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SACREBOPOL

mardi 28 août 2012

Didier Reynders appelle Kigali à éviter


Didier Reynders appelle Kigali à éviter une escalade pouvant mener à des sanctions


  • Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a appelé dimanche les pays voisins de la République démocratique du Congo (RDC) et en particulier le Rwanda à s'abstenir de tout soutien à la rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23), sous peine d'une "escalade" dangereuse pour Kigali qui pourrait se traduire par des sanctions internationales.
    Le chef de la diplomatie belge, qui termine par le Rwanda une tournée d'une semaine en Afrique centrale qui l'a également conduit en République démocratique du Congo (RDC) voisine, s'exprimait à l'issue d'un entretien de près de deux heures avec le président rwandais Paul Kagame.
    "Il y a beaucoup de choses à faire à Kinshasa (de la part des autorités congolaises), mais il y a aussi beaucoup de choses à faire dans les pays voisins", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour un entretien axé sur les relations bilatérales et la situation dans l'ex-Zaïre.
    Après les explication que Mme Mushikiwabo doit fournir la semaine prochaine aux Nations Unies, "nous aurons peut-être des décisions à prendre", a menacé M. Reynders, dans une allusion aux mesures de suspension d'aide déjà prises par certains pays occidentaux.
    Le Rwanda est accusé par l'ONU, mais aussi la RDC, de soutenir une mutinerie dans la province du Nord-Kivu (est), menée par un groupe d'ex-rebelles, le Mouvement du 23 mars (M23) qui avaient été intégrés en 2009 dans l'armée congolaise. Kigali dément toute implication.
    Belga

dimanche 26 août 2012

Affaire John Tshibangu :



Les tueurs de «Joseph Kabila» pistent le colonel John Tshibangu


Des membres de la garde prétorienne de "Joseph Kabila" déguisés en policiers.

Poltron à l’Est, intransigeant au Centre-Ouest. C’est le moins qu’on puisse dire de «Joseph Kabila». Pendant que des officiers étiquetés CNDP-M23 basés dans la province du Nord Kivu multiplient des défections en toute impunité, le «raïs» a retrouvé un «regain de dynamisme» dans le cas du colonel John Tshibangu, commandant en second de la 4ème Région militaire (les deux Kasaï), qui a déserté son poste depuis le dimanche 12 août dernier. Natif du Kasaï, Tshibangu a un signe particulier : il n’appartient pas à la communauté tutsie...

Comme à son habitude, «Joseph Kabila», le tueur aux mains propres, laisse le «sale boulot» à ses «petits soldats». Ici, le «petit soldat» a pour nom Ngoyi Kasanji, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental. Cet ancien négociant en diamant s’est entretenu, mercredi 22 août, avec une délégation de la Mission onusienne au Congo. Il a confié à ses interlocuteurs que 300 militaires et des policiers ont été lancés aux trousses du colonel John Tshibangu. Celui-ci aurait été signalé aux environs de Kabeya Kamwanga, le village natal du leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Tout un symbole. L’officier fugitif reproche au «commandant suprême» des FARDC notamment sa duplicité dans la gestion de la guerre qui se déroule au Nord Kivu. «Au départ, déclarait le colonel Tshibangu à Congo Indépendant, les mutins du Nord Kivu n’étaient qu’une trentaine. L’armée pouvait rapidement écraser ce mouvement. L’ordre de cessez-le-feu est tombé. Les mutins ont profité de l’accalmie pour se renforcer en hommes et en matériel.» Accusé de «complicité», le journaliste Fortuna Kasonga a été arrêté par les «services de sécurité». «Joseph Kabila » et ses tueurs oseraient-ils attenter à la vie de cet officier qui a fait montre de patriotisme en dénonçant le traître qui dirige ce pays?

