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SACREBOPOL

mardi 13 décembre 2011

LE SILENCE EMBARRASSÉ DE LA FRANCE

La crise de l'euro écrase tous les sujets, même étrangers. Quand Sarkozy se déplace à l'étranger, c'est pour se montrer travailleur et protecteur sur le terrain de la dette. Pourtant, l'actualité internationale récente est également riche de tensions et catastrophes sur lesquelles notre Monarque montre toute son impuissance. 

Samedi dernier, le 10 décembre, nous fêtions l'anniversaire de la déclaration des droits de l'homme. Il y a 4 ans, jour pour jour, nous recevions le colonel Kadhafi en grandes pompes. Depuis, Nicolas Sarkozy a tenté de se racheter en renversant par la force le boucher libyen.


Diplomatie: silence ou impuissance de Sarkozy

  
Russie, le silence 
En Russie, le pire des scénarios est à l'oeuvre.  Sans surprise, Vladimir Poutine avait annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle en novembre dernier. Puis il a favorisé la création d'un parti-alibi, dont il a fait démissionner le président quand ce dernier a pris son rôle trop au sérieux. Enfin, malgré de graves fraudes électorales dénoncées par l'opposition, les élections législatives du 4 décembre dernier ne lui ont pas donné l'écrasante majorité qu'il attendait. Son parti Russie Unie n'a décroché que 49,5% des sièges... Fichtre ! 
  
Mardi dernier, quelque 560 opposants qui manifestaient dans les rues de Moscou ont été arrêtés par les forces spéciales. Samedi, d'autres manifestations ont rassemblé des milliers de participants, malgré les efforts, immenses, des autorités pour les décourager: les services secrets du FSB ont ainsi enjoint le réseau social Vkontakte(5 millions de membres) de fermer des groupes appelant à manifester. La mairie de Moscou a inventé un examen scolaire pour les élèves de 14 à 16 ans cet après-midi là. Des journalistes et blogueurs ont également été arrêtés. 
  
Quelle a été la réaction française ?  On la cherche. On l'a trouvé. Elle était modeste. Elle est venue d'un porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, et ses termes furent bien équivoques. 
« Les citoyens russes ont été appelés à se prononcer pour élire leurs députés. C'était un rendez-vous important pour la démocratie en Russie. Il est significatif que des observateurs internationaux aient été présents. Des parlementaires français, de la majorité comme de l'opposition ont d'ailleurs participé aux missions d'observation.
Toute la lumière doit être faite sur les allégations figurant dans le rapport de l'OSCE et nous souhaitons que des leçons en soient tirées pour les prochains scrutins organisés en Russie.»
On se souvient encore de cette incroyable photographie d'un Poutine embrassant Louis Sarkozy en août 2008. 
  
Syrie, l'impuissance 
En Syrie, la boucherie se poursuit. La répression gouvernementale contre ce qui s'appelle d'ores et déjà une révolution est atroce. Après quelques semaines de silence voici 5 mois, les autorités françaises ont réagi ... par le verbe. La guerre en Libye montrait que la France pouvait attaquer les méchantes dictatures. Nicolas Sarkozy s'était refait une virginité droitsdelhommite à bon compte. Rappelez-vous ses grandes déclarations en septembre dernier, quand la Libye fut enfin libérée. « Cela vaut pour tous les peuples arabes dans le monde qui voudront se libérer de leurs chaines. La France et l'Europe seront à leurs côtés.» Il avait même dédié son déplacement « à tous ceux qui espèrent que la Syrie soit un jour libre ». Et depuis ? 
  
Rien. La France proteste, la France s'agite. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, tente de convaincre les Russes et les Chinois du Conseil de Sécurité de l'ONU qu'il faudrait réprimander la Syrie de Bachar El-Assad. Bien sûr, la France n'ira pas jusqu'à attaquer la Syrie. Nous n'avons ni l'argent ni l'envie.  
  
La Syrie est une pièce trop centrale du Moyen Orient pour qu'on y envoie nos avions.  
  
Quand des soldats français sont blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leu véhicule au Liban, Alain Juppé accuse la Syrie. « Nous avons des doutes forts » a-t-il déclaré dimanche soir sur RFI. Mais que peut-il de plus ? Rien.  
  
Pourtant, Nicolas Sarkozy nous avait promis la fin des dictatures dans le monde, n'est-ce pas ? Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. 
  
