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SACREBOPOL

samedi 16 novembre 2013

Nouveau Gouvernement:

 que cache Kabila ?

Il n’a ni fixé la date, ni désigné jusqu’ici, un Formateur du prochain gouvernement de cohésion nationale. Derrière un si grand discours ponctué d’applaudissements, Kabila a laissé, une fois de plus, tout un florilège de questions sur le format, le quota et, même, le mode de désignation des membres de ce gouvernement. Il a, néanmoins, réaffirmé sa volonté de compacter la Majorité, l’Opposition et la Société civile dans une même moule, pour aller vers des perspectives nouvelles, vers un Congo tout à fait nouveau. Il a, même, parlé d’un nouveau départ, tout court. Et, pour convaincre, le Chef de l’Etat a relevé entre autres, comme missions prioritaires, le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections et, enfin, l’amélioration des conditions sociales des populations. Voilà tout. Du reste, rien n’a été dit sur la durée de ce gouvernement mais, surtout, sur l’ouverture des consultations devant concourir à son avènement rapide. ‘’Demain sera différent d’aujourd’hui”, a déclaré notamment, Joseph Kabila, lors de son intervention musclée, ce mercredi 23 octobre dernier, devant les Députés et Sénateurs réunis en Congrès, au Palais du Peuple, en présence de Denis Sassou Nguesso, le Président de la République du Congo-Brazzaville et, de Mme Dlamini Nkosazana Zuma, la Présidente de la Commission de l’Union Africaine.

L’un des volets les plus marquants à retenir de ce discours reste, sans conteste, celui de la formation du gouvernement de cohésion nationale dont dépendra étroitement l’exécution de la batterie de recommandations et résolutions telles que consignées dans le rapport final sanctionnant la tenue des concertations nationales, du 7 septembre au 5 octobre 2013, à Kinshasa.

A ce sujet, le Président a laissé, derrière cet apologétique discours, plusieurs zones d’ombre. Il s’est voulu, toutefois, rassurant quant à l’implication de la Majorité, de l’Opposition et de la Société Civile à la gestion de la chose publique. Mais, à quand ce gouvernement de cohésion nationale ? Quels seront les critères de sélection de ses membres ? Comment ces trois composantes ainsi identifiées pourront-elles lui présenter des noms, si, dès le départ, le format en termes de nombre, ni le nom du formateur ne sont pas connus ? Sur un autre registre, quel est le sort réservé à l’actuel gouvernement Matata, en attendant celui dit de cohésion nationale ? Là-dessus, revoici des spéculations ! Va-t-il travailler, sans désemparer jusqu’à ce que l’Ordonnance présidentielle intervienne ? Ou bien, Matata dépose sa démission avec celle de son équipe, en bloc ? Apparemment, l’après-congrès ressuscite des vieux démons, à la veille de ces grands bouleversements et/ou tractations. Qui partira ? Qui reste ? Il y a là, de quoi donner du travail aux marabouts, devins ainsi qu’aux autres prophètes, en ce moment de calcul calqué sur des intérêts politiques. Pourtant, le discours présidentiel, à lui tout seul, s’est montré au-delà des angles de l’assouvissement des appétits gloutons, loin même de la recherche effrénée du bourrage de l’Exécutif, avec des apprentis sorciers. L’affaire étant de poursuivre et d’enrichir le programme économique du gouvernement, sous la trame d’une orthodoxie financière, sans commune mesure, avec l’esprit du mal qui, autrefois, avait fait de la République, la vache à lait où chacun des membres du gouvernement, se devait de suçoter à l’infini, pour des fins purement personnelles. A l’heure qu’il est, qui de tous les citoyens congolais, aurait la chance de conduire avec doigté ce nouvel exécutif central ? Certes, Kabila en a le pouvoir discrétionnaire. Mais, la réussite d’un tel gouvernement nécessite cependant qu’un consensus se dégage autour de son commandant de bord, ou de cet oiseau rare. D’où, la question de savoir comment s’y prendre lorsqu’on est sorti de bornes tracées par la Constitution qui, elle, avait une autre formule ; celle de la désignation d’un Informateur appelé à identifier la Majorité. Puis, celle de la nomination d’un Premier Ministre de la Majorité qui, à son tour, devait former le gouvernement, en concertation avec le Chef de l’Etat. A présent, les choses sont allées vite. La roue de l’histoire a peut-être tourné dans le sens contraire. Cette fois-ci, en effet, le schéma de l’ex-Majorité étant abandonné, il va falloir absolument réinventer une nouvelle roue, pour faire avancer cette histoire, en passant au prisme, les recommandations des concertations nationales qui consacrent, plutôt, la suprématie de la démocratie consensuelle sur la démocratie institutionnelle, sans fracture, ni fioriture sur l’essentiel, à savoir, la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire.

