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SACREBOPOL

vendredi 30 mars 2012

Désaveu du bureau de la CENI : la Majorité rejoint l’Opposition


Il est rare, dans les us et coutumes congolaises que les politiques de la mouvance au pouvoir et ceux de l’opposition parlent le même langage. A moins que le sujet concourt à leurs intérêts communs et personnels. Et le peuple qui est toujours la victime de leurs divisions oiseuses, s’est déjà habitué de leurs turpitudes. Il leur a déjà accordé une mesure de grâce perpétuelle. Il ne s’en émeut plus outre mesure. Tout le monde le sait. Même les enfants le disent : les politiciens sont des menteurs.

Ces prémisses peuvent déduire que lorsque les politiciens s’accordent sur une question, il faut toujours rechercher ce qu’ils n’ont pas dit.  Lors de sa dernière communication, l’informateur, le septuagénaire Charles Mwando Nsimba, a étonné les chevaliers de la plume et du micro. Suivons ensemble ce qu’il a exactement dit : «S’il est un point sur lequel les consultés, toutes tendances confondues, se sont accordés, c’est sur les ratés des élections». Le vieux Nsimba a souligné que tout le monde – majorité et opposition – propose le recadrage du système électoral et surtout la mise en place d’une nouvelle CENI. Curieux rapprochement tout de même !

Dans la tradition africaine, lorsque tous les sorciers du village s’accordent pour jeter un mauvais sort sur un enfant têtu, ce dernier a moins de chance de survivre. C’est le cas pour Ngoy Mulunda qui voit certainement la terre se  dérober petit-à-petit sous ses pieds. Tous réclament sa tête.

C’est donc clair. La messe est dite pour le pasteur-président de la CENI. Depuis l’imbroglio observé pendant la compilation des résultats des législatives, les «sorciers politiques» donnent à leur druide trop peu de chance de survivre à la tête de cette institution ô combien sensible. Les membres du bureau de la CENI sont avertis. Ils sont désormais sur une corde raide. Quitte à tenir bon et fort.

Question : qu’insinue exactement cet appel à la mise en place d’une nouvelle CENI ? Que cela sorte de la bouche des politiciens de la majorité eux-mêmes, il y a anguille sous roche. Il y a péril en la demeure.

Une autre question : si tel est le cas aujourd’hui, pourquoi ces mêmes cadres de la MP ont-ils proféré des insultes à l’endroit de l’Eglise catholique, surtout de son cardinal Laurent Monsengwo alors qu’il avait dit la même chose ?

Troisième question : entre ceux qui reconnaissent les «ratés des élections» de par la gravité des irrégularités et erreurs, et celui qui avait dit que «ces élections ne sont pas conformes à la justice ni à la vérité», quelle est la différence dans l’approche ?

RICH NGAPI




Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Daniel Ngoy Mulunda, et son bureau ne savent plus à quel saint se vouer. Alors que le navire électoral tangue, le pasteur-président voit de plus en plus la terre se dérober sous ses pieds. Tous réclament sa tête. La démission du bureau de la CENI est plus que jamais d’actualité, la Majorité et l’Opposition émettant désormais sur une même longueur d’ondes, selon la dernière révélation de l’informateur, Charles Mwando Nsimba.

Les jours de l’actuel bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) seraient-ils comptés ? Toute la ville en parle. Apparemment, ce qui n’était qu’un simple vœu exprimé par une frange importante de la population commence de plus en plus à gagner du terrain… jusqu’au niveau de la Majorité qui reconnaît aujourd’hui l’échec de la CENI dans l’organisation de dernières élections de novembre 2011.

Charles Mwando Nsimba, informateur désigné par le chef de l’Etat, également membre influent de la Majorité, a reconnu, mercredi lors d’une conférence de presse, que la Majorité a rejoint finalement le point de vue défendu par l’Opposition concernant la mise à l’écart du bureau de la CENI. Curieux rapprochement alors qu’on aborde la ligne droite pour la nomination d’un Premier ministre.

