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jeudi 27 septembre 2012






Le président français François Hollande, le 7 septembre 2012 à Evian.
Le président français François Hollande, le 7 septembre 2012 à Evian.
REUTERS/Philippe Wojazer

Par RFI

François Hollande et ses équipes organisent le premier périple du président français en Afrique et sa présence au prochain sommet de la francophonie à Kinshasa du 12 au 14 octobre prochain. Le président français devrait faire une escale au Sénégal avant de venir en RDC. C'est un voyage présidentiel éclair qui semble se mettre en place.

Avant le sommet de Kinshasa, François Hollande s'est organisé une étape express à Dakar. Son arrivée au Sénégal le vendredi 12 en fin de matinée est confirmée de bonne sources à Paris. Sans doute pour marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy et faire oublier sa polémique déclaration sur «l'homme africain (qui) n'est pas assez entré dans l'histoire», le chef de l'Etat français souhaite prononcer un discours devant l'Assemblée nationale sénégalaise avant de s'entretenir avec son homologue sénégalais Macky Sall.

Rendez-vous avec l'opposition congolaise

Un peu plus tard, dans la nuit, l'avion présidentiel décollera pour Kinshasa. Le lendemain, au petit matin, François Hollande veut, en une heure et demie, rencontrer Joseph Kabila à la présidence puis se rendre à la résidence de l'ambassadeur de France pour discuter avec les ONG et les opposants politiques. C'était l'une des conditions de sa présence au sommet de la francophonie. «Il y a beaucoup de demandes et peu d'élus» nous indique une source diplomatique à Paris. Seuls les proches de l'opposant Etienne Tshisékédi affirment être en contact avec les services de l'Elysée : «ça s'organise tranquillement mais nous avons une exigence : un rendez vous en tête à tête.»
Ensuite, François Hollande suivra l'ouverture du sommet de la Francophonie au palais du peuple, avant de prononcer un discours très attendu de 7 minutes. François Hollande a prévu de consacrer la fin de sa journée aux Français vivant en RDC avant de redécoller dans la nuit pour Paris.

XIVe sommet de la Francophonie : Hollande effectuera un voyage éclair en RDC et au Sénégal en octobre

Mercredi 26 septembre 2012
Le président français s'entretiendra avec Kabila, les opposants et les ONG à Kinshasa
A quelques jours de la tenue du XIVe sommet de la Francophonie à Kinshasa, les choses se précisent petit à petit quant au voyage du président français. Pour son premier voyage en Afrique, le président français effectuera un voyage éclair au Sénégal et en République démocratique du Congo (RDC). Les services de l'Elysée sont en train d'organiser le premier périple du président français en Afrique et sa présence au prochain sommet de la Francophonie à Kinshasa du 12 au 14 octobre prochain. Il est prévu une escale au Sénégal avant de venir en RDC. Pour un premier voyage en Afrique, François Hollande envisage d'effectuer un voyage éclair.




Avant de participer au XIVe sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande projette une escale express à Dakar, capitale du Sénégal, où il devra arriver le vendredi 12 septembre en fin de matinée.
A l'étape de Dakar, apprend-on, il est prévu un discours qu'il prononcera devant l'Assemblée nationale sénégalaise avant de s'entretenir avec son homologue sénégalais Macky Sall.

Rendez-vous avec l'opposition congolaise
De la capitale sénégalaise, le président français atteindra Kinshasa, capitale de la RDC, un peu plus tard, dans la nuit. Le samedi 13 octobre, au petit matin, François Hollande envisage de boucler en un tour de main un programme serré. Donc, il veut, en une heure et demie, rencontrer son homologue congolais, Joseph Kabila au Palais de la nation puis se rendre à la résidence de l'ambassadeur de France en RDC pour discuter avec les ONG et les opposants politiques congolais. François Hollande va ainsi répondre à l'une des conditions de sa présence au sommet de la Francophonie dans la capitale congolaise.
Cela ne voudrait pas dire qu'en dehors de ces rencontres, il n'y ait pas d'autres demandes d'audiences de la part des Congolais. Le séjour de François Hollande est si bref que le temps fait défaut pour satisfaire à toutes les demandes.
"Il y a beaucoup de demandes et peu d'élus", indique-t-on du côté de Paris. Seuls les proches de l'opposant Etienne Tshisekedi affirment être en contact avec les services de l'Elysée : "ça s'organise tranquillement mais nous avons une exigence : un rendez-vous en tête à tête."
Cependant une question reste posée : François Hollande accédera-t-il à l'exigence du président national de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)?
Ensuite, François Hollande suivra l'ouverture du XIVe sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au Palais du peuple, avant de prononcer un discours très attendu de 7 minutes. L'agenda de François Hollande prévoit également une rencontre avec les Français vivant en RDC avant de regagner Paris dans la même nuit du 13 octobre.
Ce sera le premier voyage qu'effectuera le président français sur le sol africain après son élection au mois de mai dernier.
C'est lundi 27 août que le président français avait annoncé qu'il participerait au XIVe sommet de la Francophonie prévue en octobre prochain. Il avait ainsi mis fin à un long suspense sur sa participation ou non à cette rencontre.
"Je me rendrai dans quelques semaines au sommet de la Francophonie à Kinshasa. J'y réaffirmerai que la Francophonie n'est pas simplement une langue en partage mais aussi une communauté de principes et d'idéaux dont le rappel à chaque occasion est nécessaire, et notamment en RDC mais pas seulement là ", avait-il déclaré au cours de la Conférence des ambassadeurs français au palais de l'Elysée mettant fin à une polémique entre les partisans et les opposants à sa venue à Kinshasa.

