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SACREBOPOL

mardi 6 novembre 2012

Arrestation illégale d'un jeune homme après une visite à la prison de Ndolo







Yannick Banyanga, âgé de 26 ans, a été arrête le 6 septembre dernier a la suite d'une convocation lui adressée par la DEMIAP.
Convaincu qu'il n'avait rien à se reprocher, il s'est présenté avec ses documents et ses deux téléphones au bureau de la DEMIAP à Kintambo.

Il a été immédiatement retenu au motif qu'il mettait en contact l'ancien colonel Bernard Byamungu avec le M23. Pour ceux qui le connaissent, Yanick Banyanga ne connaît pas grand-chose de la politique, il s y intéresse même pas, se contentant de chercher du travail et de vendre des recharges pour téléphones comme la plupart des jeunes. La question qui se pose est de savoir comment aurait il répondu a une invitation des services de sécurité un samedi de surcroît et avec ses téléphones s il mettait Bernard Byamungu en contact avec le M23 ? Comment fait-il pour entrer avec des téléphones a la prison de Ndolo ou est emprisonné Byamungu et ou l'accès est conditionne par une fouille systématique ? Quel avantage un prisonnier condamné a mort peut-il tirer de tels contacts qui n'arrangeront en aucune manière sa situation ni celle de sa famille ?

Les membres de la famille envoyés sur place pour s'enquérir de sa situation ont rapporté que le major (dont nous taisons le nom), en charge de son dossier exige 300 dollars américains pour le libérer. D'autres personnes, innocentes, car n'ont nullement été condamnés, sont arbitrairement arrêtées au motif qu'elles rendent visite à Bernard Byamungu ou l'un de ses codétenus arrêtés dans les mêmes circonstances. Il est fait état de près de dix personnes, toutes sans que la justice ait prouvé leur culpabilité.

Est-il interdit de rendre visite a un membre de la faille fut-il condamné a mort pour quelque motif que ce soit ? Les condamnés a mort n'ont-ils pas le droits a l'affection de leurs proches pendant cette étape difficile de la vie ? N'ont ils pas droit à la nourriture ? Bernard Byamungu a le malheur non seulement d'être emprisonné mais encore de l'être loin de sa femme et de ses enfants. Son épouse vient d'accoucher d'une petite fille âgée de trois semaines. Dans ces conditions comment peut-elle quitter l'intérieur du pays pour venir s'occuper de son mari à Kinshasa?

Dans un état de droit, ce type d arrestations n'a pas sa place, surtout pendant cette période où Kinshasa est la capitale de la Francophonie. Aux dernières nouvelles, Yannick Banyanga aurait été confondu avec un militaire, un certain Augu, non autrement identifié et qui serait déjà aux arrêts. De là à se demander qu'attend la DEMIAP pour libérer ce pauvre jeune homme ou alors de le traduire en justice si elle dispose des preuves contre lui. Yannick Banyanga était en plein dans les préparatifs de son mariage. Il devait déclarer les fiançailles officielles à Sarah samedi dernier. Il le fait derrière les barreaux !

http://fr.allafrica.com/stories/201210101240.html



L'ASADHO accuse Kabila de détenir 130 congolais arbitrairement et illégalement depuis 2 ans



lundi 5 novembre 2012

Polémique après un accrochage meurtrier entre les armées du Rwanda et de RDC à la frontière


     




Un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo. Kigali accuse les FARDC d'avoir pénétré en territoire rwandais, ce qui aurait provoqué la mort d'un soldat congolais.
Un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo. Kigali accuse les FARDC d'avoir pénétré en territoire rwandais, ce qui aurait provoqué la mort d'un soldat congolais.
AFP PHOTO/PHIL MOORE


Par RFI

Que s'est-il passé samedi 3 novembre à la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ? Un soldat congolais a été tué par des soldats rwandais, mais les versions des faits diffèrent. Selon l'armée rwandaise, des soldats congolais ont pénétré en territoire rwandais alors qu'ils étaient en « mission de reconnaissance ». Ce que dément le porte-parole de l'armée congolaise à Goma, dans l'est de la RDC. Une enquête des experts régionaux du Mécanisme conjoint de vérification, basé à Goma et chargé de faire la lumière sur ce genre d'incidents, est en cours.

