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vendredi 22 mai 2015

Les FAC ne déposeront pas leurs candidatures aux provinciales

























Les forces acquises au changement -FAC main¬tiennent leur position de ne pas participer aux élections provinciales fixées au mois d’octobre prochain par la CENI. Martin Fayulu, coordonateur de cette structure de l’opposition l’a fait savoir, au cours d’un point de presse, hier jeudi 21 mai, au siège des FAC situé à Kasa-Vubu. Cela fait suite au refus du pouvoir en place de prendre en considération les préalables de l’opposition rendus publics dans une déclaration à Fatima, le lundi 19 Avril. «Lire ci-dessous la déclaration des FAC».
DECLARATION
Nous, membres des‘‘FAC’’, signataires de la déclaration politique du 18 mai 2015 faite par toute l’Opposition à Fatima, confirmons ici notre adhésion totale à son esprit et à sa lettre, tout en réaffirmant notre attachement à l’Unité de l’Opposition ;
Cependant, tirant les conséquences de cette déclaration du 18 mai 2015, nous pensons qu’il est important d’apporter des précisions suivantes pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale :

A. LE PROCESSUS ELECTORAL

1. A ce jour, la CENI n’a répondu ni à la contre-proposition de calendrier électoral de l’Opposition politique du 27 février 2015, ni à notre mémorandum commun du 27 avril 2015;

2. Nous appuyant sur la déclaration commune de l’Opposition du 20 avril 2015 à Fatima, et considérant que le calendrier aléatoire de la CENI du 12 février 2015 est aujourd’hui complètement démanché, nous confirmons ici que tout le temps que la CENI ne rencontrera pas nos préalables englobés dans tous ces documents, repris par ailleurs dans celui du 18 mai 2015, nous ne déposerons pas les candidatures déjà prêtes de nos membres aux élections provinciales travesties et inconstitutionnelles en préparation par la CENI ;

3. Notre démarche est dictée par le souci de demeurer constants, respectueux des principes et surtout de témoigner de notre solidarité avec les millions de jeunes congolais privés par la CENI de leurs droits constitutionnels d’être électeurs ; le fichier électoral crédible étant la base des élections transparentes ;

4. Si la CENI s’entête à poursuivre son projet d’organiser une parodie d’élections provinciales, nous descendrons comme à l’accoutumée sur terrain à la rencontre de notre peuple pour le sensibiliser et, avec lui, nous lèverons désormais notre cap vers la Présidentielle et les législatives de 2016 qui doivent se tenir dans les délais constitutionnels ;
5. Nous renouvelons une fois de plus notre attache¬ment à la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 26 mars 2015, particulièrement en ses points 19, 20 et 21 ;

B. LE CHARNIER DE MALUKU

6. Pour escamoter et tenter d’enterrer le crime contre l’humanité que constitue l’affaire du charnier de Maluku, un fonctionnaire de l’Etat, supposé être apolitique, a été dépêché par Monsieur Kabila auprès des leaders politiques de l’Opposition pour une mission hautement politique tout en assurant une couverture médiatique exagérée de la démarche dans les médias audio-visuels et dans la presse écrite ;

7. Nous fustigeons et condamnons avec la dernière énergie cette politisation ouverte des Services de Sécurité de l’Etat ;

8. Vu la gravité de la situation, nous renouvelons notre exigence et celle du peuple congolais d’une en¬quête internationale et indépendante avec exhumation des corps et prise d’ADN afin de faire toute la lumière sur cette lugubre affaire du charnier de Maluku ;

C. L’INSECURITE GENERALISEE DANS LE PAYS

9. Nous notons qu’après ses diverses tentatives ‘’glissogènes’’, ratées par ailleurs, pour se frayer une ouverture dans les institutions d’après 2016 en violation de la Constitution, le régime de Monsieur Kabila s’évertue maintenant à asseoir les conditions de déstabilisation du pays : la surcharge intentionnelle du calendrier global publié par la CENI le 12 février 2015, l’installation précipitée et dangereuse des nouvelles provinces couplée avec les élections locales, municipales et urbaines, la programmation sur le tard de la migration numérique de la télévision dont l’objectif est de priver l’Opposition de la possibilité de communiquer avec le peuple lors des échéances électorales prochaines, l’indifférence et l’impuissance du régime à protéger les populations de l’Est en général et de Beni en particulier des massacres récurrents ainsi que l’insécurité généralisée dans tout le pays participent de la stratégie macabre de la ‘’terre brûlée’’. Il en est de même des conflits présentement en cours à Nyunzu, dans le Katanga, où les populations pygmées sont instrumentalisées contre les bantous semant davantage la mort et la désolation ;

10. En outre, au moment où le Congo-Brazzaville a de nouveau lancé l’opération ‘’MbatayaMokolo’’ à partir de Pointe-Noire et de Dolisie, il y a lieu de s’interroger si cette fois-ci le gouverne¬ment de Monsieur Kabila prendra des dispositions nécessaires pour éviter à nos compatriotes l’humiliation des expulsions et le séjour dans leur propre pays dans des conditions inhumaines ;

11. Pour les ‘‘FAC’’, le régime de Monsieur Kabila sera tenu pour responsable de tout impasse qui naîtrait de toutes ces situations susceptibles d’occasionner des morts de plus, des nombreux déplacés et de perturber la tenue des élections présidentielle et législatives obligatoires du 27 novembre 2016 ;

D. LES EVENEMENTS DU BURUNDI

Ces évènements sont alarmants :

12. En effet, l’arrivée massive des nouveaux réfugiés en provenance du Burundi transporte avec elle le ris¬que d’exacerber les conflits ethniques meurtriers, de provoquer davantage des violences sexuelles et des massacres, et de perturber le processus électoral ;

13. Cependant, nous félicitons le peuple Burundais pour son engagement et sa détermination à faire respecter la Constitution du Burundi ;

14. C’est le lieu, pour les ‘‘FAC’’, de rappeler que le peuple congolais a déjà intériorisé l’article 64 de la Constitution de la République qui impose à tout congolais le devoir de ‘’faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution… ‘’.

Que Dieu bénisse la RDC.

Fait à Kinshasa, le 21 mai 2015.
Pour les ‘’FAC’’
Martin M. Fayulu
Coordonnateur

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