Ainsi, après avoir longtemps hésité de reconnaître des irrégularités qui ont entouré la présidentielle et les législatives nationales du 28 novembre 2011, la Majorité est finalement revenue à la raison, rejoignant ainsi l’Opposition dans ses critiques virulentes d’un processus vicié. Comme l’Opposition, la Majorité reconnaît aujourd’hui la nécessité de recadrer le processus électoral. Une façon pour elle de désavouer l’actuel bureau de la CENI,  responsable, de l’avis de la Majorité tout comme de l’Opposition, de nombreuses erreurs qui ont émaillé le scrutin de novembre dernier.

Une nouvelle CENI

Après s’être flatté d’avoir accompli son travail dans un climat de «courtoisie et de respect mutuel», l’informateur a souligné un point sur lequel les consultés, toutes tendances confondues, se sont accordés : le raté des élections. Sur ce point précis, l’informateur a souligné que tout le monde – majorité et opposition – propose le recadrage du système électoral et surtout la mise en place d’une nouvelle Commission électorale nationale indépendante.

Cet appel à la mise en place d’une nouvelle CENI, sorti de la bouche des politiciens eux-mêmes, signifie la reconnaissance de graves irrégularités et erreurs qu’en son temps, l’Eglise catholique ainsi que d’autres ONG avaient dénoncées. Peut-être que s’accroche-t-on sur l’adage qui dit : «Mieux vaut de mauvaises élections que pas d’élections du tout».

Les révélations de Charles Mwando Nsimba tombent comme un couperet pour le pasteur-président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, qui continue à se vanter d’avoir organisé un scrutin suivant les normes de la transparence, de la liberté et de la démocratie. Aujourd’hui, comme il en a acquis l’habitude, l’homme doit certainement pleurer dans sa «langue du village», pour autant que son propre camp – c’est-à-dire la majorité – le renie. En pareil cas, on ne dira même pas que le pasteur a été poignardé dans le dos, le doyen Mwando Nsimba ayant fait sa déclaration en public, devant un parterre de journalistes.

Comme Jules César, je suis sûr que le pasteur Mulunda se complairait bien du fameux «Tu quoque, fili mi (Toi aussi, mon fils)» devant cette grande trahison de la Majorité. La douloureuse surprise de Jules César, quand il se vit attaqué par celui qui lui devait tout et qu’il considérait comme son fils, se rallie bien à ce que vit aujourd’hui le pasteur-président de la CENI. Lui qui a su obéir aux ordres pendant tout le processus électoral jusqu’à créer une majorité artificielle aux dernières législatives nationales. Aujourd’hui, comme un mal propre, le pasteur est jeté en pâture par ses anciens parrains. Il doit en souffrir certainement.

Toujours est-il que sa tête est mise à prix. Sa chute n’est plus qu’une question de jours, le temps de réajuster le jeu politique aux dernières conclusions des consultations menées par le doyen Mwando.


Faustin K

jeudi 29 mars 2012

RDC: les résultats des élections "ne sont pas crédibles"

RDC: les résultats des élections "ne sont pas crédibles"

AFP
Mis en ligne le 29/03/2012
La mission évoque "des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral".
Les résultats des élections présidentielle et législatives de fin 2011 en République démocratique du Congo "ne sont pas crédibles" en raison de "nombreuses irrégularités et fraudes", estime la Mission d'observation de l'Union européenne dans un rapport publié jeudi à Kinshasa.
La mission "considère que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral", écrit-elle dans son rapport final sur ces scrutins remportés par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila et l'alliance de partis qui l'ont soutenu.
La Mission d'observation de l'UE (MOE-UE) évoque notamment l'absence d'audit du fichier électoral, le "manque de transparence" lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d'électeur de 3,2 millions d'électeurs, de "multiples incidents de fraude et de bourrages d'urnes" lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats "caractérisée par un profond manque de transparence".
La MOE-UE recommande principalement la "restructuration" de la Céni en y incluant la société civile pour contribuer à "sa transparence, son indépendance et sa fiabilité", un audit du fichier électoral et la mise en place de la Cour constitutionnelle.
Le rôle de cette dernière est actuellement dévolue à la Cour suprême de justice, chargée du contentieux et de proclamer les résultats définitifs des élections, et dont l'indépendance a souvent été mise en cause

mercredi 28 mars 2012

La rencontre Kabila-Reynders divise la Belgique

Mercredi, 28 Mars 2012 14:39
Image d'archiveImage d'archive
« Nous n'allons quand même pas aller serrer la main de Kabila », soutient la NVA, parti qui passe actuellement pour le plus populaire en Belgique et qui exhorte le ministre des Affaires étrangères à ne pas franchir ce pas.

