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SACREBOPOL

dimanche 29 avril 2012

Nous ne sommes pas les seuls à être dominés

"Nous ne sommes pas les seuls à être dominés
Evil or Very Mad Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Twisted Evil
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7244





Des Congolais de la diaspora lors d’une rencontre politique à Bruxelles. Photo CIC

La domination coloniale belge au Congo, Ludo Martens nous l’a appris, a été une réussite incontestable dans un domaine particulièrement névralgique, celui de la colonisation des cerveaux de l’élite noire. Pour la Belgique, qui n’avait que du charbon comme richesse minière aujourd’hui épuisée, le Congo était un scandale géologique. Produits de l’idéologie évolutionniste des races inferieures, les élites congolaises ont toujours eu la fâcheuse tendance de se regarder et de percevoir leur pays à travers les lunettes des ex-colonisateurs. Ainsi, ils s’imaginent à leur tour que leur pays est un scandale géologique. Pourtant, par rapport aux autres pays africains ou du reste du monde, le Congo est certes potentiellement riche avec ses ressources minières, mais celles-ci ne constituent nullement un scandale géologique. Le regard subjectif de la Belgique sur ces ressources est devenu celui des évolués ou élites congolaises, entraînant celles-ci à voir dans la misère de leur population le résultat obligé des regards rapaces des impérialistes occidentaux sur le sous-sol congolais. D’où la nécessité, pour certains, de conscientiser le peuple dans la lutte contre l’impérialisme ; ce qui expliquerait par ailleurs les fleurs jetées sur Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila, présentés comme des héros de la lutte contre l’impérialisme. Mais à y regarder de près, la misère des Congolais est-elle la conséquence directe de l’impérialisme occidental ?

D’emblée, il convient de noter que le Congo n’est pas le seul pays africain disposant d’importantes richesses minières. Les sous-sols du Botswana, du Ghana et de la Zambie voisine, pour ne citer que ces trois pays, en regorgent également. Pourtant, qu’il s’agisse de la gouvernance, de la paix civile ou encore de la paix sociale, ces pays sont de loin en avance par rapport au Congo. Par ailleurs, l’impérialisme ne s’exerce pas seulement vis-à-vis des pays pauvres. Il s’exerce également et surtout entre pays riches comme nous allons le démontrer tout à l’heure.

Le 16 juin 1993, la Belgique se dotait d’une loi dite de compétence universelle en matière de répression des crimes de droit international humanitaire. Non seulement, tout auteur de ces faits à travers le monde pouvait être poursuivi sans que son extradition eût été demandée par un autre Etat mais, en outre, les poursuites et un procès pouvaient être menés même en l’absence de l’auteur sur le territoire belge. Tant que les juges belges étaient saisis pour des crimes perpétrés par des dirigeants des pays pauvres, la Belgique se félicitait d’être devenue le gendarme du monde. Mais aussitôt que des Arabes saisirent la justice belge pour les crimes commis par George Bush et d’autres dirigeants américains en Irak, la colère et les pressions des Etats-Unis s’abattirent sur la Belgique à un point tel qu’à peine installés, les membres du nouveau parlement issu des élections de mai 2003 étaient sommés de rester à Bruxelles pour remettre l’ouvrage sur le métier. Telle la grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu’un bœuf, la loi de compétence universelle belge creva le 5 août de la même année. Les nobles ambitions du législateur belge étaient ainsi terrassées par l’impérialisme yankee.

