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SACREBOPOL

vendredi 24 janvier 2014

L’Etat congolais saigné à blanc par "Kabila" et son "ami" Gertler




Dr. Patrice Mutakatifu
Tandis que nos prétendus-opposants eux se déchirent sur des miettes, l’Escroc au sommet et son copain dans la Maffia Dan Gertler s’accaparent de toutes les ressources de la République dont ils cachent le butin en $$milliards aux paradis fiscaux. 

Le bandit Juif Gertler pousse aussi son culot jusqu’a imposer ses choix d’administrateurs a la Gecamines. Ses pions ne sont autres que la bande d’aventuriers Katangais que pilotent les Albert Yuma, Masangu Mulongo et Simon Tomawaku.

Gertler ne s’arrete pas en si bon chemin. Ce mec controle nos ambassades inclu celles de Londres, Pretoria, et Washington et les plantons kabilistes - tel Bene M’poko - qui y oeuvrent.

Pire, Gertler et sa bande des voleurs trimbalent des passeports diplomatiques Congolais que "Kabila" leur octroie en pagaille sous couvert de fausse nationalite. Voila qui leur permet d’ utiliser nos amabassades pour y mener du "business" et des actions de lobby inbues des corruption des politiciens locaux au profit de la kleiptocratie de "Kabila" - inclu la preparation d’une presidence-a-vie pour ce voyou au sommet en 2016.

Congolais, reveillons-nous et defenestrons d’urgence cette Voyoucratie avant que Kabila, Gertler et leur vaste Maffia ne depouillent la RDC de tout ce qui lui reste encore de valable...!

Mundeke Jean
Le maréchal Mobutu,de tous les crimes économiques qu il a eu a commettre durant tout son règne ,le seul péché qu il n a pas commis c est qu il n a pas brade les richesses nationales comme c est le cas présentement avec Hypolite Kanambe,qui lui s adonne a tout: crimes économiques,enrichissement sans cause,bradage du patrimoine national, pillage et complicité de pillages de ressources naturelles congolaises...


Lox
Cet article de Reuters est en anglais mais complimente le votre et explique comment les Katumba Muanke, Kanambe, Jaynet, Zoe, Dan Gertler, etc.. cachent leurs gains illicites dans les paradis fiscaux et compagnies offshores. Un véritable monde de ténèbres. C’est pourquoi Getler peut dire ceci: «Aucun politicien, fonctionnaire ou autorité congolaise n’a de droits, d’intérêts juridiques ou bénéficiaires quels qu’ils soient dans Nessergy», Voici le lien de l’article:
http://www.reuters.com/article/2011/06/28/us-usa-shell-companies-idUSTRE75R20Z20110628

L’Etat congolais saigné à blanc par "Kabila" et son "ami" Gertler 

"Joseph Kabila" et son homme d’affaires Dan Gertler


Dans un communiqué daté du 23 janvier 2014, l’organisation non gouvernementale Global Witness rapporte que le gouvernement congolais vient de conclure un accord pétrolier "déficitaire" avec la société Nessergy notoirement liée à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler qui a bâti sa fortune grâce à sa proximité avec "Joseph Kabila" et feu Augustin Katumba Mwanke. Là où le bat blesse est que les autorités congolaises s’opposent à la divulgation des termes du contrat querellé. Une attitude qui énerve le principe de transparence qu’impose la législation congolaise en la matière. Selon le porte-parole de Dan Gertler International, cité dans ce communiqué, le contrat dont question ne peut être divulgué. Au motif qu’il existerait un "accord de confidentialité". Question : pour protéger quel intérêt?
Selon Global Witness (GW), l’Etat congolais a conclu un accord de rachat des droits pétroliers de la société offshore Nessergy pour un montant "probablement des centaines de fois supérieur au prix payé" par ladite société - soit 500 000 $ US - il y a plusieurs années. A l’appui de sa thèse, GW se réfère à un contrat de 2008 signé par des représentants de Nessergy et de H Oil, société établie par Jacques Hachuel, l’un des fondateurs du géant des matières premières Glencore. Selon le contrat de H Oil, Nessergy devait être achetée pour la somme initiale de 194 millions $, avec potentiellement un montant supplémentaire.