Congo, silence 
Joseph Kabila a été réélu président de la République Démocratique du Congo. L'annonce a été faite jeudi dernier. Il aurait obtenu 49% des suffrages contre 32% à son opposant Etienne Tshisekedi, qui n'a pas reconnu le résultat. Kabila est l'un de ces autocrates africains. Il avait succédé à son père, assassiné en 2001. Depuis jeudi, on se tire dessus à Kinshasa et ailleurs dans le pays. L'ONU a appelé au calme. 
  
Et en France ? 
Le communiqué officiel du ministère des affaires étrangères fut très sobre : « Ce scrutin, auquel les Congolais ont participé en nombre, a démontré leur attachement à la démocratie. Comme l’ont souligné les observateurs de l’Union européenne, il a toutefois été marqué par de nombreuses et sérieuses défaillances et irrégularités. La France appelle tous les acteurs politiques congolais à faire preuve de retenue et d’esprit de responsabilité. » La timidité de cette réaction s'explique aisément.
 
  
En mars 2009, Nicolas Sarkozy s'était rendu en RDC pour sceller une réconciliation qu'il jugeait nécessaire, comme avec le Rwanda voisin. En avril de la même année, le gouvernement Kabila confiait à Areva une nouvelle concession d'extraction d'uranium. Pour cet accord majeur, l'Elysée avait beaucoup travaillé en coulisses, avec notamment le concours de Patrick Balkany, le député-maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), bien installé auprès des autorités régionales. 
  
Quelques mois plus tard, un consortium canadien était expulsé de son exploitation minière à Kolwezi. La RDC, avec sa province du Katanga, reste un terrain d'affrontement économique entre l'Asie (Chine, Inde), l'Europe et les Anglo-saxons (Canada, Australie).


Des manifestants congolais se font entendre à Montréal

RD Congo : Kabila déclaré élu, Tshisekedi proteste et lance un appel au calme

Mise à jour le vendredi 9 décembre 2011 à 18 h 55 HNE
  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Des manifestants à Kinshasa qui rejettent les résultats de la CENI donnant Joseph Kabila gagnant des élections.Des manifestants à Kinshasa qui rejettent les résultats de la CENI donnant Joseph Kabila gagnant des élections.   © AFP/JUNIOR D.KANNAH
Le président sortant de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a remporté l'élection présidentielle du 28 novembre, selon la Commission électorale centrale indépendante (CENI), mais son adversaire Étienne Tshisekedi s'est aussitôt proclamé « président élu ».
Pendant que des incidents violents sont signalés à Kinshasa, où des pneus ont été incendiés près de certains bureaux de vote, Étienne Tshisekedi a appelé la population à « rester calme ».
« Je remercie le peuple qui m'a élu et je demande à la population de rester calme et sereine. » — Étienne Tshisekedi
Les partisans de M. Tshisekedi, 78 ans, ont menacé de descendre dans les rues si Joseph Kabila était proclamé vainqueur, ce qui est arrivé dans la journée de vendredi.
Des manifestations ont eu lieu vendredi à Montréal et à Ottawa pour protester contre la réélection de Joseph Kabila.
Étienne TshisekediÉtienne Tshisekedi   © AFP/JUNIOR D.KANNAH
Tshisekedi réfute la conclusion de la commission électorale
Alors que la CENI a donné M. Kabila gagnant des élections, avec 48,97 % des suffrages, M. Tshisekedi, qui aurait recueilli 32,33 % des voix, s'est tout de même proclamé vainqueur.
« Je considère [les résultats de la CENI] comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence, je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo, a-t-il déclaré. Je vous exhorte à rester soudés [...] derrière moi pour faire face aux événements qui vont suivre. »
Peu après le scrutin, M. Tshisekedi avait averti le président sortant de « respecter la volonté du peuple », le menaçant de lancer un « mot d'ordre », sans préciser de quoi il s'agissait.
Le principal candidat de l'opposition soutient qu'il dispose de procès verbaux qui « montrent clairement » qu'il est le gagnant « et de loin ». M. Tshisekedi s'était déclaré président le mois dernier, avant l'élection du 28 novembre.
Dans le quartier de la Gombe de Kinshasa, où se trouve la résidence de Joseph Kabila, l'annonce de la CENI, qui doit encore être sanctionnée par la Cour suprême de justice (CSJ), a déclenché des manifestations de joie.
Des partisans de Joseph Kabila fêtent la réélection annoncée de leur favori.Des partisans de Joseph Kabila fêtent la réélection annoncée de leur favori.   © AFP/SIMON MAINA
Le président de la CENI, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a affirmé : « Cette deuxième élection dans un pays qui a connu le chaos [deux guerres de 1996 à 2003], personne ne pouvait y croire ». Sans attendre la validation de la CSJ, il a donné rendez-vous aux électeurs en 2016.
Les observateurs internationaux ont jugé que le scrutin avait été entaché d'irrégularités et mal organisé, mais n'ont pas demandé son annulation. L'opposition accuse ces observateurs et la communauté internationale de soutenir aveuglément Joseph Kabila.
Le pays attendait l'annonce des résultats mardi. Depuis, un important dispositif policier et militaire est déployé à Kinshasa et l'ensemble de la République démocratique du Congo tourne au ralenti.
Jeudi soir, la CENI avait reporté une deuxième fois l'annonce des résultats, suscitant à nouveau des soupçons. Elle a expliqué qu'elle devait vérifier si les chiffres reçus par moyen électronique et ceux des procès-verbaux concordaient.
Des violences électorales ont fait au moins 18 morts et plus de 100 blessés dans le pays, principalement à Kinshasa, avant même la proclamation des résultats. Selon Human Rights Watch, la plupart des victimes ont été tuées par les forces du président Kabila.

