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SACREBOPOL

lundi 13 janvier 2014

Le chemin de la croix de Malumalu

Le chemin de la croix de Malumalu













Cycle électoral 2014-2016 et préalables posés par les Concertations nationales
L’année 2014 sera « une année électorale ». C’est la promesse maintes fois réitérée par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’abbé Apollinaire Malumalu. 
Aussi l’abbé-président multiplie-t-il des consultations pour rallier un maximum d’acteurs à sa cause. Des impératifs, notamment du recensement imposé par les concertations nationales, de l’échéance constitutionnelle  fatidique de 2016, de l’indisponibilité des moyens financiers et d’un arsenal juridique réaménagé font du processus une course d’obstacles, imposant à l’abbé-président un chemin de la croix.

Bâton de pèlerin en mains, l’abbé-président de la Commission électorale nationale indépendante, Apollinaire Malumalu, s’active à lever tous les obstacles qui jonchent le processus électoral qu’il entend relancer sur la période 2014- 2016. Mais, le schéma tracé par les concertations nationales, imposant un recensement général de la population avant toute élection en RDC impose des ajustements dans le projet de Malumalu.

Toujours est-il que l’abbé Apollinaire Malumalu affiche clairement ses ambitions pour la suite du processus électoral. Selon lui, tout doit être mis en œuvre pour boucler le processus entre 2014 et 2016.

Revenu à la tête de la CENI à la suite du désaveu collectif de son prédécesseur, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, et à la faveur d’un constat d’échec des élections de novembre 2011, Malumalu tient à relancer un processus électoral en panne. Pour l’instant, l’abbé-président multiplie des contacts avec les institutions pour tenter d’obtenir l’adhésion d’un grand nombre autour de son projet. Pour l’abbé Malumalu, ce nouveau compromis est ce chainon manquant pour relancer l’ensemble du processus.

Mais, comment chercher un autre compromis dès l’instant où les délégués réunis dernièrement en concertations nationales se sont mis d’accord sur un certain nombre de préalables en vue d’aborder avec sérénité le processus électoral ? Si tel est le cas, de quel compromis parle donc le président de la CENI ? Est-ce à dire que, pour l’abbé Malumalu, le compromis issu des concertations nationales ne rassure pas. C’est toute la problématique.

MALUMALU CONSULTE
Néanmoins, pour l’instant, le président de la CENI consulte. A terme, il devait proposer une feuille de route qui rend compte de toutes les étapes du cycle électoral 2014-2016. Il a échangé le week-end dernier avec le bureau du Sénat. Des concertations sont également prévues avec des partis politiques et des acteurs de la Société civile.

Pour Malumalu, la démarche consiste à dégager de manière consensuelle un schéma qui concilie les avis et considérations de tous les acteurs impliqués dans le processus (gouvernement, partis politiques, bailleurs de fonds et Société civile) tout en garantissant la poursuite du processus jusqu’à l’échéance de 2016.

Recevant en décembre dernier l’ambassadeur de l’Italie en RDC, le président de la CENI a annoncé que « l’année 2014 sera une année électorale ». Il invitait par conséquent  tous les Congolais à se préparer aux grandes échéances qui se précisent. Par ailleurs, l’Abbé Malumalu avait réaffirmé le principal défi de son institution, à savoir organiser des élections chaque année à partir de 2014 jusqu’en 2016. Le président de la CENI a promis, à cet effet, de dérouler un chronogramme qui alignera au cours de cette année 2014, les élections urbaines, municipales et locales avant les provinciales, les sénatoriales et l’élection des gouverneurs, projetées pour 2015 ; le tout devant se terminer en 2016 par la présidentielle et les législatives

« Nous sommes à pied d’œuvre », a-t-il souligné, annonçant que son institution s’attelait au lancement de « l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de cartographie ». C’est dire que pour l’abbé Malumalu, rien ne peut obstruer, dès cette année 2014, la voie de la relance du cycle électoral pour la période 2014-2016. Mais selon lui, un compromis politique est indispensable pour garantir le succès du processus, avant bien sûr, de solliciter un apport des partenaires extérieurs.
Revenir au schéma des concertations nationales

 Malgré la détermination de son président, la CENI doit au préalable débrayer le chemin menant à 2016. 
L’on se rappelle que les concertations nationales ont clairement levé l’option de faire du recensement général de la population un préalable pour des élections crédibles et apaisées. Dans son discours devant la nation, le président de la République s’est également appesanti sur le sujet. « J’ai noté aussi que, pour crédibiliser davantage les élections à venir, les délégués aux concertations nationales ont recommandé le recensement général et l’identification des Congolais. Ceci permettra la délivrance de nouvelles cartes d’identité. J’en conviens parfaitement, cela d’autant plus que le dernier recensement général remonte à 1984, soit il y a près de trente ans », a déclaré le chef de l’Etat.

