    D’autre part, dans ses dernières déclarations en Afrique du Sud, Etienne Tshisekedi n’avait pas caché ses contacts sud-africains. Il avait déclaré avoir eu des entretiens importants avec les dirigeants de l’ANC, ce parti dominant en Afrique du Sud et qui est au pouvoir, avec Jacob Zuma comme président de ce parti emblématique. Il a été convenu que l’ANC mettrait son expertise politique à la disposition des dirigeants congolais. Déjà, l’Afrique du Sud soutient logistiquement la CENI dans sa planification opérationnelle pour l’organisation efficace des élections 2011.

    En plus, face à des incidents qui émaillent la campagne électorale, le président de l’ANC a invité les dirigeants congolais à plus de responsabilité pour des élections crédibles, dans un environnement politique apaisé. Il est vrai que la réussite de ces élections profite également à l’Afrique du Sud qui tient absolument à voir une République démocratique du Congo stable. Ce qui ferait d’elle un partenaire sûr de l’Afrique du Sud.

    Il ne serait donc pas exclu que Tshisekedi, qui passe la nuit à Goma, à l’Hôtel Plaza, ait des entretiens avec Joseph Kabila, dans l’intérêt supérieur de la Nation, avant de reprendre son avion aujourd’hui à destination de Bukavu.

    Victoire de la tolérance

    Une chose est vraie, il y a eu plus de peur que de mal dans cette «coïncidence politique». Le grand vainqueur demeure sans contexte la population de Goma, en particulier, la population congolaise en général.

    Il est un fait qu’avec cette campagne électorale émaillée d’incidents depuis le début, l’on craignait un télescopage entre les sympathisants de l’UDPS et ceux de la Mouvance présidentielle. Heureusement, jusqu’au moment où l’on couchait ces lignes, aucun incident majeur n’a été signalé.

    Vainqueurs également, les deux acteurs politiques, en commençant par le président de la République. Chef de l’Etat en exercice, la bonne tenue, le bon comportement de la population de Goma est à mettre à son actif. Bien plus, le discours circonstancié prononcé ce jour, n’avait rien d’invective. Le candidat Kabila a invité la population de Goma à lui faire confiance une fois de plus dans cette optique de parachever l’œuvre de modernisation de la RDC. Il s’est engagé résolument à réaliser toutes les promesses en vue d’honorer ses paroles.

    Enfin, le vainqueur de cette présence insolite est aussi Etienne Tshisekedi. Présenté comme le «monstre» depuis ces deux dernières semaines, il vient d’opposer un démenti cinglant à toutes ces allégations. Dans son discours de campagne, il a invité la population de Goma à voter utile, à mieux saisir les enjeux de ces élections pour une participation massive afin de barrer la route à la mauvaise gouvernance. Mais surtout à faire montre du sens élevé de patriotisme d’autant plus que la RDC appartient à tous les Congolais.

    Surprise donc agréable pour cette «journée politique» de Goma. Comme pour dire que les Congolais sont capables du beau et du mieux. 

    RDC-Elections : Vers un report début décembre ?

    A 14 jours des élections présidentielle et législatives en République démocratique (RDC), les retards continuent de s'accumuler dans l'organisation du scrutin. Pour la première fois, le vice-président de la Commission électorale (CENI), Jacques Djoli parle d'un possible report des élections. Le scrutin est prévu le 28 novembre prochain.


    logo afkrb.pngEn visite à Bruxelles, le N°2 de la CENI, donne les premières indications de la possibilité d'un report de quelques jours des élections générales en RDC . Devant le retard accumulé sur le déploiement des kits électoraux, Jacques Djoli reste optimiste pour la date du 28 novembre, mais évoque le report du scrutin au 4 ou 5 décembre; avec une période de transition, la fin du mandat de Joseph Kabila se termine en effet le 6 décembre. Une annonce qui tombe mal pour Kinshasa, qui fait face à une période de troubles et d'affrontements en marge de la campagne électorale. Une question se pose : comment régira l'opposition ?

