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SACREBOPOL

mercredi 25 janvier 2012

Fraude électorale en RDC : Preuve à l'appui



Situation anormale démontrée par une analyse comparative des resultats législatifs (partiels) par rapport aux resultats de la présidentielle.


Si la tricherie n'apas été planifié comme le prétendent les partisans de la MP Majorité Présidentielle, alors il semble qu'ils ont le reflexe de la tricherie. Je dirais même qu'un virus de la tricherie et du mensonge leur a été innoculé.



° http://www.congoforum.be/upldocs/Scrutin%20couple%20de%202011.pdf


Source de données : site de la CENI "







Des agents de la CENI tentaient de dissimuler le faux PV sur lequel un petit zéro a été ajouté derrière les 4 voix attribuées au candidat PPRD quand ils ont été pris la main dans le sac. Depuis, des témoins des partis concurrents, surtout ceux de l’UDPS ont le protégé de Boshab dans leur collimateur. Rendez-vous à la CSJ.


Les prochaines audiences de la Cour suprême de justice -CSJ- consacrées à l’inévitable, contentieux électoral né des législatives du 28 novembre 2011 s’annoncent houleuses. Le navire de la députation tangue, plusieurs candidats s’étant mis  à contester les résultats du scrutin, accusant leurs concurrents de fraude. Au CLCR de Mont-Amba, installé à la FIKIN, où des sources annonçaient mardi 24 janvier dans la soirée, la fin des opérations de compilation, un candidat PPRD a été pris en flagrant délit. Il a contribué à mettre le feu aux poudres en apportant un sérieux indice de tricherie susceptible de conduire à son invalidation au cas où la CENI le proclamait élu. Quelques heures avant la fin de compilation, des témoins d’autres partis ont mis la main sur un PV trafiqué du bureau 10438 localisé dans un centre de Matete en faveur du candidat décrit comme Déo Gratias Indulu. 

Attrapés la main dans le sac, les agents de la CENI apparemment à la solde du candidat PPRD Déo Indulu n’ont écopé d’aucune sanction disciplinaire formelle de la part de Carole Kalanga, arrivée en urgence à la FIKIN. Mais l’auteur moral du forfait et eux-mêmes restent dans le collimateur des adversaires qui ont juré d’avoir sa peau à la CSJ au cas il serait proclamé élu. Quelques heures avant la fin des opérations de compilation au CLCR Mont-Amba, des témoins sont tombés sur une précieuse preuve de tricherie : un PV falsifié provenant du bureau 10438 M, localisé dans un centre de Matete, sur lequel 40 voix sont attribuées à Indulu. Branle-bas. Les témoins du PPRD veulent se porter au secours des détenteurs, des agents de la CENI pris en flagrant délit, tout en se montrant violents contre certains de leurs collègues favorables à l’éclosion de la vérité. Les témoins des candidats concurrents s’interposent. Ils exigent et obtiennent un des PV de réserve.

Un faux !
C’est le pot-aux-roses. Les deux PV ont des résultats contradictoires. L’un, le vrai, indique 4 voix pour Indulu. L’autre, le faux, ajoute un petit zéro près 4 et porte les voix à 40. Les témoins des adversaires d’Indulu exultent. Ils ont une pièce à conviction dont ils peuvent se servir à tout moment lors du contentieux électoral à la CSJ. Ceux de l’UDPS se sont empressés de multiplier Les copies. Ils décident également de porter l’affaire à la connaissance des membres du bureau de la CENI. Des sources rapportent que Carole Kabanga, questeur transfuge du PPRD, est arrivée sur les lieux mais n’a pris aucune mesure contre les agents fautifs. Pourtant, quelques jours plus tôt, la même Kabanga s’est attirée les phares de l’actualité en faisant arrêter une dame surprise avec une forte somme d’argent destinée à corrompre les agents de la CENI en faveur d’un candidat du reste jamais identifié. Kabanga n’a pas d’excuse. Elle est la seule rescapée du bureau de la CEI/Malumalu, donc sensée maîtriser le mécanisme de fonctionnement du système électoral et apporter son expérience à ses nouveaux collègues. On indique que le dossier du bureau 10438 M n’est pas un cas isolé. Plusieurs cas similaires ont été déplorés sur des PV en provenance des centres de Matete en faveur du même candidat, a-t-on appris. Ça pourrit de partout. On sait que la tentation de manipulation est grande. Mais on doit en même temps déplorer le manqué de sanction. Tout se passe comme s’il n’y avait pas des juridictions compétentes alors qu’à elle seule, Kinshasa où des cas de tricherie ont été signalés, compte, outre  le PGR, 11 parquets. Même si les registres du ministère public –RMP- et les mandats d’arrêt provisoires se font rares, le faux PV du bureau 10438 M/ Matete apporte de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent la fraude et évoquent la nomination des députés au lieu de leur élection. Boshab a beau se bomber le torse d’avoir abattu du bon boulot, des cas comme celui d’Indulu l’enfoncent. Les Kambinga, Bamani et autres Bahati peuvent se frotter les mains que des preuves des fraudes dans lesquelles sont trempés des candidats PPRD abondent. Ils s’en serviront certainement quand viendra le moment de confronter les faits devant les juges de la CSJ.