Kléber Kungu

http://www.lobservateur.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=8429:xive-sommet-de-la-francophonie-hollande-effectuera-un-voyage-eclair-en-rdc-et-au-senegal-en-octobre&catid=44:politique&Itemid=58


lundi 24 septembre 2012





Jeudi 19 septembre 2012, une délégation des Evêques membres de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo, en sigle) a visité le territoire de Rutshuru. Accompagné de Monseigneur KABOYI (Evêque du diocèse de Goma), la délégation a tenté le tout pour le tout, la MONUSCO ayant refusé de les sécuriser, pour arriver à Rutshuru où une foule immense les attendait.
Au cours de la célébration d’une messe dite de solidarité, les évêques ont lu un communiqué dans laquelle ils demandaient au peuple congolais de barrer la route aux personnes qui veulent balkaniser la République Démocratique du Congo et piller les richesses du pays. Tel était le message clé de la CENCO aux populations de Rutshuru, message qu’ils ont emmené partout dans le monde et qu’ils comptaient amener à Bukavu et dans les camps des déplacés internes du Nord-Kivu.
En marge de cela, rappelons, en passant, que ces évêques venaient de faire le tour du monde pour rapporter aussi le message du gouvernement congolais, accusant le M23 en complicité avec le Rwanda et d’autres puissances mondiales, de vouloir balkaniser le pays et livrer certaines parties du Territoire national aux étrangers.C’est dans un message court et clair que le numéro un de l’armée du M23 a donné la position du M23 sur à ce qui a fait couler tant d’encre et de salive dans notre pays, à savoir la balkanisation. La substance du message du Colonel Makenga, car c’est de lui qu’il s’agit, est la suivante : « Les revendications du M23 sont nationales et non sectaires. Il n’existera jamais de balkanisation au Congo tant que le M23 aura la force qu’elle a aujourd’hui. Le plan de balkanisation n’existe pas et n’existera pas » a-t-il rassuré aux évêques membres de la CENKO.
Ci-dessous, en intégralité, le message du Chef d’Etat Major Général de l’Armée

: «Excellences Messeigneurs représentants de la CENCO, C’est pour moi un honneur et une grande opportunité de m’adresser à vous, au nom du M23, pour retracer l’historique qui nous a amené jusqu’à ce jour de notre rencontre dans cette salle du diocèse de Rutshuru.
Merci encore une fois du courage, que vous avez eu, de braver toutes les prophéties de malheur débitées par ceux qui vous voulaient vous dissuader de venir voir la réalité du terrain et merci pour le message de réconfort que vous avez apporté à la population du Nord-Kivu en général et, en particulier, à celle de Rutshuru. Nous savons que rien n’a été facile. Vous avez entendu beaucoup des choses concernant le M23, mais nous vous promettons qu’avant votre départ d’ici, vous aurez un jugement personnel de ce Mouvement, jugement qui vous permettra d’avoir une version des faits contraire à celle que vous aviez en arrivant et qui vous permettra de fixer, une bonne fois pour tous, l’opinion tant nationale qu’internationale sur les raisons logiques et objectives qui ont pousse le M23 de prendre sa part de responsabilité dans l’Histoire de notre cher et beau pays la RDC.

Le M23 est un mouvement politico-militaire dont les membres proviennent majoritairement du Congrès National pour le Défense du Peuple (CNDP, en sigle). Vous êtes sans ignorer que ce dernier Mouvement a, en son temps, combattu contre le gouvernement de Kinshasa, 5 ans durant, et à l’issue d’un accord de paix signé à Goma (mais négocié dans un processus de paix de Nairobi sous l’égide de la facilitation des Nations Unies) les militaires ex-CNDP ont été intégrés dans l’armée congolaise et le CNDP parti politique a adhéré au camp de la majorité présidentielle.