Depuis son accession au pouvoir suprême, un certain 26 janvier 2001, dans les conditions que l’on sait, «Joseph» s’évertue à «liquider» ce qui reste de l’Etat congolais. Les Congolais particulièrement ceux qui tirent profit du régime regardent et laissent faire. Ancien bras droit de James Kabarebe, alors chef des opérations militaires de l’AFDL, "Joseph" a réussi à anéantir l’armée, la police et les institutions gouvernantes tant au niveau national que provincial en y injectant des individus déloyaux, n’ayant aucune attache avec une nation dont ils se réclament. Pire, «Joseph» prend plaisir à fouler aux pieds le droit légitime pour les citoyens congolais à bénéficier d’une égale protection devant la loi. Une loi accommodante vis-à-vis des personnalités civiles et militaires - natifs de "l’Est "- issues de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), trois organisations pro-rwandaises. La même loi est appliquée avec une intransigeance frisant la barbarie primitive chaque fois qu’il s’est agi de sanctionner des filles et fils de ce pays originaires du Centre et de l’Ouest. Est-ce faire l’éloge du régionalisme ou du tribalisme? Assurément pas! Les faits sont têtus.

"Ambiance décontractée..."

Le massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo en 2007 et 2008, la traque des insurgés «Enyele» à partir de novembre 2009 et celle du général Faustin Munene en octobre 2010 en témoignent. Cette attitude tranche avec la pusillanimité affichée par le pouvoir kabiliste à l’égard de délinquants avérés d’expression rwandophone. C’est le cas notamment de Jules Mutebusi et Laurent Nkunda. Officiers dissidents des FARD, les deux hommes et leurs soldats avaient occupé la ville de Bukavu en juin 2004. L’affaire n’a jamais connu de suite judiciaire. Bien au contraire. En 2005, Laurent Nkunda s’est lancé dans une «nouvelle carrière» de «président-fondateur» du mouvement politico-militaire CNDP. Depuis janvier 2009, le «général Laurent» a trouvé refuge au Rwanda en dépit des gesticulations des autorités de Kinshasa d’obtenir son «extradition». L’affaire est manifestement classée.

En avril dernier, Bosco Ntaganda, ancien bras droit de Thomas Lubanga, promu «général» par la volonté de «Joseph Kabila» - "au nom de la paix" - a fait défection. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI), Ntaganda est poursuivi dans le même dossier que Lubanga du chef de «recrutement d’enfants mineurs» dans une milice. Près de quatre mois après, l’homme est toujours en cavale. La désertion de Ntaganda a servi de détonateur à une «mutinerie-rébellion». Plusieurs officiers étiquetés CNDP ont abandonné leurs postes. Les mutins-rebelles regroupés dans le «M-23» exigent - outre la reconnaissance des grades et l’intégration des cadres politiques dans les institutions nationales - «la démission de Joseph Kabila». Des troupes FARDC mal équipées, démotivées et mal encadrées envoyées pour «rétablir l’ordre» ont été mises en déroute par les insurgés. Les localités de Rutshuru, Kiwanja, Bunagana échappent depuis deux mois à l’imperium de Kinshasa. D’aucuns parlent de trahison. Un détail significatif. Rapportant la rencontre entre "Kabila" et le chef de la diplomatie belge mercredi 22 août à Lubumbashi. La journaliste Colette Braeckman n’a sans doute pas pesé la gravité de ces mots sortis de sa plume (voir Le Soir daté du 23.08.2012) : "On s’attendait à rencontrer le chef d’un pays en guerre, mais l’ambiance était plutôt décontractée (...)".

Depuis que les autorités congolaises ont pris conscience de l’implication du Rwanda dans la rébellion du M-23, celles-ci passent le temps à vociférer tout en étant présentes à toutes les rencontres initiées par la partie rwandaise. «Nous exigeons que les autorités rwandaises arrêtent, cessent de laisser leurs officiers continuer à alimenter la guerre au Congo», tonnait le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga, le 28 juin. Nous leur demandons de démanteler les réseaux, les filières de recrutement et de ravitaillement en faveur des forces négatives qui sont au Congo, sans conditions». Le même jour, on apprenait que le tout nouveau ministre congolais de la Défense conférait à Goma avec son homologue rwandais. Pire, un rapport des Nations Unies a publié les identités des personnalités rwandaises qui «gèrent» le dossier M-23. A savoir : le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, le chef d’état-major des armées, le général Charles Kayonga, et le général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron des renseignements militaires (DMI). La diplomatie congolaise n’a même pas osé manifester une certaine «mauvaise humeur» en rappelant en consultation le diplomate en poste à Kigali.

