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SACREBOPOL

vendredi 8 avril 2016

RDC : scandale des Panama Papers, le clan Kabila éclaboussé



RDC : scandale des Panama Papers, le clan Kabila éclaboussé


Alors que le monde entier est frappé par l’onde de choc des "Panama Papers", la RDC n’est pas épargnée. Au centre du scandale, Jaynet Kabila, la sœur jumelle du chef de l’Etat, Joseph Kabila, soupçonnée de détenir des participations dans plusieurs sociétés offshore domiciliées dans des paradis fiscaux. A Kinshasa, comme dans le reste du pays, nombreux sont ceux à réclamer des comptes « au clan Kabila », soupçonné de s’être enrichi sur le dos de l’Etat.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent, depuis dimanche 3 avril 2016, le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée "Panama Papers", elle dévoile l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux.
Parmi les quelques 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, plusieurs responsables africains sont cités. Parmi eux, Jaynet Kabila, la sœur jumelle du Président de la RDC, Joseph Kabila, qui manifestement possède indirectement une partie du capital de la filiale congolaise de la société Vodacom, l’un des principaux opérateurs de téléphonie au Congo, ce qui lui aurait permis d’accumuler une fortune colossale, selon l’agence de presse Bloomberg.

Jaynet Kabila, actionnaire de Vodacom

Jaynet Kabila, élue députée en 2011, serait en effet propriétaire de la moitié des parts sociales d’une société dénommée Keratsu Holding Limited qui, selon l’enquête, a été immatriculée à Niue, une petite île du Pacifique, le 19 juin 2001, quelques mois seulement après l’entrée en fonction de son frère au poste de Président du Congo-Kinshasa. Cette société détient indirectement 19,6 % du capital de Vodacom Congo, selon des documents datant de décembre 2011 auxquels Bloomberg a eu accès. « Jaynet Désirée Kabila Kyungu en a été co-administratrice aux côtés de l’homme d’affaires congolais Kalume Nyembwe Feruzi », relèvent les enquêteurs des Panama Papers.

Vodacom Congo ne serait toutefois, selon Bloomberg, que la toute petite partie visible d’un énorme iceberg. Le clan Kabila aurait en effet accumulé une véritable fortune depuis que Laurent-Désiré, le père de l’actuel Président Joseph Kabila, assassiné en 2001, s’est emparé du pouvoir en 1997. « Les parts de Jaynet Kabila dans Vodacom donnent un petit aperçu de ce que beaucoup présument être une série d’actifs diversifiés très importante, détenue par la famille du Président », a déclaré à Bloomberg Jason Stearns, spécialiste du Congo-Kinshasa à l’Université de New York. « Les membres de la famille Kabila ont accumulé une immense fortune, incluant des parts dans de nombreuses sociétés offshore domiciliées dans des paradis fiscaux », indique pour sa part Martin Fayulu, l’une des figures éminentes de l’UNC, l’un des principaux partis d’opposition au Congo, qui réclame l’ouverture d’une enquête et le rapatriement au Congo des fonds évaporés.

Un permis d’exploitation pétrolier attribué à Clive Zuma, suite à une visite à Joseph Kabila

Au-delà de Jaynet et de Vodacom Congo, le nom de Kabila apparaît dans une autre affaire, en lien cette fois-ci avec la famille Zuma. Selon le quotidien anglais The Guardian, le sulfureux Clive Zuma, neveu de l’actuel Président sud-africain Jacob Zuma, « magnat » du secteur minier, est mis en cause dans l’acquisition frauduleuse d’un gisement pétrolier au Congo. Des faits qui remontent à 2010 lorsque Caprikat Limited, société basée dans les îles Vierges britanniques et dont il est le représentant, obtient la gestion du site pétrolier précité. Le journal britannique The Guardian n’hésite pas à faire le lien avec l’actuel président sud-africain, son oncle Jacob Zuma, qui avait rendu visite à Joseph Kabila cette même année. Une rencontre qui aurait été décisive dans l’attribution du contrat. Et ce, avec la bénédiction du Président Kabila.

A Kinshasa, comme dans le reste du pays, cette affaire est très mal perçue. D’autant que le pouvoir tire argument de l’impécuniosité de l’Etat pour repousser sine die la date des élections. « L’opposition, à travers Moïse Katumbi, a proposé d’organiser une table-ronde afin d’identifier l’origine de la fortune de tous les décideurs publics congolais. Proposition naturellement refusé par le Président et son clan », constate sous couvert d’anonymat, et non sans ironie, un observateur attentif de la vie politique kinoise. « Moïse Katumbi propose d’ailleurs dans son programme un code de bonne conduite, ainsi que l’obligation d’une déclaration publique de l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers détenus par tous les dirigeants congolais (Président, ministres, députés, sénateurs, etc.) ». Une mesure de nature à freiner sensiblement les pulsions prédatrices à l’égard de l’argent public, selon notre interlocuteur.

