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dimanche 20 mai 2012

HAUTE TRAHISON AU PLUS HAUT SOMMET DE L'ETAT : OU SONT LES PATRIOTES CONGOLAIS ???


HAUTE TRAHISON AU PLUS HAUT SOMMET DE L'ETAT : OU SONT LES PATRIOTES CONGOLAIS ???

Nouveau messagePar Ndonzwau 

Ce n'est pas nouveau, me direz-vous; c'est le cas depuis plus d'une décennie dans notre pays mais ça devient de plus en plus criant, de plus en plus inacceptable que ne pas enfin réagir vigoureusement nous rendrait tous coupables de haute trahison !!!

En effet quel patriote Congolais véritable peut encore douter au vu des pateaugeages actuels à l'Est que notre Président mal élu, tricheur en chef, laissé au pouvoir avec la complicité de la fumeuse CI et l'impuissance de fait de notre population n'est que le pauvre otage impuissant et complice du pouvoir rwandais ???
C'est quoi aller encore quémander la solution à l'Est auprès du pyromane Kagame que vaincus nous consacrerions alors pompier de service ??? De quelle aide réelle le Rwanda juge et partie peut nous être utile pour résoudre enfin l'équation épineuse et douloureuse qui nous enserre à l'Est depuis si longtemps ??? Autant déchanter à l'avance comme hier...

Par impuissance complice, Kanambe à la tête du pays depuis 11 ans s'est autant interdit de se donner les moyens d'assurer l'autorité de l'Etat dans ses frontières qu'à l'Est il peine depuis à convaincre le peuple et le monde de ses vaines gesticulations actuelles à vouloir éliminer le criminel Ntaganda, inculpé à raison par tout le monde et la CI alors qu'hier il l'avait incorporé négligemment et traîtreusement dans l'armée nationale...
Ntaganda est un criminel apprenti sorcier qu'il nous faut extraire de l'Est mais il ne reste que la pointe qui cache l'immense iceberg, le faire-valoir devant l'immense machination rwandaise; autant combattre le réel ennemi caché derrière, l'affronter les yeux bien ouverts...

Aujourd'hui, personne de sensé et d'honnête dedans et dehors ne peut croire qu'à la tête du pays existe un capitaine efficace pour conduire le pays à bon port : toute cette impuissance relève de la haute trahison au plus haut sommet de l'Etat ou alors de l'incapacité à conduire notre pays... Conséquence logique : ce Président ne mérite pas de l'être dans notre pays, tout sens de responsabilité et de la défense nécessaire de notre souveraineté exige aujourd'hui de pousser Kanambe à la sortie pour haute trahison génocidaire !!!
Le pas de deux, guerre contre les mutins, indulgence à leur égard avec ultimatums suivis de tentatives autant imprudentes que mortes-nées de remises à la raison, conciliabules et accords secrets avec le Rwanda... ne peut tromper personne, c'est un coup d'épée dans l'eau, une manœuvre bien illusoire : seule une gestion de l'Est dans le respect de la justice et de la vérité avec fermeté et détermination pourra nous conduire à une paix durable !

Et dans celle-là, Kanambe et Kagame doivent comparaître devant le tribunal de l'histoire et tout de suite face au pays  et face au monde entier ! 
Là dessus c'est le cordon ombilical qui  relie Kanambe au Rwanda que son "passé rwandais" rend encore plus coupable, qui doit être coupé; en est-il capable ???

Là dedans c'est seul le nettoyage volontaire de l'Est de tous ces groupes mafieux et criminels sans succomber à ce traître alibi de je ne sais quelle défense d'une minorité prétendument en danger; qui sauvera la paix, notre souveraineté et la bonne cohabitation nationale et régionale...
Là dessus; c'est la loyauté éprouvée envers son pays pour les nouveaux et anciens immigrants plutôt que la citoyenneté double, Congolaise à midi, rwando-burundaise à minuit qui doit guider toute gestion pour nous sortir de ces décennies d'insécurité, de guerre !!!

Les FDLR, ces rebelles rwandais qui tuent non des rwandais mais des Congolais, qui pillent le Congo et non le Rwanda... sont d'abord une affaire internationale (c'est d'abord la CI qui nous les a imposés) et rwandaise (c'est d'abord au Rwanda de les récupérer pour les juger et exorciser son avenir dans son dialogue inter-rwandais) et secondairement Congolais : leur éradication n'est donc possible que conjointement entre les 3 parties !
Les Mai Mai, ces groupes armés nationalistes et mafieux nés de l'insécurité et de l'invasion rwandaise; les CNDP, ces criminels qui se prétendent défenseurs d'une minorité en danger... nécessitent autant un nettoyage déterminé que sans concession...