Mon intervention, d’aujourd’hui, retracera l’historique depuis l’accord du 23 mars, jusqu’au jour où le gouvernement de Kinshasa a pris la décision de nous abattre : Nous étions convenus avec le gouvernement de Kinshasa que les forces intégrées ne seront déployées que dans les deux Kivu pour combattre toutes les forces négatives étrangères et les groupes armés réfractaires aux accords de paix du 23 mars, afin de permettre aux refugiés congolais et aux déplacés de guerre de regagner leurs contrées d’origine. Bien qu’ayant chaleureusement adhere au projet, durant les trois ans passés au sein des FARDC, le gouvernement de la République ne nous a jamais dotés des moyens nécessaires pour éradiquer ces forces négatives étrangères et les autres groupes armés ciblés à cet effet.

Pire, il s’était installée, au sein même de l’armée nationale, une discrimination envers les militaires des ex-mouvements rebelles qui ne bénéficiaient pas du même traitement que leurs collègues de l’ex-composante gouvernement. Alors que ceux du gouvernement touchaient leur solde sur base de grade, ceux des composantes ex-rebelles recevaient un montant forfaitaire et inconstant. A titre d’exemple un Colonel ex-cndp percevait l’équivalent de la solde d’un caporal de l’ex-composante FARDC. Durant toutes ces années passées au sein des FARDC, nous avons été humiliés et dénigrés n’eut été la sagesse de notre part, nous aurions quitté le processus juste quelque temps après l’intégration (c’est-à-dire vers fin 2009 déjà!). Nous avions, à maintes reprises, demandé que soient respectés les accords signés le 23 mars 2009, mais une fin de non recevabilité était réservée à notre requête et en lieu et place nous avions subi des menaces et deux d’entre nous qui avaient signé une pétition, ont été radiés de l’armée pour cela.

Bien que nous nous étions convenus que les militaires intégrés ne seraient déployés que dans les deux Kivu, nous avons accepté, par patriotisme, que certains d’entre nous aillent servir sous le drapeau contre les INYELE à DONGO dans la province de l’Equateur, mais hélas, certains avaient été assassinés par leurs « frères » d’arme de l’ex-composante gouvernemental, tandis que d’autres ont subi des traitements inhumains et dégradant avant de les laisser regagner Goma. D’autres, 59 d’entre nous, qui étaient partis à DUNGU pour combattre les LRA et les ADF-NALU ne sont jamais retourné (à l’exception d’un rescapé qui s’etait échappé par le soudan et qui nous a reporté les circonstances de la mort de ses collègues, tués par le major responsable du bataillon qui, au lieu d’être poursuivi en justice, a été promu au rang de Lt Colonel en guise remerciement de la part du gouvernement de Kinshasa.

Il en est de même des militaires ex-CNDP qui ont été déployés dans des opérations à Kindu, trois d’entre eux ont été lapidés par la population au motif qu’ils étaient des rwandais. Le Nord-Kivu n’est pas laissé en reste : dans cette discrimination organisée contre les militaires ex-cndp intégrés après les accords du 23 mars 2009, le Colonel YAV, alors commandant secteur, avait fait assassiner le Lt Colonel ALI, sur l’axe Rumangabo-Rutshuru, et toutes les preuves avaient été présentées à la hiérarchie, mais aucune poursuite n’a jamais été menée en son encontre…
Durant les trois ans passés au sein des FARDC, nous n’avons fourni aucun effort pour dénoncer toutes les injustices, la corruption et le détournement des fonds alloués aux militaires et qui n’arrivaient jamais à la base. Nous étions profondément préoccupés par les répercussions de ces injustices sur l’avenir de l’armée et de notre pays, symboles majeurs de la souveraineté nationale; c’est pourquoi, en tant que patriotes, nous avons attendu 3 ans pour méditer suffisamment, avant de décider, en âme et conscience, de nous insurger contre tous ces fléaux. Drogués en permanence dans l’espoir de se soustraire de la dure réalité de la vie qui leur est imposé par des gouvernements prédateurs, manque des soins pour les blessés de guerre, la corvée de débrouille, les vols, les extorsions, bref, la vie infra-humaine que mènent les militaires congolais, dans l’indifférence arrogante de la hiérarchie militaire et civile, la peur bleue surtout du risque constant de voir nos éléments se contaminer par ces antivaleurs ainsi que celle de participer à ce crime organisé contre la nation et son peuple, nous avaient poussés à franchir le Rubicon.