L’ami du "raïs"

Cette Ong s’étonne que l’Etat qui semble avoir subi "une perte stupéfiante" dans cette transaction rechigne a diffusé le contenu de ce contrat. Sous le prétexte que cette convention serait assortie d’une clause de confidentialité.

Le communiqué de GW de préciser que Nessergy est liée à l’homme d’affaires Dan Gertler, "un homme d’affaires controversé ami du président congolais et propriétaire d’importants intérêts miniers et pétroliers dans le pays". Un porte-parole du Groupe Dan Gertler International (DGI) a démenti "fermement tout agissement répréhensible" non seulement dans le contrat mis en cause mais aussi "dans tous les autres marchés" passés par Gertler avec l’Etat congolais.

"L’accord pétrolier de Nessergy présente de nombreuses caractéristiques communes avec une série d’accords secrets passés dans le secteur minier congolais, en vertu desquels des droits miniers ont été achetés par des compagnies offshore pour un prix dérisoire, pour ensuite être rapidement revendus à de grandes sociétés internationales moyennant un profit immense", souligne le texte. Et de rappeler que le Panel "Africa Progress" dirigé par l’ancien secrétaire des Nations Unies Kofi Annan estime que "cinq de ces accords impliquant Gertler entre 2010 et 2012 auraient coûté à l’État congolais au moins 1,36 milliard $". Ce qui représente près du double des dépenses annuelles du pays dans les secteurs de la santé et de l’éducation. GW de rappeler que la non-divulgation de l’existence de l’un de ces "contrats corrompus" avait amené le Fonds monétaire international à cesser son programme de prêts à la RDC en décembre 2012.

GW dit, par ailleurs, avoir pris connaissance de l’organigramme des sociétés propriétaires de Nessergy. Cette dernière est immatriculée à Gibraltar et est détenue à 75 % par des sociétés immatriculées dans les îles Vierges britanniques, un paradis fiscal notoire, également connu pour son secret bancaire. "Bien que ces sociétés soient toutes liées à Gertler, la liste complète des actionnaires est tenue secrète", fait remarquer le communiqué en soulignant la difficulté d’identifier les véritables bénéficiaires de cet accord conclu au détriment du trésor public congolais. «Aucun politicien, fonctionnaire ou autorité congolaise n’a de droits, d’intérêts juridiques ou bénéficiaires quels qu’ils soient dans Nessergy», a estimé le porte-parole de Gertler.

Les loups ne se mangent pas entre eux

C’est par ordonnance présidentielle nº08/022 du 12 mars 2008 que "Joseph Kabila" avait attribué à la société Nessergy Ltd un permis d’exploitation pétrolière. Lors du Conseil des ministres présidé, le vendredi 17 août 2007, par le Premier ministre congolais d’alors, Antoine Gizenga, le gouvernement avait approuvé un «contrat de partage de production», signé en date du 7 octobre 2006 entre la RD Congo d’une part et l’«Association» dénommée «Nessergy Ltd-Cohydro» de l’autre. Ce contrat porte sur le couloir maritime offshore profond au large de la province du Bas-Congo et du territoire angolais de Cabinda.

En grattant un peu à l’époque, les analystes ont fini par découvrir que derrière la société Nessergy Ltd se dissimulait en réalité le diamantaire Dan Getler. Un "ami" de "Joseph Kabila" et de son bras d’alors, Augustin Katumba Mwanke. Grâce à ses relations, "Dan" dont la réputation est pour le moins sulfureuse s’est fait attribuer le titre de consul honoraire du Congo-Kinshasa à Tel-Aviv.