Tout ce travail souverain indispensable n'a été réalisé jusque là que par manque de volonté politique et disons-le par haute trahison au sommet de l'Etat : toutes ses gesticulations d'aujourd'hui, guerre timide contre Ntaganda, accord impuissant avec le Rwanda dans la foulée, sortie inacceptable du cadre national pour n'en faire qu'un problème régional (le Président qui reçoit en catimini dans sa ferme privée(?) les élus originaires de l'Est...) en sont la preuve irréfutable et malheureusement la condition de l'échec toujours annoncé d'assurer la paix à l'Est, d'en finir avec l'hécatombe de nos Concitoyens...

Les Congolais paient aujourd'hui la mauvaise conscience de la CI face au génocide perpétré au Rwanda entre rwandais auquel ils ne sont pour rien et le souci vorace de multinationales de cette CI sur nos richesses... Ainsi donc, une nouvelle opération conjointe avec ce Rwanda complice serait une supercherie de plus, un cautère sur la jambe de bois qui n'apportera aucune paix juste et durable sinon celle de cimetières dont elle aura jonchés notre sol derrière elle ! C'est là une nouvelle preuve de l'impuissance complice de Léo, de sa haute trahison !!!

Le Congo se doit de se donner enfin tous les moyens pour nettoyer tout sans s'encombrer des revendications hypocrites et meurtrières de ses voisins dans le strict et le seul respect de sa souveraineté et d'une paix juste pour tous !!!
Seul un Congo fort traitant d'égal à égal avec le Rwanda et non courbant l'échine devant lui sauvera notre pays, la région, l'Afrique et le monde !!!

INCAPACITE DU POUVOIR = DEMISSION, COUP D'ETAT POPULAIRE LEGITIME !!!
(voir notre Constitution)
HAUTE TRAHISON = PEINE DE MORT !!!!!!!!!!!!

Qu'attendons- nous Congolais pour agir ??? 
Que devrions-nous faire; que doivent faire nos hommes politiques ???
Il nous faut de façon experte retourner la guerre d'où elle est venue comme le voulait de façon brouillonne mais bien vue, l'homme à la tête du "conglomérat d'aventurier"; pour l'écarter définitivement de notre sol !!!

Svp, svp, leaders politiques de tout bord, ouvrez les yeux, prenez conscience de la trahison à notre tête qui nous enfonce jour après jour dans ce naufrage insupportable, prenez le bâton de la résistance pour éveiller le peuple et le conduire au recouvrement de notre souveraineté violée !!! Remettez publiquement au devant de la scène la guerre de l'Est pour que le pays entier en débatte sans conciliabules secrets ou marginaux !

La guerre de l'Est n'est pas faite à l'Est, elle l'est envers tout notre pays !!!

A bon entendeur...


° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7283
° http://radiookapi.net/actualite/2012/05/19/nord-kivu-les-fardc-reprennent-le-controle-de-la-colline-bugusa-rutshuru/
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7290
° http://radiookapi.net/actualite/2012/05/19/rdc-le-gouvernement-invite-les-mutins-fideles-bosco-ntaganda-regagner-larmee/
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7288
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7291
° http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120520103305/fardc-bosco-ntaganda-kivu-mutinsrdc-armee-et-mutins-s-affrontent-pour-le-controle-de-jomba-au-nord-kivu.html
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186985&Actualiteit=selected
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186983&Actualiteit=selected
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186981&Actualiteit=selected
° http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=123174&id_edition=100117
° http://www.rfi.fr/afrique/20120519-rdc-mutins-bosco-ntaganda-accules-le-nord-kivu-armee-congolaise
° http://www.africatime.com/rdc/popup.asp?no_nouvelle=671158
° http://www.lepotentiel.com//afficher_article_archive.php?id_article=123094&id_edition=100115&yearID=2012&monthID=05&dayID=16
° http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=123151&id_edition=100116
° http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=123121&id_edition=100116
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=186952&Actualiteit=selected
° http://www.lavie.fr/actualite/monde/viols-au-kivu-le-cri-d-alarme-de-justine-masika-menacee-par-bosco-ntaganda-16-05-2012-27627_5.php
° http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-belgique-en-quete-desesperee-du-graal-perdu-au-congo_1114583.html
° http://www.lavie.fr/webdocumentaires/femmes-kivu/femmes-du-kivu-4-ans-apres-07-03-2012-24981_297.php
° http://www.youtube.com/watch?v=NMtgHzXZnIg&feature=player_embedded
° http://www.ingeta.com/

Compatriotiquement!