Désobéissance civile

Le M-23 s’est érigé, depuis quelques jours, en un mouvement politique aux allures de «gouvernement provisoire». «Joseph Kabila» se tait. Pendant ce temps, la défection des officiers portant le "label CNDP" se poursuit au profit du M-23. On pourrait citer notamment le cas du colonel Eric Badege, commandant 2ème bataillon à Nabiondo et du lieutenant colonel John Kasisira, commandant en second à Kaziba. Des militaires ont-ils été lancés à leurs trousses? Nullement ! Pourquoi? Silence radio. Dans le District de l’Ituri (Province Orientale), d’autres désertions ont eu lieu au profit de la milice locale de la "FRPI" (Force de résistance patriotique de l’Ituri) du fameux chef milicien Cobra Matata. Celui-ci entretiendrait des rapports les plus cordiaux avec le commandant de la place le général Dieudonné Amuli. Question : le colonel John Tshibangu serait-il plus dangereux pour l’intégrité du territoire national que les officiers déserteurs étiquetés CNDP-M23 constitués désormais en «gouvernement» après avoir occupé plusieurs localités? L’idée même d’intégration de ces «officiers» au sein des FARDC ne constitue-t-elle pas un acte de haute trahison? Les faits ne parlent-ils pas d’eux-mêmes que «Joseph Kabila» est au service uniquement des Congolais d’expression rwandophone? Qui s’occupera, dès lors, de l’intérêt général? Un pouvoir voué au service des intérêts particuliers ne mérite-t-il pas le plus grand mépris autant que des actions de désobéissance civile?

B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2012

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7488

RDC: les religieux unis contre la guerre dans l'est du pays




Pétition des chefs religieux contre la guerre dans l’Est de la RDC: 10 millions de signatures recueillies






Cathédrale du Centenaire Protestant, à Kinshasa. 2010.Cathédrale du Centenaire Protestant, à Kinshasa. 2010.

Les chefs de différentes confessions religieuses ont organisé, samedi 25 août à la Cathédrale du centenaire de Kinshasa, un culte œcuménique pour marquer la fin de la collecte des signatures de la pétition qu’ils ont initiée contre la guerre dans l’Est de la RDC. Sur l’ensemble du pays, au moins 10 millions de signatures ont été apposées au bas de ce document, qui devrait être transmis au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
  

Après avoir lancé et clôturé officiellement la collecte des signatures de cette pétition, les chefs des confessions religieuses se disent déterminés à aller jusqu’au bout de leur démarche.

«La troisième étape consiste maintenant à quitter le pays et aller déposer la pétition au secrétaire général des Nations unies», a annoncé le Représentant légal de la communauté islamique en RDC, Cheik Abdallah Mangala.

Les chefs religieux, réunis jeudi 12 juillet à Kinshasa, avaient lancé cette pétition pour dire non à toute forme de négociation avec les «éternels criminels» en RDC, dont les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Ce dernier s’affronte aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis début mai dernier au Nord-Kivu.

Dans ce document, ces chefs religieux, parlant au nom du peuple congolais, disent refuser toute tentative de balkanisation du pays. «Nous voulons tout simplement que le pays ne soit pas divisé et que le peuple congolais demeure uni», a souligné Cheik Abdallah Mangala.

Les initiateurs de cette pétition exigent aussi l’arrestation de tous les criminels recherchés par la justice internationale et la répression des crimes commis par le Rwanda en RDC.
En juin dernier, un rapport d’experts de l’Onu avait en effet accusé le Rwanda d’aider la rébellion du M23 dans l’Est de la RDC. Ce rapport avait depuis lors provoqué des sanctions contre Kigali. Les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont suspendu le versement de leur aide budgétaire au Rwanda en guise de protestation.