En tout cas, Kabila encore et toujours, lui, est devant toutes ses responsabilités. Des noms qui circulent actuellement n’auraient valeur de marché que si et seulement si, ils coïncidaient avec le choix définitif du Chef de l’Etat. Tant que le fameux consensus retenu, comme mode de décision, n’aura été, paradoxalement, valable que pour les concertations, la composition du gouvernement évoluera, quoi qu’il en soit, au gré de ses stratagèmes face aux enjeux et défis qui s’imposent à la nation congolaise, toujours menacée, dans sa partie Est.

LPM

http://www.onewovision.com/actu-rdc/Nouveau-Gouvernement-que-cache-Kabila,i-20131025-0730-17

jeudi 14 novembre 2013

Sultani Makenga « escorté » par l’armée ougandaise



La République démocratique du Congo (RDC) accuse l’Ouganda d’aider le général autoproclamé Sultani Makenga « à réorganiser » le M23 à partir de la localité ougandaise de Kasese. « L’Ouganda réorganise les forces négatives du M23 contre la RDC. Le général autoproclamé Sultani Makenga vient d’être doté de facilités logistiques par l’armée ougandaise (UPDF) »,


s’est inquiétée mercredi à partir de Kampala une source proche de la délégation gouvernementale aux pourparlers avec la rébellion du M23.

Elle a précisé que « Sultani Makenga a quitté Kampala ce mercredi 13 novembre 2013 vers 10H00 escorté par l’UPDF pour inspecter et organiser 348 éléments qui se sont rendus dans cette région de l’Ouganda ».

Kampala agit « comme partie prenante du conflit »

Après l’échec de la signature du document qui devait clôturer lundi à Kampala les pourparlers entre la délégation de Kinshasa et celle du M23, le gouvernement congolais a accusé l’Ouganda d’avoir « des intérêts au sein du M23 » dans l’Est de la RDC.

« L’Ouganda semble maintenant agir comme partie prenante du conflit. Il a des intérêts au sein du M23. Le gouvernement n’était pas disposé à signer un accord de paix avec un mouvement ayant déjà proclamé sa dissolution, après ses revers militaires », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre des Médias Lambert Mende cité par Afrik.com.

Dimanche, des députés nationaux des partis membres de la Majorité présidentielle (MP) ont publié une déclaration dans laquelle ils affirment que « l’aide déclarée de l’Ouganda aux rebelles du M23 est une attitude qui présage une stratégie délibérée de ce pays, de continuer à entretenir les conditions durables de déstabilisation de la RDC ».

 « Le gouvernement ougandais qui reconnaît la présence sur son territoire des ex-rebelles du M23, devrait s’exécuter au regard des engagements pris dans le cadre de l’accord de paix signé à Addis-Abeba et, par conséquent, l’Ouganda devrait les remettre au gouvernement congolais pour leur réinsertion sociale ou intégration dans l’armée, au cas par cas, conformément à la législation nationale en vigueur », ont-ils insisté.