Ndonzwau
http://congodiaspora.forumdediscussions.com/t5806-haute-trahison-au-plus-haut-sommet-de-l-etat-ou-sont-les-patriotes-congolais


vendredi 18 mai 2012

Les années Mobutu (1965-1989): l'accroissement exponentiel d'une dette odieuse




Les années Mobutu (1965-1989) : l’accroissement exponentiel d’une dette odieuse


Au moment de l’indépendance, les anciennes métropoles font tout leur possible pour garder un contrôle sur leurs anciennes colonies en poussant au pouvoir des hommes qui serviraient leurs intérêts’. En République du Congo, la Belgique n’a pas pu empêcher que Patrice Lumumba accède au pouvoir. Soutenu par une vague populaire, il tire le pays vers l’autonomie. Mais cela ne fut que de courte durée et les intérêts des métropoles rattrapent l’ex-Congo belge. En 1961, Lumumba est assassiné et l’homme soutenu par les occidentaux (Etats-Unis, France, Belgique), Joseph-Désiré Mobutu, prend le pouvoir en 1965.

Entre l’Angola, soutenu par Cuba, et le Congo-Brazzaville proclamé marxiste des années 1970, le Congo de Mobutu représente pour l’Ouest un allié stratégique face au bloc soviétique. Du fait de cet enjeu stratégique, Mobutu va bénéficier de l’appui financier des puissances occidentales et des institutions financières internationales qui garderont les yeux fermés sur les malversations du dictateur. A la chute du mur de Berlin en 1989, l’enjeu stratégique n’étant plus de mise, l’appui financier occidental s’arrête. C’est pour cette raison que ce chapitre s’arrête en 1989 et non à la mort de Mobutu en 1997 car cette période représente une unité.

Après la possession privée du Congo belge par Léopold Il, Mobutu contractera au nom de l’Etat de nombreux prêts qui formeront une dette à croissance exponentielle et dont les sommes empruntées serviront entre autres à la construction des «éléphants blancs».

L’EVOLUTION DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE DU ZAÏRE

Entre 1965 et 1990, la dette publique extérieure du Congo est caractérisée par une croissance exponentielle passant de 32 à 10 274 millions de dollars.
De 1965 à 1969, le stock de la dette extérieure est passé de 32 à 159 millions de dollars.
En 1970, une première rupture est notée dans l’évolution de la dette. En effet, elle est multipliée par deux en un an passant de 159 à 342 millions de dollars. Le début des années 1970 marque le début d’un endettement fort. En effet, le Congo, qui deviendra Zaïre, en 1971 subit une crise financière; il a besoin d’apports financiers afin d’équilibrer sa balance des paiements et de réaliser de grands projets économiques pour développer le pays, projets qui s’avèreront non rentables. L’endettement de cette période correspond aux emprunts contractés auprès d’organismes privés garantis par les «ressources minières potentielles et réelles du Zaïre lesquelles servaient de gage». En effet, la part privée de la dette publique est la plus importante comparée aux parts bilatérales et multilatérales. Rappelons que les cours du cuivre et du cobalt sont très rémunérateurs à l’époque.

En 1973, une deuxième rupture est à remarquer, la dette passe de 670 millions de dollars en 1972 à 1 040 millions de dollars en 1973. Entre 1973 et 1979, la dette augmentera de manière régulière d’environ 700 millions de dollars chaque année. L’augmentation de la dette est liée au contexte international. Cette période est marquée par une augmentation du prix du pétrole et la possibilité pour les banques occidentales de placer leurs pétrodollars. Le Zaïre contracte de nouveaux prêts pour construire «les éléphants biancs».

Ces prêts sont contractés alors que le cours des matières premières est élevé. Mais c’est sans compter sur le fait que l’année 1973 et surtout l’année 1974 est marquée par la chute du cours du cuivre, principale matière première d’exportation du Zaïre, ce qui rendra plus difficile le remboursement des prêts. En 1976, le Zaïre ne peut respecter ses obligations en matière de remboursement de la dette. Les pressions montent et le Fonds monétaire international (FMI) entre en scène pour mettre en place son programme d’austérité de manière musclée, après un premier programme signé en 1967. Ce programme de stabilisation implique des conditionnalités strictes de dévaluation de la monnaie, de diminution des dépenses publiques et de garanties pour garantir le service de la dette. La diminution des dépenses publiques prend forme sous prétexte de bonne gestion des grandes sociétés mixtes du pays mais ce sont les populations congolaises qui en souffrent et la gabegie continue. En 1978, des PDG européens sont nommés à la tête des principales sociétés mixtes comme la Gecamines (Générale des Carrières et des Mines), la SNCZ (Société Nationale des Chemins de fer du Zaïre, l’ONATRA (Office National des Transports) mais aussi les douanes et la banque du Zaïre. Une fois encore, l’ingérence des occidentaux et des institutions financières internationales dans les affaires intérieures du Zaïre n’est plus à démontrer.