 Natine K.

Joseph Kabila, la diaspora congolaise et les élections


Polydor-Edgar M. M. KABEYA
Mis en ligne le 18/01/2012
Tous nous crions au "hold-up électoral". Va-t-on entrer dans une nouvelle zone de grosses turbulences ?
Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2001, lorsqu'il succéda à son père dans des conditions quasi dynastiques, le désamour (un euphémisme !) reste total entre Joseph Kabila et la diaspora congolaise. Cette dernière le considère - à tort ou à raison - comme un usurpateur, voire l'homme qu'il ne faut pas à la place qu'il faut. Les élections de juillet 2006, ponctuées par l'affrontement armé entre la garde présidentielle et celle de Jean-Pierre Mbemba, ainsi que celles de novembre 2011, entachées de nombreuses irrégularités et des fraudes manifestes lors de la compilation des votes transmis à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n'y ont rien changé. Au contraire !
En tout état de cause, la diaspora congolaise ne cesse de fulminer : elle ne comprend toujours pas les raisons sibyllines invoquées par le législateur congolais pour lui priver d'exercer son droit de vote. En effet, contrairement à la déclaration désinvolte du ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Tambwe Muamba, lors de son séjour à Bruxelles (le mardi 14 décembre 2011), tous les Congolais vivant à l'étranger n'ont pas adopté la nationalité de leur pays d'accueil ! Pourquoi, dès lors, ceux-ci doivent-ils nécessairement rentrer au pays pour se faire enrôler comme électeurs et voter sur place ? Et aux frais de qui ? N'existe-t-il pas des missions diplomatiques congolaises (ou des structures ad hoc) capables d'assumer ce rôle ? Les Belges, les Américains ou les Français qui vivent en RDC reviennent-ils dans leur pays d'origine à chaque échéance électorale ? A la suite du "printemps arabe", les Marocains et Tunisiens vivant en Belgique, aux Etats-Unis ou en France ont pu exercer leur droit de vote depuis leur lieu de résidence. Pourquoi les citoyens congolais vivant dans ces mêmes pays ne peuvent-ils le faire ?
Au demeurant, ce ministre feint d'ignorer que, face à la dernière place occupée par la RDC dans le rapport 2011 du PNUD concernant l'indice de développement humain (IDH) et face à l'incurie et à l'impéritie du gouvernement auquel il appartient - notamment dans le domaine social et économique - ce sont ces ressortissants congolais vivant à l'étranger qui permettent à leurs familles restées sur place, de nouer les deux bouts, de payer les frais scolaires ou médicaux, d’enterrer dignement leurs morts, de financer des petits projets, de lancer un petit commerce pour, un tant soit peu, avoir une activité lucrative dans ce pays où la débrouille quotidienne tient lieu de travail !
De Bruxelles à Paris, Londres, Rome, Amsterdam, Genève, Séoul, Tokyo, Washington, Ottawa, Johannesburg (pour ne citer que les villes les plus remuantes et allergiques à celui qui se fait appeler le "Raïs" alors qu'il ne préside pas un pays arabe), la diaspora congolaise, à l'image de la majorité de ses frères et sœurs vivant au pays, avait pris fait et cause pour le changement et l'alternance. Et c'est avec une attention particulière que cette diaspora a suivi la campagne électorale, le déroulement du scrutin ainsi que la proclamation des résultats.
Le changement du mode de scrutin, en un tour au lieu de deux, préfigurait déjà une volonté - dans le chef de la majorité présidentielle - de se maintenir au pouvoir avec ce calcul machiavélique : 50 % des suffrages iraient au président sortant ; les autres 50 % seraient à partager entre les différents candidats de l'opposition. Et tous les moyens étaient bons pour faire triompher ce stratagème : corruption, intimidations, manipulation du fichier électoral et des résultats. Nous étions "observateur de la diaspora congolaise de Belgique" à ces élections. Les résultats annoncés par la Ceni et confirmés par la Cour suprême constituent un véritable déni de démocratie, car ils ne reflètent pas le verdict des urnes.