Les personnalités politiques belges Bart de Wever et Karl Vanlouwe ont signé un texte dans le journal néerlandophone “ De Morgen“ dans lequel ils critiquent la visite en RD-Congo du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Ils lui reprochent notamment son manque de vision et le fait qu'il ne tienne pas compte du climat politique tendu en RDC. Les deux signataires lui conseillent d'ailleurs de ne pas serrer la main de Joseph Kabila“. Le titre donné à cet article est du Journal La Tempête des tropiques.

(Par Bart De Wever et Karl Vanlouwe - Tiré de De Morgen - 26/02/2012)

La visite de M. Didier Reynders, au Congo donne un mauvais signal. C'est ce que disent Bart De Wever, président de la N-VA, et Karl Vanlouwe, président de la commission des relations étrangères du Sénat.

Récemment l'Organisation des Nations Unies a publié un rapport sensationnel. Selon les Nations Unies, les forces de sécurité congolaises se sont rendues coupables de graves violations des droits de l'homme, lors des élections de novembre dernier, y compris de meurtre et de torture. En outre, il y a 265 personnes qui attendent en prison sans jugement.

 Au Cabinet des Affaires étrangères, dans la rue des Carmes, on reste silencieux comme l'année dernière au moment ou le président sortant Joseph Kabila a modifié la constitution pour assurer sa réélection. Même avant le dévoilement des chiffres officiels une réunion avec le ministre congolais des Affaires étrangères avait déjà eu lieu à Val Duchesse, loin des Affaires étrangères et du quartier Matonge, tout près de là.

 Les rapports sur les élections faits par l'Institut Carter et l'Union européenne étaient pourtant clairs. Dans certains districts, le taux de participation était de 100%, avec 99,9 % de vote pour le président sortant. Faut le faire. On pouvait à peine parler d'une compétition électorale loyale. C'était pourtant là la condition principale mise avant l'élection par notre pays au soutien financier -16,5 millions - pour les élections.

L'annonce officielle de la visite de Reynders a eu lieu il y a quelques semaines.

Notre ambassadeur à Kinshasa a souligné “l'excellente coopération entre la Belgique et le Congo, deux pays qui actuellement se trouvent dans une phase de dialogue permanent et constructif”. Le passage cité ci-déssus est symptomatique d'une absence totale de vision face au Congo. Sous le gouvernement arc-en-ciel, les liens avec le gouvernement de Kinshasa ont été consolidés. Le ministre des Affaires étrangères, alors Louis Michel, a donné la priorité absolue au Congo, mais les fréquentes visites n'ont- pas motivé Kabila, père et fils, à oeuvrer pour la démocratie ou le développement économique et social. Le niveau de vie du peuple congolais demeure l'un des plus bas au monde jusqu'à ce jour.

Une vision stratégique 

Le passage de Karel De Gucht, lui qui a eu le courage d'exprimer des critiques face au pouvoir à Kinshasa, a été sensationnel dans les salons diplomatiques. Mais il en résultait simplement une politique parallèle dans laquelle les anciens ministres André Flahaut et Armand De Decker maintenaient les contacts de haut niveau. De Gucht était à peine parti à la Commission Européenne, que le gouvernement acceptait la présence du Roi Albert à la cérémonie des 50 ans d'indépendance. Kabila ne pouvait imaginer un meilleur point de départ pour sa campagne un an plus tard.

Aujourd'hui, nos relations avec Kinshasa sont déterminées par la culpabilité historique, mais avant tout par des intérêts individuels, en particulier du côté francophone. Ce voyage-ci s'inscrit aussi dans le soutien aux intérêts économiques.

Personne ne conteste la nécessité de la diplomatie économique, en particulier en des temps difficiles. Mais ce ne doit pas être une justification pour légitimer un régime qui à travers des élections frauduleuses tente de rester au pouvoir. Et c'est ce qui arrivera. Notre ministre des Affaires étrangères est le premier ministre européen qui s'est rendu à Kinshasa.

Evidemment, ceci renforcera la position de Kabila sur la scène internationale, contre la volonté des Congolais. 