Environ 3 000 ex-rebelles du M23 à l’avenir incertain

Le directeur du programme Oussalama, Jason Stearns, qui étudie les groupes armés dans l'Est de la RD Congo, rappelle que « d’après le gouvernement ougandais, il y a 1 700 soldats chez eux, dans un camp militaire, ce qui est contesté par le gouvernement congolais mais c’est ce que Kampala dit ».

« Au Congo, nous savons qu’il y a à peu près 400 soldats du M23 qui se sont rendus aux autorités congolaises, et qui se trouvent dans un camp militaire congolais. Il y en a plus de 100, peut-être 150 qui sont dans les mains des Nations unies. Au total, on arrive presque à 3 000 soldats, dont le statut est maintenant un peu difficile et incertain du fait qu'aucun accord n'a été signé », a-t-il déclaré mardi à RFI.

Jason Stearns est d’avis que le non règlement du cas ou du statut particulier des ex-rebelles du M23 est « une source de conflit diplomatique, certainement ».

« Un conflit militaire, c'est peu probable. Mais, il est important quand même que ce soit réglé pour que ça ne crée pas aussi des doléances et encore davantage de problèmes entre les communautés. La plupart des troupes sont des rwandophones, soit des tutsis ou des hutus. Les officiers, eux, sont des tutsis : il est important de régler ce problème », a-t-il recommandé

L’Ouganda réarme le terminator Sulutani Makenga pour déstabiliser le Congo






(KASESE)- Le général insoumis, Sulutani Makenga est arrivé mercredi à Kasese, une ville ougandaise frontalière de Beni au nord du Nord-Kivu où il aurait reçu de l’armée ougandaise des appuis logistiques importants pour mener une nouvelle guerre dans l’Est de la Rd-Congo. ‘‘Il a quitté Kampala pour Kasese vers 10h00 escorté par les éléments de l’Updf pour inspecter et organiser les 348 éléments qui se sont rendus dans cette région’’, a indiqué un officiel congolais sous couvert de l’anonymat. Le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo avait déjà précisé que Makenga n’était pas en détention. Il a ajouté que le chef rebelle s’est réfugié en Ouganda et son sort sera fixé après l’accord de paix qui sera signé entre le gouvernement congolais et le M23. ‘‘Cette attitude démontre que l’Ouganda viole l’accord-cadre d’Addis-Abeba en hébergeant les ex-rebelles du M23 et en refusant de les remettre aux autorités congolaises’’, a déploré un observateur de la région. Depuis une semaine, le régime de Kampala ne cesse de dire officiellement qu’il ne remettrait aucun combattant du M23 aux autorités congolaises. Sulutani Makenga est un multirécidiviste qui aura participé à toutes les rébellions qui ont endeuillé l’Est de la RDC. Agé de 40 ans, il est accusé des crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Le gouvernement l’a placé sur la
liste des responsables militaires de l’ex M23 non éligibles à l’amnistie. Il figure aussi sur la liste des sanctions de l’Onu pour enrôlement forcé, recrutement d’enfants, meurtre et viols

L’ex M23 se scinde en deux ailes rivales, Kambasu Ngeve désavoue Bertrand Bisimwa





(KAMPALA)- Deux ailes rivales se regardent désormais en chien de faïence à l’ex Mouvement du 23 mars. Le secrétaire permanent de l’ex rébellion, Serge Kambasu Ngeve  et beaucoup d’autres cadres ont  désavoué leur président, Bertrand Bisimwa en prenant une position qui se rapproche à celle du gouvernement de Kinshasa pour, disent-ils, faciliter la conclusion des pourparlers de Kampala. ‘‘La délégation de notre Gouvernement, au vu de l’évolution opérée sur le plan militaire et d’autres considérations sociopolitiques du moment, propose le terme Conclusions des pourparlers de Kampala entre le Gouvernement de la RDC et le Mouvement du 23  mars-M23 tandis qu’une minorité dans notre organisation tient mordicus au terme
Accord de paix entre le Gouvernement de la RDC et le M23, mettant ainsi en péril la vie de toute une organisation et de toute une Nation’’, a indiqué Kambasu Ngeve devant la presse à Kampala. Son aile a rejeté tout débat sur le vocabulaire pour permettre aux deux parties de signer les conclusions finales. ‘‘Ce jeu de vocabulaire, certes avec des implications politiques, ne peut en aucun cas, à notre humble avis, conduire à un suicide collectif pour notre organisation et des milliers des membres qui la composent’’, a souligné le principal négociateur de l’ex M23 aux pourparlers de Kampala. Le secrétaire permanent de l’ex M23 a affirmé que lui et plusieurs cadres ont convenu d’opter pour la terminologie proposée par le gouvernement.

