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lundi 25 juillet 2011

Plus de 200 millions USD volatisés

Plus de 200 millions USD volatisés
Roger Yaghi à Makala ! Kinshasa, le 14/07/2011


*Tout tournerait autour d’environ 200 millions de dollars américains détournés, peu avant la mise en liquidation de la Banque Congolaise. Roger Yaghi devra désormais en répondre devant les instances judiciaires de la République. Depuis hier, en effet, son dossier a été transféré à l’Office du Procureur Général de la République aux fins de la prise en charge des faits relevant du droit commun. Tandis que lui-même aurait, depuis ce mercredi 13 juillet 2011, passé sa première nuit au CPRK, l’ex-Prison centrale de Makala. Des éléments recueillis à la suite des investigations menées au niveau du CNS, avec le concours des Inspecteurs de la Police Judiciaire des Parquets, laissent entendre que des faits graves pèseraient sur la tête de M. Yaghi. De plus en plus, des indiscrétions avancent qu’il s’agit là d’un dossier passible des poursuites judiciaires pour blanchiment des capitaux, financement des activités terroristes, faux et usage de faux, abus de confiance, extorsion des signatures et abus sociaux innombrables. C’est un dossier ficelé qui, en principe, a atterri ce mercredi 13 juillet, en début d’après-midi, sur la table de Flory Kabange Numbi, le Procureur Général de la République. Trois mois d’investigations auront permis aux services spécialisés de s’imprégner de l’essentiel des opérations dont le résultat aura été la chute vertigineuse de toute une banque. Roger Yaghi, ex-Président du Conseil d’Administration de la Banque Congolaise, devra s’assumer devant la justice congolaise, dans ce qui apparaît comme un scandale financier sur fond d’une empreinte aux élans prédateurs. La Banque Congolaise, aujourd’hui mise en liquidation par la Banque Centrale du Congo, défraie encore la chronique. Les déposants ainsi que les travailleurs sont aux abois. Les opérateurs économiques qui avaient fait foi en l’avenir de cette Banque, en ont eu pour leurs comptes. Tout, alors tout, a été mis tel, un paquet, sur la tête de M. Roger Yaghi, pris, ici, comme la pièce maîtresse d’une vaste chaîne d’opérateurs dangereux, dans cette affaire. Des accusations parmi tant d’autres sont multiples, selon quelques données dûment sourcées. Plus de 200 millions de dollars américains détournés ! Voilà la hauteur du dégât. En plus, le dossier renseigne qu’il aurait trempé dans le blanchiment des capitaux ainsi que dans quelques activités aux odeurs terroristes. Voilà également qui touche aux bases sécuritaires du pays. Ce qui aurait, du reste, justifié l’implication des services spécialisés, dans cette affaire. Pis encore, le dossier ferait état de plusieurs faits relevant du droit commun : faux et usage de faux, abus de confiance, abus sociaux, extorsion des signatures, trafics illicites etc. A tout prendre, Yaghi dont le droit à la défense est garanti par les lois de la République, ne saurait se soustraire des filets de la justice que s’il démontait un à un, les arguments et les pièces à conviction transmis au PGR. En attendant, sa place, à en croire des sources autorisées, est au CPRK. En principe, c’est depuis hier, qu’il devait y passer sa première nuit étant donné que le CNS a mis fin à sa résidence surveillée. L’homme aurait quitté son lieu de détention, tard, dans la soirée, pour rejoindre certainement son geôlier, à Makala. Sans doute que dans les jours à venir, ce dossier qui ressemble à un arbre qui cache la forêt, va faire couler beaucoup d’encre et de salive. Bien des complices de M. Yaghi circulent encore sans horreur, ni inquiétude. D’autres personnalités bénéficiaires tantôt, des dons, tantôt, des prêts bidons, sans la moindre exigence d’une garantie, ni d’un cautionnement, selon les normes édictées par l’Institut d’Emission, hument encore, eux aussi, de l’air frais, dans les rues de Kinshasa. D’ailleurs, ils se la coulent douce, partout où il fait beau vivre. Maintenant, l’on croit savoir que la justice congolaise est mise à rude épreuve, pour traquer, jusqu’à leurs derniers retranchements, tous ceux qui ont été à la base de la faillite de la Banque Congolaise. C’est une question, semble-t-il, de vie ou de mort, pour l’Etat congolais. 

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