Ce n’est pas la première fois que les "combines" de l’homme d’affaires Dan Gertler soient mis sur la place publique. Ce n’est pas la première fois non plus que Gertler est présenté comme le "prête-nom" de "Joseph Kabila" dont l’affairisme est un secret de Polichinelle. Et après? Apparemment, tout le monde trouve son compte. Ne dit-on pas que les loups ne se mangent pas entre eux? La société américaine Freeport Mcmoran n’exploite-t-elle pas les mines de cuivre et du cobalt de Tenke Fungurume, au Katanga, en toute opacité? Qui en parle?

B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2014



jeudi 23 janvier 2014

RDC: Mwenze Kongolo dénonce la perquisition de sa ferme à Lubumbashi


RDC: Mwenze Kongolo dénonce la perquisition de sa ferme à Lubumbashi





L’ancien ministre congolais de la Sécurité et de la Justice, Jeannot Mwenze Kongolo dénonce la perquisition de sa ferme le mardi 21 janvier à Lubumbashi (Katanga) par des militaires. Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 23 janvier à Kinshasa, ce compagnon de Laurent-Désiré Kabila s’est plaint que cette opération a été exécutée sans mandat. «J’ai quand même été ministre de la Justice de ce pays, je connais la procédure. Vous ne pouvez pas aller la nuit et vous ne pouvez pas aller sans mandat», a dénoncé Mwenze Kongolo.

Il s’est également interrogé sur le fait cette cette perquisition a été menée par les Forces armées de la RDC en lieu et place de la police judiciaire.
«Est-ce que c’est une affaire de l’armée? Non. C’est la police judiciaire qui va délivrer le mandat de perquisition», a expliqué Mwenze Kongolo.

Le président national des Patriotes kabilistes a accusé «le régime» de vouloir, par cette opération, «mettre fin» à sa vie.
«Imaginez si j’étais là. C’était trois camions de militaires et une moto à 22 heures dans une ferme. Ils allaient m’exterminer», a affirmé Mwenze Kongolo.

En outre, il a dit craindre que des munitions aient été cachées dans sa ferme par ceux qui sont venus effectuer la perquisition pour l’accuser après de détenir illégalement des armes.
L’ancien ministre de la Justice a promis de déposer une plainte pour violation de domicile.

RDC : John Numbi dans le viseur de la justice militaire congolaise


Vaste blague.
Cette même justice militaire qui se disait incompétente dans le dossier de l'assassinat de Mr Chebeya contre le même John Numbi, s'intéresse à présent du cas du même Général, mais dans une autre affaire.
Vous ne nous tromperez pas.

La Rédaction.



RDC : John Numbi dans le viseur de la justice militaire congolaise

La justice militaire congolaise s'intéresse de près au cas John Numbi. Depuis plusieurs semaines, le nom de l'ancien chef de la police revient souvent dans les rapports sur les miliciens du Katanga, dans le sud de la RDC. Et Kinshasa s'est enfin décidé à enquêter…

Les langues se délient peu à peu à Kinshasa. Jusqu'ici, seuls le rapport - encore confidentiel - du groupe d'experts onusiens sur la RDC et un communiqué de presse de la société civile du Katanga avaient cité le nom de John Numbi, ancien chef de la police congolaise, comme "un des pourvoyeurs" des miliciens indépendantistes Kata Katanga. Aujourd'hui, c'est officiel : John Numbi est dans le viseur de la justice militaire congolaise. "Une perquisition a eu lieu hier [le 20 décembre] dans un chantier qui se trouve être sa propriété : on y a trouvé 18 individus encore non identifiés et une lance-roquette", affirme Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

>> Lire aussi : qui se cache derrière les Kata Katanga ?

De là à établir une connexion entre les miliciens du Katanga et le général John Numbi ? L'heure est encore à la prudence. "L'enquête se poursuit", avance Lambert Mende. Depuis le 11 janvier, Kinshasa a dépêché sur place, à Lubumbashi, Richard Muyej, le ministre en charge de l'Intérieur et de la Sécurité. Objectif : tirer les choses au clair. "Je ne rentrerai que lorsque toute la lumière sera faite autour de cette affaire", confie Richard Muyej.