Entre-temps, le chef de l’Etat a enjoint la CENI « d’envisager, dès ce jour, la présentation au Parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales ».

Etant donné qu’un compromis s’est dégagé entre différents acteurs politiques et sociaux au terme des concertations nationales, le président de la CENI est indirectement soumis à l’obligation d’en tenir compte. Aux concertations nationales, le recensement de la population a été unanimement adopté comme préalable à tout processus électoral. Il en est ainsi autant pour la CENI. Ce qui n’est pas de l’avis de Malumalu qui y voit une entorse à son projet de boucler tout le processus entre 2014 et 2016.

LES OBSTACLES-PREALABLES
La volonté du président de la CENI ne suffit donc pas. Encore moins, sa seule compétence, tout comme celle de ses collaborateurs d’ailleurs. Une conjugaison favorable des facteurs contraignants conduira à une issue maîtrisée et apaisée du processus.

De ce point de vue, le préalable de la révision constitutionnelle s’impose d’elle-même d’autant plus que nulle ne pourrait changer le mode d’élection des députés provinciaux sans passer par la Constitution. C’est le souhait exprimé le 23 octobre 2013 par le chef de l’Etat devant le Parlement réuni en congrès.

Ce préalable – non des moindres - constitue un obstacle légal susceptible de freiner la marche du processus tel que le conçoit le président de la CENI. Un compromis à ce sujet au sein des institutions est nécessaire. Le dilemme de la date fatidique du 20 décembre 2016 se pose avec acuité - la loi électorale devant s’adapter inévitablement à cette évolution. 
La crainte de sombrer dans « un vide juridique » hante le président de la CENI. En dépit des dispositions transitoires prévues pour parer à toute éventualité.

L’abbé Malumalu se trouve presque rattraper par la même pression que son prédécesseur, obligé bon gré mal gré d’organiser les élections, à n’importe quel prix, mais dans le délai arrêté d’avance et déclaré comme infranchissable. Ce qui induit inévitablement une logistique adéquate.

La feuille de route que Malumalu compte élaborer risque de buter à un autre obstacle, considéré lui aussi comme un préalable. C’est celui lié au défi logistique. Ce dernier impératif avait eu raison du pasteur Daniel Ngoy Mulunda dans la mesure où tout s’était déroulé dans l’urgence. La précipitation dans la mise en œuvre du processus a eu des conséquences désastreuses en termes des résultats. Ngoy Mulunda en a d’ailleurs payé le prix.

Les mêmes causes ne produisant les mêmes effets, Apollinaire Malumalu craint de retomber dans le même travers.
Dans le projet de loi de finances 2014, la ligne budgétaire réservée à la CENI représente une portion congrue, ne pouvant soutenir l’ensemble du processus. Une pressente invitation est lancée aux bailleurs de fonds afin que des engagements clairs soient pris pour la réussite du cycle électoral dans le délai.

Devant toutes les contraintes qui se dressent sur le schéma de Malumalu, une large compréhension de la classe politique, doublée d’un réel soutien logistique et financier des bailleurs de fonds, s’impose pour donner lieu à une feuille de route électorale acceptable et bancable
.

Arrestation d'un haut responsable du premier parti d'opposition

Arrestation d'un haut responsable du premier parti d'opposition





Un haut responsable du principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a été arrêté dans le centre du pays le 2 janvier, a annoncé sa formation politique. Bruno Kabatshi a été transféré à Kinshasa, où il est détenu dans un lieu inconnu.


« Bruno Kabatshi (...) a été arrêté  (...) après un débat contradictoire avec un membre du PPRD » (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir), a affirmé Augustin Kabuya, porte-parole adjoint de l'UDPS. « Il s'est bien défendu. Après l'émission, il a été arrêté sur ordre du gouverneur de la province », a ajouté M. Kabuya.


OPPOSANT FAROUCHE À JOSEPH KABILA


Le chef de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, 81 ans, est né au Kasaï occidental, province riche en diamants, comme sa voisine du Kasaï oriental, mais dont les habitants sont très pauvres. Lors de l'élection présidentielle contestée de 2011, ce dernier s'était autoproclamé président « élu » face à son rival et actuel président, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Selon les résultats officiels, M. Tshisekedi était arrivé en deuxième place lors de cette présidentielle qui s'était jouée à un tour.
Le pays connaît une nouvelle vague de violence. La veille, de violents affrontements ont opposé les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à des Maï-Maï Bakata Katanga près de Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, au sud du pays. 