Tout citoyen congolais est touché par l’institutionnalisation de la corruption dans notre pays mais quand le mal ronge l’armée, cela devient plus qu’inquiétante et tout patriote devrait le dénoncer. Nous avons fais trois ans au sein des FARDC sans solde alors que nous avons passé les épreuves du contrôle physique et l’enregistrement biométrique. Où va la solde destinée aux militaires ? C’est une question taboue dans l’armée et, de plus en plus, les politiciens perdent leur langue quand il s’agit de dénoncer le mal. Toute personne qui en parle devient l’ennemi numéro un du régime KABILA : Ils ont tué le Lt. Colonel BULIMASO à Masisi, ils ont tendu une embuscade au Lt. Colonel Kifaru à Walikale, Le Colonel Byamungu a été attaqué dans son Quartier Général à Uvira, Les Lt Colonel Saddam et Nsabimana attaqués à Fizi sans que moi qui était commandant des opérations au Sud-Kivu je ne sois informé. La chaine de commandement n’existe pas dans les Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Alors que la situation devenait de plus en plus tendue, le Chef d’Etat Major Général des FARDC au lieu de calmer le jeu et de résoudre les problèmes au sein de l’armée, il a mis le feu aux poudres : Il a appelé le Colonel Baudouin NGARUYE à Goma pour recevoir le briefing pour rejoindre, son nouveau poste d’attache à Shabunda, en remplacement du Colonel KABUND, en lieu et place du briefing il fut humilié et désarmé devant soldats et caporaux ; le même sort fut réservé au Colonel Zimulinda, alors qu’il était convié à une réunion avec le Chef d’Etat Major Général des FARDC. Certains militaires ayant senti venir les menaces, se sont vite retranchés dans les montagnes de Masisi pour se protéger contre l’inconnu que ces comportements du gouvernement Kabila venaient d’adopter vis-à-vis des Officiers supérieurs ex-CNDP intégrésdans les FARDC. Le Colonel BIYOYO(Officier ex-CNDP Shi) fut intrepellé, désarmé, arrêté et transféré à Ndolo (à plus de 1000 km de sa famille). Enfin nous avons fait avec l’état Major Général beaucoup de réunions dans lesquelles j’ai dénoncé toutes les antivaleurs(la corruption, le non respect de la chaîne de commandement, le clientélisme, l’affairisme et le tribalisme qui s’installaient au sein de l’armée) et ces exactions à l’égard des militaires rwandophones et non rwandophones et, la seule réponse qui m’avait été réservée c’est l’embuscade qui m’avait été tendue à Nyabibwe, en Mai dernier, alors que je venais de Bukavu pour Goma, en réponse à l’invitation du CEMJ-Force terrestres.

Excellence les représentants des Evêques membres de la CENCO, vous êtes les premiers à avoir dénoncé avec force la culture du mensonge, de la tricherie, du vol qui s’installent au sommet de l’Etat, nous avons, dans l’armée apprécié à juste titre cette très grande contribution, qui consistait à rappeler aux autorités congolaises leur rôle des dirigeants. Vous savez bien que la question de la Balkanisation est un mensonge grossier inventé par le gouvernement Kabila pour embarquer le peuple congolais tout entier dans ses mésaventures bellicistes au Kivu. L’histoire est têtue, mais il semble que les congolais n’apprennent rien de leur histoire : en 1998 lors de l’avènement de l’AFDL, ce sont les mêmes personnes qui criaient à la Balkanisation, je parle du Prof Kin Kye et le très eternel Ministre de la communication Lambert Mende Omalanga. A l’époque c’était pour discréditer et empêcher le père de celui qu’ils servent aujourd’hui à hériter le pouvoir. Nous avions entendu la même rengaine lors de la rébellion du RCD et celle du CNDP. Cela n’étonne personne que ce pouvoir, à mal de légitimité, utilise un discours nationaliste pour se rallier les congolais, mais de là, réussir à embarquer même les Evêques, cela nous imposent des questions !

En tant que deuxième personnalité du Mouvement du 23 mars, au nom de notre Président (qui est aussi un Bishop) nous disons au peuple congolais que le M23 est un Mouvement National pour libérer tous les congolais, et que la balkanisation n’existe que dans l’imaginaire de Mende pour distraire le peuple congolais et prolonger son, peu soit-il, son séjour au pouvoir. Le Congo est un et indivisible, il restera uni et les Congolais doivent être unis derrière le M23 pour se défendre contre cette nouvelle féodalité compradore que Kabila tend à installer à Kinshasa.
Quant à la question de l’aide que le M23 bénéficierait du Rwanda, le récent retour en pleine journée de tout un bataillon des militaires rwandais vêtus en uniformes congolais, a mis à nu les mensonges du gouvernement Kabila qui croyait qu’il continuerait à tromper éternellement au peuple congolais. Le M23 félicite la population de Rutshuru qui a refusé de céder à la manipulation des politiciens de Kinshasa. Cette population a compris que, finalement, à chaque fois que le pouvoir de Kinshasa est menacé, il appelle le peuple à la solidarité alors que les FDLR ont toujours constitué la source principale de l’insécurité, mais le gouvernement de Kabila n’a jamais utilisé autant des moyens que ceux déployés pour combattre le M23 !