 Ces PDG européens doivent mettre en place les politiques néo-Iibérales du FMI et assurer au mieux la gestion de ces sociétés mixtes en ce sens. Le contexte international aura aussi une influence sur la composition de la dette. Majoritairement privée avant 1976, elle deviendra surtout bilatérale par la suite, caractérisée par l’augmentation de l’aide au développement des principaux donneurs occidentaux que sont les Etats-Unis, la Belgique et la France. La signature d’un programme de stabilisation avec le ‘FMI et l’augmentation de la dette bilatérale vaudra au Zaïre de passer devant le Club de Paris pour un rééchelonnement de dette de 280 millions de dollars en 1976, le premier d’une série de neuf rééchelonnements pendant le pouvoir de Mobutu.

De 1979 à 1983, le stock de la dette augmente peu, le Zaïre essayant d’assurer le service de sa dette. La dégradation économique s’accentue pendant cette période. Le montant de l’aide publique au développement diminue très rapidement passant de 225 millions de dollars en 1981 à 65 millions de dollars en 1985. Quant aux sorties de capitaux, elles sont passées de 25 à 215 millions de dollars entre 1983 et 1985. Les impayés s’accumulent depuis 1976 faisant du Zaïre un pays à risque pour les investisseurs: c’est ainsi qu’il se retrouve à la 104ème place sur 105 dans la liste des pays à risque établie par la Générale de Banque belge. Le pays paye de plus en plus d’intérêts sur la dette dans les années 1970 : ils passent de 9 millions de dollars en 1970 à 205 millions de dollars en 1980.

De 1983 jusqu’aux années 1990, la dette publique extérieure augmente d’environ 100 millions de dollars par an. Cette période est marquée par une forte intervention des institutions financières internationales, le FMI et la Banque mondiale, qui mettent en place leurs politiques néolibérales. Le Zaïre est alors considéré comme l’élève modèle du FMI8. Cette année-là, il procède une fois de plus à un soi-disant «assainissement financier» en dévaluant de 77% la monnaie et en imposant un nouveau système fiscal pour la Gecamines. En 1986, c’est au tour de la Banque mondiale de mettre en place des programmes d’ajustement structurel pour 2 milliards de dollars pour la période 1987-1990 à condition que l’Etat zaïrois effectue la libéralisation du secteur financier, de nouvelles réformes de la fonction publique, des programmes d’investissement prioritaires. Le début des années 1980 est aussi marqué par la décision des Etats-Unis d’augmenter leurs taux d’intérêt, ce qui aura des conséquences sur l’économie mondiale, et par conséquent au Zaïre, puisque les emprunts contractés sont en général à taux variable. La dette va alors augmenter de manière très importante. 

Durant cette période, les institutions financières internationales exigent en priorité le remboursement de la dette, quitte à sacrifier le financement des secteurs sociaux. Le service de la dette dépassera 50% du budget du Zaïre durant les années 1983-1989. Cependant on peut noter une moins forte augmentation du stock de la dette de l’année 1987 à 1988. Cela est notamment dû à une reprise conjoncturelle des cours de cuivre et de cobalt. Cette même année, en 1987, le FMI approuve un programme d’ajustement structurel sous pression états-unienne et malgré de fortes objections au sein du FMI. Au même moment, Mobutu permet aux troupes états-uniennes d’utiliser son territoire et ses bases pour leurs opérations en Angola.

Les années 1990 avec la chute du mur de Berlin en 1989 et la fin de la guerre froide marquent la fin de l’intérêt que l’Ouest porte à la position géostratégique du Zaïre. Les derniers prêts ont lieu en 1990 et 1991.

LA DETTE ET LA NEGLIGENCE DES BESOINS VITAUX DE LA POPULATION

Sous le poids des réformes imposées par les institutions financières internationales et le système Mobutu qui sera étudié postérieurement, la situation sociale se dégrade depuis le début des années 1980.
«Que des millions de Congolais meurent de malaria, de sida, de la fièvre Ebola, qu’à cela ne tienne pourvu que l’on rembourse la dette. Licencier impitoyablement des milliers d’agents de la fonction publique, qu’à cela ne tienne pourvu qu’on dégage des ressources supplémentaires pour rembourser la dette.