Mais, Kigali a toujours nié tout soutien aux rebelles du M23.

http://radiookapi.net/actualite/2012/08/26/petition-des-chefs-religieux-contre-la-guerre-dans-de-la-rdc-10-millions-de-signatures-recueillies/




RDC: les religieux unis contre la guerre dans l'est du pays

Chrétiens, musulmans, kimbanguistes de RDC se sont réunis samedi pour dire non à la guerre dans l'est du pays. Le 1er août dernier, l'Eglise catholique avait appelé à manifester.
Chrétiens, musulmans, kimbanguistes de RDC se sont réunis samedi pour dire non à la guerre dans l'est du pays. Le 1er août dernier, l'Eglise catholique avait appelé à manifester.
AFP Photo / Junior D.Kannah

Par RFI

Après avoir initié une pétition à remettre au Conseil de sécurité de l'ONU, les chefs des confessions religieuses de la RDC ont organisé samedi 25 août un culte interconfessionnel pour sensibiliser les populations à leur démarche. Une délégation se rendra au siège des Nations unies et dans certaines capitales européennes pour tenter d'obtenir une condamnation du Rwanda.

Le rassemblement a eu lieu en la cathédrale du Centenaire, le plus grand temple protestant de la capitale. Chrétiens, musulmans, kimbanguistes, tous dans leur diversité, étaient au rendez-vous pour dénoncer la énième invasion de la RDC par le Rwanda.

Plus de six millions de morts en 20 ans, c’est trop, selon les chefs religieux. Elebé Kapalata, représentant du chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste : « C’est pour cela Seigneur, nous te supplions humblement que le sang cesse de couler dans ce pays, que nos larmes soient essuyées et que la paix revienne dans ce pays ! La paix définitive, durable, pour que nous fassions de ce pays une nation riche et prospère ! »

Une délégation des chefs religieux devra se rendre en Europe et aux Nations unies pour tenter d’obtenir de vraies sanctions contre le Rwanda. Une pétition sera remise au Conseil de sécurité.

Cheikh Abdallah Mangala, représentant légal de la communauté islamique du Congo : « La pétition, aujourd’hui il y a quelques carnets qui arrivent, mais nous avons déjà dépassé le nombre voulu par le Conseil, c'est-à-dire que c’est plus de dix millions ».

Cependant, la participation des animateurs politiques au culte interconfessionnel de samedi a été faible.

http://www.rfi.fr/afrique/20120826-rdc-religieux-chretiens-musulmans-kimbanguistes-cheikh-mangala-rwanda-cathedrale-centenaire

vendredi 24 août 2012

Document - RDC. Craintes pour un opposant politique en RDC. Diomi Ndongala









Document - DRC: Fears for missing political opponent in DRC: Diomi Ndongala


L'APPEL VIENT D'ÊTRE PUBLIÉ EN FRANÇAIS

UA: 246/12 Index: AFR 62/010/2012 Democratic Republic of Congo Date: 23 August 2012
URGENT ACTION
FEARS FOR MISSING POLITICAL OPPONENT IN DRC
A prominent Congolese political opponent, Diomi Ndongala, went missing in Kinshasa, the capital of the Democratic Republic of Congo (DRC) on 27 June. He is reportedly detained incommunicado by the intelligence services in Kinshasa.
Diomi Ndongala is a member of parliament and head of the political party Démocratie Chrétienne (DC) At around 11.30 am on 27 June, he left his house in his car (a white Mitsubishi with tinted windows) to attend an event organized by his political party at the Cathedral Notre Dame du Congo in Kinshasa. At the event, he was supposed to officially sign a Charter “la plateforme de la majorité présidentielle populaire”, which would have established a coalition with other political parties. Diomi Ndongala never reached the Cathedral and nobody, including his family, has seen or heard from him since.

On 28 June, a government spokesperson announced that an important figure of the opposition had been arrested on charges of rape. The same day, the General Prosecutor stated that Diomi Ndongala had fled after an arrest warrant had been issued against him for the rape of two minors. Since this statement, the Congolese authorities have denied detaining Diomi Ndongala.

Recent information has revealed that Diomi Ndongala is being detained incommunicado by the intelligence services in Kinshasa. According to several sources, he was first located at the Tchatchi military camp and then at the 3rd Directorate of the ANR (National Intelligence Services) in Kinshasa, where he was reportedly detained until 2 August. According to other sources, he was seen around 16 August at the Cité de l’OUA, a complex owned by the Presidency. According to these sources, Diomi Ndongala is in poor health and has lost a lot of weight due to a lack of food and being denied treatment for his chronic medical conditions.