« Ni Joseph, ni Jaynet, ni Zoé n’ont travaillé de leur vie »

« Ni Joseph, ni Jaynet, ni Zoé (leur frère cadet, devenu riche homme d’affaires) n’ont travaillé de leur vie. Comment ont-ils pu amasser autant d’argent. Ils sont arrivés avec des bottes en plastique, il y a moins de vingt ans, à Kinshasa ! », déclare, amer, un ancien compagnon du Mzee, surnom de feu le Président Laurent-Désiré Kabila. « Impossible d’y parvenir à moins de privatiser une partie de l’Etat et du Trésor Public », conclut-il, dépité.

Interrogé sur le scandale mettant en cause Jaynet Kabila, Lambert Mende, a affirmé qu’il s’agissait d’une affaire privée sans lien avec le Gouvernement. Un peu court, pour beaucoup de Congolais. Interrogé par AFRIK.COM, le député Juvenal Munubo a répliqué en ces termes au porte-parole du Gouvernement congolais : « une affaire d’évasion fiscale, en l’occurrence les Panama Papers, dans laquelle des personnalités publiques sont citées et qui fait l’actualité, sort absolument du domaine privé. Elle n’est pas à banaliser par le Gouvernement car la moralité publique en dépend », a-t-il conclu.
Incontestablement, ces révélations interviennent à un très mauvais moment pour le Président Kabila qui cherche, selon l’opposition, à repousser la date de l’élection présidentielle afin de se maintenir au pouvoir. Pour des raisons politiques ou économiques ? Au vu des révélations contenues dans les Panama Papers, les Congolais sont en droit de s’interroger."

Panama Papers: Si Jaynet Kanambé "Kabila" s'expliquait sur sa fameuse fortune amassée en catimini et dévoilée au grand jour par des enquêteurs internationaux ?



Panama Papers: Si Jaynet Kanambé "Kabila" s'expliquait sur sa fameuse fortune amassée en catimini et dévoilée au grand jour par des enquêteurs internationaux ?



Alias Joseph Kabila est arrivé en République démocratique du Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, c'était en 1997 ! Seize ans après son usurpation et imposture sur le trône du Congo, l'incapacitaire de Kingakati a plus de 25 milliards de dollars américains planqués dans les îles Vierges britanniques. Alias Joseph Kabila a donc volé la République démocratique du Congo plus que le Maréchal Mobutu avec ses 32 ans de dictature féroce. Arriviste, parvenue Jaynet Kanambé "Kabila", la tante de celui qui trône par défi à la tête de la RDC, est arrivée au Congo avec des poux sur la tête, des chics aux pieds, habillée en haillons ! La voilà citée dans Panama Papers comme une africaine qui a amassé une fortune énorme au Panama, paradis fiscal. Comment Jaynet Kanambé "Kabila" qui a appris à écrire, lire et compter sur le tas, est aujourd'hui pillarde des ressources de la RDC ? Jaynet Kanambé "Kabila" a bénéficié de favoritisme, d'un régime d'imposture dont la fraude et enrichissement illicite est encouragée, soutenue et protégée.

Combien des députés de la RDC sont-ils capables avec leurs émoluments d'être cités dans Panama Papers ? Ce n'est pas pour la première fois, le silence assourdissant de la presse "Coupagiste" kinoise aux ordres sur l'affaire qui bouge le monde entier n'étonne personne. Des vuvuzélateurs, thuriféraires et fantomas du net qui soutiennent le régime d'imposture de Kinshasa se cachent car ils n'ont rien à dire. Ailleurs, des poursuites judiciaires sont lancés à l'encontre des contrevenants fiscaux. A Kinshasa, ni les parlementaires godillots habitués à se faire corrompre pour tripatouiller la Constitution pour permettre à demeurer éternellement sur le trône du Congo usurpé ne bronchent. Aucun député ni sénateur ne lève le petit doigt pour interpeller celle qui se prénomme Jaynet Kanambé "Kabila" ! Alors que les congolais pleuraient encore M'zée Laurent Désiré Kabila, la fameuse Jaynet Kanambé "Kabila" ouvrait un compte offshore de la société Keratsu Holding Limited qui, selon l’enquête, a été immatriculée à Niue, petite île du Pacifique, le 19 juin 2001, quelques mois après l’usurpation de son neveu alias Joseph Kabila sur le trône de la République démocratique du Congo.