Cette phrase de Prosper Mamimami Kabare exprime la philosophie de l’époque: l’exigence du remboursement avant tout et la désétatisation. En effet, les secteurs sociaux, l’agriculture, la fonction publique sont toujours délaissés dans le budget public au profit des remboursements de la dette et de la volonté des créanciers. Le tableau suivant montre cet effondrement au cours des années 1980 en comparaison avec les autres pays d’Afrique (dont les chiffres sont indiqués en italique).

Pour chaque entrée, la première ligne correspond à la part du budget du Zaïre alloué au secteur mentionné tandis que la deuxième ligne montre la part moyenne du budget que les pays d’Afrique allouent à ce même secteur. Cela permet de mettre en valeur l’intervention de la Banque mondiale en 1983 qui a eu pour conséquence l’explosion de la dette et la diminution radicale de la part du budget allouée aux services sociaux.

L’évolution de l’indice des prix montre la dégradation des conditions de base des populations. De 1960 à 1973, les prix des biens de consommation courante à Kinshasa ont augmenté en moyenne de 24% par an, et entre 1973 et 1983 de 60% par an, alors que dans le même temps, l’indice des salaires chute: il a diminué en moyenne de 7% et de 30% pendant ces mêmes périodes. Les «éléphants blancs», producteurs de dette

Entre 1970 et 1975, les nombreux emprunts ont été affectés à la construction de projets industriels énormes qui ont servi de débouchés et d’acquisition de marchés aux entreprises occidentales. Ils ont également constitué des sources de détournement de fonds pour le clan Mobutu mais n’ont jamais été rentables. Ces «éléphants blancs» n’ont servi qu’à accroître le stock de la dette publique extérieure et c’est en cela qu’ils sont producteurs de dette.

Ces grands projets ont surtout été réalisés dans les domaines de l’énergie, du transport et des communications, permettant ainsi un accès facile aux marchés mondiaux pour les ressources naturelles congolaises. Selon l’Office de gestion de la dette publique (OGEDEP), en 1980, 51 % des engagements extérieurs étaient consacrés à ces trois domaines. Mais ces projets sont caractérisés par le manque de rentabilité et de discipline financière. En 1985, le Centre Nord-Sud de l’Institut de l’entreprise sur l’industrialisation en Afrique relève que sur 343 projets analysés, 57% étaient en état de sous-production et 23% étaient à l’arrêt complet. Cela ne signifie pas pour autant que les 20% restants étaient des affaires florissantes. Tant au stade de l’expertise, du financement que de l’exécution, la rationalité économique ne fut pas respectée. Le remboursement du financement de ces projets a été le plus souvent établi à moyen terme alors qu’au vu de l’ampleur de ces projets, un remboursement à long terme aurait été nécessaire. De ce fait, «Ia dette ne pouvait être remboursée que par la poursuite de l’endettement».

Pour effectuer un audit précis, il s’agit de dresser la liste des contrats de ces grands projets un par un et de les analyser en notant le taux d’intérêt, le terme du remboursement de la dette, la faisabilité du projet et l’adéquation avec les besoins de la population. Le barrage d’Inga est l’un des exemples les plus démonstratifs de cette situation : il fera l’objet d’une étude particulière dans le prochain chapitre. Dans tous les domaines, des «Inga» existent. L’expansion de la Gecamines, la sidérurgie de Maluku, la «Voix du Zaïre», le pont de Matadi, la cimenterie nationale, le complexe agro-industriel de N’Sele, l’aéroport international de Kisangani, le barrage de Mobaye, la COMINGEM, le centre de commerce international du Zaïre sont autant d’exemples montrant le partage du gâteau entre le clan Mobutu, les entreprises occidentales qui réalisent ou pas les travaux et laissent au peuple le soin de se serrer la ceinture pour pouvoir rembourser la dette, toujours la dette.

La «Voix du Zaïre» et les stations de télécommunication illustrent cela. Il s’agissait alors de réaliser un système de réseau hertzien de radiotélévision partout dans le pays. Or cet ensemble est marqué par une forte disproportion entre les mises de fonds, les innovations technologiques et le résultat final. Un an après sa mise en route, la «Voix du Zaïre» ne fonctionnait déjà plus qu’à 20% de sa capacité et la plupart des équipements techniquement sophistiqués étaient soit inutilisés, soit en panne. La réalisation de ce projet fut confiée à Thomson CSF qui l’utilisa pour expérimenter la technologie de pointe avant de la mettre en place en Europe et greva lourdement le budget de fonctionnement par des frais de maintenance très élevés.