Au début de l’année 2009, la pierre angulaire de la finance helvétique, le secret bancaire, entendu comme mécanismes permettant à des personnes morales ou physiques de détenir des avoirs bancaires de façon plus ou moins anonyme, était confrontée au Ministère de la Justice américain, qui avait annoncé avoir porté plainte au civil devant un juge fédéral de Miami pour exiger que la banque suisse UBS livre des informations sur 52.000 comptes secrets identifiés par le fisc comme appartenant à des Américains et qui recèleraient près de 15 milliards de dollars d’actifs. Forte de sa réputation de n° 1 mondial de la gestion de fortune, UBS avait aussitôt fait savoir qu’elle se battrait en justice pour refuser cette demande qui remettait en cause le principe même du secret bancaire « à la suisse ». Les médias et la classe politique helvétiques avaient également donné de la voix, dénonçant le comportement de puissance inacceptable ou encore les méthodes de gangster des Etats-Unis. La suite, on la connaît. Contrairement à ce que nous apprend la Bible, realpolitik oblige, David n’a pas eu raison de Goliath. En effet, au bout de ce feuilleton qui avait pris l’allure d’une guerre économique menée contre la place financière helvétique sans doute afin de rendre plus attrayants les paradis fiscaux américains, la remise de données bancaires aux Etats-Unis a non seulement eut lieu, mais, en outre, elle s’est passée sans le moindre respect de la voie judiciaire et avec la complicité du gouvernement suisse.

Ce ne sont pas les nationalistes qui manquent aux deux Etats ci-dessus. Mais dans le face à face inégal contre l’impérialisme yankee, les dirigeants belges et suisses savaient que certains de leur « bon droit », les Etats-Unis iraient jusqu’au bout de leur politique de puissance. A cet égard, des deux maux, tout homme politique responsable se devait de choisir le moindre. Pour la Belgique, il ne fallait à tout prix contrer la menace de délocalisation du siège de l’OTAN que brandissait Washington, qui allait certainement prendre d’autres mesures de rétorsion plus dramatiques pour le peuple belge. Pour la Suisse, il était clair que les accusations de fraude fiscale contre UBS aux Etats-Unis auraient pu menacer l’existence même de la banque. Par ailleurs, résister contre les demandes américaines finirait par mettre encore davantage à mal le secret bancaire « à la suisse », pilier de la prospérité du pays.

A la lumière de ce qui précède, présenter Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila comme des modèles à suivre dans la lutte contre l’impérialisme est non seulement d’une naïveté extrême, mais aussi et surtout irresponsable. Les Congolais ne sont pas le seul peuple à être dominé. Leurs dirigeants doivent apprendre à gérer les regards rapaces des puissances occidentales de manière à ne pas attirer les foudres occidentales sur le peuple. Après la mauvaise gestion excusable de ces regards par Lumumba en 1960, ivresse de l’indépendance oblige, on se serait attendu à ce que tous les Congolais chantent à l’unisson avec Tina Turner dans « Mad Max » : « We don’t need another hero ». Car cette gestion nous avait valu des torrents de larme et de sang entre 1960 et 1965. Mais l’obscur trafiquant d’or Laurent-Désiré Kabila s’est autoproclamé « nationaliste » et les Congolais l’ont suivi dans cette nouvelle folie. Celle-ci nous a laissé à son tour le plus grand drame humain après la Deuxième Guerre mondiale, à savoir six millions de morts à qui les maîtres de ce monde dénient ouvertement toute justice. Tokofunda bango wapi ?

Le combat contre l’impérialisme doit certes être mené. Mais non seulement nous n’en avons pas les moyens, mais, en outre, il n’a jamais été prioritaire depuis notre indépendance. Aujourd’hui comme hier, l’intérêt supérieur de la nation exige que nous gagnions un premier combat déjà difficile. Il s’agit de répondre aux besoins fondamentaux de la population dans le contexte de l’ordre ou du désordre mondial actuel, plutôt que de nous lancer dans une guerre perdue d’avance pour un idéal, qui s’avère être une chimère : l’indépendance totale et immédiate ou le nationalisme pur et dur. Compte tenu des potentialités du sol et du sous-sol de notre pays, nous pouvons réussir ce pari mieux que n’importe quel autre Etat africain, à condition de mettre en place un système de gouverne où les contre-pouvoirs fonctionnent effectivement. Aussi ignobles soient-ils, les impérialistes ne nous ont jamais empêchés de le faire, car depuis l’indépendance, nous ne faisons que vouer un culte béat à la démocratie de façade, celle-là même qui pérennise la dictature dans notre pays. Commençons par gagner ce premier combat. Et le Congo fera un bond prodigieux.

Nkwa Ngolo Zonso 
© Congoindépendant 2003-2012



  

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samedi 28 avril 2012

COMPLICITÉS DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Je "nous" regarde discuter et je vois comment nous nous déchirons même entre ceux qui sont de la même tendance sur des divergences de vue dérisoires.

