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mercredi 8 février 2012

Kasai Occidental: Le commando qui a tué une religieuse avait pour mission de faire un carnage à Buena Muntu

05 février 2012


Nous en savons un peu plus sur l'assassinat de la religieuse dont les photos ont été publiées dans notre édition de ce matin. La défunte s'appelle Liliane, originaire de Bandundu, âgée de 26 ans et caissière au lycée Buena Muntu (Janua coeli) à kananga. Elle a été abattue par un commando de 3 personnes qui avait pour mission de faire le carnage chez les soeurs de Buena Muntu . Le mobile du crime: c'est une école catholique. Et justement, l'Eglise catholique empêche Kabila de continuer à piller le Congo. Cette école a suivi le mot d'ordre de grève de lundi passé et elle est dirigée par une soeur de Tshisekedi.

Un commando de la mort est largué pour éliminer les membres de famille de Tshisekedi afin de le faire fléchir. La défunte est morte en martyr. Car, elle a évité le carnage progammé de Buena Muntu. Des lettres de menaces déposées avant l'exécution ont été retrouvées sur le lieu du crime. Grâce à elle, la soeur de Tshisekedi a été sauvée de justesse.

Ce commando a utilisé 2 jeeps de la garde présidentielle de marque Prado . Après leur forfait, ils se sont dirigés vers la route de Tshikapa via la rivière Lulua où ils ont été repérés grâce à la vigilance de la population. L'un d' eux a été maîtrisé et les deux autres se seraient échappés. Curieusement, il a été récupéré par la garde présidentielle et les mercenaires logés au Camp E.f.O./Kananga pour certainement brouiller les pistes, le temps de préparer une version pour le vuvuzelateur/ Tshaku de la Radio Nationale .

Une question se pose: A quoi sert la Monusco de Kananga, installée à moins de 150 m du lieu du crime?
La police et l'ANR étaient au courant des menaces contre Buena Muntu. Quel a été leur rôle?

Les services de Kanambe savent qui avaient ces véhicules et l'identification des fugitifs ne devrait pas faire problème.
On sait que la radio de Boshab avait déjà proféré des menaces contre la famille Tshisekedi; Mgr Mulumba, évêque de Mweka était le plus visé et bien d'autres. Le fait que Boshab ait réussi le bourrage des urnes pour avoir plus de voix que la population réelle de Mueka a semblé le calmer, mais son maître, qui lui avait donné les moyens, a été mal servi au Kasaï-Occidental.

On notera aussi que le Commandant de région à Kananga est un collègue du FPR, un Tutsi rwandais élevé au rang de Général sans avoir été dans une académie militaire ni gagné une guerre à l'exemple de Kanambe lui même. Le commando arrêté a été, donc, vite récupéré par ce général, d'où le silence de la police, de l'ANR et de la Monusco.

Demain, il y aura levée du corps de la défunte qui sera exposé à Saint Clément. L'enterrement aura lieu le Mardi.
Nous invitons toute la population de Kananga à rendre hommage digne à ce Martyr.

Chuma 











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L’école Janua Coeli de Kananga fermée après l’assassinat de sa comptable





Les responsables des écoles catholiques ont décidé mercredi 8 février de fermer « jusqu’à nouvel ordre » l’Institut Janua Coeli, à Kananga, au Kasaï-Occidental, après l’assassinat il y a une semaine de la comptable de cet institut, une religieuse de 34 ans. Ces autorités catholiques veulent ainsi protester contre l’insécurité grandissante dans cet établissement scolaire.
Sœur Liliane Mapalayi a été tuée jeudi 2 janvier dans son bureau, dans cette école secondaire catholique de près de 600 élèves dont 39 finalistes de l’option commerciale. Des inconnus lui ont administré plusieurs coups de couteaux dans l’abdomen avant de disparaître.
Depuis ce meurtre, toutes les écoles catholiques avaient suspendu leurs cours, en son hommage, jusqu’à son enterrement mardi dernier. Mercredi, les autorités catholiques ont décidé de maintenir la suspension des cours à l’école Janua Coeli pour une durée indéterminée.
Cette décision inquiète les élèves finalistes qui craignent de perdre une année d’étude. Le ministre provincial de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Alidor Mbengele, est du même avis. Il invite les autorités scolaires à poursuivre les cours en attendant les résultats de l’enquête policière ouverte après cet assassinat.
Il estime qu’ « il n’y a pas de raison de suspendre les cours » et cette mesure injustifiée risque d’être lourde de conséquences, surtout pour ces élèves finalistes.

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