SOURCE : CADTM
http://www.cadtm.org/IMG/pdf/Partie_2.pdf

Les Anonymous attaquent les acheteurs de coltan

RD Congo : les Anonymous attaquent les acheteurs de coltan(Agence Ecofin 18/05/2012)

(Agence Ecofin) - L'Allemand Bayer, le Japonais Sony ou encore les Coréens LG et Samsung ont subi plusieurs attaques de leurs sites internet par le groupe Anonymous qui veut ainsi dénoncer les dégâts attribués au commerce du coltan en RD Congo. 

Le coltan est un minerai rare nécessaire à l’industrie de l’informatique et des télécoms et présent en quantité dans l’Est de la RD Congo, notamment dans les deux Kivu. 

Selon plusieurs ONG, la convoitise suscitée par le coltan, vendu jusqu’à 1000 dollars le kilo, est responsable de violences armées, de déscolarisation des jeunes qui travaillent dans les mines et de déforestation massive. 

L'Allemand Bayer a réagi en réfutant toute implication dans le trafic de coltan.


© Copyright Agence Ecofin 


MEMORANDUM DE L’APARECO





MEMORANDUM DE L’APARECO

L’APARECO appelle l'OIF à ne pas organiser le prochain sommet de la francophonie en RDC dans le contexte politique actuel



A Monsieur Abdou Diouf

Secrétaire Général de l’Organisation International de la Francophonie :

Objet : L’OIF ne devrait pas accorder une prime à l’imposture, à la mascarade électorale et aux violations flagrantes de droits de l’homme en République Démocratique du Congo !


Nous, peuple congolais et patriotes résistants réunis au sein de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO en sigle), mouvement politique de résistance patriotique en République Démocratique du Congo, dont l’objectif est de combattre non seulement l'occupation de la RDC et le processus de balkanisation en cours du territoire national congolais, mais aussi le pillage de nos ressources nationales ainsi que l’implantation et l’exercice à la fois illégal et illégitime du pouvoir par Monsieur « Joseph Kabila », de son véritable nom Hyppolite Kanambe, prenons ici la liberté de vous exprimer publiquement et en toute responsabilité le sentiment général de frustration et de colère de la grande majorité des congolais face à ce qu’ils estiment être de l’indifférence ou de l'inertie de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au vue de la situation politique dramatique qui prévaut en République Démocratique du Congo, deuxième pays francophone du monde.

1. Des principes qui unissent les membres de l’OIF :
Lors de votre discours à la 19ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le 17 février 2011, vous avez judicieusement rappelé au monde les valeurs et les principes qui unissent les membres de l’OIF sur les questions de paix, de démocratie, d’état de droit et de droits de l’homme. Malheureusement, pour le peuple congolais, ce discours fort et incontestablement appréciable est resté au niveau d’une pure rhétorique intellectuelle et diplomatique, sans aucun effet concret sur la spirale de la dictature sanguinaire et des antivaleurs à la démocratie et à la paix dans laquelle la RDC s’enfonce sous le regard indifférent de la communauté internationale en général et de l’OIF en particulier. Le peuple congolais a le net sentiment d’être sacrifié sur l’autel d’intérêts majeurs des enjeux invisibles et des puissances multiformes qui dirigent notre monde aujourd’hui, au mépris des principes édictés et acceptés par tous les États membres.

2. Les dernières élections ont enfoncé la RDC dans une nouvelle crise de légitimité
Nul n’est besoin aussi de rappeler ici tous les faits graves qui ont émaillé la mascarade électorale de 2006 ayant abouti à l’élection frauduleuse du président actuel de la RDC.
Mais nous ne pouvons passer sous silence la réédition des mêmes pratiques lors des dernières élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011. Il n’est pas vain de rappeler que plusieurs observateurs internationaux dont ceux des missions d'observation électorales du Centre Carter ou de l'Union européenne en ont clairement dénoncé les irrégularités et reconnus leur manque de crédibilité.
Rappelons un fait important: l’Église catholique qui réunit en son sein plus de 60% de la population congolaise avait déployé 32 000 observateurs dans TOUS les bureaux de vote à travers la RDC. Ceux-ci ont participé à tous les dépouillements et à la constitution des PV. C’est fort des résultats des urnes reçus de ses observateurs que la Conférence des évêques du Congo (CENCO) a clairement dénoncé la falsification des résultats des PV par la Commission électorale dite indépendante, en déclarant que "les résultats de l’élection présidentielle en RDC ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice". La CENCO a noté que "le processus électoral s'est déroulé dans un climat chaotique" avec de nombreuses "défaillances" et "des cas de tricheries avérées et vraisemblablement planifiées", ainsi qu'un "climat de terreur entretenu et exploité à dessein pour bourrer les urnes".
Quant aux élections législatives, là aussi son constat a été sans appel ; l'église catholique a noté également que "la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable"(…) "une honte pour notre pays", et elle a exigé en vain «la vérité des urnes».
Devant le tollé provoqué au sein du peuple congolais, devant les tentatives des manifestations des partis politiques victimes du hold-up électoral, devant la détermination des Chrétiens à revendiquer la « vérité des urnes » comme le réclamaient leurs évêques, « Joseph Kabila » a répondu par le mépris, l’arrogance et une violence sans précédent.