EN COMPLÉMENT


Des ressortissants congolais protestent contre le résultat des élections en République démocratique du Congo, bloquant le pont Jacques-Cartier.Des ressortissants congolais ont protesté contre le résultat des élections en République démocratique du Congo, bloquant le pont Jacques-Cartier.
Des manifestants d'origine congolaise ont perturbé la circulation en pleine heure de pointe, vendredi, dans le centre-ville de Montréal.
Quelques dizaines d'entre eux se sont réunis, en milieu d'après-midi, pour une manifestation surprise sur le pont Jacques-Cartier. Ils souhaitaient protester contre la réélection du président sortant de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, désigné vainqueur de l'élection présidentielle, vendredi.
Les manifestants, opposés au président Kabila, demandent au Canada de faire pression pour faire changer les résultats de l'élection. Ils estiment que cette élection leur a été volée, et que le candidat Étienne Tshisekedi aurait plutôt dû l'emporter.
En RDC, les observateurs internationaux ont jugé que le scrutin avait été entaché d'irrégularités et mal organisé, mais ils n'ont pas appelé à son annulation. Selon notre journaliste Sophie Langlois, il ne pouvait toutefois y avoir des observateurs partout. « C'est pourquoi les soupçons de bourrage des urnes a pris autant d'ampleur », a-t-elle précisé.
Les manifestants déplorent également le peu d'espace médiatique occupé par la situation du Congo au Canada. Ils évoquent aussi une certaine responsabilité du Canada, qui a investi 9 millions de dollars pour le bon déroulement des élections en RDC.
« Nous voulons que le Canada sache ce qui se passe. On ferme les yeux ici. On est complice de toute la misère du peuple congolais. Nous sommes expatriés à travers le monde entier. Nous voulons maintenant crier notre désarroi. » — Un manifestant
Des ressortissants congolais protestent contre le résultat des élections en République démocratique du Congo, bloquant le pont Jacques-Cartier.Des ressortissants congolais protestent contre le résultat des élections en République démocratique du Congo, bloquant le pont Jacques-Cartier.
De Jacques-Cartier au consulat américain
Autour de 14 h 30, le pont Jacques-Cartier a été fermé à la circulation, dans les deux directions, en raison de la présence des manifestants sur le pont. De nombreuses autopatrouilles étaient présentes sur les lieux.
Au total, le pont a été fermé pendant environ 45 minutes, perturbant la circulation à ses abords, notamment sur la rue Papineau, à Montréal.
Après avoir quitté le pont Jacques-Cartier, les manifestants ont emprunté l'avenue De Lorimier vers le sud. Ils se sont ensuite dirigés vers le consulat américain, au centre-ville de Montréal.
Les manifestants demandaient à rencontrer un responsable du consulat, sans succès. Ils ont finalement quitté les lieux peu après 17 h, promettant toutefois de revenir samedi et dimanche, ou tant qu'ils n'obtiendraient pas de rencontre.
La manifestation a causé nombre de problèmes de circulation au centre-ville, les autorités ayant notamment été forcées de fermer le boulevard René-Lévesque en raison de la manifestation devant le consulat américain.
Une cinquantaine de ressortissants congolais ont manifesté devant le consulat américain.Une cinquantaine de ressortissants congolais ont manifesté devant le consulat américain.