L'enjeu capital c'est les millions des congolais qui meurent chaque jour à cause de cette barbarie qui bénéficie de la complicité de ceux qui ont le pouvoir aussi bien à l’intérieur qu'à l’extérieur du pays .

Il est évident qu'il faut un changement au sommet de l’état. C'est ce qu'on est pas arrivé à faire, ni par les armes (dans le cas de Bemba par exemple) ni par les élections (dans les cas de Bemba en 2006 et de Tshisekedi en 2012).

Au delà de nos divergences vénielles, il me paraît évident que le véritable verrou, c'est la communauté internationale qui, sans agir ouvertement comme en Cote d'Ivoire par exemple reste néanmoins celle qui a le dernier mot. La situation actuelle (pendant et après les élections) est une évidence qui j’espère a convaincu les derniers des septiques. Tenez par exemple, la CPI s’était prononcée pour menacer tous ceux qui useraient de violence pendant ces élections

« Nous veillons à ce que le processus ne soit pas l'occasion de violences ou d'attaques contre les populations civiles. Nous sommes particulièrement attentifs aux informations faisant état d'appels à la haine et à l'exclusion et de violences physiques de la part des différents acteurs politiques à Kinshasa et dans le pays tout entier.», a-t-il affirmé depuis La Haye. « La violence électorale peut aboutir à la commission de crimes relevant de notre compétence. Que nul ne doute de notre détermination à prévenir et, le cas échéant, à poursuivre de tels crimes comme nous le faisons au Kenya ou en Côte d'Ivoire ». 


http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=26862&Cr=Congo&Cr1=


Il eut cependant des appels à la haine et à la violence tant physique que morale de la part des acteurs politiques au pouvoir, notamment de la Police et de l'armée qui a fait des milliers de morts et blessés comme nous indique l'illustration ci-dessous,






Et pourtant voici ce qu'ils nous sortent 3 mois après !!!

20 mars 2012 –
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a condamné mardi les violations graves des droits de l'homme, dont des meurtres, des disparitions et des détentions arbitraires, commises à Kinshasa par les forces de sécurité congolaises dans le contexte des élections présidentielle et législatives de 2011 en République démocratique du Congo (RDC).


http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27825&Cr=Congo&Cr1=

Je le mets pour démontrer comment la CI agit pour le Congo. Ils menaçaient de sévir mais en réalité cette menace était destinée à l'opposition. Une fois qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient c.a.d asseoir leur protégé, ils nous ont sorti ce genre de rapports pour le garder sous la pression et continuer à le manipuler.

Comprenons-nous bien, je n'exclue pas la responsabilité des politiciens congolais qui sont en majorité implicitement complices de cette situation mais pour la petite minorité de ceux qui ont à cœur l’intérêt du pays (plusieurs d'entre nous s'identifient à cette minorité). Il est donc crucial pour ceux-là, de commencer à mettre en place des ajustements.

Je fais parti de cette catégorie d’homme qui pense que celui qui n'avance pas recule dans le temps.
Je fais parti aussi parti de ceux qui pensent qu'il faut une stratégie SMART (Specific, Measurable, Attainable, Realistic, Timely) dans tout ce qu'on entreprends même dans un combat politique.

Pour résumer ma pensée, je crois que la lutte devrait être orientée en travaillant sur la plus grande faiblesse qui est à mon avis, le manque de soutien à l’extérieur. L'opposition devrait travailler pour se constituer un lobby qui va peser sur la communauté internationale principalement dans les grandes puissances mais aussi en s’alliant avec des dirigeants du continent qui ont une certaine influence. Cela comme je l'avais dit c'est un combat qui prendrait (pour etre réaliste) quelques années, 2016 me paraît plus réaliste comme objectif mais il est possible d’accélérer les choses soit en se saisissant d'un événement déclencheur qui pourrait par exemple venir d'une révolte impromptue (j'y crois encore) soit il faudrait le provoquer et l'arme la plus redoutable reste la rue … J'y crois encore et même Kabila aussi ... c'est la raison pour laquelle Tshisekedi est maintenu physiquement loin de la foule. Avec quelques stratégies cet encerclement peut être brisé, je n'en dirai pas plus.