John Numbi, "pourvoyeur" des milices du Katanga ? 

Que cherche-t-on exactement ? Les réponses à une double interrogation : John Numbi a-t-il été en connivence avec les assaillants du 30 décembre ? Est-il le "pourvoyeur" des miliciens indépendantistes Kata Katanga ? Pour l'heure, Richard Muyej se refuse de donner une réponse définitive : "Au regard des informations à ma possession, je ne peux confirmer un lien quelconque entre John Numbi et les miliciens." Le ministre semble même remettre en cause les accusations des experts de l'ONU sur le "soutien" de John Numbi. "Ils n'ont pas fait leur travail comme il faut", tacle-t-il.

Visiblement, la (nouvelle) affaire Numbi divise. Pour certains soutiens de l'ancien chef de la police, qui se comptent également dans la sphère du pouvoir à Kinshasa et à Lubumbashi, les autorités veulent tout simplement "noyer" leur champion. "Face au regain des violences dans le pays, et particulièrement au Katanga, il faut que quelqu'un paye le prix et c'est John Numbi qui a été choisi pour porter le chapeau. Un peu comme dans l'affaire de l'assassinat de Floribert Chebeya", accuse un membre de l'entourage du général Numbi.

>> Lire aussi : Numbi, le "bad cop" de Kabila

"Mais pourquoi son nom revient-il à chaque fois qu'on aborde la question des miliciens katangais ?", interroge un élu local qui a requis l'anonymat "pour des raisons sécuritaires", précise-t-il. "Le climat dans le Katanga est lugubre : les gens ont peur", renchérit-il. Les miliciens sécessionnistes ont multiplié ces derniers jours des attaques dans les villages situés dans le "triangle de la mort", entre les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto. "Plus de 30 000 personnes vivant dans cette région (…) se seraient déplacées vers d'autres localités et vers des camps de pêche", selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Lubumbashi, la capitale provinciale, retient son souffle. "Tout peut arriver à tout moment", lâche le député.
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Par Trésor Kibangula


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mercredi 22 janvier 2014

Le LAC TANGANYIKA

Le LAC TANGANYIKA

Le lac Tanganyika est une écorégion d'eau douce définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et The Nature Conservancy (TNC). Elle comprend le lac Tanganyika lui-même et son bassin drainant, entre le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie. L'écorégion abrite l'une des faunes lacustres les plus riches de la planète et concentre un nombre très élevé d'espèces endémiques.



Le lac Tanganyika, ou Tanganika est l'un des Grands Lacs d'Afrique, deuxième lac africain par la surface après le lac Victoria, le deuxième au monde par le volume et la profondeur après le lac Baïkal, et le plus long lac d'eau douce du monde (677 km). Il est le plus poissonneux du monde[1]. Ses eaux rejoignent le bassin du Congo puis l'océan Atlantique. On estime que sa formation remonte à environ 20 millions d'années (Miocène).

Son nom, Étanga 'ya ni'a en ebembe (ou kibembe), signifie « lieu de mélange ». Richard Francis Burton et John Hanning Speke furent les premiers Européens à l'apercevoir en 1858 et décidèrent de conserver son nom d'origine, contrairement à l'usage en vigueur à l'époque. Burton s'attribua seul la paternité de la découverte, ce qui brouilla les deux hommes à vie.

C'est sur les rives du lac, à Ujiji, qu'intervint le la rencontre historique entre David Livingstone et Henry Morton Stanley, à l'occasion de laquelle ce dernier adressa un "Docteur Livingstone, je présume ?".

Le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km2 [2] (approximativement la même superficie que la Belgique) et s'étire sur 677 km[2] le long de la frontière de la Tanzanie (à l’est) et de la République démocratique du Congo (à l'ouest) ; son extrémité nord sépare ces deux pays du Burundi, son extrémité sud les sépare de la Zambie. On retrouve à l'ouest (du côté congolais), les monts Mitumba.