Despite a complaint by his relatives and lawyer, they have not received any answer from the General Prosecutor or the Congolese government regarding the whereabouts of Diomi Ndongala or his current state of health.

Please write immediately in French or your own language:
Urging the Congolese authorities to immediately disclose the whereabouts of Diomi Ndongala;
Urging the Congolese authorities to immediately give Diomi Ndongala access to any medical care he requires;
Urging the Congolese authorities to immediately provide Diomi Ndongala access to his relatives and lawyers;

http://www.amnesty.org/en/library/asset/AFR62/010/2012/en/ee8c876e-2392-40ba-8866-af4938167754/afr620102012en.html








Document - RDC. Craintes pour un opposant politique en RDC. Diomi Ndongala


AU 246/12, AFR 62/010/2012 – République démocratique du Congo 23 août 2012
ACTION URGENTE
CRAINTES POUR UN OPPOSANT POLITIQUE EN RDC

Diomi Ndongala, opposant politique congolais de premier plan, a disparu le 27 juin à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Il est détenu au secret, semble-t-il, par les services du renseignement à Kinshasa.

Diomi Ndongala est parlementaire et dirigeant du parti politique Démocratie chrétienne. Le 27 juin vers 11 h 30, il a quitté son domicile en voiture (une Mitsubishi blanche aux vitres teintées) pour se rendre à un événement organisé par son parti politique à la cathédrale Notre-Dame-du-Congo, à Kinshasa. Il devait signer, à cette occasion, une charte intitulée Plateforme de la majorité présidentielle populaire, qui allait sceller une coalition avec d'autres partis politiques. Cependant, il n'est jamais arrivé à destination et personne, même pas sa famille, ne l'a vu ni entendu depuis lors.

Le 28 juin, un porte-parole du gouvernement a annoncé qu'une importante personnalité de l'opposition avait été arrêtée pour viol. Le même jour, le procureur général a déclaré que Diomi Ndongala avait pris la fuite après qu'un mandat d'arrêt lui avait été décerné pour le viol de deux mineures. Depuis lors, les autorités congolaises nient le détenir.

Selon des informations récentes, cet homme est actuellement détenu au secret par les services du renseignement, à Kinshasa. Plusieurs sources ont indiqué qu'il se trouvait d'abord au camp militaire de Tchatchi, puis à la troisième direction des services nationaux du renseignement, à Kinshasa, où il aurait été détenu jusqu'au 2 août. D'après d'autres sources, il a été vu aux alentours du 16 août à la Cité de l'OUA, complexe immobilier appartenant à la présidence. Il serait en mauvaise santé et aurait perdu beaucoup de poids car il a manqué de nourriture et a été privé des soins nécessaires au traitement de ses pathologies chroniques.

Bien que ses proches et son avocat aient porté plainte, ils se sont heurtés au silence du procureur général et du gouvernement congolais concernant le sort de Diomi Ndongala et son état de santé actuel.


DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en français ou dans votre propre langue :
exhortez les autorités congolaises à révéler immédiatement où se trouve Diomi Ndongala ;
priez-les instamment de lui donner accès sans délai à tous les soins médicaux dont il a besoin ;
demandez-leur de lui permettre d'entrer immédiatement en contact avec ses proches et ses avocats.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 4 OCTOBRE 2012 À :
�
Président
Son Excellence Joseph Kabila
Président de la République
Palais de la Nation
Avenue de Lemera, Kinshasa-Gombe,
République démocratique du Congo
Courriel : cabinet_president@yahoo.fr
Formule d'appel : Votre Excellence Monsieur le Président, / Dear President,
Ministre de la Justice
Mme Wivine Mumba Matipa
Ministère de la Justice
228 Avenue de Lemera
BP 3137
Kinshasa-Gombe
République démocratique du Congo
Formule d'appel : Madame la Ministre, / Dear Minister,
�
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la République démocratique du Congo dans votre pays (adresse(s) à compléter) :
Nom(s), adresse(s), n° de télécopie ; courriel ; formule d'appel.
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
�
ACTION URGENTE
CRAINTES POUR UN OPPOSANT POLITIQUE EN RDC