l'opposition choisit la voie légale

RDC : l'opposition choisit la voie légale pour contester les résultats de la présidentielle

Kinshasa, 12 décembre 2011. Vital Kamerhe, après avoir déposé son recours à la Cour suprême.
Kinshasa, 12 décembre 2011. Vital Kamerhe, après avoir déposé son recours à la Cour suprême.
© AFP / Gwenn Dubourthoumieu

Par RFI
Pour l'instant, l'opposition opte pour la voie légale de la contestation des résultats de la présidentielle : le candidat et ex-président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe a déposé un recours devant la Cour suprême de la République démocratique du Congo. Le président Joseph Kabila, déclaré vainqueur, reste, quant à lui, serein. Ce lundi 12 décembre 2011, il a voulu répondre aux critiques de ses opposants et des observateurs internationaux au cours d'une conférence de presse.

Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo
Vous avez certainement vu la violence des gens qui ont essayé de piller des magasins en ville, et la violence émanant des membres de l’opposition. Mais est-ce que les membres des forces de sécurité ont été violents ? Non. Si les forces de sécurité avaient recouru à la violence, on aurait eu des dizaines, des centaines de morts sur les bras. Et ce n’est pas le cas. Le Congo est une démocratie. Il n’y a pas dix pays sur le continent qui ont plus de liberté d’expression que nous. La situation à travers le pays est calme. Elle a été calme et elle continuera d’être calme. C’est parce que les gens du pays n’ont pas besoin, n’ont pas envie d’une nouvelle crise et d’un nouveau conflit. C’est la dernière chose dont le Congo a besoin. Je maintiens que notre plus grand défi ce n’est pas les élections, ni les résultats des élections, notre plus grand est ailleurs, notre grand défi c’est la pauvreté au Congo.
 
13/12/2011 par RFI
Est-elle réelle ou feinte ? Difficile à dire, mais après les critiques émises par le Centre Carter sur les élections et plus encore par le cardinal Laurent Monsengwo, l’archevêque de Kinshasa, dans le camp de Joseph Kabila, on affiche une sérénité sans faille comme on l’entend dans la conférence de presse que le chef de l'État a tenu ce lundi.
Le président sortant a bien voulu reconnaître que le dernier scrutin a été entaché de fautes, mais « pas de nature à remettre en cause sa réélection ». Des propos appuyés par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui, dans une charge contre le Centre Carter et contre l’archevêque de Kinshasa, a martelé que les élections étaient acceptables et que la non-prise en compte de 3 449 bureaux de vote ne changeait rien au classement final dans la course à la présidence.
Dès lors une question se pose : comment désamorcer la crise post-électorale naissante ? Une médiation internationale ? « Pas nécessaire », répondent plusieurs personnalités de l’entourage présidentiel. Un gouvernement d’union nationale ? « Pas question », rétorquent les mêmes voix. Aubin Minaku, le secrétaire général de la majorité présidentielle, concède tout de même que le futur exécutif pourrait être ouvert à quelques ténors de l’opposition.
DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS EN RDC
La semaine passée, l’opposition dans son ensemble avait prétendu qu’elle ne saisirait jamais la Cour suprême de justice qualifiée par Etienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'« officine privée de Joseph Kabila ». Mais Vital Kamerhe, candidat de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a finalement déposé hier après-midi un recours sous la pression des diplomates et de l’Église catholique. Au sein de l’UDPS, certains cadres précisent que sa démarche est personnelle mais qu’elle a quand même été initiée après concertation.
Si personne ne croit à une inversion des résultats par l’instance chargée du contentieux électoral, la démarche permet tout de même de gagner du temps en espérant que les pressions internes et externes portent leurs fruits. Par exemple, de nouveaux rapports d’observateurs locaux ou même de l’Union européenne pourraient être rendus publics aujourd’hui. « Et si cela ne marche pas, alors nous passerons aux choses sérieuses », promet un cadre du parti d’Etienne Tshisekedi. En clair, cela signifie que d’ici quelques jours, le leader de l’UDPS pourrait appeler à des marches de protestation ou bien à des journées « ville morte ».

Note:
On en croit rêver lorsqu'on entend Joseph Kabila rejeter la violence sur l'Opposition et affirmer que les forces de sécurité ont été exemplaires, sinon il y aurait de centaines de morts. Cet individu n'a pas de respect pour la vie humaine de ses concitoyens.
En occident où les ambassadeurs se sont plaints de la "violence" créée par les combattants congolais dans plusieurs villes, combien de morts a-t-on relevées du côté des manifestants? Rien, Zéro.


