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vendredi 8 avril 2016

Jean Claude Manzueto: UNE QUESTION PENDANTE !


Jean Claude Manzueto (Facebook)






















UNE QUESTION PENDANTE !

À ceux qui ont pris des armes contre la dictature de Mobutu,

À ceux qui ont pris des armes contre la dictature de Laurent Désiré Kabila,

Je voudrais vous poser une simple question. Est-ce les raisons et les conditions qui vous ont semblé impératives pour prendre les armes à ces deux différentes époques ont-elles changé ou n'existeraient-elles plus pour ne pas pousser les autres à prendre la même décision?
En clair, dites-nous si la tyrannie de ce régime au pouvoir, incarnée par un imposteur sanguinaire, taiseux parce que froid tueur, inculte et minable, serait-elle moins sauvage, moins brutale ou moins importante que la dictature de Mobutu et de Laurent Désiré Kabila mises ensemble? Est-ce parce que l'on se retrouverait aux affaires, le discours de tolérance politique dominerait soudainement sur le discours de la force et des armes?
Qui pourrait nous certifier aujourd'hui, en âme et conscience, qu'au Congo, les conditions démocratiques et d'un état de droit sont réunies pour que les uns et les autres ne se déterminent plus sur la même logique qui a conduit Laurent Désiré Kabila et partenaires à prendre les armes, Mende, Ondekane, Bemba, Kamitatu, et associés à jouer aux indiens et cow-boys sous l'arbitrage de Museveni et Kagamé, Tshisekedi à embrasser Ruberwa?
Je ne suis pas de la logique des armes en ce temps où l'humanité s'est réduite à sa plus simple expression d'animalité. Je ne suis pas de la logique des armes lorsqu'on ne peut pas garantir la vie aux victimes innocentes et lorsqu'on ne peut pas protéger son propre peuple de toutes exactions et d'un bain de sang. Je suis de la logique de la force pour éradiquer un mal qui écrase et décime un peuple aussi longtemps que l'humanité ne se lève pas pour statuer sur le génocide en cours au Congo, mais préfère instituer et imposer des dialogues entre les bourreaux du peuple et ceux qui s'associent avec eux dans cette logique barbare et totalitaire que l'on voudrait faire croire au peuple comme les péripéties malheureuses d'une jeune démocratie.
Est-ce parce que les massacres les plus horribles se commettent dans le silence des forêts, loin du brouhaha des villes, est-ce parce que l'on tue par intermittence et par empoisonnement dans les villes, est-ce parce que le sang ne coule pas à flot sur les rues de la capitale et des grandes villes du pays que nous ne devons pas mettre en lumière l'horrible tyrannie qui règne au Congo?
Dans quel état de droit au monde, un bourreau dialogue et négocie-t-il avec sa victime avant que la justice ne soit rendue, prononcée et exécutée?
Qui pourrait denier au peuple congolais le droit d'user de la force pour en découdre avec ce régime cynique et tyrannique?
Quel est ce droit international qui interdirait au peuple français d'entonner la Marseillaise et de préparer chaque jour son peuple aux armes contre la tyrannie? Il y a bien pire! Le Congo est sous un régime tyrannique, totalitaire et d'imposture, qui le nierait?
Qui pourrait m'opposer la logique de la tolérance politique et m'ôter le droit d'user de la force pour libérer mon peuple que l'on viole, pille et massacre chaque jour?
Arrêter un serpent de ne plus semer la terreur et la mort dans un village, ce n'est pas brûler une forêt et un village!
Peuple congolais, que celui qui ne supporte plus la médiocrité, la kleptocratie, la tyrannie, se décide à nous rejoindre pour abattre ce serpent une fois pour toutes et replacer le Congo dans le cadre correspondant à son envergure d'État.
Personne ne le fera pour nous et à notre place. C'est par la discipline militaire et l'unité de commandement consensuelle que nous libérerons notre pays.
À la Révolution, À la Rupture!



Jean Claude Manzueto
À force d'analyser le problème de notre pays, je suis de plus en plus persuadé que le problème congolais ne peut pas être confiné dans le cadre strict politique et économique, il est premièrement et profondément moral et social.
Après 55 ans de médiocratie et de non-droit, croire que seul le départ de cet imposteur rwandais changera la situation de notre pays, c'est se tirer une balle dans le pied. Car le faire partir sans éradiquer ce qui détruit l'homme congolais et mine notre nation, c'est laisser la gangrène qui l'a conduit et le fait asseoir au pouvoir ruiner définitivement notre pays.
La gangrène est trop profonde pour une solution superficielle.
Le CONGO doit être réinventé.
Seul un bouleversement profond et total peut sauver notre nation si nous comprenons toutes les implications de la nécessité impérative de la révolution rupture.

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