Il est situé sur la branche occidentale de la vallée du Grand Rift. Sa température de surface est de 25 °C en moyenne pour un pH variant de 7,6 dans les baies marécageuses, à 9,5 en pleine eau. La profondeur ainsi que la localisation tropicale du lac empêchent le renouvellement total des masses d'eau et la plus grande partie des eaux profondes sont des eaux fossiles et anoxiques.

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s'y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu'en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l'eau, en ont inversé le sens vers la Lualaba et le fleuve Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km2. Les principales rivières qui l'alimentent sont la Malagarazi, la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km3 d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km3 par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo. La totalité du volume du lac est renouvelé en 485 années.
Michel Sardou évoque le lac dans son tube "Afrique Adieu" , chanson vantant les mérites de l'Afrique profonde. Sardou chantera d'ailleurs ce hit lors de son fameux olympia 1995.


Les eaux du lac Tanganyika se sont considérablement réchauffées ces 90 dernières années atteignant des températures jamais obtenues sur les 1500 années estimées d’existence.
Cette découverte, qui a été publiée dans une revue scientifique dimanche dernier, affirme que les poissons et la faune sont menacés.
Ce lac, qui sépare la Tanzanie de l’est de la République démocratique du Congo, est le deuxième lac du monde de par son volume d’eau et de sa profondeur, selon la revue.
La pollution domestique serait la cause de ce réchauffement. 10 millions de personnes dépendent du lac pour avoir de l’eau et de la nourriture à base de poisson.


Source : Reuters



Pour ceux/celles qui viennent des pays où le soleil est une denrée rare, observer le couché du soleil devant le Lac Tanganyika est un pur Bonheur
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mardi 21 janvier 2014

Lubumbashi : Levée des mesures de bouclage autour de la Ferme de J. Numbi



Lubumbashi : Levée des mesures de bouclage autour de la Ferme de J. Numbi
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8614
 Selon des sources à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, des militaires de la 6ème Région militaire ont mis fin au bouclage du périmètre situé autour de la Ferme de l’ex-chef de la police nationale congolaise John Numbi Banza Tambo. Dès les premières heures de la journée du lundi 20 janvier, des militaires avaient encerclé cette ferme - située à une quarantaine de kilomètres de Lubumbashi - mais aussi toutes les résidences appartenant à Numbi. Après avoir perquisitionné l’une de celles-ci où des armes auraient été trouvées, un ordre est tombé vers la fin de l’après-midi : "Arrêter toutes les opérations de perquisition". Qui a donné cette instruction? Mystère. Dans un récent rapport de la Mission onusienne au Congo, Numbi a été cité comme étant le pourvoyeur en "logistique" des miliciens maï maï Ba Kata Katanga. Aussi, les militaires avaient-ils reçu mission de fouiller ces lieux supposés receler des caches d’armes. Le commandant de la 6ème Région a fini par réaliser qu’il avait affaire avec un "intouchable".

Electricien de formation, John Numbi a fait ses premiers pas en politique dans les rangs de la "Juferi" (Jeunesse du parti Union des fédéralistes républicains indépendants que dirigeait le duo Nguz karl i Bond - Kyungu wa Kumwanza) au cours de la première moitié des années 90.
Après la prise du pouvoir par l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) un certain 17 mai 1997, "John", le civil, se rallie à Laurent-Désiré Kabila, issu comme lui de la communauté luba du Nord Katanga. Le nouveau président le "bombarda" au grade de "commandant".