Au fur et à mesure que les résultats, tels que consignés dans les procès-verbaux des bureaux de vote, étaient connus non seulement des observateurs sur le terrain, mais aussi et surtout dans les états-majors de partis, Etienne Tshisekedi restait en tête. C'était la douche froide, nous pouvons en témoigner, dans la majorité présidentielle qui demeura silencieuse pendant au moins quarante-huit heures. Plusieurs membres et cadres de cette majorité osèrent même nous confier leur désillusion : "Quelle déception ! Surtout au Katanga et à Kinshasa où, pourtant, nous avons beaucoup investi dans les infrastructures". Comment expliquer que, lorsque la Ceni décida en catastrophe (car cela n'était pas prévu) de commencer à publier quotidiennement des résultats partiels, cette tendance se soit subitement inversée ? L'annonce des résultats provisoires était prévue pour le 6 décembre 2011 ; il ne fallait donc pas être le "grand sorcier du village" pour comprendre que, prise de vitesse et au dépourvu, la Ceni - en se prévalant du fait d'être la seule habilitée à publier les résultats - préparait doucement l'opinion à la victoire de Joseph Kabila, en court-circuitant ceux contenus dans les procès-verbaux et affichés devant les bureaux de vote qui circulaient déjà.
Avant ce qu'il est convenu d'appeler sa prestation de serment, Joseph Kabila lui-même avait reconnu "des fautes et des erreurs", sans pour autant - puisque constitutionnellement il représente le symbole de l'unité nationale - en tirer la seule conséquence logique : la nullité de ces élections. D'autant plus que non seulement, malgré les tripatouillages, 52 % des suffrages exprimés ne portaient pas sur son nom, mais encore et surtout, parce que ces "fautes et erreurs" émanaient de la puissance publique, de l'Etat et de la loi à travers la Ceni, institution censée organiser des élections libres, transparentes, équitables et apaisées !
Fraus omnia corrumpt (la faute corrompt tout), dit un adage latin connu de tous les juristes. Un sprinteur qui commet une faute due à deux faux départs consécutifs ne participe plus à la compétition ; un vainqueur du Tour de France convaincu de dopage se voit retirer le Maillot jaune - même plusieurs mois après l'épreuve pour l'avoir remportée frauduleusement ! Alors, l'argutie qui consiste à faire accroire à l'opinion nationale et internationale en avançant la thèse saugrenue selon laquelle les irrégularités et autres manipulations ne modifient pas le classement ou ne remettent pas en cause l'ordre d'arrivée des candidats s'assimile à une infantilisation du corps électoral congolais qui, lui, ne se reconnaît pas dans ce bulletin falsifié. Comment expliquer, pour prendre un exemple, des suffrages atteignant les 100 % en faveur de tel ou tel candidat ? La ficelle est bien grosse puisque destinée, justement, à évacuer tout soupçon de tricherie en excipant du fait que les "fautes et erreurs" auraient bénéficié à tous les prétendants au pouvoir ! Seulement, il nous est difficile de concevoir que, dans un bureau de vote, même les propres témoins de la majorité ou de l'opposition aient pu tous - et sans exception aucune ! - voter contre leur propre camp pour donner un score aussi stalinien à leur adversaire ! Ou alors, à l'instar de bureaux fictifs, il existait également des bureaux de vote composés exclusivement de membres (président, secrétaire, assesseurs, témoins...) appartenant à la famille politique d'un seul candidat !
Un examen entaché de fraude, de "fautes et erreurs" devient-il valable et crédible sous prétexte que ces irrégularités ne changeraient pas le classement des élèves ? Les électeurs congolais (la majorité et l'opposition en ont bien conscience) ne sont pas dupes. Ils savent à quel candidat ils ont accordé leur préférence. Voilà pourquoi ils crient, comme en Russie, au "hold-up électoral" ; voilà pourquoi ils ne peuvent donner quitus ni à la Ceni - qui a publié des résultats provisoires faussés, ni à la Cour suprême - qui a davantage concassé sa crédibilité par un arrêt scandaleux qui érige la tricherie électorale comme mode d'accès au pouvoir !
Il va sans dire que le désamour entre Joseph Kabila, la diaspora congolaise et les 52 % d'électeurs (au moins !) qui s'estiment lésés va rentrer dans une nouvelle zone de grosses turbulences...