COMPLÉMENT D'INFORMATION
Diomi Ndongala, âgé de 50 ans et père de quatre enfants, est une personnalité politique de premier plan de la République démocratique du Congo (RDC). Sous la présidence de Mobutu Sese Seko, il a été ministre adjoint de l'Économie et des Finances avant de fonder son propre parti politique. En tant que parlementaire, il ne peut être arrêté ou poursuivi que sous certaines conditions. Aux termes de l'article 107 de la Constitution de la RDC et de l'article 89 du règlement intérieure de l'Assemblée nationale, en effet, « aucun parlementaire ne peut-être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée nationale ou du Bureau du Sénat, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive ». Dans le cas de Diomi Ndongala, aucune de ces conditions n'a été respectée.
Par le passé, il a déjà été arrêté et torturé plusieurs fois par les forces de sécurité en raison de ses activités politiques. En 1998, Amnesty International a publié une action urgente appelant à sa libération immédiate lorsqu'il était détenu arbitrairement par la police militaire à Kinshasa (voir l'AU 04/98, AFR 62/002/1998, http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR62/002/1998/fr).



Nom : Diomi Ndongala
Genre : homme

�
AU 246/12, AFR 62/010/2012, 23 août 2012

http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR62/010/2012/fr/ecd357e2-23f0-4870-bd67-b3794b91435d/afr620102012fr.html

dimanche 19 août 2012

John Tshibangu, l’homme qui veut chasser «Joseph Kabila» du pouvoir





Le colonel John Tshibangu.

Agé de 42 ans, chef d’état-major en second de la 4ème Région militaire (les deux Kasaï), le colonel John Tshibangu - qui revendique le grade de lieutenant général - a annoncé, le jeudi 16 août 2012, sa défection des Forces armées de la RD Congo. Né à Kananga (Kasaï Occidental), ancien des Forces armées zaïroises, Tshibangu que la rédaction de Congo Indépendant a joint au téléphone au début de la soirée du samedi 18 août se présente comme un «commando» formé, en Israël, dans la lutte contre le terrorisme. Antiterrorisme. Il assure avoir pris la résolution de rompre les bans avec les FARDC après avoir pris conscience de l’implication des plus hautes autorités civiles et militaires dans un «projet de balkanisation» du Congo. Après avoir parlé du "Mouvement pour la revendication de la vérité des urnes", «John» se dit maintenant à la tête d’une «Armée du peuple congolais pour le changement et la démocratie». Objectif : Chasser «Joseph Kabila» du pouvoir et installer «le Président élu» Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Le «Mouvement du 23 mars» initié par des ex-combattants étiquetés CNDP a fait des émules. Quatre mois après le lancement de la mutinerie du CNDP-M23, un nouveau mouvement insurrectionnel a vu le jour. Cette fois, l’initiative émane d’un officier congolais. Comme au début de toute organisation, il se constate un certain tatonnement. La dénomination définitive n’est pas encore trouvée. Dans un premier temps, il a été question du «Mouvement de revendication de la vérité des urnes». Dans un second, on parle de l’«Armée du peuple congolais pour le changement et la démocratie». Un «aventurier» de plus? Toute conclusion à ce stade ne serait que hâtive. Wait and see!

"Commando antiterroriste"

Qui est John Tshibangu ? Enrôlé dans les FAZ (Forces armées zaïroises) en 1988, "John" a suivi par la suite une formation à l’EFO (Ecole de formation des officiers) à Kananga avant d’être affecté dans le Service d’action et des renseignements militaires (SARM). Lorsque l’AFDL prend le pouvoir le 17 mai 1997 à Kinshasa, il se trouvait en poste à Uvira (Sud Kivu). En 1998, il refuse de rejoindre la nouvelle rébellion «congolaise» pro-rwandaise dénommée «Rassemblement congolais pour la démocratie». Tshibangu aurait été emprisonné à Munzenze, au Rwanda, pour avoir tenté de détourner un avion rwandais. Il se serait évadé du pénitencier avant de rejoindre le RCD K-ML de Mbusa Nyamwisi. A l’époque, ce dernier avait déjà engagé des pourparlers avec le gouvernement de Kinshasa. La suite est connue. L’officier connaîtra plusieurs affectations à l’Est du pays. Baroudeur, disent ses proches, l’art de guerre n’aurait plus de secret pour lui. Il a affronté les combattants du CNDP à Mushaki avant la débâcle de la fin de l’année 2008. Il a participé à des combats à Kanyabayonga (Nord Kivu). Dernier poste d’attache : Commandant en second de la 4ème Région militaire à Kananga.