Voilà chers compatriotes, ma petite contribution à cette discussion. Tout rajout ne serait que répétition, je ne saurais hélas argumenter plus que ça.

GOUVERNEMENT MATATA PONYO






Publication du nouveau gouvernement



Vice Premier Ministres


Budget: Daniel Mukoko Samba
Def Nat: Alexandre Lubal Tamu


Ministres

AE, CI, Francophonie: Raymond Tshibanda
Int, Securite, Decentr: Richard Muyej
Justice, DH: Wivine Mumba
Medias, relations avec parlement: Lambert Mende
Plan, suivi de revolution modernite: Celestin Vunabandi
Portefeuille: Louise Munga
Eco/Commerce: Jean-Paul Nomayato
Amenagement du territoire, urbanisme, habitat, TP/AT: Fridolin Kasweshi
Transport et voies de communications: Justin Kalumba
Environnement, Conservation de la nature et Tourisme: Louis Bavon Mputu
Mines: Martin Kabwelulu
Ressources hydrauliques et electricite: Bruno Kasanji Kalalasanji Kalala
Hydrocarbures: Crispin Atama
Industrie et PME: Remy Musungay
PTT, NTIC: Kin-Kiey Mulumba
Emploi, Travail et Prevoyance Sociale: Modeste Bahati Lukwebo
Sante: Felix Kabange Numbi
ESURS: Kyelo Lotama
EPSP: Maker Mwangu
Agriculture: Jean-Chrysostome Wahamiti
Affaires foncieres: Robert Mbuinga Bila
Affaires Sociales: Charles Nawej
Genre, famille: Genevieve Inagosi
Fonction Publique: Jean-Claude Kibala
Sport, Jeunesse, Culture et Arts: Banza Mukalay

Ministre delegue aupres du PM en charge des Finances: Patrick Kitedi



http://topcongo.be/site/index.php?option=com_content&view=article&id=909%3Apublication-de-nouveau-gouvernement&catid=78%3Apolitique&Itemid=466&lang=fr

vendredi 27 avril 2012

Arrêt de la Cour Suprême de Justice :


Joseph est déterminé à aller au bout de sa logique et choisit lui-même les membres de l'opposition. On ne peut se réjouir de cette exclusion, mais il me semble que quand on décide de manger avec le diable, la moindre des choses est de se munir d'une longue fourchette. 

L'opposition a décidé de légitimer la fraude en intégrant les institutions issues de la mascarade électorale, que dire de plus? Ils n'ont même pas eu la présence d'esprit d'exiger un minimum de garanties.

Ceux qui dénonçaient le manque de leadership et de souplesse du vieux Tshitshi sont aujourd'hui incapables de rallier l'opposition et de démontrer leur capacité de leader. Kamerhe a lui décidé de militer pour 2016, délaissant ainsi ses responsabilités dans la législature actuelle. Est-ce de cette façon qu'il compte freiner l'ambition de Joseph de modifier la constitution pour se représenter en 2016? Faut croire, qu'il saura empêcher la fraude généralisée à ce moment là et pourra gagner son pari...

La Cour Suprême de Justice a tranché: Dr Jacques Mokako, Modeste Bahati, Laurent Batumona et Henriette Wamu validés !
JEUDI, 26 AVRIL 2012 08:20 3 COMMENTAIRES ENVOYER
(source: la prospérité)