Ces affrontements se sont déroulés dans un contexte troublé en RDC où une série d'attaques dans de nombreuses villes, dont Kinshasa. Des assauts qualifiés d'« offensive terroriste » par le gouvernement, qui  avaient fait plus de cent morts, lundi 30 décembre.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... _3212.html





UNE FORTE DÉLÉGATION DE L'UDPS ET ALLIÉE CHEZ MINAKU POUR LA LIBÉRATION DE LEUR SEC.FÉDÉRAL





dimanche 12 janvier 2014

KINSHASA TOLAMUKA

KINSHASA TOLAMUKA



"On entre dans une période d’incertitude"





Entretien de Marie-France Cros


"On entre dans une période d’incertitude"




Le Pr. Omasombo analyse la récente déstabilisation du Congo.

Assauts armés à Kinshasa, au Katanga et à Kindu (Maniema); batailles rangées entre armée et séparatistes katangais; gouvernement "de cohésion nationale" annoncé en octobre et toujours introuvable… Les événements s’accélèrent au Congo. Pour les comprendre, nous avons interrogé le politologue Jean Omasombo, chercheur au Musée de Tervuren et professeur à l’université de Kinshasa.

Quelle est votre lecture des attaques du 30 décembre par des fidèles du pasteur Mukungubila ?
D’abord, je remarque que ce pasteur a pris la fuite et a disparu - comme l’auteur d’une autre tentative de coup d’Etat, un Luba également originaire du Nord-Katanga, Eric Lenge.
Rappelez-vous, les 10 et 11 juin 2004, ce major responsable du groupe commando d’élite de la garde présidentielle avait pris le siège de la radio nationale avant de disparaître sans être jamais inquiété. Maintenant c’est le pasteur qui a disparu selon le même schéma; on s’interroge bien sûr sur la qualité des services de sécurité, de la police, voire de l’armée. Et l’on s’étonne de la facilité avec laquelle les fidèles du pasteur ont à la fois occupé la radio-télévision et attaqué l’état-major général et l’aéroport international de Kinshasa.
On note aussi que la déstabilisation survient dans des provinces réputées encore favorables au président Kabila : attaques spectaculaires au Katanga et, cette fois, le Maniema a été touché. On sait que le Kivu et la Province orientale, les autres régions qui avaient voté massivement Kabila en 2006, s’en sont éloignés progressivement. Cela paraît significatif : le mécontentement gagne l’opinion.

Ces événements sont-ils liés à la longue attente d’un nouveau gouvernement ?
La lecture par l’opinion publique de la défaite du M23 au Kivu et "des concertations nationales" me semble avoir un lien avec ces événements. Dans les attaques du 30 décembre, on peut percevoir le mécontentement lié à la nomination à la tête de la police nationale du général Charles Bisengimana - un Tutsi, comme la majorité des combattants du M23. Cette promotion passe aux yeux de l’opinion pour une garantie donnée par le président Kabila au M23. Il y aurait des garanties formelles, signées par le gouvernement, et des garanties "réelles" ou alliances. Le CNDP, duquel est issu le M23, était devenu un parti politique de la majorité présidentielle en mars 2011, une alliance qui paraissait alors intéressante pour gagner les élections de novembre. Quelle participation au pouvoir était-elle convenue pour le CNDP ? Cette fois-ci, la promotion de Bisengimana à un poste trop en vue, succédant à un Katangais, John Numbi, survient à un moment très sensible, alors que depuis la clôture des concertations nationales, le 24 octobre, qui ont suscité énormément d’attente, il ne s’est rien passé sauf cette nomination, qui sonne dès lors comme une explosion.

Pourquoi le président Kabila a-t-il convoqué ces concertations nationales ?
Je pense qu’il a voulu s’en servir pour rebondir, à la fois réparer sa réélection contestée de 2011 et, surtout, se trouver une place pour la présidentielle de 2016. On sait qu’il a dû renoncer à modifier la Constitution pour se permettre un troisième mandat. Par les concertations nationales, il aurait espéré mettre en place une forme de transition organisant un nouveau cadre et, ainsi, repartir pour de nouveaux mandats comme en 2006, quand une nouvelle Constitution lui avait permis de se présenter à deux mandats, les cinq années de pouvoir effectuées auparavant étant "effacées".