Le 6 juin dernier John Tshibangu se trouvait à Kinshasa. En compagnie de 126 autres officiers supérieurs, il participait à la deuxième session du séminaire sur la réforme de l’armée à l’ex-Cité de l’OUA. La rencontre s’est terminée par une «causerie morale». L’orateur n’était autre que «Joseph Kabila». Celui-ci a rappelé aux épaules galonnées présentes «qu’ils ont la mission sacrée d’assurer la paix et la sécurité» sur toute l’étendue du territoire national». Et qu’«il n’y a pas de place pour les officiers indisciplinés qui pensent qu’au sein des FARDC on peut avoir un commandement parallèle». Enfin, a dit "Joseph", «l’officier militaire congolais ne peut pas servir deux maîtres à la fois. On ne peut pas être à la fois officier des FARDC et opérateur minier, il faut choisir entre l’armée et les affaires». Profitant de son séjour kinois, «John» aurait obtenu une audience auprès du «commandant suprême» à qui il aurait révélé la proposition lui faite par un
«haut gradé». La proposition consiste à aller livrer des armes et des munitions aux combattants du M-23. Tshibangu aurait été stupéfait et dégoûté par le «détachement» de «Joseph Kabila» à l’écoute de ce "témoignage".

"Installer Etienne Tshisekedi à la tête de l’Etat"

Samedi 18 août au début de la soirée, l’auteur de ces lignes a pu joindre au téléphone le colonel - le général ? - John Tshibangu. «Le mouvement que je dirige procède de l’initiative d’un Congolais à cent pour cent», lance-t-il en liminaire. Pourquoi a-t-il attendu huit mois après l’organisation des élections pour lancer son "mouvement pour la vérité des urnes" ? «Nous espérions que le personnel politique allait trouver une solution politique aux problèmes nés après l’élection présidentielle chahutée du 28 novembre 2011. Rien n’a été fait. Nous nous sommes concertés avec des amis avant de prendre notre décision…». Quels sont les objectifs de son mouvement ? «La population congolaise demande le changement. Le 28 novembre dernier, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été élu président de la République. Notre objectif est de l’installer à la tête de l’Etat». A-t-il été contacté par des officiels à Kinshasa après son «départ» ? «Il y a eu une tentative d’amorcer des négociations avec moi mais ma décision est irrévocable. J’ai levé l’option de lutter pour l’avènement de la démocratie». Que pourrait-il répondre à ceux qui suspectent l’Angola de «parrainer» son mouvement ? «Je souhaiterais bénéficier du soutien non seulement de l’Angola et de la Belgique mais aussi de celui de toute la communauté internationale…». Quel est le fait ou événement qui a joué le rôle de «détonateur» à sa défection ? «John» dit garder encore quelques «détails secrets» qu’il divulguera «prochainement». Revenant sur la naissance de la mutinerie du M-23, il dit : «Au commencement, les mutins étaient à peine une trentaine d’hommes, curieusement les autorités de Kinshasa ont ordonné un cessez-le-feu alors que les FARDC pouvaient anéantir cette action. Comment ne pas suspecter le gouvernement d’avoir ordonné un cessez-le -feu pour permettre aux insurgés de gagner du temps pour se renforcer en hommes et en matériel ?». Autre grief articulé par le colonel Tshibangu: «Joseph Kabila devait faire une déclaration de la guerre dès que la communauté internationale a confirmé l’implication du Rwanda dans l’agression contre le Congo. En ne le faisant pas, il a bradé la souveraineté nationale en transformant le Congo en un pays de pleurnicheurs du soutien de la communauté internationale… ».

Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2012