Les nouvelles en provenance de la Cour Suprême de Justice ont fait trembler le Palais du peuple, ce mercredi 25 avril 2012. Toutes affaires cessantes, les Députés provisoirement élus, siégeant imperturbablement au sein de l’Hémicycle et bénéficiant déjà des premiers émoluments, ont pris d’assaut la Haute Cour. Question d’avoir le cœur net au sujet de derniers verdicts qui ont invalidé et validé une série de Députés Nationaux.
L’ambiance était donc à la confusion. Cris de joie par-ci, pleurs par-là. Dans la foulée, Dr Jacques Mokako du PPRD a été validé et devient, ipso facto, le meilleur élu de la circonscription électorale de Bumba, avec 22.246 voix, très loin devant ses poursuivants : Basiala, Magbengu, Mabunda Jeannine, Egwake Omer et Ambena. Président de l’AFDC, Modeste Bahati triomphe à Kabare, dans le Sud-Kivu, à l’issue d’une rude bataille judiciaire et, avec lui, Mme Ilunga Nkulu Néné, membre de l’AFDC validée dans la Circonscription électorale de Malemba Nkulu, au Katanga, permettant ainsi à l’AFDC de passer de 17 à 19 élus à l’Assemblée Nationale. Ce qui lui vaut un poids politique non négligeable au sein de la Majorité Présidentielle. Laurent Batumona Kandi Kham dit Diatabau, Président du MSC est également réhabilité par la Haute Cour. Celui qu’on appelle affectueusement Nkolo Lopango s’est battu, haut la main, à Kinshasa II, Funa. Dans la même circonscription électorale, Henriette Wamu et Patrick Bologna ont également été validés. Par contre, Coco Tshomba, Jean-Jacques Mutuale, Michel Kabeya, Edo Kiaku Mbuta, Jean-Claude Baende, Kiziamina, Ngoy Mulunda… ont été invalidés. La série est loin de terminer.

D’autres surprises sont attendues ce jeudi 26 avril 2012 à la Cour Suprême de Justice, à la Gombe. La méthodologie aura été imprévisible. Qui aurait imaginé qu’on en arriverait à l’invalidation de certains élus, au niveau de la Cour Suprême de Justice ? Surtout lorsqu’on passe en revue l’évolution des prononcés tels que vécus jusque-là par plus de 300 requérants qui, au fil de jours, n’ont été que déboutés. Soit parce que leurs requêtes étaient recevables mais non fondées ; soit pour défaut de qualité ou encore tout simplement qu’elles étaient irrecevables. Visiblement, les Magistrats de la Haute Cour ont choisi de garder le suspense au tournant final. Et, c’est peut-être le début d’un retournement de situation où les Députés élus provisoirement, siégeant imperturbablement au sein de l’Hémicycle et bénéficiant déjà des premiers émoluments, vont devoir quitter le Palais du Peuple sur la pointe de pieds. Combien pourront-ils résister à cette onde de choc, les décisions de la Cour Suprême de Justice faisant office de Cour Constitutionnelle étant exécutoires et irrévocables ?

Trop peu. D’autant plus qu’à en croire nos fins limiers, la Cour Suprême de Justice a été prise d’assaut hier, tard dans la soirée, par les Députés, chacun voulant être fixé sur son sort. Certains se seraient présentés en babouches, l’heure étant grave. L’ambiance était donc à la confusion. Cris de joie par-ci, pleurs par-là, la Cour aura réservé la plus grande surprise à tout le monde, en invalidant et validant, en cascade, une série de Députés et ce, après examen des recours en contestation des résultats. Dans la foulée, Dr Jacques Mokako du PPRD a été proclamé élu dans la circonscription électorale de Bumba, tandis que M. Moleka Yambi a été invalidé dans la même circonscription. En effet, sur les huit requêtes en contestation des résultats introduits à la Cour pour Bumba, une seule a été jugée recevable et fondée. Il s’agit du RCE 421 du PPRD sollicitant la vérification des voix de Jacques Mokako, candidat n°132 sur la liste PPRD.

Après examen de ce recours, en collaboration avec les experts de la CENI, la Haute Cour a abouti à un nouveau classement des élus de Bumba, six au total et ce, de la manière suivante. Le PPRD Mokako Nzeke Jacques devient Premier avec 22.246 voix, suivi respectivement de l’UFC Basiala Maka, avec 11.234 voix ; de l’ADH Magbengu Monzia avec 8.535 ; PPRD Mabunda Jeannine avec 11.921 ; du MLC Egwake Omer avec 8.212 et, enfin, le PPRD Ambeka avec 5.075 voix. Le candidat n°185 de l’UNC, Moleka Liambi Jean de Dieu qui a été provisoirement proclamé élu par la CENI, a été donc écarté de la liste définitive des élus. Aux dernières nouvelles, Bahati Lukwebo aurait été également validé pour le compte de la circonscription électorale de Kabare, au Sud-Kivu, après une bataille judiciaire très rude. Le Président de l’AFDC se voit gratifié d’un autre membre de sa formation politique, en l’occurrence, Mme Ilunga Nkulu Néné qui a été réhabilité par la Haute Cour, faisant passer ainsi le nombre des élus AFDC de 17 à 19.