‘‘Réalistes, nous avons  ainsi décidé, devant l’histoire et devant notre propre conscience, de soutenir résolument la position émise par le Gouvernement de la RDC qui, de toute évidence, maitrise tous les paramètres sociopolitiques du moment afin de donner une chance à la paix et de permettre à la Communauté Internationale qui appuie ce  Processus de s’atteler sur d’autres questions importantes telle que la traque de toutes  les forces négatives étrangères et nationales, en appui à notre Gouvernement, en vue de sécuriser définitivement l’Est de la RDC’’, peut-on lire dans la déclaration de l’aile Kambasu Ngeve. Les contestataires du leadership de Bertrand Bisimwa fondent leur espoir d’obtenir gain de cause si Kampala atterrissait en douceur. ‘‘Notre souci est de voir la mise en place des structures et des mécanismes convenus lors des  pourparlers de Kampala et dans l’Accord cadre d’Addis-Abeba. Et ainsi permettre le retour dans la dignité de nos compatriotes réfugiés et déplacés internes,  gage important pour la reconstruction de notre pays et la paix dans la région des Grands Lacs’’, a souligné Kambasu Ngeve. Le camp Kambasu a appelé le président Museveni et tous les envoyés spéciaux à s’impliquer davantage pour parvenir à un atterrissage en douceur des pourparlers de Kampala

LES JUGES REJETTENT LA DEMANDE DE L’ACCUSATION INTERROGER M. BEMBA







Les procureurs ne seront pas autorisés à poser des questions à Jean-Pierre Bemba lorsqu’il fera une déclaration sans prêter serment lors de son procès pour crimes de guerre qui se tient devant la Cour pénale internationale (CPI).
Selon les juges de première instance, une déclaration sans prêter serment ne constitue pas un témoignage et aucun droit n’existe dans le cadre statutaire de la Cour qui permette aux parties d’interroger un accusé qui ne comparaît pas en tant que témoin soumis à un engagement solennel.

« La chambre considère que permettre à l’accusation d’interroger un accusé qui a choisi de ne pas témoigner mais de faire une déclaration sans prêter serment pourrait être en conflit avec le droit de l’accusé de ne pas être forcé de témoigner contre lui-même ou de s’avouer coupable, et de garder le silence », ont indiqué les juges dans une décision du 1er novembre 2013.

L’article 67 du Statut de Rome, qui est le traité sur lequel la Cour est fondée, accorde aux accusés le droit de faire une déclaration orale ou écrite sans prêter serment.

Un accusé a également le droit de ne pas être forcé de témoigner contre lui-même ou de s’avouer coupable, et garder le silence sans que ce silence soit pris en considération pour déterminer sa culpabilité ou son innocence.

Dans leur décision, les juges ont ordonné que la déclaration sans prêter serment de M. Bemba soit apportée dans le cadre des déclarations de clôture de la défense ( en juillet 2014 lors des plaidoiries finales ).

Cela lui permettra de faire une déclaration après avoir été informé de tous les éléments de preuve admis dans les allégations portées à son encontre par l’accusation et les représentants légaux des victimes, y compris celles présentées lors de leurs déclarations de clôture.