On comprend aujourd'hui pourquoi alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ne veut pas quitter le trône de la République démocratique du Congo malgré ses 16 ans de gestion calamiteuse. On comprend aussi que la RDC est pris en otage par un conglomérat des mafieux, pillards, criminels qui veulent s'éterniser pour mieux continuer leurs sales besognes. Existe-t-il une justice en République démocratique du Congo ? Pourquoi Jaynet Kanambé "Kabila" ne peut-elle pas être entendue ? C'est la RDC qui est victime du pillage de Jaynet Kanambé "Kabila", aucun magistrat congolais n'est à mesure de l'entendre ?(...)"



« Panama papers » : Dan Gertler, roi du Congo et de l’offshore






« Panama papers » : Dan Gertler, roi du Congo et de l’offshore
























Dan Gertler fait partie de ces clients dont même la sulfureuse société de domiciliation fiscale offshore Mossack Fonseca ne veut pas. L’homme d’affaires israélien de 42 ans, à la tête d’un empire minier aussi vaste qu’opaque en République démocratique du Congo (RDC), est dans le viseur du Fonds monétaire international depuis 2012. Des ONG et le think tank de Koffi Annan, Africa Progress Panel, l’accusent de « pillage » et de corruption. Mais si la firme panaméenne tique alors qu’elle compte parmi ses clients des personnalités politiques contestées et des sociétés visées par les sanctions de l’ONU, c’est qu’elle s’est sentie flouée par le milliardaire.

L’ire de Mossack Fonseca remonte à 2010. Un de ses bons clients, avocat à Gibraltar, lui a demandé de créer en urgence deux sociétés aux îles Vierges britanniques. Elle s’y prête de bonne grâce sansréaliser le contrôle habituel. Ce n’est qu’un an plus tard, après des dizaines de relance par courriel restées sans réponse, et à la suite d’une enquête des autorités financières des îles Vierges britanniques, que les Panaméens découvrent l’identité du bénéficiaire effectif de Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd : Dan Gertler.
Opacité bien ordonnée commence par soi-même. Les deux sociétés étaient dissimulées derrière un montage étourdissant qui a servi à masquer leur véritable propriétaire. Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd étaient détenues par un fonds d’investissement domicilié aux îles Caïmans, African Ressources Investment Fund, lui-même contrôlé par deux fondations au Liechtenstein, qui sont à leur tour possédées par deux trusts discrétionnaires à Gibraltar. Un système d’écluses presque impossible à remonter sans les documents des Panama papers. Seuls deux noms apparaissaient : l’avocat suisse Marc Bonnant et Khulubuse Clive Zuma, neveu affairiste du président sud-africain Jacob Zuma. Qui n’ont pas voulu commenter ce sujet.
Furieuse, Jennifer Mossack, la fille du fondateur de la société panaméenne, ordonne la fermeture de toute entité liée à Dan Gertler qu’elle qualifie le 2 juin 2011 de « marchand de diamants du sang » dans un message interne consulté par Le Monde. Le 11 juillet à 12 h 08, Marc Bonnant, impavide, transfère ces sociétés chez Morgan & Morgan, le principal concurrent de Mossack Fonseca, également établi à Panama City.

Les premiers pas d’un aventurier

Dan Gertler a bâti sa fortune, estimée à 1,26 milliard de dollars par le magazine Forbes en 2015, sur un coup de poker. Petit-fils d’un diamantaire, il a débarqué en 1997, à l’âge de 23 ans, à Kinshasa, capitale d’un pays alors en guerre et dirigé pour quelques mois encore par Mobutu Sese Seko. Le chef rebelle Laurent Désiré Kabila a besoin d’argent et d’armes pour lancer l’assaut sur la capitale. Le jeune Israélien lorgne les gisements de diamants de l’est du pays. Les deux hommes s’entendent. « Dan » lève 20 millions de dollars pour financer la rébellion. En échange, il obtient de Laurent Désiré Kabila, devenu président, un quasi-monopole sur les diamants.
A la mort du « Vieux », assassiné au janvier 2001 par l’un de ses gardes, c’est son fils, Joseph Kabila, alors âgé de 30 ans, qui prend le pouvoir. Dan Gertler courtise ce jeune président taiseux et inexpérimenté qu’il a croisé sur la ligne de front au Katanga lors de la seconde guerre en RDC (1998-2003). L’homme d’affaire israélien devient son émissaire spécial avec mission de lui négocier le soutien des Etats-Unis. Il lui aurait aussi mis à disposition son jet privé.























