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SACREBOPOL

vendredi 8 avril 2016

LUCHA: 103 JOURS EN PRISON





Tu te poses les questions sur l'identité des militants?
Ils sont des jeunes congolais comme toi, ils essaient d'être des citoyens congolais modeles. ceux qui essaient d'incarner les valeurs du pays et qui ne se taisent pas quand ces valeurs sont touchées.
Pour commencer, Voici Pascal Byamungu et Juvin Kombi
ils ont passé 103 jours dans la prison Munzenze à Goma, ils ont été torturés physiquement et moralement.

Et ils continuent de lutter



Pascal BYUMANINE ( à Gauche) et Juvin KOMBI ( à Droite)

Ils sont deux, Pascal BYUMANINE et Juvin KOMBI, deux de nos camarades, qui avaient été arrêté illégalement le 28 Novembre 2015 par la police nationale congolaise pour avoir participé à une manifestation d’hommage aux victimes des massacres de #BENI, qui était organisé sous forme d’un deuil public. Ces massacres qui se répètent sans qu’aucun criminel ne soit interpelé, montre l’absence de volonté des autorités à mettre fin à l’impunité dans notre pays. Raison pour laquelle  nous continuerons toujours à dénoncer ces actes de barbarie mais aussi à interpeler les autorités jusqu’à ce qu’ils agissent et punissent les responsables de ce mal dont souffre la population.
En effet ce jour là, nous nous étions réuni pour faire un deuil ensemble pour nos compatriotes de #BENI qui avaient été massacrés sauvagement par des personnes que la police n’a pas encore identifié jusqu’aujourd’hui.
Ainsi, nous pensons que ce qui s’est déroulé dans ce territoire, et ce qui s’y déroule jusqu’aujourd’hui devrait interpeler nos autorités pour qu’ils prennent enfin conscience que la sécurité est nécessaire dans cette région et en général sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.
C’est justement lors de cette manifestation que Pascal et Juvin avaient été interpellé avec 7 autres personnes qui assistaient tout simplement au deuil de nos compatriotes de #BENI. Notons que nos deux camarades et les 7 autres personnes étaient poursuivi par le tribunal pour trois infractions, à savoir : « association de malfaiteurs, provocation à la désobéissance aux lois de la République, et outrage aux autorités ». Des accusations farfelus et infondé vu que nos camarade n’avaient rien à se reprocher et n’avaient commis aucun acte répréhensible.
Apres 3 mois passé en prison, ils ont été condamné à trois mois d’emprisonnement ferme et à payer une amande. Aujourd’hui, nos deux camarades sont libre car ils ont déjà purgé leurs peines, quoique injuste.
Mais, qui sont vraiment ces deux vaillants militants, soucieux de voir leur pays s’émanciper et assumer sa grandeur? 


Pascal BYUMANINE et Juvin KOMBI pendant leur détention

Pascal BYUMANINE est un jeune de 23 ans, étudiant en faculté de droit à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs ( ULPGL) à Goma. Militant du Mouvement citoyen Lutte pour le Changement ( LUCHA) depuis novembre 2014. Il a choisi de se joindre à nous pour contribuer au développement de son pays et à son émancipation. Il dit avoir été révolté par les souffrances de la population et surtout de l’injustice qui prévaut actuellement dans notre pays.
Après avoir approché quelques militants de la LUCHA, et discuté longuement avec eux, il a été convaincu de notre engagement et c’est ainsi qu’il a choisi de se joindre au mouvement qui ne cesse d’attirer de plus en plus des jeunes congolais de la RDC, et ceux de la diaspora et qui suscite aussi l’interêt et l’admiration d’autres jeunes du continent africain et du monde entier.
Quant à lui, Juvin KOMBI est aussi un jeune militant de 26 ans. Il a fait ses études à l’université de Goma et il est détenteur aujourd’hui de la licence en droit économique. Cet économiste de formation, mais surtout un citoyen amoureux de la RDC a choisi de se joindre à nous après plusieurs rencontres avec nos militants. C’était en 2012, lorsque nous n’étions qu’une poignée des jeunes révoltés.
Il était avec nous avant même que notre mouvement ait adopté son nom que tout le monde connait aujourd’hui «  LA #LUCHA ». Nous ne pouvons qu’admirer le courage de ce jeune qui a toujours été de toutes les manifestations et n’a jamais hésité avant de nous rejoindre. Son engagement est totale et il est passionné par ce qui nous anime tous «  l’engagement citoyen dans la non violence »
Ces deux militants n’auraient jamais dû se retrouver en prison car ils n’ont jamais commit un acte illégal.
Aujourd’hui, ils sont heureux d’être sortit de cet enfer carcéral, et de reprendre le cours de leur vie, mais aussi de continuer leur engagement dans le mouvement citoyen.
Ils nous ont expliqué que les 3 mois passés en prison leur ont permit de comprendre la complexité et la nécessité de notre lutte, notamment que c’est maintenant avec une autre dimension et une determination sans faille qu’ils sont sorti du geôle de leur bourreaux.
En intégrant la Lucha, Ils ne se pensaient pas capable d’endurer autant des jours d’injustice et d’emprisonnement sans craquer, disent-ils. Et surtout sans se décourager et sans renoncer à ses convictions. Ils racontent qu’a aucun moment, même pendant le moment le plus sombre dans cette prison de Munzenze, ils n’ont eu envie de faire machine arrière ou d’abandonner, c’était plutôt l’envie de se battre, de lutter qui prédominait.
Même en dormant à même le sol pendant 103 jours, cela n’a pas altéré leur moral, car ils savaient que notre combat à tous, est que tout cela cesse, que la justice joue pleinement son rôle, qu’elle juge les criminels et protège les innocents.
Cette justice qui devrait d’ailleurs trouver les coupables des meurtres et des massacres de nos concitoyens à Beni pour qui nous nous étions réunis pour honorer leur mémoires.
Nos camarades nous ont dit que chaque matinée quand le soleil se levait pendant leur incarcération, c’était pour eux une journée d’espoir, et un chemin de plus pour l’émergence d’un Congo nouveau, fort et uni. Pascal a l’habitude de nous dire, je le cite: « Je crois au Congo de #LUMUMBA et seule ma lutte m’y conduit ».
Pour eux, le séjour à Munzenze n’a pas été vain. Ils ont eu suffisamment de temps pour réfléchir et méditer sur la lutte.
Malgré les mauvaises conditions de vie que nous dénonçons dans cette prison construite préalablement pour 150 détenus au plus, mais qui en compte aujourd’hui environ 2000, nos camarades ont passé des beaux moments à parler de notre lutte aux autres prisonniers et surtout aux sept autres avec qui ils ont été arrêté.








Pascal et Juvin avec leur 7 codétenus le jour de leur libération

Ces sept, qui ont épousé aujourd’hui notre mouvement et qui sont fier de porter notre engagement pour élever les couleurs de notre grande et digne nation.
Nous sommes fiers de tous nos militants, car à travers eux, un nouveaux souffle patriotique souffle sur notre pays et la jeunesse et toute la population en général prend conscience des enjeux du réveil citoyen.
Nous pensons à tous nos compatriotes
militants qui sont encore emprisonnés injustement, nous saluons leur force et leur engagement. Par leur humilité et leur dévouement total à ce pays que nous aimons tous. Ils sont source d’inspiration et de motivation supplémentaires pour tous ceux qui hésitent encore à nous rejoindre.
Vous êtes tous le bienvenue dans notre mouvement citoyen non violent.
La lutte continue
A la #LUCHA 
Fait par Amani
Goma, le 07 Avril 2016



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