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lundi 2 décembre 2013

Procès Bemba : un officier français, premier témoin de la défense à la barre

Procès Bemba : un officier français, premier témoin de la défense à la barre

Jean-Pierre Bemba entouré de ses défenseurs lors de l’ouverture de son procès à La Haye (Pays-Bas) le 22 novembre 2010.
Jean-Pierre Bemba entouré de ses défenseurs lors de l’ouverture de son procès à La Haye (Pays-Bas) le 22 novembre 2010.
REUTERS/Michael Kooren

Par RFI
13/08/2012

Le procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale a repris ce mardi 14 août. Place à la défense de l’ancien vice-président congolais. Le chef du Mouvement pour la libération du Congo, le MLC, est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’auraient commis ses hommes en Centrafrique en 2002-2003. La Cour a déjà entendu 40 témoins de l’accusation entre novembre 2010 et mars dernier. C’est donc maintenant aux avocats de Jean-Pierre Bemba d’appeler les siens. Ce matin, le premier témoin de la défense a été appelé à la barre.


Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Charlotte Idrac

Cela a commencé ce mardi matin avec la comparution d’un premier témoin, un officier français, le général de brigade à la retraite Jacques Seara. Il a déposé en tant qu’expert sur l’organisation et la structure de l’armée centrafricaine.


Maitre Aimé Kilolo
Avocat de Jean-Pierre Bemba:

Le commandement des opérations était 
entre les mains des autorités centrafricaines...

13/08/2012 par Charlotte Idrac
Et dans le rapport transmis à la Cour dans le cadre de ce procès, il écrit : « Il est clair que le commandement des opérations pendant toute la durée du conflit était centrafricain ». Il assure que les différents groupes qui ont appuyé les troupes centrafricaines loyalistes entre octobre 2002 et mars 2003 ne pouvaient agir que sous l’autorité d’un commandement unique, unifié : « Il ne peut pas y avoir d’électrons libres,  a affirmé l’officier français. Les hommes du MLC ne menaient pas leur guerre à eux mais celle que voulait la République centrafricaine, et le colonel Mustafa à la tête des quelque 1 500 hommes du MLC envoyés en RCA devait exécuter les ordres ».

Durant cette première partie d’audience ce matin, l’avocat principal, maître Aimé Kilolo, a aussi lu un passage de la Constitution centrafricaine qui indique que « le chef de l’Etat est le chef suprême des forces armées », en l’occurrence à l’époque, c’était le président Ange-Félix Patassé qui avait appelé en renfort le MLC et d’autres groupes pour l’aider à faire face à la rébellion du général François Bozizé.
Ce sera donc la ligne de défense des avocats de Jean-Pierre Bemba. Ils veulent prouver que leur client n’avait pas le contrôle effectif de ses troupes. Jean-Pierre Bemba, en costume bleu marine et cravate rayée, ce matin, a écouté, concentré, et regardé ce premier témoin de la défense derrière de fines lunettes. Et cela ne fait que commencer : au total, la défense prévoit de présenter 63 témoins. Cela devrait durer huit mois au moins.

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