On ne peut pas attendre de notre diplomatie qu'elle intervienne partout. Les priorités doivent être analysées.

Au Congo, cependant, nous avons encore une influence. Il est donc surtouts, regrettable que nous l'utilisons pour légitimer Kabila. Elle est aussi peu constructive face à une politique européenne commune. La lettre de félicitations de M. Di Rupo adressée à Kabila, avant que le résultat soit connu de façon certaine, était déjà difficile à admettre. Sous la pression de l'Europe on a pu éviter qu'un membre de notre gouvernement n'assiste à la prestation de serment de Kabila. Aujourd'hui nous nous isolons de nouveau. Le commissaire européen pour l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a clairement une vision différente. Dans “De Standaard“ elle déclarait sans scrupules que, l'Etat congolais abandonne ses citoyens.

Nous appelons en premier lieu, le ministre des Affaires étrangères à développer une vision stratégique sur la politique du Congo, en consultation avec le parlement fédéral, les régions fédérées et la société civile. La diplomatie actuelle en ces matières crée la confusion. Mais ceux qui sont au pouvoir à Kinshasa doivent savoir que nous mettons des conditions à notre soutien, qui équivaut toujours à un montant annuel d'environ 120 millions d'euros.

Des conditions qui concernent le progrès et le développement démocratique, le respect des droits de l'homme, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Toutes conditions que le Congo ne remplit pas du tout. Dès aujourd'hui, Reynders pourrait déjà faire un geste, notamment de ne pas serrer la main du chef d'Etat

mardi 27 mars 2012

Les nouveaux combattants congolais

KABILA» à la tête du pays : La RDC à la queue de l’histoire


 Mar 27. Mars 2012, 05:01

Avec «KABILA» à la tête du pays : La RDC à la queue de l’histoire !


La République Démocratique du Congo (RDC) sortira-t-elle de son classement à la queue de l’histoire dans presque tous les domaines de la vie? Les indicateurs sont en rouge et deviennent de plus à plus très préoccupants dans tous les secteurs en RDC. A titre d’exemple: 

1. Le Fonds Monétaire International classe la RDC en avant-dernière position des pays les plus pauvres au monde avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de 334$, soit environ 27,8$ par mois ou moins d'un dollar par jour. Ce PIB dans des provinces varie de 32 à 138$ par mois à cause des disparités régionales très fortes.

2. Selon l’Indice IBRAHIM du développement en Afrique: la RDC occupe 51e position des pays pauvres sur 53 en Afrique. Malgré ses immenses ressources naturelles, le Congo-Kinshasa est l’un des pays les plus pauvres d'Afrique. La pauvreté a élu domicile dans ce pays. Une fatalité irréversible? 

3. La Transparence Internationale-France: la RDC est l'un des pays les plus corruptibles au monde sur le classement des 185 pays. Le rapport estime qu’environ 55% des recettes du trésor public en RDC se volatilisent à cause de la corruption. Cette mauvaise pratique s’inscrit dans la culture de megestion au Congo où la corruption se fait à ciel ouvert en toute quiétude depuis lurette!!

4. Selon l’Indice du Développement Humain: la RDC est au bas de l’échelle malgré les efforts macroéconomiques louables du gouvernement d’une croissance de 0.266 en 2005 à 0.286 en 2011. Cependant, le taux de chômage au Congo considéré comme l’un de plus élevés de la région, est resté presque le même durant cette période dite de croissance macro-économique.

5. Sympatico.ca-Finances: la RDC est l’un des dix pays les plus taxés au monde mais la canalisation des recettes vers le trésor public demeure un défi national. Sans une réforme adéquate dans le secteur des régies financières pour adapter la gestion aux nouvelles technologies, le Congo restera économiquement longtemps à genou. Comme conséquence, les fonctionnaires de l’état tels : que les enseignent, les militaires et agents de service de sécurité resteront mal rémunérés ou irrégulièrement payés.

6. La Banque mondiale "Doing Business 2012" classe la RDC en 178e position sur 183 pays. Dans le monde compétitif, comment gagner la confiance des investisseurs quand il y a 177 pays au monde où il y a moins de tracasseries politico-administratives pour faire les affaires qu’en RDC? Si en 2011 la RD Congo était classée en 176e position, quel a été alors l’impact des efforts amorcés pour améliorer le climat des affaires?