Lorsque LD Kabila rompt les relations avec ses ex-parrains ougandais et rwandais fin juillet 1998, John Numbi est à ses côtés. Il en est de même lorsque le M’zee décide de mettre sur pied une force d’autodéfense populaire pour "contrer" l’avancée vers Lubumbashi des rebelles pro-rwandais du RCD, appuyés par des soldats de l’armée rwandaise. Numbi a eu à côtoyer à cette occasion un certain Kyungu Mutanga, alias "Gédéon" avant qu’il ne devienne le tristement célèbre chef milicien maï maï. Sans omettre Daniel Mulunda Ngoy Nyanga. Le même.

Après la disparition de LD Kabila dans des conditions non-élucidées à ce jour, Numbi se met au service de son successeur, "Joseph Kabila". Promu chef d’état-major de la force aérienne, Numbi met sur pied un bataillon paramilitaire dénommé "Simba" qu’il intègre dans la police nationale. En 2007 et 2008, des membres de cette unité se sont livrés à une répression sanglante des adeptes du mouvement politico-religieux "Bundu dia Kongo". Le défenseur des droits humains Floribert Chebeya qui enquêtait sur ces massacres est assassiné le 1er juin 2010 à l’issu d’un rendez qu’il avait avec Numbi au Quartier général de la police. Son corps sans vie sera retrouvé le lendemain. Son chauffeur Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé. Qui a ordonné ce double assassinat? La question reste sans réponse. Et ce, bien que quelques policiers ont été "jugés" et condamnés. Suspect numéro un, bien que suspendu de ses fonctions dès le 4 juin 2010, Numbi continue à bénéficier d’une impunité certaine. 
En septembre 2011, le chef milicien "Gédéon" s"évade en plein jour de la prison dite de haute sécurité de Kasapa à Lubumbashi. A l’époque, John Numbi était suspecté d’être derrière ce "coup". Une chose paraît sûre, les fugitifs ont bénéficié des complicités tant au niveau provincial que national. A preuve, aucune information judiciaire n’a été ouverte pour déceler les dysfonctionnements et déterminer les responsabilités. Depuis lors, Kyungu Mutanga a repris "du travail".

Le 23 mars 2013, à la surprise générale, plus de 300 miliciens Ba Kata Katanga font irruption dans le centre-ville de Lubumbashi. Les forces dites de sécurité ont apparemment été prises au dépourvu. Interrogés par certains activistes des associations de défense des droits humains, certains miliciens ont affirmé la main sur le coeur que John Numbi Banza Tambo leur apportait un soutien en armes et munitions. Jean-Claude Masangu Mulongo, alors gouverneur de la Banque centrale du Congo, serait le "financier". Aucune enquête n’a été ouverte sur ces allégations pour le moins gravissimes. 
Dans un récent rapport adressé au président du Conseil de sécurité des nations Unies, des experts onusiens ont confirmé ces assertions en soulignant que les Ba Kata Katanga seraient désormais sous le commandement de "Gédéon", une vieille connaissance à John Numbi.
Pressé sans doute par la "communauté internationale", "Joseph Kabila" aurait ordonné des perquisitions dans la Ferme mais aussi dans toutes les résidences appartenant à l’ex-chef de la police nationale. Lancées aux premières heures de la journée du lundi 20 janvier, les fouilles ont été interrompues suite à un ordre venant de la "haute hiérarchie".

En novembre dernier, "Joseph Kabila" avait renvoyé, "pour complément d’informations", un rapport mettant en cause le général Gabriel Amisi Kumba, ex-RCD. Cet officier a été accusé par des enquêteurs onusiens d’avoir vendu des armes de guerre aux bandes armées qui font plus la pluie que le beau temps à l’Est. Suspendu de ses fonctions, Amisi est resté libre de ses mouvements. 
Après les perquisitions manquées de ce lundi 20 janvier chez Numbi, un analyste de lâcher ces mots : "Joseph Kabila est fort avec les faibles et faible avec les forts". Les ordres du "raïs" ont-ils été mal interprétés par le commandant de la 6ème région militaire? Et si le "déploiement de biceps" observé autour des propriétés de "John" n’était qu’une mise en scène destinée à la "consommation extérieure"? Vive l’impunité zéro!"