De fait, leur amitié semble perdurer au-delà de la rupture brutale du monopole sur le diamant cette année 2001. Dan Gertler est même invité au mariage de Joseph Kabila cinq ans plus tard. Il se rapproche surtout du plus proche conseiller du président : Augustin Katumba Mwanke. L’homme a la haute main sur la gestion des matières première congolais. Au début des années 2000, c’est lui qui remet à Dan Gertler les clés du coffre de la RDC.

Mines et pétrole

Selon les Nations unies, le pays recèle dans son sous-sol de ressources inexploitées estimées entre 18 000 milliards et 24 000 milliards de dollars. Au-delà du diamant, l’homme d’affaires israélien va se lancer dans le cobalt, le fer, l’or, le manganèse et surtout le cuivre. Il profite du démembrement de la Gécamines, la société publique d’exploitation minière et vache à lait du régime.
A l’époque de la brouille avec la firme panaméenne Mossack Fonseca, Dan Gertler franchit un nouveau cap en obtenant des permis d’exploitation pétrolière. Et non des moindres : après l’éviction des britanniques de Tullow Oil, le pouvoir lui octroie les blocs I et II de la partie congolaise du Lac Albert. Ses sociétés Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd sont intégrées dans Oil of DR Congo, une filiale de son groupe Fleurette constitué à Gibraltar et imposable aux Pays-Bas.
La région est instable. A la lisière du parc naturel des Virunga rodent des groupes armés. Dan Gertler n’en a cure. Cowboy rodé par ses aventures minières, il finance les forces de l’ordre et multiplie les investissements sociaux dans les villages. Après avoir claironné en 2014 la découverte d’une réserve de trois milliards de barils, il annonce le démarrage de l’exploitation de ces gisements pour 2016.
Sauf qu’à Kinshasa, nul n’y croit vraiment. Car Dan Gertler a la réputation d’acquérir les permis miniers et pétroliers mais de ne pas les exploiter. « Nous avons investi 100 millions de dollars dans ces projets du lac Albert depuis 2010, et 1,8 milliard de dollars pour exploiter des mines de cuivre dans le Katanga avec [le géant helvético-britannique du négoce de matières premières] Glencore », se défend un représentant de son groupe Fleurette.

Fraude au fisc congolais

Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payer qu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat.
« Dan Gertler fait partie des gens qui paralysent l’économie congolaise », constate un diplomate occidental à Kinshasa. « Les autorités congolaises n’ont pas la capacité d’enquêter sur les circuits financiers offshore, déplore de son côté le député congolais Samy Badibanga. La RDC est devenue une plateforme importante de blanchiment d’argent, de fraude fiscale et d’évasion illégale de capitaux ». Une fois encore, le groupe Fleurette conteste. « Nous employons 30 000 personnes (en RDC) nous sommes la plus grande source privée de recettes fiscales pour le gouvernement congolais », martèle Pieter Deboutte, le bras-droit de Dan Gertler à Kinshasa.
Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa« seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.

Il a « tout compris à la politique des négros »

En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le shabat en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.
L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.
Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler. « Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan [Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».
De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-dan-gertler-roi-du-congo-et-de-l-offshore_4898097_3212.html

Jean Claude Manzueto: UNE QUESTION PENDANTE !


Jean Claude Manzueto (Facebook)






















UNE QUESTION PENDANTE !

