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jeudi 14 novembre 2013

Sultani Makenga « escorté » par l’armée ougandaise



La République démocratique du Congo (RDC) accuse l’Ouganda d’aider le général autoproclamé Sultani Makenga « à réorganiser » le M23 à partir de la localité ougandaise de Kasese. « L’Ouganda réorganise les forces négatives du M23 contre la RDC. Le général autoproclamé Sultani Makenga vient d’être doté de facilités logistiques par l’armée ougandaise (UPDF) »,


s’est inquiétée mercredi à partir de Kampala une source proche de la délégation gouvernementale aux pourparlers avec la rébellion du M23.

Elle a précisé que « Sultani Makenga a quitté Kampala ce mercredi 13 novembre 2013 vers 10H00 escorté par l’UPDF pour inspecter et organiser 348 éléments qui se sont rendus dans cette région de l’Ouganda ».

Kampala agit « comme partie prenante du conflit »

Après l’échec de la signature du document qui devait clôturer lundi à Kampala les pourparlers entre la délégation de Kinshasa et celle du M23, le gouvernement congolais a accusé l’Ouganda d’avoir « des intérêts au sein du M23 » dans l’Est de la RDC.

« L’Ouganda semble maintenant agir comme partie prenante du conflit. Il a des intérêts au sein du M23. Le gouvernement n’était pas disposé à signer un accord de paix avec un mouvement ayant déjà proclamé sa dissolution, après ses revers militaires », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre des Médias Lambert Mende cité par Afrik.com.

Dimanche, des députés nationaux des partis membres de la Majorité présidentielle (MP) ont publié une déclaration dans laquelle ils affirment que « l’aide déclarée de l’Ouganda aux rebelles du M23 est une attitude qui présage une stratégie délibérée de ce pays, de continuer à entretenir les conditions durables de déstabilisation de la RDC ».

 « Le gouvernement ougandais qui reconnaît la présence sur son territoire des ex-rebelles du M23, devrait s’exécuter au regard des engagements pris dans le cadre de l’accord de paix signé à Addis-Abeba et, par conséquent, l’Ouganda devrait les remettre au gouvernement congolais pour leur réinsertion sociale ou intégration dans l’armée, au cas par cas, conformément à la législation nationale en vigueur », ont-ils insisté.

Environ 3 000 ex-rebelles du M23 à l’avenir incertain

Le directeur du programme Oussalama, Jason Stearns, qui étudie les groupes armés dans l'Est de la RD Congo, rappelle que « d’après le gouvernement ougandais, il y a 1 700 soldats chez eux, dans un camp militaire, ce qui est contesté par le gouvernement congolais mais c’est ce que Kampala dit ».

« Au Congo, nous savons qu’il y a à peu près 400 soldats du M23 qui se sont rendus aux autorités congolaises, et qui se trouvent dans un camp militaire congolais. Il y en a plus de 100, peut-être 150 qui sont dans les mains des Nations unies. Au total, on arrive presque à 3 000 soldats, dont le statut est maintenant un peu difficile et incertain du fait qu'aucun accord n'a été signé », a-t-il déclaré mardi à RFI.

Jason Stearns est d’avis que le non règlement du cas ou du statut particulier des ex-rebelles du M23 est « une source de conflit diplomatique, certainement ».

« Un conflit militaire, c'est peu probable. Mais, il est important quand même que ce soit réglé pour que ça ne crée pas aussi des doléances et encore davantage de problèmes entre les communautés. La plupart des troupes sont des rwandophones, soit des tutsis ou des hutus. Les officiers, eux, sont des tutsis : il est important de régler ce problème », a-t-il recommandé

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