Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

dimanche 17 août 2014



La guéguerre Kin-Kiey Mulumba , Mende Omalanga : un signe qui ne trompe pas sur la MP



Toutes les flèches ont été envoyées en direction de l’Opposition qualifiée d’hétéroclite, de profondément divisée et d’incapable d’avoir un projet commun. Or on avait oublié que dans la boutique d’à-côté, la situation n’allait pas mieux. La cohésion ne serait qu’apparente dans la majorité au pouvoir (MP). Deux membres de la MP, ministres de leur état, ont choisi la place publique, pour se déplumer. Il s’agit de Tryphon Kin-Kiey Mulumba des Postes et Télécommunications, Nouvelles technologies de l’information de  la communication (PT-NTIC) et de Lambert Mende des Médias, en charge de la Nouvelle citoyenneté et des relations avec le Parlement. Pomme de discorde, le découvrir dans cette lettre de Kin-Kiey adressée au secrétaire général de la MP avec ampliation à toutes les autorités du pays avec pour objet : plainte contre le porte-parole du gouvernement.

Lire le texte intégral à la page 3.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 
Ministère des Postes Télécommunications
Nouvelles Technologies de l’information
Et de la Communication

Kinshasa, le

Transmis copie pour information à ;
• Son Excellence Monsieur le Président
de la République,
(Avec l’expression de mes hommages les plus déférents)
PALAIS DE LA NATION
à KINSHASA/GOMBE.
• Son Excellence Monsieur le Premier.
Ministre, Chef du Gouvernement,
(avec l’expression de ma haute considération) 
• Son Excellence Monsieur le Vice-Premier
Ministre, Ministre du Budget. 
Son Excellence Monsieur le Vice-Premier
Ministre, Ministre de la Défense nationale et
Anciens combattants, 
• Son Excellence Monsieur le Ministre de
l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, 
• Son Excellence Madame la Ministre de la
Justice et Droits Humains, 
• Son Excellence Monsieur le Ministre de la
Jeunesse, Sports et Loisirs, 
• Monsieur le Secrétaire général du PPRD, 
• Honorable Président du Groupe parlementaire
Terre d’Avenir, 
• Honorable Présidente de la Commission des
Sages de l’Assemblée Nationale, 
• Monsieur le Procureur Général de la
République, 
• Monsieur l’Administrateur Général de l’ANR.
(TOUS) à KINSHASA.

A l’Honorable Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle
à KINSHASA,

Objet: Plainte contre le «Porte-parole» du Gouvernement 

Honorable Secrétaire Général,

Lors de sa conférence de presse jeudi 3 juillet 2014, le Ministre des Médias, en charge de la Nouvelle Citoyenneté et des Relations avec le Parlement, Lambert Mende Omalanga, ayant fuité une question à une journaliste amie Esther Abedi travaillant pour Africa TV (propriété de l’ancien Vice-président Ruberwa) en rapport avec la campagne payante que je mène depuis quatre mois dans plusieurs médias sur le thème «Kabila, to tondi yo nainu te; Kabila, mposa na yo esili te» qui vante l’œuvre de Joseph Kabila Kabange, suggérant un besoin légitime de continuité du Régime, s’en prend violemment à ma personne - par ces temps de reniement et de trahison ressemblant pour certains à une période de fin de règne - et m’humilie publiquement en direct sur la télévision nationale Rtnc sans doute pour mon engagement vertueux et mon courage pro-kabiliste. La façon dont il a bondi physiquement à la question de la dame en dit long sur ce qui l’anime fondamentalement…

Cette conférence de presse est passée et repassée en boucle sur la Rtnc et sur routes les chaînes, et dans la presse écrite aux ordres du ministre des Médias qui les paie.

La Majorité Présidentielle dont mon parti est membre et le Bureau politique de la Majorité Présidentielle dont je suis membre et membre intuitu personae depuis sa création - nommé personnellement par l’Autorité
Morale de la Majorité Présidentielle - auraient-elles choisi de lâcher notre Président de la République Joseph Kabila Kabange ? Tout le laisse croire par la réponse du «Porte-parole» du Gouvernement, ci-après:

«J’espère, Madame, que vous ne nous recommandez pas de commencer à arrêter les gens parce qu’ils écrivent Kabila, totondi yo nainu te; Kabila. mposa na yo esili te». Vous n’avez jamais entendu une telle position des Instances officielles de la Majorité. La Majorité vous dit des choses; le Gouvernement vous dit des choses ; le Président vous dit des choses et vous allez chercher le point de vue obscur d’un obscur cadre de la majorité».

Quelle communication rebutante! Gêne et indignation naturelles dans une partie de la salle sauf dans celle de l’opposition ...

Mais cette décision de lâcher le Président de la République, à quel niveau et à quelle réunion a-t-elle donc été prise?

Le ministre des Médias parle d’un «collègue» membre du Gouvernement, d’un «collègue» membre de la majorité, d’un «collègue» membre du Bureau politique de la Majorité Présidentielle, d’un «collègue» Chef de parti, d’un «collègue» membre du même groupe parlementaire que lui, Terre d’Avenir!

Est-il interdit à un Elu - un Réélu de la manière la plus honnête et la plus transparente - dont la circonscription et la province - son fief - ont le plus et le mieux élu le Président de la République (à plus de 74% en 2011) de faire montre de sa passion et de sa ferveur personnelles pour Joseph Kabila Kabange, encore qu’il n’engage nullement dans cette campagne la Majorité Présidentielle? Au sein de celle-ci, existe-t-il des cadres «obscurs» et des cadres « non obscurs»? Au fond, qu’est-ce donc veut dire «cadre obscur» en Lexicologie,  totalement vide de sens? Est-il permis à un «porte-parole» d’houspiller un collègue, de porter un jugement de valeur sur des prises de position politiques personnelles d’un collègue? Le ministre en charge de la Nouvelle Citoyenneté ne met-il pas à mal la nécessaire cohésion gouvernementale? N’y a-t-il pas faute professionnelle, faute d’éthique, dérive idéologique et stratégique? On comprend désormais peut-être mieux qu’une certaine catégorie de journaux aux ordres ait refusé cette campagne kabiliste et le temps de reniement ayant sonné, nous voilà au bal des chauves qui fait découvrir nombre d’entre nous pour ce qu’ils sont en réalité avec des conférences de presse tarifées. Au fond, quels dossiers d’Etat cache cette incontinente haine maladive? 
En attendant personnellement de me déterminer sur ce qui ne peut être autrement qualifié que par «désordre et confusion» au sein de notre famille politique, je viens par devant votre Autorité déposer une plainte contre ce «porte-parole» dont le type n’entre dans aucune typologie enseignée dans les Grandes Ecoles de Journalisme de communication du monde, en vous demandant de convoquer, Monsieur le Secrétaire Général, conformément aux Statuts pertinents qui régissent notre Majorité présidentielle, une réunion urgente du Bureau Politique pour statuer sur cette question. 
Veuillez agréer, Honorable Secrétaire Général, l’expression de ma haute considération. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire