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samedi 11 avril 2015

FOSSE COMMUNE DE MALUKU:





Lambert Mende










“Emotion, indignation, stupéfaction, spéculation, protestations, exigence de vérité.. tout se mélange et se bouscule dans les questionnements, les uns sincères, les autres politiquement motivés depuis l’annonce par les autorités provinciales de Kinshasa, de l’opération d’enterrement collectif de 421 corps d’indigents “, a commenté hier jeudi 9 avril 2015, le ministre de la Communication et Média et porte- parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga au cours de son point de presse.
Il a regretté l’instrumentalisation de cette affaire, notamment par l’attaque mercredi 8 avril dernier, de l’ambassade de la RDC à Paris, par certains congolais de la diaspora.
A propos, le ministre Mende a déploré le fait que certaines personnes, lorsqu’il n’y a rien qui puisse jeter l’anathème sur les dirigeants actuels de la RDC, cherchent à en inventer. Il précise qu’il y a eu en effet 421 corps inhumés par les services de la morgue centrale de Kinshasa, selon les rapports parvenus au gouvernement de la république. Il s’agit de 57 personnes non identifiés, 30 personnes indigentes identifiées, 300 mort-nés, 26 corps abandonnés à l’hôpital Saint Joseph et 12 personnes abandonnées à l’hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo.
A en croire le ministre Lambert Mende, la règlementation des services en charge des funérailles et sépultures en RDC, entend par ”personnes indigentes », les dépouilles trouvées par les services sociaux et la police, mais dont ni l’identité, ni les liens de parenté ne sont établis. C’est le cas dit-il, de 57 corps de personnes non identifiées inhumées sur le site de Maluku. Pour apaiser les esprits, le ministre Mende affirme qu’une liste disponible à l’hôtel de ville, reprend le numéro de réception, le sexe, l’âge, la provenance et la date d’admission à la morgue centrale de Kinshasa.
Toujours à propos de la règlementation sus-évoquée, relève de la catégorie d’indigents, les corps des personnes connues par la population (identifiées), mais abandonnées après leur décès, dans les morgues de formations médicales. Une liste de 30 personnes classées dans cette catégorie est également disponible à l’hôtel de ville avec tous les détails. Même chose pour les mort-nés, où Lambert Mende précise qu’ils proviennent le plus souvent de l’hôpital général de référence de Kinshasa et de l’hôpital pédiatrique de KalembeLembe ainsi que dans les différents ruisseaux.
Pour les 26 corps de l’hôpital Saint Joseph, il y a en avait 27, dont 1 n’a pas été enterré pour raison d’enquête judiciaire, explique le ministre, ajoutant que le 27 corps avaient été transférés à la morgue centrale de Kinshasa, par l’hôpital Saint-Joseph, à travers la lettre n°600/HSJ/DA/MK/122014 du 9 février 2015. Quant aux 12 corps abandonnés à l’hôpital général de référence de Kinshasa, ils ont été transférés par ledit hôpital à la morgue centrale, le 3 mars 2015. Toutes les listes sont disponibles à l’hôtel de ville. “Il n’y a donc rien qui puisse autoriser un quelconque lien entre cette affaire et les événements des 19 au 21janvier 2015. Le bilan de ces événements est connu: 27 morts. Même les sources les plus mal intentionnées n’ont pas dénombré 421 morts en janvier dernier. Ceux qui s’adonnent à cet amalgame, tentent simplement d’alimenter inutilement l’affabulation “, a éclairci le porte-parole du gouvernement, sans peur d’être contredit.
Opération routinière
Comme pour écarter l suspicion dans la tête des ceux qui alimentent la polémique, Lambert Mende explique que ce type d’inhumation d’indigents s’est déjà effectué plusieurs fois, avant même les événements de janvier, notamment:
- le 2 avril 2014 où 83 personnes ont été enterrées par les soins des mêmes services municipaux, parmi lesquelles 8 adultes abandonnés, 12 indigents, 27 corps non identifiés et 36 morts nés abandonnés ;
- le 8 juin 2014, 343 personnes furent inhumées dans les mêmes conditions : 13 adultes abandonnés, 23 indigents, 40 corps non identifiés et 267 mort-nés ;
- le 21 décembre 2014, 98 corps ont été enterrés collectivement parmi lesquels : 17 corps abandonnés, 26 indigents et 55 non identifiés.
« Pourquoi alors vouloir isoler les corps inhumés le 9 mars 2015 et en faire une affaire une affaire particulière ? Simplement parce que cette inhumation est postérieure aux événements de janvier 2015 ? Soyons sérieux », a martelé le ministre, avant de rappeler que le principe selon lequel tout homme a droit à une sépulture digne est, et demeure un des droits fondamentaux des individus auxquels la RDC a souscrit.
Il a par ailleurs regretté l’instrumentalisation de l’affaire, notamment par l’attaque mercredi 8 avril dernier, de l’ambassade de la RDC à Paris, par certains congolais de la diaspora. A ce sujet, le ministre Mende croit que les coups de gueules et autres roulements de mécaniques devant les ambassades de la RDC à l’étranger, ne sont pas la solution, car c’est depuis plus de 30 ans que l’inhumation des indigents se fait à Kinshasa, suite au déficit de solidarité familiale. Pour lui, il est important de se rassembler autour d’initiatives susceptibles de créer des pratiques funéraires moins onéreuses et une meilleure intégration des jeunes filles-mères, avec leurs enfants dans la société.
Il a également informé l’opinion de l’enquête judiciaire qui a été diligentée par le parquet, sur ordre du ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Droits Humains, sur ce dossier. Il s’agit dit-il, de confirmer ou infirmer les faits tels que relatés et en examiner la régularité au regard notamment des dispositions de l’ordonnance n°11- 104 du 15mars 1950, sur les services des inhumations et police des cimetières qui stipule que chaque congolais a droit à une tombe. “ En cas de nécessité, les enquêteurs apprécieront la coopération de quiconque estime pouvoir apporter sa contribution à la manifestation de la vérité “, a conclu le ministre Mende.
Opération « Sukola 12 » : un succès
Auparavant, Lambert Mende a présenté le bilan positif de” l’opération Sukola2 “sur le désarmement des éléments des FDLR, lancée depuis le mois de février dernier. A ce jour, les FARDC, après avoir encerclé et fixé les FDLR, ont récupéré 21 localités au Sud-Kivu et 14 au Nord-Kivu. En outre, 342 éléments des FDLR s’étaient volontairement rendus, dont 338 avant le début de l’opération du désarmement forcé et 4 pendant la phase préparatoire. Ils sont à l’heure actuelle, répartis entre les sites de Kisangani, kanyabayonga et Walungu.
L’opération de désarmement Sukola 2 en elle-même, fait état de 162 FDLR capturés, 13 tués au combat et 62 éléments rendus, sans opposer de résistance et mis à la disposition de la Monusco, en vue de leur rapatriement. Parmi eux, on compte 15 enfants soldats. Tout compte fait, dit le ministre, le chiffre global des éléments des FDLR neutralisés, est de 575, soit 482 de plus que les 93 éléments neutralisés signalés dans le premier bilan de fin février. Le nombre des dépendants est de 346, soit une augmentation de 286 par rapport aux 60 listés lors de la première évaluation.
Selon le ministre Mende, les FARDC n’ont pas eu à rencontrer une résistance farouche de la part de l’ennemi. “(…) Les FDLR se trouvant en débandade, décrochent après une brève résistance et cherchent plutôt à se réfugier vers les profondeurs des forêts “, a-t-il souligné.