Ce qui lui vaut un poids politique non négligeable au sein de la Majorité Présidentielle. Laurent Batumona Kandi Kham Laurent, Président du Mouvement de Solidarité pour le Changement, MSC, a remporté haut la main la bataille judiciaire dans la circonscription électorale de Kinshasa II, la Funa. Diatabau ou Nkolo Lopango choisira vraisemblablement la Chambre basse en lieu et place de l’Assemblée Provinciale où il demeure encore Député. Dans la même circonscription, Henriette Wamu a été validée. Elle prend la place de Colette Tshomba ; Patrick Bologna remporte la bataille contre de Jean-Jacques Mutuale. A Mbuji-Mayi, Albert Bialufu est tombé au profit de M. Ndala. Dans la Circonscription électorale de Mbandaka, Jean-Claude Baende a été invalidé au profit de Simon Bolenge. Jean-Paul Bazyaka est, lui aussi, tombé. A Kinshasa, particulièrement à Mont-Amba, Kiziamina Kibila Jean- Oscar a été invalidé. Il n’aurait eu que 494 voix contrairement aux 4625 voix lui attribuées par le CLCR.

Néron Mbungu qui a traversé une passe difficile, le jour du vote, est tout de même réhabilité par la Cour Suprême de Justice. Serge Welo Boni, également invalidé, n’aurait eu que 408 voix et non 3621 voix initialement proclamées par la CENI.
Dans la circonscription de Kinshasa I, Lukunga, Kiaku Mbuta a été invalidé. Sur la liste d’invalidés, l’on cite également Michel Kabeya du Mlc à Mont-Amba. Ngoy Mulunda à Kalemie est tombé. D’autres surprises sont attendues ce jeudi, 26 avril 2012, à la Cour Suprême de Justice, à la Gombe. On y veillera ! Rendez-vous est encore pris, pour tous les détails, dans l’édition de La Prospérité de ce vendredi.  



La Cour suprême de justice a rendu son arrêt, le 25 avril. Et bon nombre des députés qui siégeaient déjà à la chambre basse du Parlement ont vu leurs mandats invalidés. D’autres par contre ont, au terme de l’arrêt, rejoignent l’Hémicycle du Palais du peuple. La publication, des résultats des législatives du 28 novembre 2011 a été l’objet de plusieurs contestations.

Les candidats députés nationaux qui n’étaient pas d’accord avec les résultats publiés par de la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- avaient du coup saisi la Cour suprême de justice. Les choses viennent de se dessiner autrement avec l’arrêt de la Cours suprême de justice qui a statué sur ce cas. Ainsi à la province de l’Equateur, le Gouverneur Jean-Claude Baende, Moleko, Baramoto, Bolili, Kombo Tonga quittent la chambre basse du parlement sur décision de la Haute Cour qui a jugé recevable la requête en contestation de leurs élections au profit des honorables Bolenge, Mokako, Nzangi, Ipalaka, Samputu et Ekofo.
Sur cette liste, l’on peut ajouter les députés Jean-Oscar Kiziamina, de la circonscription électorale du Mont-Amba, pour avoir obtenu 434 voix, Serge Welo Boni pour avoir obtenu 408 voix. Mbuta Muntu quand à lui, a été invalidé pour avoir obtenu 200 voix, de même que Michel Kabeya pour avoir obtenu seulement 294 voix.
A en croire de sources bien renseignées, Ngoyi Mulunda Nyanga Emmanuel et Ramazani sur requête de l’UNAFEC RCE 425, 465, 756, Bialufu Ngandu et Ndala Ngandu, Mwamba Mwamus, Mulunda Numbi et Kilubanango à la requête de l’UNAFEC RCE 426, 526, 631 quittent également l’Assemblée nationale, ainsi que Owanga et consorts sur requêtes de la CCU, MSR, PPRD, RCE 453,713, 755, et RCE 440 Naasson et Kilubi Justin.
Tous ces députés sont invalidés et ne devront plus siéger à l’Assemblée nationale, d’autant plus que les arrêts de la CSJ sont rendus en premier et dernier ressort.