Ne pas taire cet accrochage, c’est ce qu’a souhaité faire Kigali hier dimanche en organisant un déplacement de journalistes et de représentants du corps diplomatique sur les lieux de l’échange de tirs. A leur arrivée, à environ 200 mètres de la frontière, ces derniers ont enfin pu constater la présence du corps du soldat congolais abattu par les militaires rwandais samedi.
Après avoir retiré la couverture qui le recouvrait, les soldats congolais l’ont formellement identifié ainsi que la kalachnikov posée à côté de lui, avant de finalement récupérer le corps. Selon le porte-parole de l’armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita, les soldats congolais avaient pénétré en territoire rwandais alors qu’ils étaient en mission de reconnaissance.
« Des soldats de l’armée congolaise qui étaient en reconnaissance ont tiré et ont blessé l’un de nos soldats. Dans un échange de tir, un groupe de soldats rwandais a réussi à tuer un militaire congolais. Ceci est l’un des actes de provocation de l’armée congolaise et de la RDC à l’égard du Rwanda. »
Joint dans la soirée par RFI, le porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu affirme que le soldat congolais tué s’était égaré.

Condamné à 18 mois de SPP :















Mardi 27 octobre 2009, Gabril Mokia, opérateur politique et président national du Mouvement de Démocrates Congolais, un parti de l'opposition politique était condamné à 6 mois de Servitude Pénale Principale (SPP) pour avoir transformé le plateau d'une chaîne de télévision privée de la capitale en un ring de boxe et avoir blessé (coups et blessures) son codébateur, et 12 mois de SPP pour injures publiques, soit au total 18 mois de SPR. Il fut alors envoyé manu militari au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK-ex Prison centrale de Makala), dans la commune de Selembao, où il médite sur son avenir politique.


Curieusement, 3 ans après, cet acteur politique continue à garder sa cellule du pavillon 8 du CPRK. Ce qui suscite un certain nombre d'interrogations. Le jugement de Gabriel Mokia a-t-il été révisé et le détenu rechargé ? Que lui reprocherait-on encore ? Le juge aurait-il oublié de le libérer ou alors aurait-il perdu son dossier ? Mokia serait-il devenu un prisonnier politique ? Serait-il condamné à perpétuité?

Approché par la presse, Gabriel Mokia a déclaré qu'après le verdict du 27 octobre 2009, il n'a plus jamais été entendu par la justice. Son jugement n'a pas non plus connu une quelconque révision. Paradoxalement, il demeure toujours en prison sans aucune raison valable. Tout le monde garde la langue de bois, comme si un lion se cacherait derrière le buisson.


La justice congolaise a le devoir sacré d'informer l'opinion nationale sur les vraies motivations de cette détention prolongée. Faute de quoi, elle risque d'être interprétée comme une grave et flagrante violation des droits de la personne humaine, un musellement anti démocratique de l'opposition congolaise. Surtout que la République démocratique du Congo a ratifié la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il y a lieu d'éviter des spéculations qui desservent le plus souvent le gouvernement congolais.

M.L.

dimanche 4 novembre 2012

Canada : la Cour suprême refuse d'entendre les victimes du massacre de Kilwa en RDC


Par RFI


Les familles des victimes du massacre de Kilwa accusent Anvil Mining d'avoir  fourni un soutien logistique à l’armée congolaise en 2004 .
Les familles des victimes du massacre de Kilwa accusent Anvil Mining d'avoir fourni un soutien logistique à l’armée congolaise en 2004 .
AFP PHOTO/PHIL MOORE


Le dernier espoir des victimes d'un massacre perpétré aux confins de la RDC s'est envolé avec la décision de la Cour suprême du Canada de refuser d'entendre leur cause. Les proches des victimes ainsi qu'une coalition de groupes de défense des droits de la personne au Canada accusaient une société minière autrefois basée à Montréal, de s'être rendue complice de crimes de guerre. L'entreprise avait fourni une aide logistique aux soldats congolais qui ont durement réprimé une révolte dans la petite ville de Kilwa, en octobre 2004. Le massacre avait fait plus de 70 morts. Depuis, les habitants de Kilwa se battent pour obtenir justice. La décision de la Cour suprême vient donc de mettre un terme à leur lutte.

Avec notre correspondante à Montréal, Marie-Laure Josselin









C’est une grande déception et un dernier espoir qui s’envolent pour les familles des victimes et l’ACCI, l'Association canadienne contre l’impunité, qui les représente. Elles se battaient pour obtenir justice contre Anvil Mining. En novembre 2010, elles avaient déposé un recours collectif contre la compagnie minière, l’accusant d’avoir fourni un soutien logistique à l’armée congolaise en 2004.
Anvil Mining, qui a un bureau à Montréal depuis 2005, a admis avoir fourni à l’armée congolaise des camions ou encore de la nourriture, mais soutient qu’elle n’avait pas le choix, ses camions avaient été réquisitionnés. Mais les victimes croient le contraire.

En avril 2011, la Cour supérieure du Québec prend une décision autorisant l’action collective. Mais en janvier dernier, la cour d’appel annule la décision. Pour cette dernière, le bureau montréalais n’avait pas été impliqué dans ces massacres, il est donc inapproprié d’entendre la cause au Québec. L’affaire est alors portée devant la Cour suprême du Canada qui a donc refusé d’entendre la cause.
Pour l’Association canadienne contre l’impunité, cette affaire met en lumière les énormes difficultés que doivent affronter les victimes de violations massives des droits humains lorsqu’elles essaient d’obtenir justice.

Interrogé par RFI sur cette décision, Monseigneur Fulgence Muteba, évêque du diocèse de Kilwa-Kasenga ne cache non plus pas sa déception, mais garde toutefois espoir.

Monseigneur Fulgence Muteba
Evêque du diocèse de Kilwa-Kasenga
C'est un jour noir , une très grande déception pour les familles des victimes... Nous espérons encore qu'une instance judiciaire va pouvoir prendre le dossier en main et rendre justice.
03/11/2012 par Guillaume Thibault



Rappel des faits
Le 14 octobre 2004, un groupe rebelle inconnu et mal équipé, occupe Kilwa. Cette petite ville sert de base pour exportation au groupe Anvil Mining qui possède des sites importants dans la zone. Le lendemain, la 62e brigade de l'armée attaque Kilwa.

Pendant deux semaines, les exactions se multiplient. Agressions, pillages, meurtres. Plus de soixante-dix habitants sont tués. Des ONG de défense des droits de l'homme découvrent que le groupe minier a aidé les militaires en fournissant véhicules et chauffeurs. Le colonel Adémar dort même dans la maison des invités du groupe minier. Il sera arrêté avec sept de ses soldats.
En juin 2007, à Lubumbashi, le tribunal militaire déclare tous les prévenus non coupables. Malgré des témoignages accablants, le juge estime qu'il n'y a pas eu d'exécutions sommaires mais que les gens ont été tués lors d'affrontements farouches.

Depuis l'étranger, les critiques se multiplient ; les victimes se voient cependant refuser le droit de faire appel. En novembre 2010, un recours collectif est lancé au Canada. La cour suprême vient de rejeter cette demande. Les juges n'ont donné aucune explications pour justifier cette décision.

http://www.rfi.fr/afrique/20121103-canada-cour-supreme-refuse-entendre-victimes-massacre-kilwa-rdc

vendredi 2 novembre 2012

Mort suspecte d'un soldat sénégalais de l'ONU en RDC




La mort du gendarme Sadia Faty, qui faisait partie du contingent sénégalais engagé dans la mission de paix en République Démocratique du Congo refait surface.

La famille de la victime ne croit pas à la thèse qui a été évoquée par la hiérarchie. Ainsi, selon les sources officielles de la gendarmerie citant les Nation Unies qui avaient enrôlé le gendarme, « l’officier Sadia Faty est mort par noyade » le 06 octobre 2012. 

La famille rejette ces allégations et avance la thèse de l’assassinat par balle dont serait victime leur fils.

L’officier serait impliqué dans une affaire de vol de diamant, la cause de son élimination selon la famille qui a pris la décision de porter l’affaire devant la justice. La hiérarchie de la gendarmerie dit attendre d’être saisie de cette plainte pour pouvoir se prononcer. 

http://www.congo365.com/index.php?option=com_content&view=article&id=639:mort-suspecte-dun-soldat-senegalais-de-lonu-en-rdc&catid=39:politique-



MONUSCO et trafic des diamants – Le casque bleu Sénégalais Sadia Faty aurait été « assassiné »




La mort du gendarme Sadia Faty, qui faisait partie du contingent Sénégalais engagé dans la mission de paix en République Démocratique du Congo refait surface. La famille de la victime ne croit pas à la thèse qui a été évoquée par la hiérarchie onusienne. Ainsi, selon les sources officielles de la gendarmerie Sénégalaise citant les Nations Unies qui avaient enrôlé le gendarme, « l’officier Sadia Faty est mort par noyade » le 08 octobre 2012.

La famille rejette ces allégations et avance la thèse de l’assassinat par balle dont serait victime leur fils. L’officier serait impliqué dans une affaire de vol de diamants, la cause de son élimination selon la famille qui a pris la décision de porter l’affaire devant la justice, elle exige une enquête suite à des allégations selon lesquelles le casque bleu aurait été tué par ses supérieurs pour couvrir un trafic illégal de diamants. La famille veut que le gouvernement Sénégalais appelle l’ONU à la tâche.
Le gendarme Sénégalais a été déclaré mort le 08 Octobre 2012 par noyade selon la MONUSCO. Sa famille insiste la date exacte de sa mort était le 06 Octobre 2012.

Dans les jours précédant sa mort, l’officier a fait plusieurs appels de détresse par téléphone à son père Assane Faty et à son meilleur ami Ousmane Massaly dans lesquels il a indiqué que ses supérieurs pourraient être en complot contre lui. Des soldats Sénégalais sont basés à Kananga, au centre de la RDC, une zone diamantifère; et c’est là que cet officier est mort.

Le père a déclaré aux médias Sénégalais que son fils aurait empêché ses collègues à plusieurs occasions de ravir les diamants des villageois Congolais. Les commandants supérieurs de son unité auraient planté des diamants dans ses habits pour l’impliquer, de peur qu’il ne les dénonce.
Quand il a signalé l’affaire à ses supérieurs de la MONUSCO, Sadia Faty était plutôt jeté dans un cachot, selon sa famille. Il a fait des appels à sa famille au Sénégal à partir du centre de détention de la MONUSCO et aurait été très traumatisé. Dans les appels téléphoniques qu’il a fait à sa famille, Sadia Faty a nommé trois officiers de la MONUSCO, mais il a seulement donné leurs initiales comme «A. T., S. I. et B. D. ».

Les parents ont déclaré que l’autopsie faite au Rwanda sur le cadavre n’a révélé aucune complication avec les poumons pour suggérer qu’il s’est noyé. Au lieu de cela, l’autopsie a révélé qu’il avait subi des blessures multiples à son corps qui pourrait indiquer la possibilité que le policier a été torturé à mort.

Le père a dit: «En regardant le corps, on se rend compte que le jeune homme a été frappé à la tempe droite, le dos, les épaules et les membres inférieurs. Comment peut-on alors parler de la noyade? Pourquoi son corps n’était-il pas retrouvé dans les heures qui ont suivi, ainsi que le document révèle également que le corps a été jeté dans l’eau lorsque le défunt avait cessé de respirer. »
La famille dit après que Sadia Faty avait été assassiné, les coupables peuvent avoir simulé sa mort par l’immersion de son corps dans l’eau pour finalement prétendre qu’il s’était noyé.
La famille a demandé au président Sénégalais Macky Sall d’intervenir dans l’affaire.

Les allégations que les troupes de la MONUSCO profitent illégalement des richesses minières du Congo se disent tout bas dans toute la RDC – mais rarement proclammé dans le domaine public. Plusieurs véhicules de la MONUSCO ont été fauchés avec de minerais. Les avions de l’organisme des Nations Unies sont également accusés d’être un simple mécanisme de transport des minéraux illégalement en dehors de la RDC.

Qui sont donc ses officiers A.T., S.I. et B.D. tous basés à Kananga? Surement qu’un simple coup d’œil sur la liste du contingent onusien donnerai une réponse. Pourquoi l’autopsie de Sadia Faty a-t-elle été faite au Rwanda? Des questions que l’ONU nous ferait l’honneur d’y répondre.
Des énigmes qui pointent à une « certaine » maffia onusienne ?!

BENTLEY LUMUMBA/SENEWEB/GI/NOR/LC
http://www.lecongolais.cd/monusco-et-trafic-des-diamants-le-casque-bleu-senegalais-sadia-faty-aurait-ete-assassine/


LIRE AUSSI SUR:
http://www.enqueteplus.com/content/mort-du-gendarme-sadia-faty-en-rdc-la-famille-sagrippe-au-meurtre-et-r%C3%A9clame-une-enqu%C3%AAte