À ceux qui ont pris des armes contre la dictature de Mobutu,

À ceux qui ont pris des armes contre la dictature de Laurent Désiré Kabila,

Je voudrais vous poser une simple question. Est-ce les raisons et les conditions qui vous ont semblé impératives pour prendre les armes à ces deux différentes époques ont-elles changé ou n'existeraient-elles plus pour ne pas pousser les autres à prendre la même décision?
En clair, dites-nous si la tyrannie de ce régime au pouvoir, incarnée par un imposteur sanguinaire, taiseux parce que froid tueur, inculte et minable, serait-elle moins sauvage, moins brutale ou moins importante que la dictature de Mobutu et de Laurent Désiré Kabila mises ensemble? Est-ce parce que l'on se retrouverait aux affaires, le discours de tolérance politique dominerait soudainement sur le discours de la force et des armes?
Qui pourrait nous certifier aujourd'hui, en âme et conscience, qu'au Congo, les conditions démocratiques et d'un état de droit sont réunies pour que les uns et les autres ne se déterminent plus sur la même logique qui a conduit Laurent Désiré Kabila et partenaires à prendre les armes, Mende, Ondekane, Bemba, Kamitatu, et associés à jouer aux indiens et cow-boys sous l'arbitrage de Museveni et Kagamé, Tshisekedi à embrasser Ruberwa?
Je ne suis pas de la logique des armes en ce temps où l'humanité s'est réduite à sa plus simple expression d'animalité. Je ne suis pas de la logique des armes lorsqu'on ne peut pas garantir la vie aux victimes innocentes et lorsqu'on ne peut pas protéger son propre peuple de toutes exactions et d'un bain de sang. Je suis de la logique de la force pour éradiquer un mal qui écrase et décime un peuple aussi longtemps que l'humanité ne se lève pas pour statuer sur le génocide en cours au Congo, mais préfère instituer et imposer des dialogues entre les bourreaux du peuple et ceux qui s'associent avec eux dans cette logique barbare et totalitaire que l'on voudrait faire croire au peuple comme les péripéties malheureuses d'une jeune démocratie.
Est-ce parce que les massacres les plus horribles se commettent dans le silence des forêts, loin du brouhaha des villes, est-ce parce que l'on tue par intermittence et par empoisonnement dans les villes, est-ce parce que le sang ne coule pas à flot sur les rues de la capitale et des grandes villes du pays que nous ne devons pas mettre en lumière l'horrible tyrannie qui règne au Congo?
Dans quel état de droit au monde, un bourreau dialogue et négocie-t-il avec sa victime avant que la justice ne soit rendue, prononcée et exécutée?
Qui pourrait denier au peuple congolais le droit d'user de la force pour en découdre avec ce régime cynique et tyrannique?
Quel est ce droit international qui interdirait au peuple français d'entonner la Marseillaise et de préparer chaque jour son peuple aux armes contre la tyrannie? Il y a bien pire! Le Congo est sous un régime tyrannique, totalitaire et d'imposture, qui le nierait?
Qui pourrait m'opposer la logique de la tolérance politique et m'ôter le droit d'user de la force pour libérer mon peuple que l'on viole, pille et massacre chaque jour?
Arrêter un serpent de ne plus semer la terreur et la mort dans un village, ce n'est pas brûler une forêt et un village!
Peuple congolais, que celui qui ne supporte plus la médiocrité, la kleptocratie, la tyrannie, se décide à nous rejoindre pour abattre ce serpent une fois pour toutes et replacer le Congo dans le cadre correspondant à son envergure d'État.
Personne ne le fera pour nous et à notre place. C'est par la discipline militaire et l'unité de commandement consensuelle que nous libérerons notre pays.
À la Révolution, À la Rupture!



Jean Claude Manzueto
À force d'analyser le problème de notre pays, je suis de plus en plus persuadé que le problème congolais ne peut pas être confiné dans le cadre strict politique et économique, il est premièrement et profondément moral et social.
Après 55 ans de médiocratie et de non-droit, croire que seul le départ de cet imposteur rwandais changera la situation de notre pays, c'est se tirer une balle dans le pied. Car le faire partir sans éradiquer ce qui détruit l'homme congolais et mine notre nation, c'est laisser la gangrène qui l'a conduit et le fait asseoir au pouvoir ruiner définitivement notre pays.
La gangrène est trop profonde pour une solution superficielle.
Le CONGO doit être réinventé.
Seul un bouleversement profond et total peut sauver notre nation si nous comprenons toutes les implications de la nécessité impérative de la révolution rupture.

ADIOS MAMAN BÉA

SAUF IMPREVU .IL EST POSSIBLE QUE LE CORPS PUISSE SORTIR CE MARDI 12 AVRIL ET SERA EXPOSÉ AU TERRAIN LA FRÉGATE A YOLO SUD "PAIX A TOI BEA LA GENTILLE DOUCE"












































6 avril 
 

Ha ma bea.. j suis désolé d apprendre ta disparition, que le bon Dieu vous accueille dans l allégresse. Paix a ton âme maman cherie ... – pleure.



Levi Mayamba
BELLE MAMAN LA TENDRE "BEA" PAIX ET REPOS ÉTERNELS SOIENT VRAIMENT EN TOI 'NS T'AIMERIONS TOUJOURS CAR TU ETAIS L'EXPRESSION VIVANTE DE L'AMOUR" A DIEU BEA BEA LA DOUCE

TRISTESSE TRISTESSE EST DANS NOS CŒURS DE VOUS INFORMER DU DÉCÈS DE NOTRE BIEN AIMEE "MAMAN BEA" .TROP CHÈRE QU'ELLE ETAIT DANS NOS COEURS .SINCÈRES CONDOLÉANCES A GRÂCE ET DAVINA AINSI QU'A TTE LA FAMILLES .A DIEU TENDRE BEA ET PAIX A TON AME