Pourquoi alors, en RDC, Joseph Kabila parle de centaines de morts? Est-ce contredire sa pensée équivaudrait à signer sa mort? Voici la non-violence de Joseph Kabila:

l’opposition dépose un recours

En RDC, l’opposition dépose un recours contre les résultats de la présidentielle

Après avoir renoncé dans un premier temps, Vital Kamerhe a finalement déposé un recours devant la Cour suprême, lundi 12 décembre à Kinshasa.
Après avoir renoncé dans un premier temps, Vital Kamerhe a finalement déposé un recours devant la Cour suprême, lundi 12 décembre à Kinshasa.
AFP PHOTO/ ADIA TSHIPUKU

Par RFI
Après les résultats contestés de l’élection présidentielle, le président Joseph Kabila a reconnu des erreurs tout en précisant qu’elles n’étaient pas de nature, selon lui, à invalider les résultats du scrutin. En RDC, c’est loin d’être l’avis de tout le monde. L’opposition unie derrière Etienne Tshisekedi a finalement déposé un recours devant la Cour suprême contre le résultat de la présidentielle. Dans un premier temps il n’était pas question de recours « devant une justice aux ordres », disait Etienne Tshisekedi. Finalement, la voie légale est empruntée. Vital Kamerhe est allé déposer le dossier à la cour suprême lundi.

« Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis », lâche Vital Kamerhe au sortir de la Cour suprême où il a déposé un recours, ce lundi après-midi 12 décembre. Il est vrai que, la veille encore, celui qui a terminé troisième du scrutin présidentiel disait qu'il n'y avait « rien à attendre » d'une Cour aux ordres. Avant lui, Etienne Tshisekedi - crédité de 32,33% des suffrages contre 48,95% au président sortant - avait d'ailleurs qualifié la Cour suprême« d'officine privée au service de Kabila ». Et il avait rejeté, lui aussi, toute idée de recours.
Aujourd'hui, c'est au nom de Tshisekedi et de l'opposition réunie que Vital Kamerhe a accompli la formalité du recours « parce que nous sommes légalistes, parce que nous voulons la paix »,dit-il. L'opposition dit avoir entendu les appels pressants du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, et surtout celui du cardinal Monsengwo qui, tout en condamnant le résultat de l'élection, encourage l'opposition à utiliser toutes les voies de recours.

Monseigneur Laurent Monsengwo
Archevêque de Kinshasa
On se provoque, on s'arme de machettes, parfois de fusils, on casse et on brûle, comme si le but des élections était de détruire le pays plutôt que le bâtir, que les élections visaient à tuer plutôt qu'à sauvegarder et à promouvoir la vie.
 
11/11/2011 par Bruno Minas
Par contre, Monseigneur Marini Bodho, président national des protestants, affirme que le peuple a investi sa confiance en Joseph Kabila qui doit répondre aux défis du peuple.

Monseigneur Marini Bodho, président national des protestants
Ces élections sont conformes à la justice et à la vérité.
 
12/12/2011 par Boniface Vignon
Sérénité dans le camp Kabila
Cette décision de l'opposition de déposer des recours à la Cour suprême a été accueillie favorablement par le ministre porte-parole du gouvernement Lambert Mende. Cela dit, l'opinion de l'opposition ne change pas à l'encontre de la Cour suprême. C'est donc un défi qui est lancé aux juges : celui d'invalider les résultats litigieux de l'élection.
Dans le camp présidentiel, on dit attendre cela sereinement car l'écart est tel, affirme Lambert Mende, que cela ne pourra pas changer le résultat final, à savoir l'élection de Joseph Kabila. Pour sa part, l'opposition n'a pas renoncé à l'idée de faire appel à la rue, « même avant la fin de l'examen des recours par la Cour suprême », prévient Jean-Pierre Lisanga, coordonnateur de la plate-forme de soutien à Tshisekedi.

