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jeudi 16 février 2012

violente intervention policière contre des fidèles regroupés dans des églises

RDC : violente intervention policière contre des fidèles regroupés dans des églises

La police d’intervention rapide (PIR) à Kinshasa.
La police d’intervention rapide (PIR) à Kinshasa.
Radio Okapi/John Bompengo

Par RFI
Une violente intervention policière a eu lieu ce matin à Kinshasa pour empêcher la « marche des chrétiens »; une manifestation appelée par l’Eglise catholique pour exiger la vérité des urnes à l’issue des dernières élections présidentielle et législatives. Les manifestations dans la rue étant interdites, les fidèles se sont regroupés dans des églises où ils ont été attaqués à coups de gaz lacrymogènes, comme à la paroisse Saint-Joseph de Matonge.

L’intervention de la police a été particulièrement surprenante et violente dans l’église Saint-Joseph de Matonge à Kinshasa. Il s’agissait d’un groupe de quelques dizaines de fidèles, pas plus. Une majorité de femmes; des mamans comme on les appelle en République démocratique du Congo, qui n’avaient pas fait mouvement sur la voie publique mais étaient devant l’église, entonnant des cantiques quand elles ont été attaquées à coups de grenades lacrymogènes. Il n‘y avait aucun moyen de se protéger pour les gens qui se trouvaient là. Et c’est dans une fumée compacte que les personnes présentes ont pu finalement fuir dans une panique générale, vers l’arrière de l’église.
On reconnaît maintenant en haut lieu que les policiers ont violé les consignes. Un autre incident plus grave s’est produit dans la paroisse Saint-Augustin de Lemba, où selon des témoignages, ce sont des civils et des jeunes armés de bâtons et de pierres qui ont attaqué les fidèles. Un jeune homme a eu la jambe fracturée. Or, au moment où cela s’est passé, la paroisse était encerclée par la police qui a donc manifestement laissé passer les assaillants.
L’église catholique a fait savoir que quatre prêtres et deux religieuses ont été arrêtés ce jeudi 16 février au matin. Elle compte maintenant sur la force des Nations unies, la Monusco, pour les tirer d’affaire.  L’un des organisateurs dit que même s’il n’y a pas pu y avoir de marche, cette initiative était quand même un succès pour la prise de conscience. Les excès répressifs ont sans doute contribué à cette prise de conscience.
En revanche du côté du pouvoir, on dit que l’opposition n’a pas réussi à mobiliser plus de cinq mille personnes dans une capitale de dix millions d’habitants et que, comme le dit un proche de la présidence, « c’est un échec et mat sur toute la ligne ».

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