Pour terminer, leurs Excellences, permettez-moi de rappeler à l’opinion qu’au lendemain des élections présidentielles, les Evêques du Congo s’étaient levés, comme un seul homme, pour dénoncer les fraudes massives dont étaient entachés les scrutins.

Nous retirer dans les montagnes de Runyoni (où le gouvernement de Kabila nous a attaqué, car c’est lui qui avait pris l’initiative de la guerre dans l’espoir de nous anéantir en un clin d’œil, dans une sorte de guerre-éclair, conscient d’avoir totalement réussi à nous désorganiser par l’atomisation de nos troupes ex-CNDP en plusieurs régiments) était, pour nous, une façon de suivre votre mot d’ordre. Chers Messeigneurs, qu’est-ce qui s’est donc passé depuis ? Avez-vous changé de point de vue où tout simplement les réalités ont-elles changées ? Si tel est le cas, leurs Excellences, je voudrai, au nom de toute ma délégation, que vous :

1. Rassuriez le peuple congolais que les élections se sont déroulées en toute transparence, liberté et régularité,
2. Rassuriez le peuple congolais que toutes les forces négatives étrangères qui sèment l’insécurité et la désolation à l’Est de la RDCongo, ont toutes étaient éradiquées,
3. Rassurez le peuple congolais que l’insécurité est terminée sur tout le territoire congolais du Sud-Kivu au Katanga, en passant par la province Orientale.
4. Rassuriez le peuple congolais que tous les réfugiés congolais vivant à l’étranger et les déplacés internes ont été rapatriés et réinstallés.
5. Rassuriez le peuple congolais que le social du congolais a été amélioré au point que le salaire est devenu décent et régulier,
6. Rassuriez le peuple congolais que la justice est exercée partout et sur tout congolais.

Si vous nous rassurez solennellement de tout cela, Excellences, nous sommes prêts à déposer nos armes et à vous suivre à Goma, pour mettre fin aux hostilités.
Apres les applaudissements des Evêques, L’Evêque de Goma a pris la parole pour dire au Président à l’intérim du Mouvement, le Colonel Makenga SULTANI, qu’ils ont écouté attentivement, qu’ils sont désormais informés et satisfaits des assurances que le M23 a donné concernant la balkanisation.

Pour terminer son mot, le chef de la délégation des Évêques de la CENCO, a demandé ce que le M23 attendait de l’Eglise.

Prenant la parole, l’Administrateur du territoire de Rutshuru, Monsieur Benjamin MBONIMPA, est revenu sur la balkanisation en disant que c’est une intoxication, un stratagème pour se dérober de ses devoirs régaliens et qui ne relève que de la fiction et des supputations du gouvernement congolais. Aussi le M23 demande-t-il aux Evêques d’être rassurés que la balkanisation n’existe que dans la tête de Kabila et de celles de membres de son gouvernement et demande à cette délégation de corriger le message qu’elle a donné à la population en prêtant des intentions au M23. La délégation du M23 a, enfin, exhorté les Evêques à dire fidèlement ce qui est, réellement, sorti de la bouche de l’autorité numéro un du M23, à savoir que, si cela ne peut dépendre que du M23, la Balkanisation n’existera jamais au Congo. A cet effet, le Colonel MAKENGA priera aux évêques de rapporter que les symboles de l’Etat congolais n’ont pas été touchés : le drapeau flotte et l’hymne national est partout chanté. "

La rédaction www.m23.org

http://www.soleildugraben.com/actualite/locale/285-une-d%C3%A9l%C3%A9gation-des-ev%C3%AAques-de-la-cenco-chez-le-colonel-sultani-makenga.html

dimanche 23 septembre 2012

Déclaration solennelle de l'Honorable Roger Lumbala




Le gouvernement présente le passeport de Roger Lumbala à la presse




Le ministre de l´intérieur montre certaines preuves concernant le voyage de Mr. Lumbala au Rwanda. Et il pose la question : aller à Kigali n’étant pas une infraction, pourquoi Roger LUMBALA s’obstine-t-il à nier ses séjours au Rwanda, alors que nous qui vous parlons, nous y avons déjà été ?