3. L’État congolais est devenu la première source d’insécurité pour ses administrés :
Il n’est pas nécessaire ici de décrire les crimes atroces commis en RDC et dénoncés régulièrement par de nombreuses ONG telles que Human Rights Watch, Refugees International, Amnesty International etc… ou ceux relevés plus particulièrement en Octobre 2010 dans le rapport « Mapping » publié par le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l'homme (HCDH) et relatifs aux crimes commis en RDC entre 1993 à 2003. Plusieurs auteurs de ces crimes occupent aujourd’hui les plus hautes fonctions à la tête de la RDC. Nul n’est besoin de vous rappeler que ces faits gravissimes dénoncés continuent de se produire en s’amplifiant partout en RDC sans aucune sanction ! Aujourd'hui, la République Démocratique du Congo est un pays dirigé par un gouvernement sans foi ni loi qui en a fait une véritable jungle régie par la loi du plus fort et où règne une barbarie d’un autre âge.
La République Démocratique du Congo est devenue un pays dont les dirigeants foulent aux pieds les valeurs et les principes universellement admis, et sont les premiers à violer les lois du pays. Les hommes en armes à la solde du gouvernement assassinent allégrement, intimident et organisent des rafles, procèdent à des arrestations arbitraires, utilisent systématiquement la torture, organisent des expéditions punitives, incendient les chaines de télévisions de l’opposition…
Des millions de congolais sont laissés à la merci de différentes troupes étrangères et autres milices armées qui sèment la terreur et font la loi sur des portions entières de notre territoire notamment à l’Est du pays, sans que l’État congolais ne vole au secours de nos pauvres compatriotes.

La paix et la démocratie ne se construisent pas sur le mensonge, la tricherie, la fraude, les violations massives des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La démocratie ne se concilie pas avec le massacre et l’assujettissement du peuple. La République Démocratique du Congo n’est pas libre. Un pays sous occupation est un pays sans liberté ni dignité.

4. Un sommet de l’OIF à Kinshasa équivaudrait à une prime aux crimes de « Joseph» :
Le peuple congolais considère à juste titre que le Secrétaire général qui préside en ce jour au destin de l'OIF figure parmi les rares grandes figures politiques qui ont fait la fierté de la démocratie en Afrique. Le peuple congolais ne comprend donc pas que sous vos auspices, l’OIF puisse accorder une prime à l’imposture, à la mascarade électorale, et aux nombreuses violations flagrantes de droits de l’homme, en allant organiser à Kinshasa en RDC, dans les conditions politiques actuelles telles que décrites ci-dessus, le sommet de la Francophonie au mois de novembre prochain. L’OIF qui est justement un instrument de promotion des valeurs de paix, de démocratie et de renforcement de l'état de droit, et qui a pour mission de défendre les valeurs et les principes communs qui réunissent ses membres, notamment l'universalité et l'indivisibilité des droits de l'homme, ne saurait emboîter le pas au reste de la communauté internationale derrière l’hypocrisie d’une pudeur diplomatique et d’une indifférence cynique des misères du peuple congolais.

Les congolais ont trois convictions: la première est que, beaucoup de membres de la Communauté internationale aiment plus le sol et le sous-sol de la République démocratique du Congo, mais ils n’aiment pas les congolais ; la deuxième est que c’est par pure cynisme politique que la communauté internationale a poussé le peuple congolais à aller aux élections qu’elle savait truquées d’avance par le pouvoir d’occupation présidée par « Joseph Kabila ». Cela explique l’inaction qui caractérise son attitude depuis les multiplications des preuves du hold-up avant, pendant et après les élections. La troisième est que le peuple congolais vient enfin de réaliser qu’il est jusque là seul dans son combat pour sa liberté, et ne peut donc compter que sur lui-même.