mardi 24 janvier 2012

Perspective 16 février :

Toute une symbolique la paroisse catholique Saint Joseph en plein coeur de Matonge. Il y a exactement vingt ans que des dizaines de corps se sont amoncelés ici, tous victimes de la barbarie du régime Mobutu qui avait décidé de réprimer dans le sang la «marche des chrétiens» appelée pour revendiquer la réouverture de la conférence nationale pro-démocratie. Vingt ans après, les abbés s'y sont retrouvés , hier, le 23 janvier, avec en tête les plus activistes d'entre eux comme José Mpundu ou François Luyeye comptés parmi les artisans de l'historique 16 février 1992. 

Retrouvés pour cogiter sur comment honorer la mémoire des martyrs mais plus encore sur un prétexte factuel que Joseph Kabila leur a servi avec une élection présidentielle contestée et des législatives mal organisées à ce point qu'elles ont poussé en première ligne de' la contestation les candidats de la majorité parmi les plus en vue à l'instar de Modeste Bahati Lukwebo. Bahati qui a carrément demandé l'annulation pure et simple. D'autres parmi les plus zélés et flatteurs comme Kin-Kiey Mulumba ont emboîté le pas, allant jusqu'à critiquer vertement la CENI et son président Daniel Ngoy Mulunda dans les colonnes de son journal, «LE SOFT INTERNATIONAL». Pour la présidentielle, le même journal avait pourtant fait l'éloge du même Mulunda.

C'est à se demander comment, à propos des élections couplées présidentielle-législatives, la fraude n'a concerné que les dernières. Très congolaise cette rationalité qui le paradoxe d'une élite incapable d'objectivité et encline à violer sa propre conscience lorsqu'il s'agit d'aller à la mangeoire.

Oh, estomac, qu'est-ce tu tiens l'intelligentsia congolaise ! Et cela à des degrés divers. Pour certains, il est question de survivre, pour d'autres, de continuer à accumuler pour se pavaner dans la ville avec la Jeep dernier cri. Les uns et les autres sont tellement ivres de lait qu'ils ne se rendent pas compte de ce que l'Eglise prépare. Il leur a suffi d'écouter les évêques de la CENCO à la Cathédrale Notre-Dame pour qu'ils se disent que le ciel ne tombera pas.

Disons qu'ils ne connaissent pas l'Eglise catholique. Sinon, ils auraient compris que la CENCO a donné le là dans la stricte tradition de son rôle très diplomatique. Pour le reste, c'est aux abbés de faire l'affaire. Les abbés ont commencé avec sensibilisation qui touchait déjà à sa fin. Puis, les voilà à Saint Joseph.

Cette fois-là pour se déterminer sur la date, entre le 16 et 19 février prochain. Beaucoup d'entre eux étaient d'avis que le 16 qui tombe un jeudi n'est pas propice pour une mobilisation.