Aubin Minaku
Secrétaire général de la majorité présidentielle
Le Centre Carter considère que, malgré les imperfections, le résultat n'est pas à rejeter
 
12/12/2011 par Cyril Bensimon

lundi 12 décembre 2011

Election présidentielle en RDC


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Oscar Kashala
Oscar Kashala
OSCAR KASHALA : « LA CENI A DONNE LA VERITE DES URNES »
Le suspense levé le vendredi 9 décembre 2011 par la Commission électorale nationale indépendante a laissé la place à une éphorie de joie sans pareille en République Démocratique du Congo. Tous les congolais, partisans de Joseph Kabila Kabange ont envahi les artères principales de toutes les villes, cités et localités du pays à la suite de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle survenue le 28 novembre dernier. Donnant le candidat N° 03 vainqueur avec 48,95% du suffrage réellement exprimé, ces résultats n’ont pas laissé indifférent la communauté internationale et les candidats également engagé dans la course aux coté du candidat du peuple.
Au delà de satisfécits de la communauté internationale, vient le tour des candidats malheureux. Après la reconnaissance anticipée de la victoire de Joseph Kabila par Léon Kengo wa Dondo, celle du candidat N°03 vient de renforcer la crédibilité du processus électorale congolais. « Je ne suis pas là pour contester les résultats issus des urnes. La Ceni qui est la seule institution habilitée à rendre publique l’expression de la volonté du peuple congolais a donné son verdict et mois, en tant qu’homme d’Etat, je ne peux que me plier à la vérité des urnes », a laissé entendre, hier soir, Oscar Kashala Lukumwena sur Digital Congo Télévision. Ce, avant d’appeler les uns et les autres à l’apaisement tout en insistant que : « L’heure n’est plus à appeler la population à la violence car notre pays n’a pas besoin du chaos. Tout le monde doit se mettre ensemble et conjuguer les efforts pour la reconstruction de la Rdc ».
 En véritable homme d’Etat, ce docteur et professeur en médecine a sportivement admis son échec et choisi de regarder de l’avant pour le bien du peuple congolais. Le patron de l’Union pour la reconstruction du Congo (Urec) donne ainsi un signale fort et une leçon de politique à certains des compatriotes. Ceux, qui n’ont rien à avoir avec l’intérêt national ni le bonheur du peuple congolais. Ils continuent à vivre dans l’illusion. Ils se croient au Zaïre où toute la vie nationale tournait autour des individus. Malheureusement pour eux, les choses ont changé et continuent à se transformer.
Aujourd’hui, « la République Démocratique du Congo va mieux qu’il y a 15 ans, beaucoup mieux qu’il y en a 5 et son état s’améliore chaque jour d’avantage ». Tous les congolais normaux en conviennent avec le Président Joseph Kabila. Personne ou rien ne pourra plus susciter en eux le doute. Avec la réélection de l’homme des « cinq chantiers », le monde entier a les yeux rivés sur la Rdc ; y compris la Cour pénale internationale (Cpi). Le procureur Louis Moreno Ocampo dont les envoyés sont présents à Kinshasa ne permettra à personne de se jouer avec les vies des congolais. N’en déplaise à ceux qui, à force de l’âge, sont devenus amnésiques et aux plus jeunes qui se laissent trainer à cause de leur envie pour le pouvoir sans fondement populaire.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
Mise à jour le Lundi, 12 Décembre 2011 11:57
Note:
Si la République démocratique du Congo va mieux qu'il y a 15 ans, beaucoup mieux qu'il y a 5 ans et son état s'améliore chaque jour davantage, pourquoi dans ce cas Oscar Kashala s'estporté candidat aux élections présidentielles? Il l'a fait pour amélioré quoi?
Pourriez-vous énumérer ce qui va mieux qu'il y a 15 et 5 ans?Oui, en effet, la gabegie, le clientélisme, les assassinats, le viol, le détournement des fonds publics, les arrestations arbitraires, la concussion, la trahison, la complaisance sont des lots quotidiens de la vie du congolais. Oui, c'est ce qui est nouveau en RDC.
En ce qui concerne Oscar Kashala, c'est encore pire pour lui parce qu' il avait toute la latitude nécessaire pour faire une bonne campagne (c'est un peu dur sans argent, en effet). Je ne pense pas que ce revirement soit une nouveauté. C'est une personne qui a su rouler beaucoup de gens qui ont cru en lui et ce, pendant très longtemps. Il vient de se ranger du côté des ennemis du peuple, surtout à un tournant aussi important de notre histoire. Il le regrettera amèrement. Quel est son poids politique après cesélections? Rien, zéro. Il est une quantité négligeable.
VOICI CE QUI A CHANGÉ DEPUIS 15 ANS EN RDC :            des militaires congolais tuant des citoyens congolais.