Les députés certifiés

La Cour suprême de Justice -qui a invalidé certains députés déclarés provisoirement élus par la CENI a déclaré élu définitivement les députés Bolenge, Mokako, Ipalaka Yobwa, Muhindo Mbambere, Kibawa, Ilunga, Mwepu, Mulongo Ngoyi, Vicky Katumwa, Ali Bin Omari, Ngoyi Ntambwe Crispin, Mutamba Mwabi Florent, Lokadi, Alonga Likili, Néron Mbungu, Tingombay, Bokolo, Bokumwana Elysée, Nzangi, Luhundji, Chelilà Mwanza, Ekofo, Kubuya Nolé, Samy Badibanga Ntita, Remy Masamba, Mulumba Gecoco, Déogracias Indulu, Ntsamane, Mayo Jean-Baudouin, Muabilu Mbayu Mukala Pius, Lokadi Likili, Toussaint Alonga et Mutwale.

Serge Mavungu

Mais comment (dans le cas de Serge Boni Welo par exemple) Shocked
Comment quelqu'un qui a eu +- 300 voix a été déclaré vainqueur par plus de 3.000 voix?
Comment les agents de la CENI auteurs de cette tricherie ne se retrouvent pas en prison?


Si au moins il y avait une preuve documentaire pour appuyer cette décision...Ils ne veulent pas fournir les pv compilés dans les bureaux de vote. C'est tout simplement le règne de l'arbitraire qui s'accompagne d'un sentiment de toute puissance typique des dictatures. S'il y a en a qui avaient besoin de preuves que les députés sont nommés, les voici rassurés....Quelle honte pour le Congo soit-disant démocratique!

mercredi 25 avril 2012

500 millions de dollars de la Banque mondiale partis en fumée





Publié le avril 23, 2012by mpp



500 millions de dollars de la Banque mondiale partis en fumée


Le Congo-Kinshasa empêtré dans un scandale de corruption On en parlait déjà à Kinshasa à propos de la restauration des routes de la capitale. La qualité du travail, en plus de la lenteur pour l’exécution des travaux suscitait plusieurs interrogations. Pas plus tard qu’il y a de cela un mois, les responsables de la Banque mondiale à Kinshasa se sont entretenus avec le hauts cadres de la presse sur le fonctionnement des structures de la Banque mondiale. C’est ainsi qu’à une question de la presse de savoir pourquoi des personnalités qui ont travaillé au sein du Bureau central de coordination, Bceco, sous la direction de Matata Ponyo se sont retrouvés au sein de l’Ucop, une autre structure qui exécute quasiment les mêmes fonctions que le Bceco. Il était question de savoir si par là, la Banque mondiale n’entretenait pas la « corruption » comme dénoncée depuis un certain temps.

La réponse, très étendue, justifiait amplement que la question était pertinente. Comme pour dire qu’il n’y avait pas de fumée sans feu.

Voilà que le journal Le Figaro, paraissant en France, revient sur le dossier. Un véritable scandale. A l’image du Potentiel qui s’interrogeait sur le silence des instances internationales, Le Figaro se pose la même question sur ce silence alors que le Bceco, le Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida… sont pointés du doigt. Au-delà, certains membres du gouvernement. Le Figaro en parle en long et en large. La Communauté internationale ferme les yeux Les vieux démons de la corruption sont-ils de retour en République démocratique du Congo ?