Deux mois et demi après le discours de clôture des concertations nationales par M. Kabila, cependant, le gouvernement "d’union nationale" n’est toujours pas en vue.
Tout le monde attend ! Alors que le gouvernement est en affaires courantes, l’atmosphère est pesante à Kinshasa. Les concertations nationales ont échoué et en voulant en tirer coûte que coûte des résultats, le Président, qui annonce un gouvernement d’union nationale se crée lui-même de nouveaux problèmes. Qui prendre et qui laisser ? Kabila a face à lui 3 000 ou 10 000 candidats, alors que le gouvernement, même élargi, ne peut dépasser 60 places. Il sait qu’il devra nécessairement mécontenter de nombreux courtisans. Dans cette atmosphère, on peut se demander s’il ne sera pas pris en otage, comme Mobutu l’a été dans la phase décroissante de son pouvoir jusqu’à sa chute, en 1997. Sa garde présidentielle l’avait alors retenu à Gbadolite et il avait dû payer une rançon pour pouvoir fuir le pays.

Pourquoi n’y a-t-il pas de gouvernement ?
En raison de divers facteurs. D’abord, la quantité des demandes et des attentes. Et la diversité des réseaux à satisfaire. Sans compter la manière d’opérer du Président qui, en particulier depuis les élections de 2011, sort souvent du cadre légal pour s’attribuer des prérogatives que ne lui donne pas la Constitution. Contrairement à ce qu’elle prescrit, il a ainsi désigné ses Premiers ministres - Gizenga, Muzito, Matata - chaque fois en dehors du parti majoritaire au Parlement, le PPRD. Il faut souligner que Kabila prend toujours soin de se présenter comme au-dessus de la mêlée et ne prend pas la direction du PPRD, avec lequel il conserve une certaine distance. Il a, certes, besoin de ce parti comme instrument de propagande mais ne peut compter sur lui pour assurer et organiser son pouvoir réel. Ses conseillers, son énorme machine présidentielle, sa Maison militaire et sa garde sont pour lui des outils plus importants, qui échappent complètement à l’emprise d’un parti qui n’en est pas réellement un.
Aujourd’hui les principaux acteurs du PPRD sont mécontents du Premier ministre, dont ils exigent le départ, notamment parce qu’en bancarisant les fonds pour les institutions, Matata rend leur accès plus difficile. Ces gens ne sont plus, pour la plupart, que de simples députés. Formellement les alliés de Joseph Kabila, ils veulent qu’un Premier ministre soit nommé dans leurs rangs; cela en ferait plus ou moins le dauphin du Président pour 2016. Mais Kabila accepte-t-il ce schéma ?
Le chef de l’Etat est aujourd’hui dans une position où il risque de créer de nombreux Kamerhe (1) : des mécontents qui deviennent des rivaux dangereux parce qu’ils le connaissent bien.

Quelle conclusion tirez-vous de la situation ?
Joseph Kabila ne devance plus les événements, il court derrière le temps. Il se demande comment revenir à sa meilleure période, celle qui va de 2006 à environ 2009. En 2006, élu, il avait annoncé : "la récréation est finie" et présenté son programme de "cinq chantiers". Mais il s’est mis lui-même en récréation et a raté ses objectifs.
La question qui se pose aujourd’hui est : vers quel destin avance-t-il ? Les événements de 2013 semblent indiquer qu’on entre dans une période d’incertitude.

(1) Président de l’assemblée nationale (2006-2009) limogé, aujourd’hui président du parti d’opposition UNC.

Article 30 de la constitution de la RDC et consorts

Article 30
Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d'y circuler librement, d'y fixer sa résidence, de le quitter et d'y revenir, dans les conditions fixées par la loi.

Aucun Congolais ne peut être ni expulsé du territoire de la République, ni être contraint à l'exil, ni être forcé à habiter hors de sa résidence habituelle.

Peut-on nous dire alors pourquoi et comment Mr Kamerhe n'a plus le droit de quitter le sol congolais. Quel crime a-t-il commis? 




Il en est de même de Mr Diomi qui est retenu arbitrairement en prison contrairement à l'article 30 de la Constitution de la République qui stipule:
«Aucun Congolais ne peut être ni expulsé du territoire de la République, ni être contraint à l'exil, ni être forcé à habiter hors de sa résidence habituelle.»

Et d'ailleurs tous les articles de la constitution sont violés en ce qui concerne Eugène Diomi Ndongala en République (dite) «Démocratique» du Congo.

Il faut que le bon sens revienne et que monsieur Ndongala retrouve sa liberté.

http://democratie.francophonie.org/IMG/pdf/Constitution_de_la_RDC.pdf