    Christophe RIGAUD

    RDC-Elections: Jacques Djoli nie avoir envisagé un report


     – Jacques Djoli. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo– Jacques Djoli. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo










    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) exclut la possibilité du report des élections et confirme la tenue des scrutins présidentiel et législatif à la date du 28 novembre 2011. Dans un entretien téléphonique à Radio Okapi depuis Bruxelles, ce mardi 15 novembre, son vice-président, Jacques Djoli a affirmé que le calendrier électoral établi en accord avec la classe politique congolaise s’exécute normalement.
    « Nous avons atteint plus de 90% des objectifs pour l’ensemble des items, voire 100% pour certains. Les bulletins de vote, pour leur plus grand nombre, vont commencer à arriver à Kinshasa aujourd’hui en provenance de l’Afrique du Sud. Nous n’avons donc pas de raison de changer de date », a déclaré Jacques Djoli contestant les propos relayés dans une dépêche de l’AFP où il aurait déclaré qu’il était convaincu à « 99,9% » que la date du 28 novembre sera tenu mais que «si nous ne sommes pas prêts, nous allons demander quelques jours et organiser les élections le 2 ou le 5 décembre »
    «Des propos qui m’ont été faussement attribués par un média auquel je ne me suis pas adressé », s’est défendu Jacques Djoli mardi à Radio Okapi.
    « La Ceni va organiser les élections le 28 novembre. Étant entendu qu’il peut y avoir des cataclysmes, on peut toujours y réfléchir, ceux qui ne veulent pas aller aux élections peuvent inventer leur date, mais nous nous organisons les élections le 28 novembre », a-t-il martelé.
    A la question de savoir si la Ceni envisageait une possibilité de report, Jacques Djoli a affirmé que « nous ne pouvons pas travailler sur base de suppositions et de supputations ». 
    Au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi du jeudi 10 novembre, Jacques Djoli avait déclaré qu’«à ce jour, [le déploiement] des isoloirs a pratiquement atteint le niveau de 80% et nous avons atteint le même chiffre à ce qui concerne les kits électoraux. En ce qui concerne les urnes, sur les 16 rotations prévues, nous avons déjà 10 rotations et dans les deux jours, nous allons avoir les quelques rotations qui restent».
    Le vice-président de la Ceni avait émis l’espoir de terminer l’opération de déploiement des urnes le 25 novembre prochain.
    «On a lancé l’impression des bulletins de vote pour les législatives et un plan de déploiement est finalisé avec l’armée sud-africaine et la Monusco», avait assuré Jacques Djoli.

    vendredi 11 novembre 2011

    Le président de la Céni dénonce un climat de violence en RDC

    Le président de la CENI accuse les partisans d'Étienne Tshisekedi d'avoir investi un restaurant de Cape Town dans lequel il prenait son repas, pour l'agresser. Mais comment peut-il avancer avec certitude qu'il s'agissait bien des partisans d'Étienne Tshisekedi, lui qui ne les avait pas vus?

    En République démocratique du Congo, chaque fois que l'Opposition se fait attaquer et qu'il y a blessé ou mort d'homme, les autorités policières nous disent que ce sont "des inciviques" qui sont à la base du forfait. Mais lorsqu'il s'agit d'un corps autre que l'Opposition, on a vite fait de diaboliser cette dernière, ceci, dans le but de la discréditer aux yeux de l'opinion nationale et de la communauté internationale.

    Il faut se demander comment Étienne Tshisekedi, longtemps resté hors du pouvoir pouvait-il avoirdes moyens énormes en vue de payer des billets et séjours à des centaines de ses partisans pour aller agresser le Pasteur Ngoy Mulunda en terre étrangère?

    Pourquoi ne pas envisager que le Pouvoir congolais qui détient tout le budget et peut le dépenser à sa guise sans rendre compte au souverain primaire, pourquoi donc ne pas envisager que le Pouvoir peut organiser ce scénario d'attaque contre le Pasteur Ngoy pour justement discréditer l'Opposition qui lui cause des cauchemards.

    Voyez ci-dessous ce que nous dit RFI.



    Le président de la Céni dénonce un climat de violence en RDC

    Le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en RDC.
    Le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en RDC.
    losako.afrikblog.com

    Par RFI
    A Kinshasa, le président de la Commission électorale nationale indépendante a réaffirmé, ce vendredi 11 novembre 2011, que les élections auraient bien lieu le 28 novembre et que tout le matériel électoral serait prêt le 25 comme le calendrier le prévoit. Mais le pasteur Daniel Ngoy Mulunda a aussi déploré le climat de menaces et de violences qui caractérise la campagne depuis quelques jours. Lors d’une conférence de presse cet après-midi, il a même raconté comment il a été agressé la semaine dernière dans un restaurant du Cap en Afrique du Sud, où il se rend fréquemment pour l’impression des bulletins. Le restaurant a été investi par un groupe de supporters d’Etienne Tshisekedi.

    Pasteur Daniel Ngoy Mulunda
    Président de la Commission électorale nationale indépendante.
    Je n’avais même par terminé mon entrée quand une femme blanche est entrée et a demandé au responsable du restaurant de me cacher parce que j’étais menacé.
     
    11/11/2011 par Bruno Minas