Plus de 500 millions de dollars, émanant des caisses de la Banque mondiale, se sont envolés en fumée au cours des cinq dernières années. «Du déjà-vu…», disent les plus blasés. «Un scandale !», assurent ceux qui croyaient au discours de bonne gouvernance du régime Kabila et au sérieux de la Banque mondiale. La communauté internationale, qui finance les deux tiers du budget de l’ex-Zaïre, ferme les yeux avec complaisance… «Si l’on avait jeté les billets par les fenêtres d’un avion, on aurait eu plus de chances d’atteindre les plus pauvres…» La réflexion vient d’un ex- responsable de la Banque mondiale (BM). Avec certains de ses collègues, il a prévenu le département de Déontologie institutionnelle de Washington. Des dizaines de plaintes d’opérateurs économiques sont venues grossir le dossier. La direction de la BM a ordonné une enquête. La mission d’experts, qui s’est déroulée en RDC du 17 février au 23 mars, n’a toujours pas rendu ses conclusions… Conflits d’intérêts, délits d’initiés, fraude L’affaire est de taille. Quand, en 2001, la communauté internationale décide de reprendre sa coopération avec l’ex-Zaïre, elle met en place des agences d’exécution chargées de coordonner les fonds. Avec le Bureau central de coordination (Bceco) sont ainsi créés le Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Conader)… Ce sont ces agences qui sont aujourd’hui sur la sellette pour conflits d’intérêts, délits d’initiés, fausses déclarations, corruption, fraude. «C’est parce qu’il n’y avait plus d’administration publique digne de ce nom que ces agences ont été créées. Elles auraient dû, en principe, avoir des garde-fous. Mais leurs responsables congolais ont refusé les contrôles, ou les ont contournés. Et la communauté internationale a fermé les yeux…», explique un responsable, qui tient à garder l’anonymat. Les dispositifs de contrôle ayant été rapidement neutralisés, la voie a été ouverte à tous les abus. Dans l’attribution des marchés de construction de routes, par exemple, on a assisté à toutes sortes d’irrégularités. Un marché de 18 millions de dollars a ainsi été attribué à une société ivoirienne, TPZC, dont la principale activité de cette société était… la boulangerie ! Ses bilans portaient de faux tampons de l’administration fiscale ivoirienne, ses renseignements bancaires étaient erronés et le chèque de garantie qui lui a été demandé est revenu impayé… Les exemples sont identiques dans les autres agences d’exécution. Des centaines de milliers de dollars ont été attribués à un chanteur pour un refrain sur le Sida, des fonds destinés aux soldats se sont évaporés. A qui la faute ? Comme le soulignent les initiateurs de l’opération mains propres de la Banque mondiale, «Nos propres agents ont été trop complaisants». Quand un appel d’offres de quatre lots de 20 millions de dollars est lancé un vendredi pour être attribué le lundi suivant, sans que le moindre contrôle soit effectué, on se demande si le responsable local de la Banque mondiale a pris le temps de vérifier quoi que ce soit. «D’habitude, on nous reproche d’être trop lents. Cette fois, on a été trop rapides…», explique un responsable, Xavier de Victor. À ce jour, vingt-deux mois après l’attribution des marchés et alors que le délai d’exécution est expiré, moins de 20% des travaux sont réalisés. Le chef de projet à la Banque mondiale «assume toutes les décisions prises» et attend «avec impatience» les résultats de l’enquête interne du département de Déontologie institutionnelle. Il vient d’être discrètement dessaisi de ses dossiers. Parfaitement informés de la situation, les bailleurs de fonds n’ont pas tenu à réagir. Ils affirment avoir été les premiers surpris. «Comme le gouvernement est composé de toutes les tendances – président, anciens rebelles, opposition intérieure –, on pensait qu’ils se surveilleraient les uns les autres. En fait, tout le monde s’est très bien entendu sur le partage du gâteau…», confie un responsable européen.

LE GRAND SCANDALE Les Congolais, eux, ne se font plus d’illusions. Le mémorial que le président Kabila avait promis en face du Parlement n’est qu’un immense terrain vague, qui a quand même coûté un demi-million de dollars. Quant aux étudiants, ils ne cessent d’ironiser sur l’état de la route qui mène à l’université. Sa réhabilitation a déjà coûté près de 9 millions de dollars à la communauté internationale pour 9 km, soit un million de dollars par kilomètre.


http://majoritepresidentiellepopulaire.org/2012/04/23/500-millions-de-dollars-de-la-banque-mondiale-partis-en-fumee/