Par José Wakadila

http://7sur7.cd/new/mende-regrette-linstrumentalisation-de-laffaire-par-lattaque-de-lambassade-de-la-rdc-a-paris/


Communication de Lambert MENDE OMALANGA, Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement
Je voudrais, pour notre rendez-vous de ce jour, vous entretenir de deux sujets. Le premier concerne l’évolution de l’Opération Sukola 2 et le second la fameuse affaire de fosse commune découverte à Maluku.
(...)
LA FOSSE COMMUNE DE MALUKU : UNE AFFAIRE EN VASE CLOS 

Lorsqu’on suit tout ce qui est dit et écrit sur l’enterrement collectif d’indigents et corps de mort-nés à Maluku, on a l’impression que pour certaines personnes, lorsqu’il n’y a rien qui puisse jeter l’anathème sur les dirigeants actuels de la RDC, il faut en inventer. Ainsi en est-il de cet enterrement routinier et somme toute banal de dépouilles de personnes indigentes pris en charge par la municipalité de Kinshasa. 
(...)

Les questions qui sont revenues le plus souvent sont par exemple : 

Pourquoi y a-t-il des indigents abandonnés par leurs familles ? 
Je me demande à qui cette question est posée. Le Gouvernement est prêt à s’impliquer dans une réflexion sur les voies et moyens de ramener plus de solidarité au sein des familles.
Pourquoi les autorités n’ont-elles pas associé la société civile à l’enterrement collectif des indigents ? 
Nous sommes là en face d’une perception erronée de la division du travail social. S’il y a un problème avec de telles actions, c’est à la justice et non à la société civile qu’appartient la solution. Que chacun face son travail.
Pourquoi avoir enterré ces indigents et bébés abandonnés en catimini sans associer leurs familles ? 
Une question qui ferait sourire n’eut été la gravité des faits. Car en effet, ces pauvres compatriotes sont indigents parce que plus personne parmi leurs proches ne s’occupe d’eux.
Ces enfants morts en couche ont été abandonnés par leurs mères. Pour votre information, quiconque suit les émissions des chaînes publiques et même de Molière TV sait à quel point cette problématique est poignante. Les services de la Morgue lancent régulièrement des appels aux familles concernées, souvent sans succès. 
Où ira-t-on chercher ces fameuses familles qui accompagneraient les services de l’Etat dans la mise en terre de ces indigents ? 
C’est réellement parler pour dire n’importe quoi. 

Pourquoi un enterrement aux petites heures ? 
Pour répondre à cette question, je vais vous donner lecture du passage d’un rapport du Directeur de la Morgue Centrale de Kinshasa à sa hiérarchie au sujet  de la sécurité de ces opérations : « Nous vous saurons gré d’envoyer sur le site un peloton d’agents de l’ordre afin d’y garantir la sécurité lors du déroulement de la mise en terre. 
Ceci éviterait à l’équipe des fossoyeurs commis à cette tâche d’être exposée à la colère de la population environnante plus préoccupée à préserver leurs lopins de terre acquis en cet endroit » (13 février 2015).
Pourquoi il n’y a même pas de croix ? 
Les services de l’Etat n’ont aucune possibilité d’établir la confession religieuse de chaque personne indigente prise en charge. Celui qui a posé cette question  est certainement adepte d’une religion chrétienne. Ce n’est pas le cas de tout le monde au Congo qui est un Etat laïc par ailleurs. 

Quelqu’un s’est interrogé pourquoi les bébés mort-nés ne sont plus enterrés le même jour comme on le fait traditionnellement ? 
Il est probablement le seul à ignorer que les très jeunes filles qui attendent famille sont parfois l’objet d’un tel mépris dans leur milieu familial ou scolaire qu’elles commettent l’irréparable en étouffant leurs bébés et en abandonnant le corps dans une poubelle ou dans la rue. La mère étant inconnue, on se demande à qui le donneur de leçons fait allusion pour l’inhumation le jour même.
Les coups de gueule et autres roulements de mécaniques devant nos ambassades à l’étranger ne sont pas la solution. C’est depuis plus de 30 ans, nous disent les agents de la morgue centrale que ce fléau dû au déficit de solidarité familiale rempli nos cimetières d’indigents.
A Kinshasa, les gens ont de plus en plus tendance à abandonner leurs proches souffrant. C’est une erreur de croire ou de faire croire que le Gouvernement ou toute autre institution a le pouvoir de suppléer à ce déficit de solidarité qui est pourtant une règle dans nos coutumes.

Au lieu de ne voir dans ce drame qui est une marque, non pas du gouvernement mais de notre société dans sa globalité, qu’une occasion pour une polémique politicienne de plus, il serait plus utile aux uns et aux autres de se rassembler autour d’initiatives susceptibles de créer des pratiques funéraires moins onéreuses et une meilleure intégration des jeunes filles-mères avec leurs enfants dans la société.
En un mot, l’Etat par ses structures locales s’efforce de faire le ménage des défaillances de la solidarité familiale ou communautaire. Il ne faut pas inverser les responsabilités. Quoiqu’il en soit, les choses doivent être faites correctement. En l’espèce, l’opinion retiendra ce qui suit : 

