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mardi 9 février 2016

Après l’échec de la rencontre avec Tshisekedi à Bruxelles : Edem Kodjo parle de l’ingratitude !


Après l’échec de la rencontre avec Tshisekedi à Bruxelles : Edem Kodjo parle de l’ingratitude !


L’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, Envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine qui s’est voulu discret après la rencontre jeudi 4 février dernier avec le président national de 1’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à Bruxelles, s’est entretenu dans la même soirée avec une brochette de Congolais de la diaspora. Selon les confrères d’un magazine édité à Bruxelles, Edem Kodjo s’est montré très déçu à sa sortie d’audience avec Tshisekedi.

Tout en avouant son impuissance, l’envoyé spécial de Nkosazana Dlamini Zuma a commencé par reconnaître qu’il n’était pas le facilitateur de la crise congolaise et d’ajouter que son rôle était assimilable à celui d’un entremetteur en vue de mettre les Congolais d’accord autour d’un dialogue politique. Et d’indiquer : “C’est un travail ingrat”.

Néanmoins, il a eu quelques conseils en affirmant que l’idéal serait qu’on respecte la Constitution et les délais constitutionnels. Et de préciser que si les estimations de la CENI se confirmaient, il faudrait trouver une solution” ce, avant d’entrevoir l’éventualité d’une nouvelle transition.
L’objectif pour l’ancien premier ministre togolais serait d’éviter que la République Démocratique du Congo bascule dans la violence.
En ce qui concerne la Commission électorale nationale indépendante, elle dit craindre que les prévisions qu’elle a annoncées ne soient exactes avant de suggérer de recourir aux experts internationaux pour savoir si l’élection présidentielle et les législatives peuvent encore être organisées en novembre 2016.

Cependant, au cas ù les estimations de la Ceni s’avéraient probantes, Edem opte pour que les Congolais se rencontrent impérativement pour une solution politique qui pourra conduire à une transition. Et de regretter que si les protagonistes congolais continuent de camper sur leurs positions, ils laissent passer le temps qui risque de conduire inexorablement vers un glissement.

Tshisekedi intransigeant
Edem Kodjo n’est pas parvenu à infléchir la position de Tshisekedi après de deux heures d’entretien. Dans l’entourage du Sphinx de Limete, personne ne doutait de l’issue du tête-à- tête du 4 janvier, à Bruxelles. Pour preuve, le communiqué ayant sanctionné ce rendez- vous de Bruxelles aurait été rédigé avant l’arrivée dans la capitale belge de l’ancien Premier ministre togolais.
Il nous revient d’appendre à ce propos que Tshisekedi a insisté auprès de Kodjo sur le principe de la « bipolarisation du dialogue ».
De ce fait, il y a d’un côté le président Joseph Kabila et ses alliés et de l’autre, le leader de l’UDPS et ” tous ceux qui aspirent au changement “. Un schéma très différent de celui voulu par Kinshasa, c’est-à-dire un dialogue politique national inclusif entre la Majorité présidentielle, l’Opposition et les organisations de la société civile.

Étienne Tshisekedi a également maintenu sa position définie dans la lettre envoyée fin janvier à Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’UA : il ne prendra pas part à des pourparlers politiques en RDC, si ces derniers sont convoqués par le président Kabila.
Un proche collaborateur d’Étienne Tshisekedi affirme que” les deux hommes se sont parlé dans un langage franc “. À l’en croire, “ le médiateur de l’UA est venu à Bruxelles sans avoir appréhendé toute 1a complexité du processus du dialogue politique attendu en RDC”.

L’échec de la rencontre de Bruxelles vient plonger la République dans une nouvelle incertitude.
Par LP

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