Mesdames et Messieurs de la Presse ;

Le 1er septembre 2012, Monsieur Roger LUMBALA TSHITENGA, Député National et Président du RCD/N, parti de l’Opposition, avait été arrêté par les Services Burundais.

Depuis cette date, cette affaire défraie l’actualité dans la Région des Grands Lacs, en général, et en République Démocratique du Congo en particulier.

A ce stade, nous pouvons vous dire que le Député Roger LUMBALA était en contact avec un groupe armé, reconnu Force Négative, et qui est en intelligence avérée avec un pays étranger, dans le dessein de déstabiliser les Institutions de la République légalement établies.

Des éléments en notre possession par nos Services de Renseignements et qui continuent à faire l’objet d’un traitement technique approprié, comportent des indices sérieux allant dans le sens des préparatifs d’un coup de force, au terme duquel le Député Roger LUMBALA projetait d’assumer les plus hautes charges de l’Etat, en sa qualité de Président autoproclamé du Conseil National de Transition du Congo (CNTC).

Vu la gravité des faits, vous comprendrez bien, qu’à l’heure actuelle, nous ne puissions en faire une très large diffusion afin de ne pas gêner l’instruction judiciaire déjà enclenchée.

Néanmoins, le Gouvernement de la République a le devoir sacré d’apporter à l’opinion publique l’information et rien que l’information, à travers les organes de presse que vous représentez, afin que vous soyez en état de faire toute la lumière sur certains aspects, amplifiés par les médias, concernant la présence ou non de Monsieur Roger LUMBALA au Rwanda, notre objectif étant d’enrayer une controverse qui n’a pas lieu d’être.

A ce sujet, permettez-moi de féliciter les médias congolais, dans leur ensemble, étant donné que ce sont eux qui ont révélé à l’opinion publique cette présence de Monsieur ROGER LUMBALA dans un pays étranger, malgré ses dénégations répétées.

Avant son arrestation, le 1er septembre 2012, par les Services Burundais, il n’avait cessé de semer le doute dans les esprits des congolais en répétant publiquement qu’il n’a jamais séjourné au Rwanda.

Par la suite, deux membres du Gouvernement, en leurs qualités respectives, ont informé l’opinion que contrairement à ses dénégations, Monsieur Roger LUMBALA avait bel et bien séjourné à Kigali.

Le dimanche 16 septembre 2012, après avoir quitté l’Ambassade d’Afrique du Sud à Bujumbura, pour prendre l’avion en direction de Paris, en France, une constance continuait à dominer toutes ses déclarations :

« Je n’ai jamais été à Kigali », ne cessait-il de répéter.

Pour ce seul aspect, nous voudrions vous apporter les preuves de la présence de Monsieur Roger LUMBALA dans la Région des Grands Lacs, et précisément au Rwanda durant la période allant de juin à août 2012.

Nous vous avons remis, par le Service du Protocole, les copies des pages du passeport diplomatique n°DB 0001056 délivré à Monsieur Roger LUMBALA, à Kinshasa le 26 juin 2009, lequel avait été saisi sur lui et dans lequel chacun d’entre vous peut constater les visas obtenus ainsi que les entrées et sorties effectuées.

Ainsi que vous aurez à le constater, les mouvements de Roger LUMBALA peuvent avec précision être retracés de manière suivante :

•12 juin 2012, départ de Kinshasa/Aéro-N’djili pour Bujumbura, au Burundi, où il arrive le 13 juin 2012, après escale à Addis-Abeba ;
•19 juin 2012, départ de Bujumbura par l’Aéroport pour Kinshasa qu’il atteint le 20 juin 2012, après escale à Addis-Abeba ;
•29 juin 2012, Monsieur Roger LUMBALA sort de la RDC par le Beach Ngobila vers Brazzaville avec un laissez-passer individuel ;
•30 juin 2012, il quitte Brazzaville par l’Aéroport de Maya Maya et arrive au Rwanda par l’Aéroport International de Kigali ;
•02 juillet 2012, il part de Kigali, au Rwanda, pour Brazzaville (Aéroport de Maya Maya) ;
•09 juillet 2012, il traverse, de Kinshasa pour Brazzaville, avec un laissez-passer individuel ;
•14 juillet 2012, il quitte Brazzaville par l’Aéroport de Maya Maya pour Bujumbura où il arrive le même jour après escale de 7 heures à Kigali, au Rwanda ;
•02 août 2012, aux environs de 23 heures 00’, il quitte Bujumbura par l’Aéroport International de Bujumbura pour arriver à Kigali, au Rwanda, peu après 0 heures 00’, le 03 août 2012, par l’Aéroport ;
•03 août 2012, il sort du Rwanda, par route, pour entrer en Ouganda par le poste frontalier de Cyanika ;
•05 août 2012, il quitte l’Ouganda, par route, par le poste frontalier de Cyanika pour rentrer au Rwanda ;
•06 Août 2012, il quitte Kigali pour Bujumbura ;
•08 août 2012, il quitte Kigali pour Brazzaville ;
•13 août 2012, il sort de Kigali par l’Aéroport International pour le Burundi ;
•30 août 2012, il quitte Bujumbura pour Kigali, au Rwanda ;
•1er septembre 2012, il quitte Kigali, au Rwanda, par route, pour Bujumbura, où il est arrêté par les Services Burundais.
A ce niveau, trois questions méritent d’être posées, à savoir :