Le 19 mars 2015 les services de la Morgue centrale de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa ont effectivement procédé à un enterrement collectif sur le site du cimetière Fula Fula de la Commune de Maluku de 421 corps de bébés abandonnés et d’indigents ;
Conformément à la Note circulaire n° 015/2012 du 15 octobre 2012, la Morgue Centrale de Kinshasa a fait savoir que tout corps ayant totalisé plus de 30 jours de conservation doit faire l’objet d’enquête sociale pour recueillir les renseignements authentiques sur la personne décédée et, à fortiori, on procédera à l’enterrement des indigents ;
Il s’agit d’une opération routinière qui s’effectue régulièrement pour désengorger la Morgue Centrale de l’HGR de Kinshasa dont la capacité ne dépasse pas 400 places ;
Les corps ont été portés en terre chacun enveloppé dans un linceul en plastique conformément aux pratiques en vigueur en pareil cas. Je signale que ceci intéressera particulièrement les enquêteurs ; 

Les bruits les plus invraisemblables s’étant mis à courir sur cette initiative qui, rappelons-le, relève de l’initiative du service de la Morgue centrale, le gouvernement provincial de Kinshasa a aussitôt décidé de communiquer là-dessus, ce qui bat en brèche la légende d’une ‘’découverte’’ (dont l’auteur reste curieusement anonyme) d’une fosse commune ;
Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Droits humains a, aussitôt après la communication des faits par l’Hôtel de Ville, enjoint le Parquet à diligenter sans délai une enquête judiciaire sur cet enterrement collectif. Il n’a attendu pour cela aucune pression de qui que ce soit. 
Les magistrats et experts se sont d’ores et déjà déployés sur le site. Il s’agit essentiellement de confirmer ou infirmer les faits tels que relatés et en examiner la régularité au regard notamment des dispositions de l’ordonnance n° 11-104 du 15 mars 1950 sur les services des inhumations et police des cimetières qui stipule que chaque congolais a droit à une tombe 
En cas de nécessité les enquêteurs apprécieront la coopération de quiconque estime pouvoir apporter sa contribution à la manifestation de la vérité.(...)" 

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201318&Actualiteit=selected


° http://www.lalibre.be/actu/international/quatre-cents-cadavres-qui-posent-question-552419773570fde9b2917dd3
° http://www.lalibre.be/actu/international/fosse-commune-decouverte-a-maluku-reynders-demande-une-enquete-independante-5525167f35704bb01ba35cc6
° http://radiookapi.net/actualite/2015/04/09/fosse-commune-de-maluku-des-parlementaires-europeens-exigent-une-enquete-independante/
° http://www.aa.com.tr/fr/afrique/491604--rdc-quot-300-mort-nes-sont-enterres-dans-la-fosse-commune-de-maluku-quot
° http://www.lephareonline.net/fosse-commune-de-maluku-ca-chauffe-mende-il-ny-a-pas-de-lien-entre-cette-affaire-et-les-evenements-de-janvier/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3873
° http://www.lephareonline.net/fosse-commune-de-maluku-les-responsables-des-services-impliques-dans-lenquete-hier-chez-le-pgr/
° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2015/04/10/tribune-de-la-presse-affaire-fosse-commune-de-maluku/
° http://www.lephareonline.net/elections-fosse-commune-et-droits-de-lhomme-les-parlementaires-europeens-en-visite-en-rdc-pour-faire-le-point/
° http://www.lephareonline.net/fosse-commune-de-maluku-le-mlc-exprime-ses-inquietudes/
° http://www.lephareonline.net/fosse-commune-de-maluku-la-monusco-promet-des-moyens-techniques/
° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/le-fil-de-linfo/2241-communique-reaction-de-l-apareco-a-la-decouverte-d-un-charnier-de-425-morts-dans-un-cimetiere-de-la-commune-de-maluku-a-kinshasa-en-rdc.html
° http://www.telema.org/fr/actu/
° https://oppositionpolitiquecongolaise.wordpress.com/2015/04/08/dossier-un-charnier-avec-425-cadavres-decouvert-et-denonce-par-la-population-de-malukumises-a-jour-au-08042015-a-20h40/
° ° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2243-tambwe-mwamba-a-bruxelles-ce-samedi-avec-une-mallette-de-kabila-pour-tenter-d-etouffer-le-scandale-du-charnier-de-maluku-kabila-fait-tomber-les-fardc-en-embuscade-a-sake-et-tirolilo.html


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