7. Le Global Peace Index des 10 pays les plus dangereux d’Afrique: la RDC est classée en 3è position malgré les multiples efforts et accords tant nationaux, régionaux qu’internationaux pour consolider la paix tant attendue mais qui demeure toujours hypothétique au Congo. Selon l’envoyée spéciale de l'ONU sur les violences faites aux femmes et aux enfants: la RDC est baptisée «la capitale mondiale du viol».

8. Les Aéroports congolais sont parmi les plus sales et dangereux de l’Afrique. La RDC est sur la liste noire de l’Organisation de l’aviation civile internationale à cause du non-respect des normes de l'industrie aérienne. Les avions de la RDC sont interdits de survoler l’espace aérien de l’Union Européenne.

9. Le taux de mortalité infantile et maternelle reste le plus élevé de la région et l’espérance de vie est de 48 ans en 2011 contre une moyenne africaine de 55 ans. Des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste, le paludisme ont resurgi au Congo plus que partout ailleurs, et la pandémie du VIH/sida fait des ravages avec environ un million d’enfants qui ont perdu au moins un des parents. L’accès aux services de santé de base est inférieur à 26%. Les soins de santé de qualité sont accessibles à la classe politique en occident, Afrique du Sud, Inde ou au Kenya.

10. Institut International de Recherche sur les politiques alimentaires: La RDC a le taux le plus élevé de la malnutrition dans le monde. Pourtant le pays regorge un sol très fertile et l’une des grandes réserves mondiales d’eau douce mais seuls 26% de sa population accèdent à l’eau potable, révèle une enquête menée par le Programme des nations unies pour l’environnement en 2011.

Cette liste non exhaustive des différents classements de notre pays devrait interpeller la nouvelle classe politique congolaise. Dieu nous a bénis avec un pays très beau et riche mais toujours classé au bas de l’échelle au monde des pays les plus pauvres, corruptibles, dangereux, etc.. Pourtant le pays regorge tant de potentialités et de ressources transformables en richesses et capables de lancer durant les cinq (5) prochaines années des bases solides pour le pari de la "Révolution de la modernité".

Rappelons ici qu’on ne peut pas continuer à faire les choses de la même façon et espérer des résultats différents. Une nouvelle méthode de gouvernance et classe politique capable d' exécuter la vision du Chef de l’Etat de faire la RDC un pays émergent dans un horizon très proche s’avère nécessaire à l'aube de son nouveau 2nd mandat. Pour inspirer confiance à l'opinion nationale et internationale, la nouvelle manière de gouverner doit commencer par la sélection objective des animateurs politiques et gestionnaires des entreprises publiques recrutés sur base des critères de compétence et de moralité. La science sans conscience n’est qu’une ruine de l’âme, dit-on.

Parmi les pistes de solutions pour relever le défi national, le Parti National pour la Réforme, PNR en sigle, propose entre autres :

La révolution passionnée pour moderniser et réformer les secteurs clés et lutter contre les mauvaises pratiques politiques qui ont élu domicile dans notre pays ;

La consolidation de la paix et de la sécurité tant nationale que régionale, sans lesquelles aucune activité économique durable ne peut être envisagée ;

La réforme du secteur économique dont 80% se trouve dans l’informel afin de permettre leur mutation vers le formel pour la croissance des recettes du pays ;

La réhabilitation des infrastructures routières pour connecter les centres de production aux marchés de consommation ;

L’assainissement de l’environnement institutionnel et règlementaire, et la priorité à l’agriculture, l’élevage et la pêche dans les milieux ruraux et l’économie de nouvelles technologies dans les milieux urbains ;

La société civile et les congolais de l’étranger doivent aussi être mis à contribution. Ils constituent un vivier de compétence non négligeable.

Le PNR dispose des études toutes faites sur la réforme à mener dans les secteurs clés de la vie publique pour l’amélioration du bien-être social. Notre projet de société est très éloquent et détaillé à ce sujet. Par exemple, avec la réforme du secteur des régies financières seulement, le pays est capable de faire plus que le double de son chiffre budgétaire actuel d’environ 6 milliards USD pour une population de presque 70 millions d’habitants. 

Ensemble la REFORME est possible en RD Congo!!

Delphin KYUBWA , Président national/PNR
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