Primo, Monsieur Roger LUMBALA pourra-t-il nier que ce passeport n’est pas le sien ? Shocked Shocked

Secundo, les pays qui lui ont délivré des visas en sa qualité de Député National de la République Démocratique du Congo peuvent-ils affirmer le contraire ?

Tertio, aller à Kigali n’étant pas une infraction, pourquoi Roger LUMBALA s’obstine-t-il à nier ses séjours au Rwanda, alors que nous qui vous parlons, nous y avons déjà été.

Par ailleurs, les indications fournies par les différents cachets des visas de séjour, d’entrée et de sortie sont, ça et là, corroborées par la présence des billets de la Compagnie Aérienne RWANDAIR, trouvés en possession de Monsieur Roger LUMBALA.

Puisque nous nous interdisons de parler sans preuves, nous vous avons remis aussi des photocopies de ces billets d’avion.

Il s’agit, notamment, des cas de quatre billets d’avion de la compagnie RWANDAIR :

•N° 4592408001043 du 12 juillet 2012 avec comme itinéraire Brazzaville-Kigali, Kigali-Bujumbura ;
•N° 4592400257036 du 02 août 2012 dont l’itinéraire est Bujumbura-Kigali, Kigali-Brazzaville ;
•N° 4592400268784 du 06 août 2012 suivant l’itinéraire Kigali- Bujumbura, Bujumbura-Kigali ;
•N° 4592400269363 du 13 août ayant pour itinéraire Bujumbura-Kigali.
A ces éléments de preuve sur la présence de Roger LUMBALA au Rwanda, nous avons le devoir de porter à votre connaissance que pendant son audition par les services Burundais, il avait reconnu avoir été invité par le canal d’un responsable travaillant dans les Services de Renseignements Rwandais et portant le nom de code de ‟VOYAGE″ en français, qui se traduit par ‟SAFARI″ en swahili.

Au cours de la même audition, il avait indiqué avoir reçu de l’Etat Rwandais, la mission de déstabiliser la République Démocratique du Congo, en complicité avec d’autres acteurs congolais qui sont en connexion avec le pouvoir de Kigali, en planifiant notamment l’ouverture de plusieurs fronts, en renforcement du M23.

Interrogé sur les raisons précises de son séjour au Burundi, Monsieur Roger LUMBALA avait allégué qu’il y était allé rencontrer son épouse, Madame Alice NDAYISENGA.

Contrairement à ses déclarations publiques, faites le 22 août 2012 sur la Radio Top Congo, selon lesquelles il ne se trouvait pas du tout à Kigali, en ce moment- là, mais plutôt à Paris, en France, l’audition confirme que Roger LUMBALA était bel bien dans la Région des Grands lacs, précisément au Rwanda.

Les renseignements en notre possession indiquent que le Député National Roger LUMBALA a pris soin de cacher au Bureau de l’Assemblée Nationale, ses déplacements vers le Rwanda en juin, en juillet et en août 2012, période cruciale au cours de laquelle, vous vous en souvenez, Mesdames et Messieurs de la Presse, ce pays voisin a agressé le nôtre sous couvert du M23.

De nombreux documents et effets personnels avaient été saisis sur Monsieur Roger LUMBALA le 1er septembre 2012, parmi lesquels :

•Trois livres sur la guerre :
•Les 36 stratagèmes. Manuel secret de l’art de la guerre, de jean LEVI ;
•L’Art de la guerre, de SUN TSE ;
•L’Art de la guerre, de SUN TZU ;
•Six appareils de communication ayant les caractéristiques ci-après :
•Un téléphone cellulaire de marque SAMSUNG WIFI GTS 3350 ;
•Un téléphone cellulaire de SAMSUNG GOWIN ;
•Un téléphone cellulaire de marque NOKIA RM-761 ;
•Un téléphone cellulaire de marque IPHONE A 1332 ;
•Une tablette IPAD de marque APPLE, modèle IPAD A 1396 ;
•Un téléphone satellitaire de marque THURAYA APsi 2025 ;
•Ainsi qu’un flash disk 2GB de marque LEXUS.
Ont également été saisis, un passeport diplomatique congolais n° 0001056 établi au nom de Roger LUMBALA TSHITENGA, ainsi que des billets de la Compagnie RWANDAIR dont nous avons déjà fait mention.