La journée dominicale du 19 paraissait plus adapté pour jeter les fidèles dans la rue après la première messe comme cela s'est passé en 1992. La rédaction de «CONGONEWS» avait mis tout en oeuvre pour avoir la primeur sur l'issue de la réunion de Saint Joseph.

Hélas! Avec le huis clos épais imposé par le Centre Lindonge pour des raisons stratégiques, rien n'avait filtré jusque tard dans la soirée. Stratégique, c'est le maître mot. Déjà au Centre Lindonge, lors de sa conférence de presse où il avait parlé des résultats d'une élection présidentielle non-conformes à la vérité et à la justice, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya avait répondu à un journaliste que ce n'était pas le moment et le lieu de dévoiler sa stratégie.

En sous-mains, Vital Kamerhe avait capté le message capital, la requête de l'archevêque que la contestation épuise toutes les voies légales de recours. Allez-y comprendre que lorsque la secrétaire d'Etat Hillary Clinton prend la parole pour la première fois pour parler de la présidentielle congolaise, c'est pour déplorer que la Cour suprême de justice eut validé les résultats proclamés par la CENI du très arrogant Daniel Ngoy Mulunda, confondu aujourd'hui par le chaos qu'il a semé dans les législatives après les graves ratés de la présidentielle. Confondu également, ce Jacques Djoli qui se justifie en privé qu'il avait demandé aux opposants de lui apporter les preuves de la fraude.

Entre lui qui siège dans le système de la CENI et ses mandants qui est supposé être le plus au fait de la fraude révélée aujourd'hui au grand jour. La demande du vice-président à ses anciens compagnons de l'opposition ne pouvait venir que d'un homme qui était parti chercher autre chose qu'une élection transparente, autre comme le confort personnel et faveurs physiques d'une dame bien connue qui a fait tous les salons -mieux encore les lits- de la quasi totalité de dignitaires de la majorité présidentielle. Bye bye Djoli, sers-toi encore et à profusion même. Si ces opposants qui t'ont délégué savaient qui est cet ancien sénateur est un bon disciple épucurien depuis l'Université protestante au Congo où il enseigne le droit dans une relation de compagnonnage très suspecte avec les étudiants de l'autre sexe.

                                                                                                  MATHIEU KEPA 
 

lundi 23 janvier 2012

Un combattant de l'UDPS confirme : la police n'attend que le peuple pour se soulever avec lui

L’évêque de Mbuji-Mayi dénonce des menaces contre les prêtes catholiques

 

 – Des évêques catholiques, lors d’une messe officiée par le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya (au centre) le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo 
– Des évêques catholiques, lors d’une messe officiée par le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya (au centre) le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 
L’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanga est monté au créneau, ce lundi 23 janvier, pour dénoncer des cas de menaces et intimidations sur les abbés catholiques du chef-lieu du Kasaï-Oriental. Selon des sources, quatre prêtres de ce diocèse seraient recherchés par des personnes non autrement identifiées.
Des inconnus passeraient par des fidèles pour recueillir des renseignements sur les prêtres catholiques et les couvents où ils habitent. Et pour Mgr Bernard-Emmanuel, ce phénomène fait suite aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier:
«Il y a beaucoup de cas d’insécurité dans des couvents de sœurs et autour des ecclésiastiques dans le presbytère. Tout autour, les voisins sont toujours inquiets et témoins de cette insécurité dans la ville de Mbuji-Mayi. Depuis un temps, on attendait plus parler de ça. Ce qui me pousse à dire que depuis les élections, une attitude s’est installée dans le chef de ceux qui nous sécurisent. On sent de leur part soit un abandon.»
Le diocèse lie ces menaces à la nature d’homélies dites durant cette période électorale, aux cours desquelles l’église catholique dénonce des «des irrégularités et des faiblesses inquiétantes» lors de ce double scrutin.
«Je pense que c’est en rapport avec la vérité. Quand on a affaire à des personnes qui ont fait l’option de dire la vérité et cette vérité gêne», a conclu l’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi.
Mgr Kasanga a ainsi lancé un appel au Conseil de sécurité provincial du Kasaï-Oriental pour sauvegarder la société et protéger tous les paisibles citoyens.
 
radiookapi.net