5. Que fait l’OIF lorsque des populations francophones sont exterminémassivement ?
Aujourd’hui, plus de 8 millions de congolais sont morts depuis le début de la déstabilisation de la RDC en 1997. Les derniers chiffres indiquent qu’en moyenne actuellement 1152 femmes congolaises sont violées par jour, mais face à un tel désastre la communauté internationale reste silencieuse et inactive.
C’est pourquoi, pour le peuple congolais l'OIF a jusqu’ici failli elle aussi à son devoir et Il espère que sous vos auspices, elle se ressaisira dans un dernier sursaut pour voler au secours du peuple congolais ainsi que de la démocratie en Afrique et dans le monde francophone. Car, le peuple congolais n'abdiquera pas devant ses responsabilités, parce que nous voulons vivre librement, décider de nos institutions souverainement, choisir librement nos dirigeants, et être maitre de notre destin.
Pour toutes ces raisons, au nom du peuple congolais qui résiste et se bat pour la libération totale de la RDC, l’APARECO appelle solennellement l'OIF à ne pas organiser le prochain sommet de la francophonie à Kinshasa et invite tous les congolais à se mobiliser partout dans le monde dès à présent pour faire comprendre à tous les peuples frères dont les États sont membres de l’OIF, que nous refusons catégoriquement et n’accepteront pas la tenue de ce sommet en RDC dans les conditions actuelles. Car procéder autrement constituerait un encouragement en faveur de la dictature et de l’imposture en République Démocratique du Congo et un abandon total du peuple congolais dans sa misère.

Bruxelles, le 13 mars 2012

Maître NDALA WA NDALA
Vice-président national de l’APARECO



mercredi 16 mai 2012

RDC: Joseph Kabila consulte les députés du Nord-Kivu pour le règlement de la crise




RDC: Joseph Kabila consulte les députés du Nord-Kivu pour le règlement de la crise

Joseph Kabila.
Joseph Kabila.
Mark Renders/Getty Images

Par RFI

Près d’une quarantaine d’invités, des députés issus de l’opposition et de la majorité, étaient invités par le président de la RDC, Joseph Kabila dans sa ferme privée de Kingakati. L’échange a tourné autour de la situation dans le Nord-Kivu. A près plus de deux heures de discussions, la solution à la crise n'a pas été trouvée et l'inquiétude a gagné de nombreux députés.

Dans sa ferme privée de Kingakati, dans la périphérie de Kinshasa, le président Kabila a demandé aux élus du Nord-Kivu de l’aider à résoudre la nouvelle crise de l’est.
Née des pressions internationales exercées sur les autorités de Kinshasa pour arrêter et livrer le général Bosco Taganda à la CPI, cette crise a fait apparaître une nouvelle rébellion, le M23, qui regroupe des anciens du CNDP sous la direction du colonel Makinga.
Les revendications de ce mouvement armé reposent avant tout sur la protection de la minorité tutsie qui se dit menacée par les autres communautés de leur contrée. Les élus ou leaders de la région seraient alors appelés à s’investir, pour recréer la confiance qui pourrait amener à une cohabitation pacifique.
Sans trop définir dans cette démarche le sort du général Bosco Taganda, accusé de crimes contre l’humanité, la rencontre de Kingakati a tout de même soulevé quelques questions en rapport avec la situation sur le terrain. Faute de réponses, il y a des élus qui se sont déclarés plus inquiets et pessimistes à l’issue de la rencontre de Kingakati.


Ndlr:

L'article de RFI sur la consultation par Joseph des députés du Nord-Kivu n'a rien de réjouissant et est une entorse alarmante aux règles démocratiques élémentaires. Une rencontre dans sa ferme privée??? Il ne s'agit pas d'une crise, le pays est en GUERRE, ça ne concerne pas seulement le Kivu!!

Le symbolisme derrière ce geste est très éloquent: on commence à traiter cette région comme une entité autonome du reste du pays et Joseph comme le seul habilité à trouver une solution pour y mettre fin, à titre personnel d'ailleurs. Le pire de tout, est que ces députés représentent avant tout leurs ventres et non les nombreux déplacés, tués et violés, mutilés, tout comme le gouverneur Paluku. Joseph a certanement tenté de profiter de cette rencontre en huis-clos pour les soudoyer afin de mieux leur faire avaler la pillule d'une opération militaire conjointe avec le voisin génocidaire (d'où l'inquiétude et le pessimiste de certains au sortir de cette rencontre).

Que font les autres parlementaires de l'opposition pendant ce temps? Et les parlementaires de l'opposition originaires du Kivu, pourquoi ont-ils accepté cette invitation? Pourquoi ne dénoncent-ils pas cet enième plan machiavéllique tout droit sorti des laboratoires de Joseph et son mentor??? Quid des médias Congolais? Trouvent-ils normal que Joseph convoque des députés dans sa ferme personnelle pour discuter d'un enjeu aussi capital pour la souveraineté de l'État congolais?
(Correspondance particulière du forum de Congodiaspora)