A ce stade, nous pouvons vous annoncer que nombre de ces documents et effets intéressent significativement la Justice et nous nous interdisons d’en faire état publiquement pour des raisons évidentes.

Force nous est également de vous indiquer, dans la même perspective, que l’exploitation des données contenues dans les appareils de communication et dans le flash disk de Roger LUMBALA a été très enrichissante sur le plan sécuritaire, notamment en relevant ses contacts tant avec les officiels Rwandais de renseignements et de la sécurité qu’avec les responsables du groupe armé Force Négative M23, et en établissant nettement ses liaisons avec d’autres foyers en gestation.

Le même constat a été fait sur ses écrits, très compromettants, trouvés dans sa mallette et saisis par les Services Burundais. Comme il se doit, ceux-ci seront communiqués, en toute responsabilité, à la Justice congolaise, au regard de leur caractère extrêmement sensible.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Vous avez tous abondamment lu le rapport du Groupe des Experts des Nations unies, vous avez également appris que les Services de Renseignements Congolais ont communiqué suffisamment d’éléments accablants sur l’implication du Rwanda dans la déstabilisation de notre pays ; et ces éléments ont été communiqués à plusieurs reprises, aussi bien en bilatéral qu’en multilatéral, aux officiels Rwandais.

En effet, vous vous souviendrez que Human Right Watch avait publié un premier rapport mettant en cause l’implication du Rwanda dans la création et le déploiement de la Bande à Bosco NTAGANDA étiquetée M23.

L’affaire Roger LUMBALA constitue une preuve de plus que malgré toutes les réunions de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, CIRGL en sigle, et en dépit de la volonté de la République Démocratique du Congo de maintenir le dialogue avec tous ses voisins, le Rwanda s’obstine dans sa visée de balkanisation de notre pays.

Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo réitère sa position de considérer que, pour le moment, la solution la mieux indiquée, est celle qui soit à même de surveiller et de sécuriser la frontière RDC-Rwanda, tout en intégrant comme objectif, de neutraliser les différentes Forces Négatives qui opèrent dans l’Est du pays. Cette solution se trouve dans l’opérationnalisation de la Force Internationale Neutre.

Je voudrais souligner, avant de terminer, que l’affaire Roger LUMBALA n’est pas celle de toute l’Opposition.

Elle est le fait d’un individu, en connexion avec des officiels d’un pays étranger et d’autres politiciens congolais, qui tente de raviver, dans notre pays, les vieux démons de la division, de la balkanisation et des rebellions à répétition que notre peuple a rejetés catégoriquement en adoptant en 2005, par referendum, une Constitution qui consacre, entre autres, la forme républicaine de l’Etat congolais, en précisant clairement les modes d’accès au pouvoir.

Il y a eu des millions des morts dans ce pays du fait de la guerre, je voudrais donc m’adresser aux complices de Roger Lumbala que nos mères n’ont plus de larmes pour pleurer de nouvelles victimes.

L’humiliation n’a que trop durer, nous voulons mettre nos filles, nos sœurs et nos mères à l’abri de toutes formes de violence, y compris les plus ignobles.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 20 septembre 2012

Richard MUYEJ MANGEZE






ROGER LUMBALA LA VRAIE VERITE SUR LE COMPLOT CONTRE LUI AVEC





Il (Roger Lumbala) dénonce avec une grande énergie , la diabolisation du régime illégitime de Kinshasa qui prend l'eau et parle de la manipulation de masse méthode gestapiste de MUYEJ ministre de l’intérieur et de Lambert MENDE aujourd'hui on accorde le blancs seings de la vérité à ces menteurs.

Qui peut croire aux propos de Lambert MENDE et du chien de garde de Kanambe Muyej ? Ceux qui les feront, sont tout bonnement des manipulés ou des suppôts du régime pour berner les gens, particulièrement les Kinois qui ne connaissent la réalité de l'Est.

Les vrais coupables sont connus. Bosco NTAGANDA, Joseph KABILA, Kundabatware, Mutebuisi ! Pas le Général MUNENE, John TSHIBANGU, Roger LUMBALA et les autres patriotes qui ont découvert le pot aux roses..

Roger BONGOS